Aucun signe

élection terrorisme
Les élections ne sont pas un bouclier contre la violence. New Press

Par Bachir Medjahed – Depuis que le terrorisme s’est imposé, et a été imposé, depuis que ceux qui pensaient ou voulaient faire croire que le terrorisme ne pouvait avoir prise chez eux, mais ont fini par le subir sous le nom de «printemps arabe», la fin prochaine de toute violence, d’où qu’elle vienne, sous quelque forme qu’elle se produise, n’est pas encore bien visible.

Aucun signe. On l’annonçait depuis très longtemps, trop même, et plus personne n’ose faire de redites. La fin prochaine de la dépendance du pétrole pour les pays qui en possèdent ? C’est une ligne qu’on voit à l’horizon. Plus on s’en rapproche, plus on s’en éloigne. La relance de l’économie ? Un jour peut-être. Pas une minute de plus. La soudure des fractures ? Ni celle des fractures sociales ni celle des fractures politiques.

Dans ces conditions, c’est la souveraineté nationale qui peut accuser un déficit, le sentiment national lui étant lié. Des perspectives heureuses pour l’unité nationale ? On peut fermer les yeux et dire que tout ira bien pour nous, comme le disait bien un ancien président, à savoir que même si le monde entier entrait en crise, notre pays n’en connaîtrait pas. Il ne s’agit pas d’assombrir l’image du futur mais de provoquer la réflexion en se regardant dans le miroir.

Relever le défi de la paix ? Qu’est-ce que la paix ? Entre ceux qui se combattent par les moyens militaires ? Ceux qui ne «se piffent pas» dans le champ politique ? Les moyens militaires ont peut-être atteint leurs limites dans le cadre du système politique actuel. La réconciliation également. La combinaison des deux également. Tenter le dialogue ? Qui avec qui et qui contre qui ?

Pourquoi, dans tous les pays arabes, des élections n’ont-elles pas pu aboutir à ramener la paix et relancer tous les processus de sortie de crise sur tous les plans ? Tous les défis demeurent encore à relever. Une continuité à assurer ? Une rupture à opérer ? Les concepts de continuité et de rupture n’ont jamais fait le consensus. Seulement des exploitations politiciennes.

B. M.

Comment (8)

    MELLO
    7 janvier 2019 - 20 h 13 min

    Oui, tout comme la cheminement de notre pays ,depuis son « independance » semé d’embûches et de questionnements, l’auteur étale sà contribution avec plein de questions. Des questions qui ne peuvent trouver réponse que dans la participation des peuples dans la gestion des pays. L’absence de stratégie dans les pays arabes est dû au fait que l’accès aux finances publics reste opaque où seule une caste en met la main. C’est ainsi que la majorité des pays arabes occupent les dernières places du classement sur la transparence des finances publiques. De plus , la séparation effective des pouvoirs reste un voeux pieux , ce qui ramène le législatif et le juridique sous la coupe de l’exécutif. La voie la plus plausible qui permettra à ces pays et au notre de s’en sortir reste ce consensus populaire autour des fondamentaux republicains. Le consensus national débouchera sur une assemblée nationale constituante chargée de rédiger une constitution définitive pour le pays , ainsi qu’un gouvernement d’union national qui se chargera de la reconfiguration générale de la gestion des finances publiques.

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    Tredouane
    7 janvier 2019 - 19 h 39 min

    Le sous développement Humain ,et dans ce cas nul élections ne peux rien y faire;dans ce cas qu’elle va être la solution?

    LOUCIF
    7 janvier 2019 - 14 h 04 min

    Monsieur Bachir Medjahed, tant qu’on est dans une économie rentière, il est impossible d’aller vers un autre système politique, vers une gouvernance authentiquement démocratique ! C’est la rente pétrolière qui est le vrai frein au changement ! La rente, la cagnotte pétrolière, est le nerf du jeu de pouvoir politique en Algérie !

    Tant qu’il y a ce gâteau auquel peut accéder le pouvoir sans qu’il y est un vrai contrôle et sans qu’on puisse lui demander des comptes, çà continuera ainsi ! De plus la société est sclérosée : Il n’y a pas suffisamment de conscience politique surtout chez les jeunes, pas d’éveil des consciences, pas de culture politique démocratique car le pouvoir a su verrouiller « le schmilblick » par le type d’apprentissage des connaissances imposé au secteur de l’Éducation Nationale et par le clientéliste tout azimut et à tous les niveau, clientélisme rendu possible grâce justement à cette manne pétrolière !

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    kamel
    7 janvier 2019 - 13 h 52 min

    les pays arabes (a part le liban), sont condamnés à supporter le joug de l’islamisme politique durant les 50 ans à venir, comme l’europe avec le communisme. Toute élection libre, entrainera l’arrivée des islamistes au pouvoir. Pour éclairer ceux qui me liront, par islamisme on entend la manipulation de la religion sous forme de programme politique pour arriver au pouvoir en faisant croire aux gens qu’avec eux leur probleme seront resorbés en un tour de main.(donc le sacré et la foi sont écartés et respectés).

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    Al Gawri.
    7 janvier 2019 - 9 h 21 min

    « l’unité nationale » est cimenté par la rente pétrolière,une fois cette dernière épuisée c’est la balkanisation de l’Algérie..

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      Anonyme
      8 janvier 2019 - 8 h 53 min

      Depuis l’indépendance ceux qui ont présidé aux destinés de l’Algérie,n’ont pas pu créé chez les algériens un sentiment d’appartenance national, à un Etat à travers lequel ils se reconnaissent .Mais juste le sentiment d’un butin à partager et la ruse pour recevoir sa part de la rente pétrolière.

    Zaatar
    7 janvier 2019 - 8 h 55 min

    Seulement des exploitations politiciennes? ya weldi la nature de l’homme est pourtant conforme à ce qu’elle devrait être. Même si tous les constats sont négatifs et amères ce n’est qu’une juste logique des choses. car avant tout, et dans le naturel de l’homme, ce dernier est foncièrement hypocrite et égoïste. Et donc au travers de débats publics il tient « la bonne et belle parole » celle qui se voudrait vouloir du bien à tout le monde, mais au travers de ses intentions et de ses véritables pensées c’est plutôt l’intérêt personnel et prioritaire qui y figure. Intégrez cela au travers de tout être humain, et vous avez à coup sur toutes les sociétés du monde que nous connaissons aujourd’hui.

    Djeha Dz.
    7 janvier 2019 - 8 h 48 min

    À plusieurs de ces questions que pose l’auteur, bien des Nations et leurs gouvernants ont trouvé des réponses, bien que nous ne connaissons aucune société parfaite. Je citerai, les pays scandinaves comme exemple.
    La grande différence entre les pays arabes, nords africains et beaucoup d’autres encore et les pays plus stables, en dehors des conditions historiques de chaque pays, il y a un facteur important et non des moindre, c’est surtout le désir et la volonté de vivre et évoluer avec son époque. De sortir des pensées archaïques et figées. De cultiver les esprits, d’inculquer la citoyenneté. Ceux qui gouvernent sont mandatés par le peuple dans la transparence et la légalité, ils servent le pays et le peuple. Ils ont évacué de la politique tout ce qui peut briser la cohésion nationale, et fait du travail de chacun la force de la nation.

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