Film sur Larbi Ben M’hidi : le réalisateur menace d’attaquer l’Etat en justice

M'hidi Derrais
Tournage d'une scène du film censuré sur le héros Larbi Ben M'hidi. D. R.

Par R. Mahmoudi – Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire français Jeune Afrique, paru dans sa dernière édition, le réalisateur du film sur Larbi Ben M’hidi, Bachir Derrais révèle qu’après avoir eu «une notification verbale» que son film est interdit, il attendait «une notification écrite qui ]lui[signifie l’interdiction».

Derrais affirme ainsi que la copie du film qu’il a présenté récemment aux membres de la commission de visionnage au ministère de la Culture est «définitive» et qu’il n’apporterait plus d’autres modifications. Et comme il ne veut plus retourner le film, aucune solution ne semble en vue.

Bachir Derrais maintient sa position quant aux reproches qui lui ont été faits par ladite commission à propos, notamment, de la torture. La commission estime que le film ne donnait pas assez de place à la torture pratiquée à grande échelle par les parachutistes de Marcel Bigeard lors de la bataille d’Alger et qu’il ne montrait aucune scène de torture de Larbi Ben M’hidi par ses geôliers. Le cinéaste se justifie en soutenant qu’«il n’y a pas de traces, de preuves, de témoignages ou de documents que Ben M’hidi a bien été victime de torture par le colonel Bigeard avant son exécution par le général Aussaresses». Sur cette question, la sœur du martyr Larbi M’hidi a jugé que le film était «truffé d’erreurs».

Interrogé sur ses prochaines démarches, le Bachir Derrais affirme avoir écrit des lettres de recours au Premier ministre, au président de l’APN et au président de la République. Et d’ajouter : «Si l’interdiction est confirmée officiellement, l’affaire sera portée devant les tribunaux. Mes avocats devront éplucher les contrats, étudier les voies et moyens de contourner cette interdiction, de la contester.»

Cela dit, le réalisateur se dit déterminé à projeter le film. «Le film sortira. Aucune censure ne pourra empêcher à ce film, qui a coûté environ 3,5 millions d’euros dont 70% ont été apportés par l’Etat, de sortir», clamera-t-il.

Par ailleurs, il accuse le ministre de la Culture d’avoir fait de son film «une affaire personnelle».

R. M.

Comment (29)

    Anonyme
    31 décembre 2018 - 16 h 50 min

    Moi ce que je constate, c’est qu’il commence à y avoir des Hommes ou des femmes qui n’ont pas peur pour leur « khobza » et qui le crient haut et fort du genre ce metteur en scène », le président de la JSK, le général Ghediri…
    Petite question que devient Boukrouh, on n’entend plus parler de lui , lui portant grande gueule.

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    Hocine-Nasser Bouabsa
    30 décembre 2018 - 22 h 14 min

    Le cinéma n’est pas une science exacte mais un art, dont le principal rôle est de créer, d’amplifier et d’orienter l’émotion du spectateur à des fins subjectifs différents, suivant le cahier de charge du maitre d’ouvrage ou du producteur. C’est une arme de propagande et de commerce. C’est la vocation et la raison d’existence de la fabrique Hollywood.

    Vous mettez en doute la torture pratiquée par l’armée française, comme le fait d’ailleurs Bachir Derrais. C’est du pur revisionnisme et négationnisme. Honte à vous tous.

    Les Algériens qui ont pris les armes pour libérer l’Algérie et leurs familles savent ce que c’est la torture horrible de l’armée française. Ils l’ont vécue par leur sang et leur chair. Et ils sont dans le droit de réclamer que cette torture soit thématisée et visualisée émotionnellement dans un film que leur Etat a financé. Derrais est libre de produire un film en France, avec l’argent des Français et d’éluder la torture. Ça sera son choix.

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      karimdz
      31 décembre 2018 - 12 h 57 min

      C est effectivement du révisionnisme et du négationnisme, ajoutez à cela, que ce Bachir Derrais a tourné le film en Tunisieu, il accorde une interview à un journal anti algérien pour ne pas le citer, et vous avez tout compris.

      Notre ministre de la culture doit être intransigeant, la torture doit être évoquée dans le film, et certains erreurs historiques doivent également être rectifiées.

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    Arezki HAMOUDI
    30 décembre 2018 - 20 h 42 min

    Au delà de la polémique sur la torture de la France coloniale pendant la guerre d’ Algérie dont les tenants actuels du pouvoir et leurs relais font un fond de commerce, il faut reconnaitre à Mr Derrais le mérite de vouloir retracer les faits en toute objectivité …Certes un réalisateur a pour vocation le montage de scénarios à la limite proches des faits établis et reconnus, en ce sens Mr Derrais ne va tout de même pas inventer des scènes qui risques de dénaturé voire d’entachées la stature héroïque du Sublime Ben M’Hidi ce ci uniquement pour plaire aux défenseurs d’une « incontestable vérité » de choix prés-établie .
    De nombreux historiens et reporters sur la guerre d’Algérie à commencer par Yves Courrière un journaliste crédible correspondant de guerre à l’époque qui avait la possibilité de côtoyer les acteurs des événements à l’époque n’ont jamais rapporté des actes de tortures ou de sévices à l’encontre de ce détenu martyrs de référence qu’est Ben M’Hidi (y compris le sinistre commandant O allias Ossaress qui avait reconnu cyniquement être son assassin, et ne pas l’avoir torturé) .
    Un autre grief est aussi retenu contre le réalisateur, celui de ne pas avoir mis en relief la qualité de baroudeur du Héros (comme si l’héroïsme se mesure uniquement à travers le combat par les armes), alors que tout le monde sait que Ben M’Hidi comme Abane et certains de leurs paires ne sont pas des militaires (dans le cas d’affrontement ou d’accrochage avec l’ennemi leur troupe est tenue d’assurer leur sécurité) personnellement j’ai vécus certains faits relatifs à la guerre je peut témoigner que les djounouds avaient pour mission d’assurer avant tout la sécurité du commissaire ou du responsable politique s’il est présent lors de l’accrochage bien entendu ; que dire alors de la stature de Ben M’HIDI, une personnalité sur qui repose la destinée de la lute par conséquent de toute la révolution …
    C’est donc loin de diminuer le mérite du Héros Martyrs que de rapporter les faits dans leurs justes contestent …
    Arezki HAMOUDI

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      Hocine-Nasser Bouabsa
      30 décembre 2018 - 23 h 00 min

      Le cinéma n’est pas une science exacte mais un art, dont le principal rôle est de créer, d’amplifier et d’orienter l’émotion du spectateur à des fins subjectifs différents, suivant le cahier de charge du maitre d’ouvrage ou du producteur. C’est une arme de propagande et de commerce. C’est la vocation et la raison d’existence de la fabrique Hollywood.

      Avec votre argumentaire vous mettez en doute la torture pratiquée par l’armée française, comme le fait d’ailleurs Bachir Derrais. C’est du pur revisionnisme et négationnisme. Honte à vous tous.

      Les Algériens qui ont pris les armes pour libérer l’Algérie, et leurs familles savent ce que c’est la torture horrible de l’armée française. Ils l’ont vécue par leur sang et leur chair. Et ils sont dans le droit de réclamer que cette torture soit thématisée et visualisée émotionnellement dans un film que leur Etat a financé. Derrais est libre de produire un film en France, avec l’argent des Français et d’éluder la torture. Ça sera son choix.

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    Midi-Minuit
    30 décembre 2018 - 18 h 56 min

    Je suis étonné par les critiques de certains…. alors que PERSONNE n’a encore vu le film ! Attendons de le voir à tête reposée, ensuite on peut donner un avis plus serein. Non ?

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    Raselkhit
    30 décembre 2018 - 18 h 47 min

    Première question De toute les médias du monde M.Derais il choisit le média le plus anti algérien le plus lié au sionisme Je reste sidéré par ces gens qui n’ont même pas vu le film et ils en discutent surtout pour en faire le panégyrique En soutien à la théorie des ultra Algérie française Les généraux Massu Bigeard Aussarèsse ont reconnu publiquement avoir torturé Même Jean Maris Lepen reconnait avoir pratiqué la torture Dernièrement le Président Macron reconnait que la torture est la honte de la France (Dans l’affaire Audin ) M.Derais exige des preuves ne serait ce pas suffisant Quand a ce fameux dialogue était il présent a t il été rapporté par un historien NON donc le but de ce film est clairement établi A lire tous les roquets qui viennent hurler ici aucun n’apporte le moindre ni preuve historique ni témoignage Juste il veulent que la théorie de l’OAS soit adoptée

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    anonyme
    30 décembre 2018 - 18 h 29 min

    Bachir Derrais donne une interview au journal jeune afrique, çà vous parle pas, ce torchon marocain

    pas étonnant qu il occulte la torture, l occupation pendant qu il y est

    notre ministre doit exiger que les scenes de tortures soient incluses

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    MELLO
    30 décembre 2018 - 16 h 11 min

    Bachir Derrais dhargaz, on est de tout coeur avec toi. Mais inutile d’écrire au président, au chef du gouvernement ou au président de l’APN , car il n’y a aucune séparation des pouvoirs , ils donnerons la même réponse. Bachir Derrais à fait un film qui a bien retracé les événements, sauf que ces dirigeants qui ont falsifié l’histoire ont peur d’être rattrapé par ces événements que la jeunesse Algérienne veut connaître. Le colonel Amirouche avait payé de sa vie toute cette politique menée par ceux qui étaient aux frontières. Si Larbi, Allah irahmou, s’est révolté face à Ben Bella, au sujet de l’armement bloqué à l’extérieur. Cette scene, que nos gouvernants veulent censurer, n’a pas échappé à Bachir Derrais en l’incluant dans le film.
    Et puis, un film ne peut qu’être jugé que par les spectateurs que sont les Algériens.

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    الهوارية في فرنسا
    30 décembre 2018 - 15 h 16 min

    Le film doit être autorisé et c’est au ministère de la culture de se décarcasser pour tourner une seconde version Originale puisque cette première dérange certains.
    NOUS, peuple algérien,souhaitons voir ce film pour donner notre opinion sur notre héros préféré le Chahid Larbi Ben M’hidi, Allah Yarhmou et Wessa3lih
    Au nom de tous nos idéaux.. dont le Martyr Larbi Ben M’hidi, laissez le peuple choisir l lui-même les intrigues des scénarios qu’il veut visionner… L’Algérie est Démocratique où je rêve?

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      Anonyme
      30 décembre 2018 - 16 h 06 min

      Qui vous a mandaté pour parler au nom du peuple algérien? Êtes vous plus proche de Larbi ben Mhidi que sa propre sœur. Le film n’a ni l’aval de l’état algérien qui l’a financé à 70% et qui en est donc propriétaire, ni celui de la famille du défunt.
      Quand on sait pour qui roule « Jeune Afrique », il y a de fortes suspicions à avoir sur le caractère indépendant du réalisateur.

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        الهوارية في فرنسا
        31 décembre 2018 - 0 h 42 min

        A propos de notre Martyr Larbi Ben M’hidi, cet homme au beau sourire de séducteur qui fascine toutes les filles du monde, mérite que l’histoire de sa vie privée, sa vie amoureuse, son engagement et motivation dans la guerre d’Algérie, ses rêves de soldat puissent être dévoilés et connus par tous les algériens, on s’en fout s’il s’avère que le film est trop romancé, ce qui compte c’est qu’il restera pour chaque algérien et algérienne, un Héros national courageux qui a sacrifié sa vie pour qu’on vive heureux en Algérie comme tous les autres Martyrs et civils qui ont perdu la vie entre 1830 et 1962. Donc, je suggère aux autorités algériennes d’arrêter de censurer les films biographiques, chacun est libre cultiver l’histoire d’un Martyr National qui fait partie aussi de l’histoire de l’humanité entière
        Il n’y a pas que Johnny Hallyday qui fait des promesses baudelairiennes. Nos scénaristes algériens aussi peuvent nous promettre de nous raconter la vraie vie de nos chers Martyrs connus ou inconnus ou nous inventer des mythes ou des légendes à dormir debout. Arrêtez la censure, c’est une autre forme de dictature!!!!
        Rabi Jib el Kheir inchallah, Allah Yarham Chouhadas vs Chahidates
        Bonne année 2019 à vous tous algériens, algériennes et les autres …

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    DYHIA-DZ
    30 décembre 2018 - 14 h 05 min

    Bachir Derrais était un mauvais choix, une grosse erreur. Il doit rendre des comptes.
    Derrais veut polir l’image du colon français en effaçant la torture Française en Algérie.
    Selon l’image, il veut nous montrer un Ben M’hidi comme un petit français qui vivait dans le paradis du colon français. Quelle arnaque historique.
    Eh oui, La France glorifie ses harkis…Pendant que Bachir Derrais veux réduire la guerre d’Algérie en une revendication politique qui s’est passée dans le calme et la quiétude. Compte de fées à la Derrais
    Il faut interdire ce film à la version des Harkis. Derrais doit être jugé pour falsification de l’histoire.

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      SoyonsLogiques
      30 décembre 2018 - 15 h 32 min

      @Dyhia-dz
      La vérité blesse.!
      Chez nous on occulte la vérité.
      Derrais a dépeint Larbi Ben M’Hidi tel qu’il est,tel qu’il était,sans pour autant amplifier ses actes de bravoure.Il l’a dépeint comme un être normal avec ses émotions,ses qualités,ses faiblesses,son patriotisme.C’est un film historique qui relate la vie d’un Grand militant de notre révolution et non un film de fiction.Le Che est le prince des révolution un s adulé à travers toute la planète.Pourtant aucun de ses films n’a été censuré mème ceux qui le présente comme ètre commun avec ses forces et ses faiblesses.

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    Kahina-DZ
    30 décembre 2018 - 13 h 50 min

    C’est à L’ÉTAT de l’attaquer en justice pour avoir dépensé le budget du film dans le vide.
    Un budget colossale dépensé en Tunisie pour falsifier l’histoire de la révolution Algérienne.
    Un budget colossale dépensé pour montrer qu’il n’ya pas eu de torture pendant la guerre d’Algérie ??? Un tel budget pour montrer que le colon était gentil. FOUTAISE !!!
    Heureusement que nos parents et grands parents ont pris le soin de nous raconter leur souffrance pendant l’occupation française. On ne peut compter sur des harkis nouvelle génération, pour écrire notre histoire.

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    Hocine-Nasser Bouabsa
    30 décembre 2018 - 13 h 12 min

    Bachir Derrais nous prend pour des canards sauvages, lorsqu’il justifie le manque flagrant de scènes marquantes sur la torture de notre héros national Larbi Benmhidi par l’armée française, en soutenant qu’«il n’y a pas de traces, de preuves, de témoignages ou de documents que Benmhidi a bien été victime de torture par le colonel Bigeard avant son exécution par le général Aussaresses».

    Une telle ignoble affirmation n’est pas seulement une insulte à la mémoire de tous les martyrs de la révolution, mais aussi une perversion de l’histoire et l’art cinématographique. N’est-ce pas que ce dernier est surtout basé sur l’imaginaire et le virtuel ? Les filmés primés par des Oscar ne sont-Ils pas surtout des films basés sur le virtuel ? Bachir Derrais est-il à ce point incompétent ? Manque-t-il d’imagination pour mettre en scène les séquences de tortures drastiques infligées à Larbi Benmhidi ? Est-il est drivé par de mauvaises intentions ?

    Les dernières heures de la vie de Benmhidi furent marquées par la torture inhumaine pratiquée systématiquement par le pouvoir français, inclus celui de Mitterrand. Elles seules suffisent pour en faire un film.

    Bachir Derrais sait que le maitre d’ouvrage – l’État algérien – qui a financé le film à 70 % a le droit de véto sur le film. Avec son entêtement de vouloir sortir le film, il choisit le podium que les marionnettistes des Daoud et Sansal ont érigé pseudo-intellectuels harkistes. Si tel est son objectif, alors bon débarras.

    Ce n’est pas lui qui poursuivra en jusitce l’état algérien, mais le contraire.

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    Anonyme
    30 décembre 2018 - 13 h 01 min

    «Si l’interdiction est confirmée officiellement, l’affaire sera portée devant les tribunaux ». De quels tribunaux est-il question ? Du chef d’œuvre belaizien né de la commission bouteflikienne de la réforme de la justice ? Si vous-vous engagez dans cette voie, les fonctionnaires des tribunaux dont vous faites allusion vont vous le faire regretter amèrement, parole d’un expérimenté en la matière.

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    Solidarité sans faille
    30 décembre 2018 - 11 h 56 min

    Il faudrait que tous les algériens, tous les défenseurs de la liberté de création et tous les amoureux du cinéma soient solidaires à fond la caisse avec le réalisateur du film sur Larbi Ben M’hidi, Bachir Derrais ! Pourquoi ? Parce que ce n’est n’est qu’un film. Et tout film est critiquable et peut être remit en question dans son scénario et sa qualité technique. Mais jamais au grand jamais avant sa diffusion, sa sortie en salle ! S’il s’est trompé on le dira et on le critiquera !

    Soyons donc solidaire sans faille avec Bachir Derrais, contre la censure et pour la sortie du film, pour décider du « qui a tort » , « qui a raison » , sur la base d’un débat possible après sa sortie au sein de la société, du peuple, des historiens, des critiques du cinéma etc… etc… ! Si on laisse faire les « r’boube edzaier », si on les laisse décider de tout à notre place, on ne donnera pas cher de notre avenir ni celui de nos enfants ! Ce n’est qu’un film. Chaque créateur, chaque artiste a le droit de donner une vision à son film, à sa création , à son art .. quitte à le critiquer et remettre en question ses thèses par les spécialistes, les historiens, les moudjahidines, les membres de la famille Ben M’hidi, la presse, la télévision , la radio etc.. etc…

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    Metek
    30 décembre 2018 - 11 h 49 min

    Le pouvoir maffieux ne permetra jamais la sortie de ce film du moins en Algerie, car il met en lumiere la grande arnaque et la falsification de l’histoire sur lesquelles s’est bati ce regime et ce a travers 2 petites scènes du film :
    1. Ben M’hidi rebi eyrehmou qui sermonne Ben Bella au caire, sur le fait qu’ils n’ont pas recu des armes de leurs parts comme convenu et qui se prenait déjà pour un chef juste parce qu’l a partagé un café avec son mentor abdelnasser… et c’est ce meme Ben Bella qui donné la legitimité  » historique » au putchistes de 1962 en acceptant de devenir le premier « berzidane » sous la coupe de Boumediene et de l’armée des frontières.
    2. Boudiaf rebi iyrehmou qui se demandait en 1956 ce qu’attendait les ulémas pour rejoindre la revolution 2 ans apres son declenchement, et c’est ces memes ulémas qui ont inspiré la matrice ideologique de ce regime jusqu’à nos jours, entre autre avec la politique de kharabisation a l’ecole, les institutions, mais aussi d’abrutissement du peuple par une interpretation de la religion qui a produit l’integrisme.
    Donc quoi de plus logique que le regime censure ce film…. that’s all folks

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    Nasser
    30 décembre 2018 - 11 h 30 min

    Ce film passerait s’il était «truffé de propagande» !

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    Nasser
    30 décembre 2018 - 11 h 17 min

    Que n’a-t-on pas vu en Algérie!
    – Un marchand de légume ambulant donner des ordres à un universitaire durant la décennie noire
    – Un tôlier juriste (en charia)
    – Un ignorant demandant au médecin de lui prescrire tel ou tel médicament et non tel autre
    – Un maçon ou aide maçon qui croient connaitre mieux que l’architecte ou l’ingénieur en génie civil
    – Un coiffeur se voyant « expert » en politique
    – Un « commerçant » qui se prend pour un économiste ou sorti de l’ESC
    – Un analphabète se prend pour un historien et imam en même temps
    – Un idiot, paumé et escrocs pour un spécialiste en « tib ennabaoui » et la rokia
    – etc etc
    Il ne faut pas s’étonner qu’une « commission » anonyme juge un film fait sur des témoignages et des faits historiques avérés et non sur la propagande!

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      anonyme
      30 décembre 2018 - 11 h 27 min

      laquelle de propagande, celle de la france qui nie la torture et le génocide

      y a aussi un radoteur qui pense que sa parole est d or

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        nasser
        30 décembre 2018 - 20 h 01 min

        Non!
        Je parle de la propagande des « gardiens du Temple » algérien!
        « l’erreur » du réalisateur est de ne pas avoir consulté les « propagandistes » qui abusent des bienfaits de la révolution…………..

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          anonyme
          30 décembre 2018 - 20 h 08 min

          relis toi, tu dézingues tous les algériens

    Nasser
    30 décembre 2018 - 10 h 56 min

    C’est à la société civile et aux critiques de juger le film et non à la « commission » ou au ministre ou à la « sœur » de Ben Mhidi!
    C’est une censure carrément parce que ce film doit certainement mettre de l’ombre sur les activités de certains hypocrites voire harkis!
    Ce prétexte de « la torture pratiquée à grande échelle par les parachutistes » dont le film « n’a pas donné assez de place » ne concerne pas « spécialement » ce film qui se limite sur un personnage historique. Un film sur « Larbi Ben Mhidi » et non sur la torture « à grande échelle ».
    Nos « … » ne savent rien faire, rien entreprendre, rien engager, mais dès que quelqu’un fait un effort, ils savent tous sortir leur langue …fourchu pour donner des leçons…….
    Comme le film « a coûté environ 3,5 millions d’euros dont 70% ont été apportés par l’Etat », alors la commission et le Ministre s’en foutent! C’est l’Etat qui paie et donc le citoyen!!
    Par curiosité, quels sont les membres de cette « commission »…?

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    karimdz
    30 décembre 2018 - 10 h 24 min

    L Etat algérien n’a pas toujours tort. D’une ce film a été tourné en Tunisie, alors qu’il aurait été plus authentique plus judicieux de le faire en Algérie, et on prend la mesure des réels reproches faites au réalisateur que je partage.

    Le producteur a tenté d occulter des faits avérés, et son film comme le souligne la soeur de feu Larbi ben M’hidi, est truffé d erreurs.

    La question qui se pose,pourquoi le scénario n a t il pas été soumis avant le tournage, car forcément, il était trop tard à ce stade ?

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    صالح/ الجزائر
    30 décembre 2018 - 9 h 32 min

    Le réalisateur du film sur Larbi Ben M’hidi , qui soutient qu’«il n’y a pas de traces, de preuves, de témoignages ou de documents que Ben M’hidi a bien été victime de torture par le colonel Bigeard avant son exécution par le général Aussaresses» , n’est pas plus connaisseur , de l’un des Héros de la guerre de libération nationale , que le Ministère des Moudjahidines et de sa sœur , qui s’est rendue à Paris , voir le colonel criminel , pour obtenir plus de renseignements , qui a jugé que le film était «truffé d’erreurs».
    Les informations rapportées par le quotidien régional d’informations en ligne des wilayas de la région Ouest et Sud-Ouest du pays , du 11 Décembre 2018 , sont différentes de celles du réalisateur et producteur exécutif .
    Le ministre de la Culture a affirmé , le 10 Décembre 2018 , d’après ce quotidien que le film « Larbi Ben M’hidi »,  » n’a été ni interdit ni censuré », et que la commission de visionnage « attend toujours » une réponse concernant les réserves que le réalisateur « s’est engagé à lever ».
    Le ministre a expliqué que le réalisateur , qui est également producteur exécutif , « n’a toujours pas levé toutes les réserves comme il s’était précédemment engagé » avec la commission, ajoutant que le dernier procès verbal de celle-ci montre que ces réserves « demeurent pratiquement telles quelles » et qu’il n’a levé que « très peu » portant essentiellement sur « des aspects de forme ».
    Le ministre a mis en avant « l’attachement » des ministères de la Culture et des Moudjahidines à l’aboutissement de ce film, en dépit de toutes « les transgressions » du réalisateur/producteur exécutif , tels que « le retard accusé dans la réalisation » et « le non-respect du scénario original ».
    En conclusion, le ministre a affirmé que les deux ministères (de la Culture et des Moudjahidines ) sont « les producteurs » de ce film et que le réalisateur , et producteur exécutif,  » … ne peut, donc, pas en disposer comme bon lui semble ».
    «il n’y a pas de traces, de preuves, de témoignages ou de documents que Ben M’hidi a bien été victime de torture … » ne diffère en rien du choix du premier ministre algérien qui a préféré qualifié , dans la langue de l’ancien colonisateur , le million et demi de martyrs algériens de «morts» à la place de «martyrs» .
    Le but , dans les deux cas , étant de plaire , pour des raisons différentes , à «fafa» .

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    LE NUMIDE
    30 décembre 2018 - 8 h 13 min

    LAISSE TOMBER BACHIR DERAIS : pourquoi s’en prendre à l’Etat algérien ? le fond du problème est plus grave !!! c’est les algeriens terrorisés et vampirisés par l’idéologie wahabiste .. A l’École on leur enseigne que la révolution n’as pas été faite par le PPA et le CRUA mais par des Chouyoukhs et que les Berbères sont des Hizb Franssa . Dans quelques années on leur dira que c’est le prince du Qatar ou El Arifi qui sont les initiateurs et les grand manitous de la Révolution Algérienne … Ce n’est plus les algériens des années 60 et 70 qui glorifiaient les martyrs et aimaient la culture du nationalisme et du patriotisme .. les générations wahabisées de Kharoubi , de Abassi madani , de Ali Belhadj , de Naima Salhi et consorts de 2018 sont des Zombis , leurs héros sont Karadaoui , les sultans turcs et les califes arabes et les Sorciers saoudiens ou afghans et bien sûr le dieu Dollar et ce qui suit avec .. C’est une folie de faire un film sur Benmhidi où on rencontre Abane Ramdane ..

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    Sprinkler
    30 décembre 2018 - 7 h 43 min

    Pas besoin de se  » torturer  » l’âme pour se convaincre que tout  » terroriste  » du FLN qui tombait aux mains des parachutés de Bigeard goûtait à satiété à la torture. Si le différend qui oppose le réalisateur au ministre de la  » culture  » tient au fait que le film remet en cause la pratique systematique de la torture par les hommes de Bigeard et de Massu, alors qu’elle a été institutionnalisée, alors on se passera de ce film aux relents révisionnistes. S’entretenir avec ce torchon de Jeune Afrique est le coup de grâce…

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