Le MSP accepte le report de l’élection présidentielle sous condition

Mokri décembre
Abderrazak Mokri. New Press

Par Hani Abdi Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) clarifie l’appel lancé par son président, Abderrezak Mokri, au début du mois de décembre pour le report de la présidentielle.

Dans un nouveau message, ce parti islamiste précise que le report qu’il propose doit être accompagné de réformes politiques consensuelles. Le MSP refuse ainsi que son appel au report soit assimilé à un quelconque appui à un éventuel projet du pouvoir allant dans le même sens. Dans son appel, Abderrezak Mokri avait déjà apporté des précisions dans le même sens, soulignant que le report qu’il demandait aurait pour but de mener de véritables réformes politiques.

Mokri a justifié sa demande de report de cette échéance électorale par «l’absence d’horizons clairs pour le pays». Cette absence d’horizons est due, d’après lui, à l’intenable option du 5e mandat. L’espoir de faire aboutir ce projet de «la continuité» semble, selon lui, s’effilocher sous le poids de la maladie persistante du président Bouteflika.

Le chef du MSP a également assuré que l’état de santé du chef de l’Etat s’est beaucoup dégradé au point de rendre irréalisable le 5e mandat. Mokri a aussi motivé sa demande de report de la présidentielle par l’absence d’un candidat consensuel au sein même du régime en place.

Pour lui, ni Ahmed Ouyahia, ni Abdelmalek Sellal, ni encore moins Tayeb Louh ou Nourreddine Bedoui ne font consensus pour succéder au chef de l’Etat. En insistant sur les conditions de ce report, le MSP tente ainsi de faire éloigner de son projet l’ombre du pouvoir.

H. A.

Comment (20)

    Nasser
    7 décembre 2018 - 22 h 37 min

    Larbi ben m’hidi dans une partie sombre et difficile de la révolution algérienne a eu cette affirmation: mettez la révolution au sein du peuple, il la portera. Il l’a dit à un moment où les chefs de cette révolution étaient en difficulté. La France marquait des points et le doute s’installait. Seul le peuple pouvait sauver cette révolution. Et il l’a fait. Le peuple algérien de l’époque était pauvre et mal instruit, mais il a réussi. 60 ans et avec plus d’un million d’étudiants au sein de nos universités, on essaie de nous faire croire que nous avons besoin d’un homme providentiel. Si l’Algérie à survécu a des hommes de la trempe de Ben m’hidi qui a la prétention d’être plus grand que ces hommes?

      Ali
      9 décembre 2018 - 9 h 42 min

      Le peuple, celui de la révolution vivait de ce que sa main apportait et produit par l’effort qu’il a consentit, vain ensuite l’intelligence qui et en l’être, provoquant le déclic de conscience en se posant avant cette question aussi pertinente que réelle à savoir « est ce que nous sommes les maîtres de cette terre ? » commençait alors le procès de conscience qui a déclencher le ras de marée révolutionnaire. Néanmoins, le peuple d’après et celui d’aujourd’hui ressemble plus à un citron non pressé et gardé au chaud, vous imaginez le résultat : Il se décomposera et fera l’objet de recyclage et c’est la dérive à coup sure ..

    marri
    7 décembre 2018 - 21 h 13 min

    A la télé algérienne mis à part les charlatans et la petite naima voyons nous des philosophes discuter des questions de l’heure de la société algérienne ou tout simplement de philosophie?

    L' honneur de la tribu enfin sauf
    7 décembre 2018 - 21 h 05 min

    Les islamoarabistes posent leurs conditions aux arabislamiques, la oumma se réconcilie.

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    marri
    7 décembre 2018 - 21 h 04 min

    c’est quoi cette moquerie? pardon ce mokri.

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    MELLO
    7 décembre 2018 - 20 h 33 min

    Lorsqu’un islamiste parle, les tenants du pouvoir feront exactement le contraire de ce qu’il dit. Normal, lorsque. ce même pouvoir s’autoproclame seul opposant aux islamistes. Malheureusement, sur le terrain , c’est tout le contraire qui se passe. Si ce courant , islamiste, à trouvé le moyen de son expansion , c’est parce qu’il est utilisé pour neutraliser le courant démocratique. L’hypothèse d’un report de l’élection présidentielle est , tout de meme, sur la table des décideurs mais l’agenda ne doit pas être perturbé, puisque tout un travail d’approche par la  » théorie des dominos » est bien mis en place. On nomme qui on veut et on dégomme qui on veut, cette opération dure depuis des mois ; depuis cette fameuse affaire des 700 kg de cocaïne .

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    lhadi
    7 décembre 2018 - 20 h 22 min

    « Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans. »

    – Condorcet –

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      khalilsadek
      7 décembre 2018 - 21 h 07 min

      Oui, s’il y’avait pas eu des spinoza, cant etc.. la Renaissance du monde chretien n’aurait pas eu lieu .

    Khalilsadek
    7 décembre 2018 - 19 h 19 min

    Oui il ya «l’absence d’horizons clairs pour le pays» pour ce mr Mokri.Tant qu’il ya pas un islamiste pro-Turque qui se présentera aux élections présidentielle. Non monsieur Mokri, votre hyppocrisie est trops apparente, dites le vous avez la trouille par ce que le seul homme d’état en Algerie pour le moment qui pourra remplacer monsieur Bouteflika sera Ouyahia.

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    anonyme
    7 décembre 2018 - 18 h 59 min

    Mokri a justifié sa demande de report de cette échéance électorale par «l’absence d’horizons clairs pour le pays».

    Comme si les horizons actuels sont clairs, un pays entre des mains invisibles se gavant à satiété au vu et au su de tous sans que personne ne dise stop, vous êtes tous complices
    Taisez vous c’est le mieux qui vos reste à faire

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    BENKALFATE
    7 décembre 2018 - 17 h 33 min

    L’ Algérie n’ est pas en guerre et les institutions fonctionnent normalement selon les autorités politiques. Donc les élections présidentielles n’ont aucune raison d’ être reportées comme d’ailleurs elles ne l’ont pas été en 2014.

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    ALI2Labàs
    7 décembre 2018 - 17 h 19 min

    Monsieur Makri;il faut appeler un chat un chat et ne pas joué avec les mots;pour des Réformes on est habitue depuis 1999 ou le clan d’Oujda à confisqué le pouvoir;mais rien n’a été réformé juste la légalisation de la corruption et d’instaurée une justice aux plus offrant;en claire une justice aux enchères unique ou monde; vous devriez etres fiers,tout les partis autorisé se sont des satellites du pouvoir;en claire ces yeux;tant Si Said est vivant ne compter pas prendre le pouvoir;d’ailleurs ni vous ni d’autres, meme H’memed le soumis du pouvoir

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    ZORO
    7 décembre 2018 - 15 h 57 min

    QUESTION POUR UN CHAMPION
    Les vieux loups n arrivent plus a s entendre pour un des leurs , ils ne le feront pas, ils choisiront surement
    un » agneau »
    a condition qu il remplisse ces criteres .
    1 Age entre 40 et 50 ans
    2 inconnu sur la scene politique jusqu au dernier moment
    3 il doit etre du FLN
    4 son nom comme Benbella,Boumedienne, Benjedid,Boudiaf ,Bouteflika,Doit commmencer par B
    QUI EST IL??

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      Umm!
      8 décembre 2018 - 0 h 04 min

      Belkhadem avec un certificate de naissance falsifie?

    Abou Langi
    7 décembre 2018 - 15 h 11 min

     » Le chef du MSP a également assuré que l’état de santé du chef de l’Etat s’est beaucoup dégradé au point de rendre irréalisable le 5e mandat. Mokri a aussi motivé sa demande de report de la présidentielle par l’absence d’un candidat consensuel au sein même du régime en place ».

    Moquerie vient de trouver la solution à son insu. S’il n’y pas de candidats il faut au contraire organiser les élections. Car aux yeux du monde mieux vaut organiser des élections sans candidats que des candidats sans élections.

    Si l’Etat de Santé du président s’est dégradé cela ne rend pas qu’irréalisable le cinquième mandat. Ce sont les élections elles-mêmes qui sont irréalisables.

    D’autant plus qu’il n’ y a pas non plus de candidat consensuel du coté de l’opposition. Donc il suffit tout simplement d’organiser les élections, pour sauver la face , mais sans candidats.

    Ainsi on n’aura pas besoin de bidouiller la constitution qui ne prévoyant pas ce cas, n’a rien prévu contre pour prolonger ou pour faire partir Fakhamatouhou, qui se trouverait ainsi dans une situation idéale pour rester sans être président ou pour partir tout en le restant . Ce qui ,avouez-le, il a fait magistralement depuis bientôt dix ans.

    Makri et non Mokri
    7 décembre 2018 - 14 h 54 min

    Il y a des signes qui ne trompent pas ! Je commence d’abord par la sentence récente émise par un parti politique de l’alliance présidentielle Bouteflikienne, en l’occurrence celui de l’islamiste Ghoul, l’autoroute :

    « Le pays est face à de gros problèmes, économiques, sociaux, il y a la drogue, les harragas, nous devons tous dépasser nos divergences afin de parvenir à réunir toutes les forces existantes.»

    Ah voilà enfin quelqu’un qui reconnaît enfin la faillite politique, économique et sociale causée par le programme présidentiel qu’il a soutenu des années durant et maintenant il demande une halte ! Il veut un report de l’élection présidentielle, et donc en sous-marin rusé une prolongation du mandat en cours de Bouteflika, dans le but d’organiser une sorte de conférence nationale avec « TOUT LE MONDE » et sans exclusive pour trouver « ENSEMBE » un consensus sur l’avenir politique et économique du pays ! Pourquoi c’est aujourd’hui seulement qu’il fait une telle proposition, qu’il appelle au ralliement même les partis d’opposition, alors qu’il les a toujours critiqué, méprisé, rejeté ???

    Cet appel, ce vœu, ce souhait est bizarrement partagé uniquement par des partis politiques islamistes même ceux qui ne font pas partie de l’alliance présidentielle comme le MSP de Abderrezak Makri ! Y a-t il anguille sous roche ???! Le général à la retraite Ali Ghediri qui a écrit récemment à Boutef, connu comme étant proche … de la mouvance islamiste tendance Ghoul, demande lui aussi à peu près la même chose !

    UMERI
    7 décembre 2018 - 14 h 44 min

    Nous avons compris, il n’ y a que toi, Belkhadem, Djellaba, Ali Bel hadj, Aribi, N.Salhi, Khellil, qui faites consensus, aux yeux, non pas des algériens, mais, des intégristes, Salafistes. M’àakum khlat a lina.

      UMERI
      8 décembre 2018 - 13 h 35 min

      Suite….C’ est quand mème curieux, que le nom d’un ancien premier ministre, S G du F L N, en l’ occurence Belkhadem, n’est pas été citè sur cette liste, a laquelle il s’oppose le président du M S P. En vérité, celui ci est un frère, membre secret de la confrérie islamiste, défendu par le Sieur Makri.

    Chibl
    7 décembre 2018 - 14 h 38 min

    EL KHAWANA EL MOURTAZIKA osent parler et poser des conditions, vous savez que vous n’aurez jamais le pouvoir vous travaillez avec le pouvoir.

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    aouicha
    7 décembre 2018 - 14 h 36 min

    Il n’y a pas de consensus pour X, Y ou Z …et est-ce que lui, mokri, a un consensus ? le mieux qu’il a à faire c’est de prendre un bain de pieds dans les eaux du Bosphore et faire de la « poulitique » avec son seigneur le turco devant qui il s’incline comme un esclave !

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