Une contribution de Youcef Benzatat – Nos trois souverainetés déficientes

Benzatat souverainetés
Prière du vendredi à même la rue à Alger. Archives/New Press

Par Youcef Benzatat – Lorsqu’on évoque le concept de transition, on vise particulièrement le passage d’une société d’un Etat traditionnel à un Etat moderne, avec tout ce que ce concept de modernité implique. A savoir, la souveraineté de l’Etat entendue comme une émancipation de ce dernier du religieux, du militaire et de l’identitaire. La souveraineté populaire, qui est garante du jeu démocratique en consacrant l’alternance au pouvoir, par l’élection des gouvernants au suffrage universel et dont le régime démocratique qui en découle aura pour devoir de protéger les droits des minorités devant l’hégémonie de la majorité élue. La souveraineté de l’individu, notamment par son accès à la liberté de conscience et dont la femme et l’homme jouissent des mêmes droits et libertés.

La transition d’un Etat traditionnel vers un Etat moderne ne peut s’accomplir que par un processus révolutionnaire qui aurait pour tâche de substituer un ordre nouveau, fondé sur ces trois souverainetés, à un ordre ancien où ces souverainetés sont déficientes, en partie ou en totalité.

Or, dans l’Algérie d’aujourd’hui, aucune de ces souverainetés n’est présente. L’Etat est aliéné dans les instances religieuses, identitaires et militaires. La souveraineté populaire est confisquée par le régime politique sous couvert d’une démocratie de façade. Et la souveraineté de l’individu se trouve piégée par l’ordre religieux qui est diffus aussi bien dans la société que dans l’Etat et ses institutions.

Alors, pour pouvoir réaliser une transition vers la modernité, il faudra au préalable opérer une révolution vers cet objectif. A ce propos, la guerre de Libération nationale, qui avait permis à la société de s’émanciper de l’emprise coloniale, ne peut être considérée comme une révolution, car l’ordre traditionnel qui a permis à la société de s’émanciper du colonialisme a été reconduit intégralement après l’indépendance, en maintenant, voire en aggravant par endroits les structures mentales patriarcales et l’imaginaire mythologique religieux et en exacerbant par ailleurs les clivages identitaires.

D’un côté, si la revendication de l’identité amazighe s’inscrit dans une part de modernité par son adhésion à la laïcité, elle a été pervertie en nationalisme ethnique au détriment de l’Etat nation, du métissage de sa population et de l’aspect transculturel de sa culture, et de l’autre, la revendication religieuse musulmane est devenue un projet théocratique pour la société dans sa totalité et en s’inscrivant dans une idéologie transnationale. Le choix de la langue arabe à l’école, qui s’est opéré sans le souci de traduction du patrimoine culturel universel, a précipité la régression vers l’imaginaire mythologique religieux. De ce fait, ni l’un ni l’autre de ces clivages ne sont compatibles avec un Etat moderne. De même, la transition est minée par le conservatisme de la société et par des identités antinomiques.

L’échec de la transition démocratique entamée en 1989 est la traduction de ces déficiences de souverainetés. Car la transition démocratique est incompatible avec une société traditionnelle, conservatrice et figée dans ses identités ethniques et religieuses. La transition démocratique dans ces conditions doit être envisagée dans un processus plus large qui puisse prendre en considération ces trois déficiences de souveraineté.

C’est d’une transition de la société traditionnelle vers une société moderne, comme processus, que l’Algérie a besoin. Cette transition, qui devrait arrimer la société algérienne à la contemporanéité du monde, avec toutes les valeurs de modernité que cela implique, nécessite un processus révolutionnaire qui prend en charge ces trois déficiences de souveraineté.

Le chantier est incommensurable. Il nécessite un engagement profond et dans la durée. S’opposer aujourd’hui au 5e mandat et aux partis de l’alliance présidentielle, ou encore à l’islam politique et à l’idéologie identitaire séparatiste, en délaissant ces trois principales souverainetés, c’est faire partie du problème et non pas militer pour la transition démocratique. Car il ne peut y avoir de démocratie sans modernité. Comme il ne peut y avoir de modernité sans processus révolutionnaire de transition.

Y. B.

Comment (33)

    LYES
    11 décembre 2018 - 14 h 41 min

    @ Souk Ahras

    Nous autres algériens sommes une race à part, même quand on dit la même chose on s’engueulent si ce n’est le passage à l’invective.
    Je suis totalement avec toi quand tu dit qu’il faille inculquer et développer la citoyenneté et je pense qu’indirectement tes contradicteurs disent la même chose.
    Ce que certains reprochent, et ils doivent s’adresser au pouvoir et ne pas importuner le peuple, c’est cette confusion arabe/arabophone. Toi t’es clair la dessus et no problem. Mais il est vrai que beaucoup d’algériens font la confusion au point de se croire frères des yemenites ou saoudiens et sans attaches avec leurs concitoyens berberophones alors qu’on revenant quelques décennies ou au plus quelques siècles en arrières leurs ancêtres parlaient encore cette langue. D’ailleurs, il paraitrait qu’en 1830 près de 60% des algériens la parlait encore. Moi qui suis de Blida, je sais que nos montagnards de Chréa parlaient encore berbere dans les années 60/70 ; aujourd’hui elle a disparu.
    ENCORE UNE FOIS VIVE LA CITOYENNETE, acceptons nous les uns les autres ET VIVE L’ALGERIE.

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    Souk-Ahras
    11 décembre 2018 - 7 h 17 min

    @Anonyme
    10 décembre 2018 – 17 h 43 min

    Depuis plus de 2500 ans, des composantes extérieures grecques, phéniciennes, romaines, byzantines, arabes, turques et enfin françaises ont fait de l’Afrique du Nord un melting pot en brassant les communautés entre elles. À moins que vous n’ayez vécu, depuis, en totale autarcie dans les profondeurs sous-marines, ou emmuré dans des grottes profondes, seriez-vous capable, aujourd’hui, de pouvoir établir ou définir avec la plus grande certitude votre ascendance ? Je ne le pense pas, idem pour moi-même et nous tous en Algérie.

    C’est un non pratiquant qui vous suggère d’aller déverser vos immondices, cette haine de l’Arabe et de l’Islam qui est la vôtre, ailleurs qu’en cet endroit où nous essayons de débattre d’un fait d’actualité immédiate qui nous touche tous, sans exception aucune.

    Une Nation ne peut se définir par Eux et Nous. Une Nation exprime la volonté de toutes les composantes d’un peuple à vivre ensemble dans la sérénité et à rechercher le mieux-être pour tous.

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      KHENCHELA
      11 décembre 2018 - 10 h 25 min

      @ Souk Ahras
      Toi descendent de Léon l’Africain, tu dit que t’est là depuis 2500 ans, moi je te diré pourquoi pas 2,4 millions d’années. maintenant t’es arabe parceque c’est ta langue maternelle ? Primo, pourquoi un belge n’est pas français, un brésilien nest pas portugais, un argentin n’est pas espagnole etc. et toi tu serait arabe ???
      Par ailleurs, cette langue, nous la parlont tous et elle est de grammaire essentiellement amazigh et lexiques à 50/50 avec l’arabe, si on exclu les 5 à 10% de mots totalement étranger (turques français, espagnoles, etc.). Normal non ami, cette langue a été développer par nos ancêtres dans la structure mental et le langage de base étaient amazigh. Avec le temps ils ont d’abord intégrer tout les mots inhérant à la religion puis, devant la sacralisation de la langue du Coran, ils ont intégrer d’autres. Ceci étont et tu peut le vérifier en faisant une analyse comparé arabe (classique) derjà la moitié des termes n’est pas arabe.
      Quant à l’Islam, détrompe toi mon ami, les amazigh en sont plus porteur et respectueux que tes arabes et même mes frères kabyles qu’on appeler zaouaoua à cause de leurs nombreuses zaouia et nombreux savants sont en majorité pieus.
      Considère toi comme algérien arabophone et souk ahrasi et ne nie pas ta race et tes racine en suivant les théories colonialiste baathistes.

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        Souk-Ahras
        11 décembre 2018 - 14 h 03 min

        @Khenchela,

        Quelque élément de mon commentaire montre-t-il que je suis arabe ?
        Seul un arabe peut être musulman selon toi ?
        Il y a beaucoup de confusion la dedans.
        Cette histoire d’ethnicisation constitue le plus gros frein à l’évolution de notre citoyenneté, elle nous fige et fige notre conception du vivre ensemble en acceptant les différences, elle nous scotche à l’archaïsme tribal qui fera de nous pendant longtemps encore, des arriérés sociétaux.

        « Toi descendent de Léon l’Africain, tu dit que t’est là depuis 2500 ans »
        Je n’ai pas les moyens de savoir si Léon l’Africain, Ramsés II ou bien Nabuchodonosor fût mon ascendant lointain. Les 2500 ans évoqués représentent un temps de brassage communautaire et non celui de « ma » présence en terre algérienne.

        « Considère toi comme algérien arabophone et souk ahrasi et ne nie pas ta race et tes racine en suivant les théories colonialiste baathistes. »
        Je suis algérien arabophone (polyglotte dans les faits) et souk-ahrassi et ma race est celle des humains.

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      EL Che
      11 décembre 2018 - 10 h 58 min

      @ Souk Ahras Vous avez très bien résumé la composante Ethnique de l’Algérie mais vous avez émis la composante Hébraïque qui a émigré en Afrique du nord il y a 2000 ans après le persécution contre eux de la part des Babylonien et Égyptien, bien sur je parle du peuple Juif sémite Séfarade et non pas des converti Ashkénaze Europeens qui eux ne sont pas sémite. En plus des Hébraïque il y a eut aussi les Vandales un peuple germanique oriental séparé en deux branches, les Hasdings et les Sillings qui fondèrent le « Royaume vandale d’Afrique » (439-534), centré sur Carthage, sa capitale. oui comme la plupart des nations du monde nous sommes un melting-pot mais malheureusement le Pan Arabisme demagogique de Boumedien a falsifie notre origine et efface toutes les composantes de notre grand pays et n’a laisse qu’une seul !! le terrifiant dans tout ca c’est que notre origine Amazigh majoritaire a ete réduit a une minorité enclave en Kabylie et au Aures !! ce qui en soit constitue un Crime et une aberration….le jour ou notre vrai histoire sera enseigne dans les écoles ce jour la je saurais que les choses commence a rentre dans l’ordre et que l’amnésie des Algériens a été éludé par la sagesse …

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        Souk-Ahras
        11 décembre 2018 - 14 h 09 min

        @El Che,

        « …le jour ou notre vrai histoire sera enseigne dans les écoles ce jour la je saurais que les choses commence a rentre dans l’ordre et que l’amnésie des Algériens a été éludé par la sagesse … »

        C’est en effet ce que nous devons nous mettre en tête constamment. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

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      kabylos
      11 décembre 2018 - 12 h 05 min

      Tu déconnes mon frère frère, la prière c’est la chose la plus essentielle dans la vie, on n’est pas éternels sur terre. C’est aussi ce qu’il a de positif dans la venue des arabes chez nous.
      Tu déconnes aussi on nous imputant « nous et eux ». Nous on connait notre histoire et savons qu’on est à l’écrasante majorité un seul peuple vieux de 2.4 millions d’année.
      Dire que nous sommes kabyle, chaoui, mozabite, etc. c’est dire que nous somme d’une région d’algérie qui n’existe nulle part ailleurs, mais dire vous êtes arabe vous renvoit sur un autre continent (l’asie).
      Comme a dit le frère EL CHE il faut revenir à notre vrai identité et différents apports fondus dans notre creuset amazigh et surtout developper la citoyenneté. Nous sommes algériens nos langues sont connues et notre histoire et origine sont clairement établi par les historiens, on doit les assumer.

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        Souk-Ahras
        11 décembre 2018 - 13 h 34 min

        @Kabylos,

        Eux et Nous veut dire Moi et les Autres ou bien Toi et les Autres, ou bien Khenchela et les Autres, etc.

        Je suis algérien avant d’être autre chose, et je suis arabophone ! Où est le problème ? Je ne me distingue pas d’un autre algérien quel qu’il puisse être.

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    Anonyme
    10 décembre 2018 - 21 h 17 min

    Je cite : »un des signes les plus surprenants et les plus incompréhensibles du caractère arabe : le mensonge. ».

    Nos mensonges et nos falsifications sont consacrés, considérés, étudiés et reconnus comme patrimoine universel de l’humanité. ils sont emmagasinés et stockés dans un pavillon de l’UNESCO sous le titre « civilisation arabe musulmane », les bibliothèques des plus grandes et des plus prestigieuses universités à travers la planète.
    Vos mensonges et falsifications, vos mythes et uchronies, vous pouvez les repeter en boucle et à l’envi sur la toile derrière vos claviers, mais vous ne pouvez meme pas les exposer dans un amphi universitaire devant un aréopage de savants, chercheurs, sociologues et historiens autorisés. Pire encore, vous ne trouvez aucun éditeur sérieux (en dehors de vos chapelles) pour les publier.

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    Anonyme
    10 décembre 2018 - 20 h 22 min

    Bizarre,bizarre le paroxysme de la daoudophobie à disparu,mais pour combien de temps .

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    C'est quoi cet islam là ?
    10 décembre 2018 - 17 h 27 min

    Il y a deux vendredi de çà j’ai traversée en voiture le village de Cherraga au moment de la prière, j’ai constaté effectivement des prières de rues et de trottoirs à même les rues transversales que je sais dans un état pourris, plein de crachats, de glaires, de chemma. Il y a même des endroits où on côtoie des poubelles et cela ne dérange nullement ces « prieurs» ! Cà se passe aussi dans d’autres quartiers et d’autres villes!

    Si j’en avais la possibilité, j’avoue je j’aurai porté sans remord des coups de pieds dans les fesses de ces prieurs hypocrites (chouffouni ya ness) car je suis convaincu que Dieu est offusqué de voir des comportements et des attitudes pareilles !

    L’Algérie est devenue le pays arabo-musulmans où le taux du nombre de mosquées par habitant est le plus élevé au monde ! C’est le seul ratio où on est les champion du monde. Il y a actuellement plus de 26 000 mosquées recensées en Algérie mais ce n’est pas suffisant ! Dans les villes et villages d’Algérie, il ne se passe pas un mois sans qu’on n’entende que la construction d’une nouvelle mosquée est décidée !

    Il n’y aura en Algérie, avec ou sans Bouteflika, plus d’espoir sur ce plan là car l’Algérie sombre de plus en plus dans un islam débridé, un islam immodéré, exagéré, démesuré. Cet islam là a chassé de notre pays et pour longtemps encore (peut-être définitivement) la foi, la culture, l’éducation, le sens de la citoyenneté, la rationalité, le raisonnement, l’intelligence, la mesure, le respect de l’ordre public. Merci à AP de me publier car je respecte l’islam et les fidèles musulmans sensés, sincères, clairvoyants et intelligents ! PS : il ne faut pas s’attendre à ce que le pouvoir fasse quoi que se soit contre ces aberrations comportementales !

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    Zaatar
    10 décembre 2018 - 16 h 10 min

    D’après le professeur Sahnouni, suite à sa découverte d’objets archéologiques datant de plus de 2,4 millions d’années à Ain Boucherit dans la wilaya de sétif, ces preuves d’Aïn Boucherit démontrent que la première occupation humaine en Afrique du Nord est beaucoup plus ancienne qu’on le pensait. Ces preuves plaident clairement en faveur d’une origine multiple des débuts de la culture humaine en Afrique du Nord et en Afrique de l’Est. En d’autres termes nous sommes les développements et les évolutions d’hommes préhistoriques, qui taillaient du silex à l’époque. Elle est belle la transition de cette société vers la notre vous ne trouvez pas?

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      Anonyme
      10 décembre 2018 - 17 h 32 min

      Avec l’islam nous allons retourner à la taille du silex comme nos ancêtres. Il est beau l’islam non ?

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    Anonyme
    10 décembre 2018 - 15 h 52 min

    Je cite : »Vous vous considérez venus d’ailleurs mais nous………, ».
    Non, monsieur, nous sommes d’ici, depuis au moins 3 millénaires et demi, nos ancêtres ont bâti, fondé et habité (hommes, femmes, enfants et vieillards), se sont reproduits et s’y sont multipliés, toutes les villes de la cotes sud méditerranéenne et même de l’intérieur (cirta, calama, theveste et autres), ils ont dominé, prévalu et apporté les premiers attributs de civilisation sur cette terre bénie d’Afrique du nord. Mais nous ne sommes pas des fossiles, nous sommes des êtres vivants, pensants, agissants, interagissants, évoluants, évolutifs. Nous avons évolué et aujourd’hui , nous sommes arabes musulmans par notre langue maternelle que nous avons reçue dans le ventre de nos mères, dès l’état de fœtus, de la culture que notre premier milieu humain nous a inculqué, de la civilisation de référence et d’appartenance, de notre histoire commune, de notre sensation et conscience de former une communauté solide, forte, compacte, dominante et majoritaire, notre présence, étendue et continue sur l’ensemble de notre patrie, du patrimoine riche, dense et profus que nos ancêtres ont produit, crée et fait rayonné de leur vécu, leur génie et leurs aspirations, patrimoine qui constitue (aujourd’hui) 99,99% de ce qui a été produit dans le terroir, ici dans l’Algérie profonde, ces 14 derniers siècles. Quant à ibn khaldoun, vous vous etes accaparéé et avez tronqué son œuvre, falsifié et détourné sa pensée, ses conclusions et ses intentions. Quant à votre génétique, votre génographie et vos adn, gardez les tous, on ne s’en encombre pas, on vous les laisse.

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      Anonyme
      10 décembre 2018 - 17 h 43 min

      C’est là un des signes les plus surprenants et les plus incompréhensibles du caractère arabe : le mensonge. Ces hommes en qui l’islamisme s’est incarné jusqu’à faire partie d’eux, jusqu’à modeler leurs instincts, jusqu’à modifier la race entière et à la différencier des autres au moral autant que la couleur de la peau différencie le noir du blanc, sont menteurs dans les moelles au point que jamais on ne peut se fier à leurs dires. C’est à leur religion qu’ils doivent cela . Ceux qui ont vécu parmi eux savent combien le mensonge fait partie de leur être, de leur cœur, de leur âme, et qu’il est devenu chez eux une seconde nature, une nécessité de la vie

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        anonyme
        11 décembre 2018 - 7 h 39 min

        Bravo blakel, tu as vidé tout ton estomac, … tu as tout dit, tout vidé.

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      Anonyme
      11 décembre 2018 - 2 h 25 min

      Y’a si Abdelrahmane devenu Anonyme (car c’est bien de toi qu’il s’agit), toi qui n’intervient sur le site d’AP, que sur les sujets ayant un rapport de près ou de loin avec les questions identitaires de l’Algérie, pour répandre les mêmes mensonges. Tu es le premier promoteur de la civilisation « arabo »-islamique, à laquelle tu voues une admiration sans limite. Tu en es très fier. Mais crois-tu que la civilisation « arabo-islamique » puisse être fière de toi ?? Je ne crois pas. Que fais-tu en sa faveur, à part nous étaler toujours les mêmes phrases (truffées d’approximations historiques) copiées-collées à partir d’internet.

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        Anonyme
        11 décembre 2018 - 7 h 49 min

        chacun ici défend sa paroisse et exprime librement et souverainement son avis et opinion, sans tenir compte de ce que (si) l’autre peut l’agréer ou le rejeter. nous sommes sur un espace libre et démocratique, contente toi de donner ton avis libre et démocratique sur le sujet et non pas faire de la télépathie. .

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    Abou Stroff
    10 décembre 2018 - 15 h 43 min

    comme j’ai l’impression que les propos de Y. B. partent dans tous les sens, je propose aux lecteurs de méditer la sentence suivante:
    « la critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique » (K. Marx).
    si cette proposition a un sens, alors, elle doit être à la base du chantier incommensurable auquel fait allusion l’auteur. autrement, nous continuerons à tourner en rond en participant, directement ou indirectement, au renouvellement, sans accroc du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui nous avilit et nous réduite à des moins que rien (a t on vu des moins que rien envisager de comprendre le monde pour le transformer?).

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    Abdelrahmane
    10 décembre 2018 - 13 h 20 min

    @ Bravo! bravo et merci, monsieur youcef benzatat, mon voisin (et co-estivant à la plage de tamanart) et digne fils de Cirta l’antique la punique, Constantine la contemporaine capitale de la culture arabe. Bravo pour cette contribution tonifiante !

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    Anonyme
    10 décembre 2018 - 12 h 35 min

    Chers amis lecteurs de A.P, j’ai du relire 2 fois ce  » papier » de Mr Y.B en ne cessant de me pincer car je n’arrivais pas a trouver le  » filigrane  » d’authentification habituel : mettre sur le dos de Mr K.Daoud la responsabilité de tout les malheurs de notre pays quel que soit le sujet abordé.
    Apres mure reflexion je me suis dit que Mr Y.B a du suivre le conseil d’un de nos amis ici: il a du faire une virée a la clinique des brofissors associés Belahmar-Zaibet-Chemsou offerte par la CNAS et a du subir une rokia qui l’a guéri de sa « Douadophobie » chronique et aigue.
    Comme quoi rien n’est jamais perdu et qu’il ne faut jamais perdre espoir dans le genre humain… a3la barakate Ellah

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      Zaatar
      10 décembre 2018 - 13 h 06 min

      On lui a en effet conseillé d’aller se faire soigner et de prendre en conséquence. On s’était même proposé de lui conseiller des medecins en cas de necessité. Je vois que ça n’a pas été nécessaire, comme vous aurez pu le constater effectivement.

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        Argentroi
        10 décembre 2018 - 14 h 39 min

        Non, ce n’est qu’une accalmie passagère avant le prochain déchaînement. Le calme avant la tempête, quoi !

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      Anonyme
      10 décembre 2018 - 13 h 41 min

      La roqia de Belahmar fait des miracles,c’est pas pour rien qu’il a créé une clinique de la roqia et le prix Nobel de la roqia n’est pas loin.

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      Anonyme
      11 décembre 2018 - 19 h 19 min

      Quand le sage indique la lumière, les imbéciles fixent son doigt du regard…

    VERITE
    10 décembre 2018 - 12 h 07 min

    GROS MENSONGE QUE D’AFFIRMER : « la revendication de l’identité amazighe s’inscrit dans une part de modernité par son adhésion à la laïcité, elle a été pervertie en nationalisme ethnique au détriment de l’Etat nation, du métissage de sa population et de l’aspect transculturel de sa culture ».
    ARCHI FAUX, l’état nation c’est vous qui l’avez combattu et le combattez encore, c’est vous qui avez nié l’Algérie Algérienne au profit de l’Algérie arabe.
    nous avons toujours dit, nous basant, sur l’histoire et confirmé par la science (du sociologue Ibn-Khaldoun à l’étude du génome humain) que l’écrasante majorité du peuple algérien (et nord africain) est amazigh et que nous sommes frères de sang, car même les 4% d’arabes d’origine se sont mélangé à nous depuis 14 siècles. Notre peuple s’est progressivement arabisé avec l’Islam. Le problème c’est que depuis 62, vous travestissez cette vérité historique, scientifique et divine en confondant sciemment arabes et arabophones et bien pire, en niant notre existence jusqu’à un passé récent et malheureusement au prix de sang se de larmes. Qu’avant nous fait de mal de vous interpeller sur vos mensonges et de vouloir vous rappeler à la raison et vous sortir de votre schizophrénie ??
    Vous vous considérez venus d’ailleurs mais nous, nous savons que nous sommes frères de sang et que vous parliez arabe, chinois ou zoulou ne nous dérange pas, ce qui nous dérange c’est que vous vous considérez comme les frères des khalidjis et nous voir nous, vos frères, comme des aliens. Ce qui nous dérange, c’est que vous combattiez la langue de vos ancêtres et jetez l’anathème sur nous car nous disons « rabouna allah thuma staqamna ».

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    Souk-Ahras
    10 décembre 2018 - 10 h 07 min

    De la transition, Rûmî, en son époque, en pensait : « Ta main s’ouvre et se ferme, se ferme et s’ouvre. Si c’était toujours un poing fermé ou une main ouverte, tu serais paralysé. »
    La transition est dans le mouvement, elle peut être brusque et brutale, ou lente et graduelle. Quel choix devons-nous faire, quelle direction prendre ?
    « …Car il ne peut y avoir de démocratie sans modernité. Comme il ne peut y avoir de modernité sans processus révolutionnaire de transition. »
    Tout à fait en phase avec ce que vous dites Mr Benzatat.
    La modernité, c’est un peu comme une entreprise individuelle et sociale de libération par rapport aux diverses tutelles qui maintiennent notre société dans un état de soumission ou d’obéissance : tutelle spirituelle, morale et scientifique de la religion, tutelle politique et économique de la « légitimité historique », tutelle comportementale (souvent figées) de nos Anciens, tutelle sociale et psychologique de la famille patriarcale, etc.
    C’est de lui-même que l’individu a à se libérer, de son enracinement contingent dans cette petite vie particulière, des préjugés dont il hérite et qui le définissent en négatif, de tout ce qui l’attache à un temps, à un lieu, à une condition.
    En réalité, ce n’est pas la même société qui emprisonne et qui libère : celle dont il faut se libérer est celle des préjugés et des conditionnements ; celle qui libère est celle de la Culture, qui élève l’esprit et qui donne des armes contre la première. La tradition tutélaire enferme l’esprit, la culture le libère. Comme on le voit, c’est effectivement un chantier incommensurable, et disserter sur « pour ou contre un 5ème mandat » reviendrait à vouloir démontrer la finitude d’une vis sans fin.

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    Adam
    10 décembre 2018 - 9 h 04 min

    La femme et l’homme jouissent des mêmes droits et libertés….s’accomplir que par un processus révolutionnaire…
    La souveraineté…confisquée par le régime…la guerre de Libération …ne peut être considérée comme révolution….
    arrimer la société à la contemporanéité…avec toutes les valeurs de modernité…etc

    Vous abordez tant de choses à la fois, mais je réagi au fait que dans une conjoncture telle qu’actuelle, parler de révolution est sournois et estimer que la guerre de libération n’ait pas été une révolution est, plus, qu’un écart délétère. Quant à l’égalité entre hommes et femmes, en avançant l’homme je vous prie, sachez que la femme ne sera jamais l’égal de l’homme parce qu’ils sont dans la complémentarité de nature différente. L’homme est un ciel, la femme une terre, leurs droits sont relatifs à leurs natures respectives, à moins que les hommes se mettent à enfanter et avoir des menstrues, et j’en doute fort. Si les femmes réclament plus de droits, c’est pour compenser les devoirs auxquels les hommes se soustraient et qui leur incombent d’où, le déséquilibre justifiant la revendication, sous la couleur d’une pseudo modernité.

    Acceptez mon opposition à votre manière de procéder et votre vision. Vous qui parlez de droit et liberté, sachez que le droit est une liberté, dites plutôt droit et devoir, car si le monde ne va plus, c’est qu’on aborde de moins en moins les devoirs. Faites donc une rétrospective sérieuse, vous constaterez que le devoir émane historiquement de la religion. Cordialement.

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    Anonyme
    10 décembre 2018 - 8 h 26 min

    Bizarre ! K.Daoud n’est pas cité comme une des causes majeures de notre délabrement social,politique et culturel.

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    EL Che
    10 décembre 2018 - 8 h 03 min

    « la guerre de Libération nationale, qui avait permis à la société de s’émanciper de l’emprise coloniale, ne peut être considérée comme une révolution » !!!!! ah bon !? alors elle fut quoi !? un Caprice peut être ! ou Une insurrection comme aime le prétendre les nostalgiques de l’Algérie Française !!
    Notre Guerre de Libration Monsieur Benzatat est reconnu par l’humanité entière comme étant une des plus grande révolution humaine de tout les temps , une vrai Révolution authentique contre l’oppression et la subversion impérialiste, notre Révolution est Pure et n’a rien a voir avec les révolutions manipule et téléguidé comme l’a été entre autres la révolution Française de 1789 et qui semble être la référence de votre Analyse ! une révolution Française qui aujourd’hui avec (l’insurrection ) qui règne en France contre le système subversif prouve la déficience des souveraintes de la France et sa démocratie très relative ! au fond l’Abolition de la Monarchie absolu en 1789 n’a servi qu’a instaure une autre bourgeoisie régnante absolument ….

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    Zaatar
    10 décembre 2018 - 7 h 47 min

    Transition d’une société traditionnelle archaïque vers une société moderne….dixit YB,
    Lorsque vous avez une société composée d’hypocrites à tout va, de responsables corrompus et malhonnêtes et de citoyens d’un sociétés d’opportunistes et egoïstes, allez y faire une transition vers une société moderne avec une gestion du pays basée sur la distribution de la rente et sur la prédation. Au fait, vous avez oublié Kamel Daoud, il s’insère ou dans votre récit?

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    Argentroi
    10 décembre 2018 - 7 h 26 min

    Et Kamel Daoud dans tout ça ? Où doit-on le nicher : dans la sphère militaire, identitaire ou religieuse ? On attendra la prochaine envolée cathartique de Benzatat sur Kamel Daoud pour le savoir. Une chose est sûre, classer Kamel Daoud moderniste, libre-penseur et iconoclaste comme Benzatat, on n’y pense même pas !

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