Benflis : «L’opposition est cloîtrée dans un espace délimité par des lignes rouges»

Benflis présidentielle 2019
Ali Benflis. New Press

Par Hani Abdi − Le président du parti Talaie El-Houriyet, Ali Benflis, dénonce les manœuvres du pouvoir visant à étouffer toute voix discordante. S’exprimant aujourd’hui devant les membres du comité central du parti, Benflis s’élève contre les agissements du pouvoir contre les forces de l’opposition qu’il brime par tous les moyens.

«L’opposition subit le harcèlement systématique du pouvoir politique et le verrouillage hermétique du champ politique et médiatique pour étouffer toute expression qui viendrait perturber la marche vers le maintien du statu quo qui assure la pérennité du régime politique en place au mépris de la volonté populaire», souligne l’ancien chef du gouvernement. «L’amendement de la Constitution en 2016 était censé donner plus de prérogatives à l’opposition.

En fin de compte, nous assistons à un verrouillage encore plus serré et plus hermétique du champ politique et médiatique», relève-t-il avec regret, considérant que ces atteintes systématiques des autorités publiques au droit constitutionnel des partis politiques de tenir des rencontres pacifiques dans des salles, et d’organiser des rassemblements tout aussi pacifiques dans des lieux publics illustrent l’acharnement du pouvoir politique à isoler l’opposition, de la population, pour se réserver le monopole de la communication avec le citoyen et distiller le discours «de la continuité, synonyme de paix et de stabilité, pour le pays et de bien-être pour la population».

Ali Benflis, deux fois candidat à la présidentielle, estime que le climat politique est vicié et que les gouvernants font tout pour diaboliser l’opposition, rendue responsable de tous les maux qui «empêchent notre pays d’avancer», tantôt accusée de servir des agendas étrangers, tantôt de «semer la fitna pour faire revenir l’Algérie aux années 90». Pour lui, les autorités ne lésinent pas sur les moyens pour empêcher l’opposition de s’exprimer : «Dans sa détermination à faire taire les voix discordantes, le pouvoir politique ne s’embarrasse plus des formes, vis-à-vis de l’opinion publique. L’opposition est cloîtrée dans un espace délimité par des lignes rouges, qui se rétrécit de jour en jour.» Et de souligner que le pouvoir politique s’affaire à baliser le chemin qui le mène jusqu’à 2019 en tentant de neutraliser l’opposition et les médias par la fermeture hermétique du champ politique et médiatique.

Le pouvoir, selon Ali Benflis, a désigné l’opposition comme bouc émissaire auquel on reproche de vouloir priver le peuple algérien de continuer à profiter de la prospérité que lui a procuré le régime en place ! «Le bouc émissaire c’est aussi la presse indépendante à laquelle il est reproché de véhiculer le discours de haine de l’opposition», ajoute le président de Talaie El-Houriyet, qui dresse un bilan peu reluisant de la situation générale du pays 64 ans après le déclenchement de la guerre de Libération nationale.

H. A.

 

Comment (16)

    K. DZ
    12 novembre 2018 - 14 h 53 min

    Je rêve ou quoi ? Ce monsieur etait dans le système, il en a été éjecté, il cherche à tout prix à y remettre le pied et il parle de légitimité pupulaire ! A T il été élu ? non. C’est il présenté à des élections ? Nooon. Comment osé T il ? le peuple ne l’a pas mandaté, qu’il commence d’abord par le convaincre, ce peuple qu’il veut envoyer au casse pipe.

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    Kouder Belala
    11 novembre 2018 - 16 h 18 min

    Ya SI BENFLIS, Il vous Reste le peuple que vous n’avez pas su canalisez ou bien politisez par vos sorties courageuses (En occupant) sur le terrain ??? Et puis Comment voulez-vous que le peuple BOUGE ou GRONDE sa colère du fait que ce pouvoir la si bien corrompu ???? Voulez vous Jeter un coup d’œil sur le bilan des 4 mandats précédant et PROVISOIRE DE FAKHAMATOUHOU; Sachez que Nos jeunes que le pouvoir actuel en place a rendu AMORPHE (Répugnent les taches fatigantes même labourer la terre etc..) par des procédés politique ayant débouchés sur une situation catastrophique car en voulant garder le pouvoir à tout prix ils ont mis en place des formules pour absorbés le chômage de nos jeunes ANSEL—ENAC-ANEM etc… etc….Par des Distributions de logements a qui en veut, aide à la construction dans les zones rurales etc.. Et surtout : En distribuant des sommes d’argent faramineuses a qui en veut sans aucune garantie. Pour preuve de ce qu’on avance, les mains d’œuvres utilisés pour justement ces « PROGRAMMES DE CONSTRUCTION D’ IMMEUBLE» A la va vite auraient dus être faites par nos concitoyens avec une formation adéquate (tous corps de métier) mais Elle s’est faite en majorité étrangère Chinoise Türck etc… Autre actualité ; actuellement sont arrivés les périodes de remboursement des dus empruntés aux banques; sont remis en cause par des manifs demandons l’apurement pur et simple de ces sommes ! Alors s’il ya faute quel part ce ne sont pas nos jeunes mais bien ailleurs qui les ont rendus OISIFS ; AMORPHES attendons seulement la béquée Alors disons le : VIVE LE 5ème, VOIR LE 6 éme mandat etc….Le président Abdelaziz Bouteflika est bien malade depuis son AVC en 2013. Il ne gouverne pas on lui souhaite un prompt rétablissement. C’est plus que sur qu’il utilise sa personnalité pour se servir de lui car Il ne contrôle rien et qu’il n’est au courant de rien de ce qui se passe ? C’est Maintenant que vous CHIALER???

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    Anonyme
    11 novembre 2018 - 12 h 37 min

    Donnez nous 10 Rebrab et le chomage en Algerie sera vaincu et notre pays sera au sommet des pays createurs de nouvelles technologies,celles du 21 eme siecle.L annee 2019 sera l annee de l Algerie …celle du renouveau et du vrai decollage….une seule condition s impose ..il faut qu une nouvelle generation de decideurs s engagent dans la vie politique et economique de notre pays…cette nouvelle elite jeune est tres competente,formee dans les meilleures universites en Algerie et a l etranger…et tres demandee par les plus importantes puissances economiques dans le monde ….certains continuent a quitter notre pays a cause des multiples barrages que l administration leur dresse au visage et sont accueillis avec les tapis rouges au Canada en Australie et aux USA.Notre peuple est confronte a un devoir presque sacre pour 2019…celui d imposer des reformes indispensables et des mises a niveau de notre administration pour faciliter les modalites compliquees pour encourager les investissements et la creation d entreprises et booster en consequences la formation et la creation d emplois dans tous les secteurs

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      anonyme
      12 novembre 2018 - 12 h 15 min

      En France, il y a mille Rebrab et le chômage dure depuis toujours ! Le capitalisme (libéralisme) a besoin du chômage pour exister. Lisez un peu … Seul une économie communiste peut garantir le plein emploi (du travail pour tous les citoyens, grâce à l’exploitation commune et le partage équitable des richesses nationales) ! Vous croyez que M. Rebrab distribuera sa fortune comme Jesus ses petits pains ?!!!

    Anonyme
    11 novembre 2018 - 2 h 00 min

    Comme c parti,vaut mieux les laisser faire,5 eme mandat ou plan b d’un successeur choisi par eux. Ça sera dommage pour l’Algérie mais on n’y peut rien,les dés sont pipés et jetés. Trop malins,ils attendent dernière minute pour annoncer candidature afin de surprendre l’opposition et ne lui laisser que le minimum de temps pour se faire connaître,alors que eux sont en campagne depuis des années pour leur candidat. Donc autant accepter le 5 eme mandat,de toutes façons ça marche comme ça,pourquoi changer??

    Kindir
    10 novembre 2018 - 22 h 11 min

    Heureusement des lignes rouges!
    Avec des religieux qui se mêlent de politique on ne veut courir aucun risque.
    Déjà le peuple veut enlever les représentations religieuses du système, arrêter cette arabisation qui nous a fait reculer d’avant guerre et ne pas voter pour tout ces gens qui ne pensent qu’au fauteuil…(partis politiques)!
    Nous pouvons régler pas mal de choses et pacifiquement en étant unis.
    En même temps, si nous continuons de préférer les produits importés aux nôtres et rester sans réaction face à la bureaucratie, ma foi c’est qu’on encourage la corruption et qu’on ne sait pas créer des associations.

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    mergou
    10 novembre 2018 - 21 h 09 min

    Ah! Si les claviers pouvaient faire la Révolution.

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      Le Festi et Les Festivités
      10 novembre 2018 - 21 h 29 min

      @Mergou
      10 novembre 2018 – 21 h 09 min
      Ah! Si les claviers pouvaient faire la Révolution.
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      Les sociétés sont indissociables de la logique terrestre, un volcan met du temps à exploser, mais il se « réveille », immanquablement, un séisme aussi, dommage « L’Homme »‘ est plus un âne qu’un intelligent, il refuse d’employer ses neurones, « ses » ? NON, un don du créateur, ces claviers à l’oeuvre sont un élément annonciateur de l’explosion, du séisme, ils témoigneront à posteriori contre la bêtise des responsables, ces claviers sont une sagesse méprisée par les mal nés

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        mergou
        11 novembre 2018 - 11 h 53 min

        En attendant l’éruption du volcan et les mouvements tectoniques des plaques arrêtons les critiques envers ceux qui essayent de faire l’histoire, et de nous cacher derrière certains claviers qui tentent d’écrire la préhistoire. Quant aux pauvres neurones elles doivent certainement souffrir pour proposer à un parti de l’opposition de bâtir sa stratégie sur le ministère des moudjahidine.

    Le Festi et les Festivités
    10 novembre 2018 - 19 h 32 min

    Monsieur Benflis, en votre qualité de « Fils de Chahid », et pour honorer le sacrifice de votre père, il ne vous est pas demandé d’être un génie politique, mais juste d’avoir le courage d’opter pour un unique programme, osez demander la dissolution du ministère des dits « moudjahidines », avec son budget au-dessus des budgets, mais pas au-dessus des soupçons, plus que « soupçons », mettez tous les faux, moudjahidines et chouhadas, à la soupe au son, mettez les à l’étable chez les vrais fermiers, vous découvrirez alors cette somme fabuleuse versée aux parasites, sans ça vous n’êtes pas crédible, et si votre défunt père est un vrai chahid, d’avoir oublié de demander compte au budget des budgets est impardonnable.. .Allez ! Berkana mel festi, et autres festivités !

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    Anonyme
    10 novembre 2018 - 19 h 03 min

    Amir dz ; rebrab . smail lalmas et rien d autres sinon le jour du vote on ira à la pêche avec mes amis !

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    Falleg
    10 novembre 2018 - 17 h 14 min

    Monsieur,Benflis pour obtenir des résultats il faut des sacrifices,vous croyez que nos CHAHID ont eux l’indépendance on faisant des discours comme vous;apparemment vous voulez le pouvoir sur un plateau d’orée en or dix huit carat,et meme monsieur vous étiez complice de ce pouvoir, pourquoi vous le critiquez aujourd’hui;je sais que votre père Allah yarrahmou est un héro;mais très souvent le feu engendre la cendre;nos parents ont libéré le pays des mains des colons Français et à nous de le libéré des mains de leurs collabos et harkis

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    elhadj
    10 novembre 2018 - 16 h 35 min

    se targuer d être une république démocratique avec une constitution qui fixe les libertés d expression, de réunion, et autorise la libre action pacifique de l opposition tous les moyens audio visuels,les lieux de réunion sont cadenasses par le pouvoir frustrant ainsi la société civile d évoluer et de s organiser quant a son avenir.l on aurait souhaite qu il y ait des débats contradictoires productifs entre les responsables politiques de tout bord .le monopole des moyens d expression détenus par le système ne permettent a la société de progresser vers une réelle démocratie participative ni de porter son choix sur celui ou ceux qui sont susceptibles d être légitimement sélectionnés pour diriger et gérer le pays.et pourtant les moyens audio visuels sont le bien du peuple et non d une caste .

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    Tredouane
    10 novembre 2018 - 16 h 33 min

    Je pense sincèrement que vous ne devez jouer aucun rôle dans l’étape suivante,l’Algérie est beaucoup plus grande que vous,de la politique politicien rien de plus,qui vous a instrumentalisé pour parlez au nom de toute une opposition.c’est nullement un avis contre votre personne mais aucun sentiment ni aucune erreure n’est tolerable dans cette étape de notre très cher Patrie.

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    Iwen
    10 novembre 2018 - 16 h 08 min

    Les politiciens du monde peuvent faire toutes les promesses qu’ils veulent, car ce même monde leur reviendra avec sa réalité et les promesses sont .. .Juste à revoir !

    Kenza
    10 novembre 2018 - 15 h 44 min

    Benflis c’est comme l’année bissextile…lui, il revient tous les 4 ans juste avant la présidentielle.

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