Lettre d’un Algérien de cœur qui n’a pas vécu en Algérie

Nedroma
Le douar d'Ouled Taleb à Djebala. D. R.

Par Abdelkader Taleb – Je suis un Algérien natif de Djebala-Nedroma, qui a quitté l’Algérie en 1950 quand j’avais 2 ans. Mon père a fait la Seconde Guerre mondiale dans les tirailleurs algériens et a libéré la France des Nazis. Et il est resté en France coincé dans un petit village du Nord de la France où j’ai grandi dans un coron de mines car il travaillait comme mineur de charbon. Il n’y avait pas d’Arabes à l’époque, seulement des Polonais et beaucoup de Français. Jadis communistes, maintenant ils votent tous Le Pen. Mon lycée était à Henin-Beaumont ou Mme Le Pen s’est fait élire récemment avec un score incroyable. J’étais le seul Arabe sur 3 000 élèves.

Mon enfance a été merveilleuse car j’étais ouvert d’esprit et j’avais des ailes aux pieds et dans la tête. Je parcourais la campagne et les forêts des environs, étant un aventurier de nature.

Tout jeune, je ne rêvais que de l’Algérie et j’y suis retourné pour y vivre pour toujours en 1968, avec un bac technique en poche. Mais l’expérience a vite tourné court : 3 ans après, je suis retourné à l’étranger parce que l’Algérie que j’aimais tant m’a fait savoir que ce n’était pas ma place. J’ai donc décidé de ne vivre ni en France ni en Algérie, ne me sentant pas tout à fait moi-même dans ces pays et, aussi, par goût d’aventure. Je suis parti au Canada en 1973.

Maintenant, cela fait 50 ans que je n’ai pas mis les pieds dans mon pays natal. J’habite à Montréal depuis 45 ans et j’ai 70 ans. Mais je me sens toujours aussi algérien que lorsque j’étais gamin.

J’en veux aux Français d’avoir martyrisé mon pays et mes frères et sœurs algériens, d’avoir détruit mon douar d’Ouled Taleb à Djebala lors de la bataille de Fillaoucène en 1957, d’avoir tué mon grand-père – sous la torture – Mohamed Taleb et tous les chouhada algériens. Je devrais intenter aux Français une requête en justice pour génocide du peuple algérien.

Ma vie a passé très vite loin de l’Algérie : belle, tranquille, sans souci d’argent avec une petite famille. Oui, j’ai fréquenté des étrangères, mais je me suis marié avec une Algérienne comme ma mère me l’a recommandé et je vis avec elle depuis 40 ans. Mon épouse, Malika, est, comme moi, originaire de Nedroma Zaouïa Yagoubi, mais elle est née dans le Nord de la France, au village d’Auby. Moi, j’ai grandi à Leforest.

Je suis attaché à ma culture et bien que je n’aie que peu habité en Algérie, je parle l’arabe algérien que mes parents parlaient, sans difficulté, même si je ne le parle jamais ni à la maison ni autour de moi – j’ai eu des amis Algériens mais cela n’a pas duré car chaque personne a son propre parcours et aussi ses problèmes.

Je suis Algérien dans l’âme et jusqu’au bout des ongles et toutes les fois qu’on me demande d’où je viens – et on me le demande souvent avec un prénom et une gueule d’Arabe –, je suis fier de dire que je suis ALGERIEN.

Il ne reste pas beaucoup de membres de ma famille en France, soit par éloignement – loin des yeux, loin du cœur – ou simplement parce que la vie régit tout. Tout jeune, il y avait toute la tribu des Ouled Taleb que nous fréquentions à Nanterre, au pont de Bezons – un bidonville – où toute la tribu (ce qu’il en restait) avait refait le douar des Ouled Taleb, fuyant les horreurs de la guerre d’Algérie en 1957. Ils venaient tous en vacances à la campagne à Leforest Pas-de-Calais.

Depuis deux semaines, je suis grand-père pour la première fois d’une petite fille, Maéva. J’aurais aimé qu’elle reçoive un prénom arabe, mais cela n’est pas important. Je vais la renseigner sur ses origines et lui dire d’où elle vient. Mon fils – je n’ai qu’un garçon aujourd’hui âgé de 33 ans, né à Montréal – s’est marié en 2018 avec une Mexicaine de Montréal : beau métissage. De plus, elle s’appelle Lorena Cordoba ; elle est donc d’origine andalouse comme beaucoup de personnes de Nedroma. Le monde est vraiment petit. Et on va tous parler espagnol maintenant. Je vais essayer de trouver un agneau halal pour le baptême traditionnel.

Voilà où j’en suis. Je prends soin de ma petite famille et de moi. Je demeure à Boucherville, une charmante banlieue sur le bord du St-Laurent, depuis 40 ans, dans la même petite maison. Je suis retraité depuis maintenant presque 20 ans.

Tous les jours que le Ciel me donne, je le remercie pour sa bonté d’avoir vécu une telle vie.

Je m’intéresse à tout et tous les jours je consulte le journal Algeriepatriotique car je me reconnais dans ce journal, ses écrits et son verbe.

Pour finir, l’émigration ne détruit pas une personne, mais elle le façonne plutôt.

Peut-être, cette année inchallah, je vais aller faire un tour à Nedroma et grimper le mont Fillaoucène comme je faisais quand, après l’Indépendance, nous retournions au bled avec mes parents. Je pense que c’est le dernier souhait que j’aimerais exhausser avant de quitter cette belle terre qui est la nôtre.

Un Algérien de cœur qui n’a pas vécu en Algérie.

A. T.

Comment (46)

    Nasser Chali, Toronto
    20 janvier 2019 - 7 h 08 min

    Je pense que suite a une lettre sublime, que d’aucuns appellent la nostagie, il ne faut point faire d’analyse encore moins de psychanalyse.
    La parole libere la personne et la reconcilie avec la profondeur de son ame. Tant mieux!
    Je suis ce que la vie a fait de moi , disait Sartre. Sans vouloir ignorer l’initiative individuelle, les circonstances comptent beaucoup dans la vie d’un individu. Un enfant qui nait a Manchester et un enfant qui nait a Bamako n’ont pas les memes trajectoires dans leurs vies. Un economiste parlerait alors d’inegalite des chances, d’autres de destin….Vouloir parler a la place d’un autre sur sa vie releve de l’impossible car chaque personne est le produit de sa propre histoire.
    Pour ma part, je suis apatride. Je suis a cheval entre deux pays et je constate au soir de ma vie que je n’appartiens a rien . Peut -etre au temps qui passe et egrene la saveur triste des mes souvenirs graves dans le marbre de ma memoire, quand dans la solitude de la plaine verte et noye dans la magie crepusculaire je regardais mes betes brouter l’herbe, les yeux ravis.
    Chacun de nous porte en lui les pages innocentes de l’enfance que je nomme les racines qui nous rattachent solidement et eternellement au terroir.
    Vouloir questionner ce melange de nostalgie, d’exil interieur et d’histoires personnelles , c’est comme escalader l’Himalaya a reculons. Alors gardons en memoire les meilleurs moments pour nous ressourcer et evitons de philosopher sur les cris du coeur parce qu’ils sont incomprehensibles.

    Nasser, Toronto.

      Karamazov
      20 janvier 2019 - 11 h 46 min

      « Vouloir questionner ce melange de nostalgie, d’exil interieur et d’histoires personnelles , c’est comme escalader l’Himalaya a reculons. Alors gardons en memoire les meilleurs moments pour nous ressourcer et evitons de philosopher sur les cris du coeur parce qu’ils sont incomprehensibles. »

      Chacun sa m…. cher ami. Chacun de nous a ses propres démons. Vous êtes dans votre cas apatride et vous avez gardé en mémoire les meilleurs moments pour vous ressourcer. Vous avez beaucoup de chance de pouvoir agir sur votre mémoire ou vous l’aviez sélective : quelle chance.

      Mais cependant vous parlez « des cris du cœur » qui vous sont comme des orgasmes retardés mais jamais des moments douloureux qui ravivent une déchirure et qui ne le sont que pour vous: ceux des autres ne sont que philosophie , selon vous.

      Et bien à vous lire tous , le seul vrai cri du cœur , brut de décoffrage est celui qu’a poussé Abou Nostalangi . C’est vous qui philosophez Monsieur. Car pour vous la mémoire c’est des moments choisis.

      On porte sa mémoire et ses souvenirs comme on peut  et comme ils sont enregistrés: comme une douce nostalgie, ou comme une blessure insupportable.

      Tout n’est pas dans la mémoire : il y a aussi le lien ! Le lien avec cette « fichue  notion de Piyi ».

      Tout le reste est recevable..

    MELLO
    19 janvier 2019 - 17 h 07 min

    Cher compatriote,
    Pour ma deuxième intervention, après celle du 18 janvier , 20h14 , je me permet de rapporter une contribution d’un ami que je salue, Rachid Oulebsir , diplômé d’ Études Approfondies en économie des ressources humaines des universités Paris Nord et Paris 1 panthéon Sorbonne en 1978, auteur de plusieurs oeuvres sur la vie des Algériens. Pourquoi je l’ai choisi, car tout comme vous , il refusa la vie à l’étranger pour venir s’installer auprès des siens et vivre sà  » Kabylite » , comme il aime bien le dire.
    – Nos ancêtres ont connu une modernité agressive , exterminatrice sous la domination coloniale française , dans le sang versé lors des jacqueries et des révoltes, dans l’exil et la deportation . A l’indépendance, c’est avec ce besoin viscéral de revanche, que nous nous sommes rués sur les villes coloniales . Et depuis cette date, nous n’avons pas fini d’installer notre ruralite refoulée ,notre paysannite inhibée déchue sur l’espace public que nous degradons ,clochardisons comme s’il appartenait encore à l’ennemi., au colonisateur.
    Voilà en quelques mots , quelles sont les incohérences d’un peuple qui a souffert et qui souffre encore. Ce peuple souffre de ses dirigeants..

    Abou Nosta-Langi
    19 janvier 2019 - 12 h 30 min

    @Abdelkader Taleb
    18 janvier 2019 – 22 h 17 min

    Tout doux papillon, je ne cherchais pas pas à vous froisser. Je parlais du rapport au pays. De la nostalgie. Du regard d’après. Vous n’êtes pas le seul concerné par cette affaire. Et ces choses-là n’attendent pas la longueur des années. Je donnais mon propre sentiment à ce sujet.

    Cependant , vous dites :

    « J’AI QUITTÉ L’ALGÉRIE À L’AGE DE 2 ANS ET N’Y SUIS RETOURNÉ QU’EN 1962 À L’INDÉPENDANCE…à 14ans. « c’est mon père qui m’a emmené en France, je n’ai rien demandé ».

    D’accord, là vous aviez deux ans yek ? Si j’ai bien compris vous ne connaissiez l’Algérie qu’ à travers vos souvenirs de vacances , Des souvenirs de carte postale en somme qui font pendant aux corons.

    Et vous dites aussi : « je ne suis ni sénile ni vieux,tout le monde me donne 50ans » Là vous me contredisez à peine , car dans votre lettre vous paraissez n’en avoir que deux ans : l’âge où vous aviez quitté le Piyi , vous aviez gardé la mémoire intacte de vos deux ans . Vous voyez , je ne dis pas que dans vos souvenirs vous régressiez.

    Cependant , ce n’est pas ça qui m’a inspiré et qui a titillé mes propres souvenirs et le ton de mon commentaire. C’est ça :

    « en 1968, avec un bac technique en poche. Mais l’expérience a vite tourné court : 3 ans après, je suis retourné à l’étranger parce que l’Algérie que j’aimais tant m’a fait savoir que ce n’était pas ma place ».

    Là vous aviez, 20 ans ans, et vous êtes parti de vous-même. 20 ans, l’âge de raison ! J’ai eu 20 ans et je ne permettrai à personne de dire que c’est le plus bel âge de la vie, disait Paul Nizan. 20 ans,c’est aussi l’âge où les rêves d’enfant se défont, disait Aragon.

    Au fait vous aviez compris que l’Algérie réelle n’était pas celle de vos rêves, et vous vous êtes fait des rêves , d’une Algérie qui leur correspondent.

    Et vous terminez votre lettre en signant : « Un Algérien de cœur qui n’a pas vécu en Algérie ».

    Qui n’ a pas vécu, ou qui n’a pas voulu ?

    Les plus belles choses sont vues de loin.

    Un Algérien de cœur ? Le cœur n’a t-il pas ses raisons que la raison ignore ? C’est tout ce que je voulais dire.

    Alors: deux ans en Algérie à la naissance, 3 ans après l’age de vingt ans, en tout cinq ans . Tout le reste: soit 65 ans à  » l’Etranger » , yek ?

    Son pIyi c’est là où on a vécu , ipicitou ! Sauf que , comme disait Freud: tout se passe à l’enfance !

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      Anonyme
      19 janvier 2019 - 16 h 40 min

      Le prototype même de l’être humain jaloux et aveuglé par son mépris des autres. Vous ne connaissez rien de rien à l’être humain car toute votre énergie est de fliquer les autres dans les détails tel un détective qui serait apte à sonder les reins des autres et non de comprendre le sens général de leur message intime. Juste pour mettre en avant votre sens (sot) de la répartie. Vous ne connaissez rien de rien à comment se forment les émotions et les sentiments d’une personne, et ce n’est pas le fait de sortir des citations qui vous donneront le statut d’un penseur. Quand à faire référence à Freud, le plus grand imposteur des théories de la psychologie, c’est donner confirmation que vous parlez sans savoir ce que vous dites.

      Renseignez-vous avant de parler : des allemands, saxons, sont partis peupler une région en Roumanie, à la demande du roi Géza II de Hongrie, y sont restés presque 1000 ans et à la chute de Ceaucescu en 1989, ils ont repris le chemin du retour vers leur patrie originelle, tant ils n’ont jamais oublié leurs racines. Ils ont gardé leur langue, avaient leurs écoles et leur retour vers l’Allemagne s’est faite dans l’accueil de tous ses enfants. Idem pour les descendants d’allemands installés en Russie restés en Russie pendant plus de 250 ans. Ces allemands n’ont jamais perdu le contact dans leur tete et dans leur cœur, avec leur pays de souche, leur culture, leurs racines et nous, nous passons notre temps à rejeter nos compatriotes, leurs enfants et nous nous croyons intelligents en plus ! C’est les gens qui partagent avec vous cette mentalité pourrie, excluante, qui fait partir les algériens, bien plus que la politique. Votre mentalité est malade.
      Ce monsieur a fait sa vie, il n’a fait qu’essayer de faire sa vie et vous vous ramenez votre fraise pour prétendre etre capable de savoir ce que les autres ressentent et sont. Mais avec des gens comme vous, c’est toute l’Algérie qui sera dépeuplée de ses enfants les plus sincères, les plus honnêtes, les plus courageux, les plus instruits qui sont repris par des nations intelligentes et évolués.
      Qui de sain veut vivre avec un frustré/des frustrés et se coltiner ce poison mental tous les jours ?

      La lettre de ce monsieur est juste, sincère et fine.
      Vos gros sabots n’impressionneront que les frustrés comme vous.

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        Abou Nosta-Langi
        19 janvier 2019 - 19 h 00 min

        Piqué à vif, n’est-ce pas ? Dites moi , de quelle région d’Allemagne êtes vous originaire et quand êtes vous devenu algérien et je reviens vous faire votre portrait.

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          Anonyme
          19 janvier 2019 - 19 h 14 min

          Piqué à vif ? Par vous ? Certainement pas. Mais intervenir pour prévenir les autres de ne prêter l’ouïe à votre négativité oui !
          Je lis monsieur, je me cultive et je fais du comparatisme dans mes lectures pour comprendre pourquoi certaines cultures évoluent et pourquoi d’autres stagnent. Je suis algérien, de père et de mère et depuis toujours. Sans mariage avec aucun étranger, toujours dans la même région, mais par contre très avide de comprendre et de savoir le monde. Nous sommes peut-être plusieurs à vous poser ce défi : nous serions intéressés que vous fassiez votre portrait pour que nous y apportions nos rectifications. Votre égo est un trou sans fond.

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          Abou-Nosta-Langi
          19 janvier 2019 - 20 h 22 min

          Prévenir les autres ? Quels autres? Ceux qui sont partis, ceux qui s’apprêtent , ou ceux qui n’ont pas pu partir?

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          Anonyme
          19 janvier 2019 - 21 h 19 min

          Tous les autres que vous voyons ! Votre négativité est de nature contagieuse, donc il faut au moins prévenir ceux qui seraient fascinés par la violence de votre « dominance » verbeuse.
          Quand on sème le mépris d’autrui aussi ouvertement, on peut récolter un droit de réponse… à moins que vous n’ayez pensé que les autres n’ont pas leur mot à dire à votre verbiage.

        Anonyme
        20 janvier 2019 - 1 h 58 min

        Les populations d’origine allemande qui ont longtemps vécu dans certains pays de l’Est, sont rentrées en Allemagne après la réunification, surtout pour des raisons matérielles. Ils l’ont fait tout d’abord parce que l’émigration en Allemagne leur offrait des perspectives évidentes d’amélioration de leur niveau de vie, ensuite parce que le droit du sang allemand leur permettait d’obtenir très rapidement la nationalité allemande, enfin parce que l’Allemagne en panne démographique voyait d’un très bon oeil cette immigration plus ou moins germanophone. Je dis plus ou moins germanophone, car une partie de ces gens d’origine allemande ne connaissait même plus l’allemand. A contrario combien, parmi les dizaines et les dizaines de millions d’Américains d’origine allemande sont retournés en Allemagne pour s’y installer. Quasiment aucun.

    Anonyme
    19 janvier 2019 - 10 h 55 min

    L’auteur de cette lettre écrit : « Je devrais intenter aux Français une requête en justice pour génocide du peuple algérien. »
    Personnellement, c’est ce que j’ai en tête et je créerai les conditions pour le faire.

    J’invite toute personne consciente et informée de la colonisation française d’en faire autant, de se mettre en réseau avec des personnes algériennes de confiance, des historiens, des avocats, de lire, de se documenter, d’interroger les vieux avant qu’ils ne partent, de faire authentifier leurs témoignages par avocat ou par huissier, de trouver une place pour y mettre tous les livres possibles, dans toutes les langues possibles sur la colonisation française contre les algériens, de recruter des lecteurs qui puissent faire des fiches de lecture de tous ces livres.

    Ce pays, la France, doit se confronter à la chose suivante : faire connaître la colonisation française en Algérie dans le monde entier.

    Il y a eu en Algérie de 1830 à 1962 deux expériences politiques majeures (mettons de coté la prostitution coloniale partout où est passé la France – Asie, Afrique -, qui est encore autre chose) : il y a eu en Algérie coloniale (1) colonisation et (2) apartheid des indigènes par des colons. Tous les crimes coloniaux ont été terribles, le pire étant l’analphabétisme organisé et le code de l’indigénat dont personne ne peut retrouver le texte en entier publiquement en France.
    Mais surtout parlez-en en famille, lisez, partagez vos lectures, créez des groupes de lecture confidentielles chez vous pour partager vos connaissances et mettez vous en réseau. Poussez vos enfants à apprendre leur histoire, guidez-les vers d’autres langues étrangères que le français (nous avons cruellement besoin de traducteurs en Algérie)
    Les algériens ne sont pas solidaires, patriotes, mais pas solidaires. C’est ce que dit cette lettre de façon très douce et subtile et cela est entièrement vrai. Car les algériens sont jaloux de la réussite de leurs compatriotes et en prennent trop souvent ombrage et n’ont pas cherché à savoir comment fonctionnent les sociétés les plus solidaires du monde, dont le Japon, les pays scandinaves, les pays germaniques : Ils fonctionnent plus sur l’émulation (jalousie positive) de l’intelligence sociale que sur l’envie (jalousie négative).
    Or sans solidarité effective, rien ne se fait.

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    lecteur
    19 janvier 2019 - 9 h 36 min

    Nous voyageons vers des destins non écrits

    Ali
    19 janvier 2019 - 2 h 46 min

    Oui, c’est un récit poignant et touchant, nous nous reconnaissons dans ses écrits…Cette personne à mentionner le mont Fellaoucene, endroit où l’un de mes aieux est mort sous les balles de l’armée coloniale française en 1957…entre autre,… oui c’est juste c’est l’émigration d’avant les années 60′, il y a même eux des Algériens qui étaient présent en France, Allemagne, Belgique dans les années 30′, 40′, la plupart étaient des mineurs de fonds.

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    Abdelkader Taleb
    18 janvier 2019 - 22 h 04 min

    Merci pour tout cet élan de sympathie à mon égard. Si j’ai écris ce texte c’est suite à la personne qui retournait vivre en Algérie, cela m’a fait penser que j’avais fait la même chose, il y a 50ans.
    Je ne suis pas nostalgique et je sais que l’Algérie sera la pour l’éternité ou presque,qu’elle a un grand avenir et que les Algériens sont des êtres à part: toute épreuve façonne les individus et les peuples. L’Algérie et les algériens ont souffert et ils se sont relevés pour être des homme debout (homosapiens) face à l’adversité.
    Tous les algériens sont des berbères plus ou moins arabisés, seul compte l’amour que l’on a pour sa patrie, son douar ,sa région ou simplement sa famille et soi même.
    Je crois que si tout le monde adhérait à cette pensée,il n’y aurait plus de frontière entre les pays et les peuples. Je vous embrasse tous et toutes de Boucherville -Québec ou il neige un peu et fait -10.

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      Taleb khedidja
      28 février 2019 - 22 h 12 min

      Moi aussi je suis taleb fille
      Taleb mohamed surnommé
      Taleb mohamed bousseta

    Anonyme
    18 janvier 2019 - 21 h 45 min

    Ies voyous on pris notre pays en otage et préparer l’Algérie au prochain colonisateur

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    Anonyme
    18 janvier 2019 - 21 h 05 min

    « le berbère » que vient faire « l’arabitè » ici, dans cette histoire? vous ne pouvez pas arrêter un peu et d’en faire une fixation? ce que vous avez decouvert à Tiaret n’est vraiment pas une grande découverte, vous ne connaissez tout simplement pas votre pays.

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      Le Berbère
      18 janvier 2019 - 22 h 28 min

      Premièrement, j’ai destiné mon commentaire à l’auteur de cette lettre. Deuxièmement, je connais l’Algérie peut être mieux que vous car j’ai passé 25 ans de ma vie sur notre territoire national . Oui ! Je le confirme , on est pas des arabes et l’Algérie n’est pas un pays arabe. Si vous êtes un arabe ou de ceux qui ont étaient berné par les arabo islamo baathistes, ça c’est votre problème !
      Personnellement, je ne me sens pas enfoncé quand quelqu’un me qualifier de berbère car c’est ma véritable matrice contrairement à certains qui se revendiquent tant que arabes alors qu’en vérité se sont des amazighes ( des complexés)

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    Dz 213
    18 janvier 2019 - 20 h 37 min

    Nous sommes partis avec quelques francs dans la poche et quelques habilles de la sonitex avec l’espoir de réaliser la ghorba dream et un jour retourner et réalisé la soukna dream qui je crois est la première porte de liberté et de dignité,aujourdhui tout les sacrifices que ça soit de ceux qui sont partis ou ceux qui sont restés est partis dans l’air,certains veulent partirs pour ne plus entendre parler de saadani,ali et les autres chiyatines,les autres veulent rentrer pour multiples raisons ,à la fin de la journée nous sommes tous otages.

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    Le Berbère .
    18 janvier 2019 - 20 h 33 min

    Premièrement, je salu chaleureusement le témoignage percutant de notre compatriot de Montréal. J’admire beaucoup son attachement et son amour à notre pays . Monsieur , J’ai presque 50 ans d’âge, je suis le petit fils d’un chahid de l’ALN qui à tombé dans le champ d’honneur durant un bombardement avec des bidons spéciaux ( des bombes au napalm) le 14 mai 1957 dont 17 martyrs sont tombés au champ d’honneur sous les bombardements de l’armée française ce jour là dans le village Aït Ou M’hand El Hocine en grande kabyle. Monsieur je voudrais simplement vous dire une chose. L’Algérie n’est pas un pays arabe, elle n’a jamais été dans le passé proche ou lointain donc forcément l’ algérien qu’il soit originaire de Nord , de l’Est, de Sud ou de l’Ouest il n’est pas un arabe. Je suis un originaire de la kabylie, je suis cocasien de type européen, une partie de la population en france me colle l’étiquette  » d’arabe  » car je suis de confession musulmane, d’autres ils me collent l’étiquette de descendant des tribus européen qui ont conquis notre pays avant même l’invasion romaine. Un jour j’ai demandé à un célébre historien spécialisé de la guerre d’Algérie de l’histoire de cette étiquette  » d’arabe  » qui nous colle au dos . Il m’a répondu que la France colonial est l’inventeur de cette étiquette, c’était la seule façon de faire de la conquête et l’invasion de notre pays un projet et une cause noble pour civilisé les  » arabes sauvages et incultes  » ..Cette étiquette de l’arabe date de moyen age de l’époque des croisades et utilisé jusqu’à aujourd’hui pour désigné tout ce qui est de confession musulmane..C’est de racisme ! ..Je connais bien la wilaya de Tiaret car j’ai passé mon service militaire au début des années 90 dans la commune de Frenda durant la décennie noire. Je peux vous dire et avec une grande certitude que la population de la wilaya de Tiaret sont des berbères de souches, les pyramides vieux de plus 1600 ans sont les témoins de ce que je vous dis là. L’arabe est un terme péjoratif donner par la France au algériens pour faire de la conquête sauvage et sanglante de notre pays une cause juste ( une sorte de croisade messianique par le roi Louis15 ) .
    Pour moi, vous n’êtes pas un arabe, vous êtes un berbère qui à subi un déracinement forcé en premier lieu et un algérien en exile
    Je vis à l’étranger depuis presque 25 ans et pour moi l’exil est une déchirure qui nous déracine mais je n’oublierai jamais ma terre natale, ni mon peuple car quand on est un algérien, on est forcément un berbère et un berbère l’Algérie est une partie de notre famille , c’est plus qu’un pays. Vive l’Algérie amazighe..vive tous les amoureux de notre beaux pays et surtout rabi yerhem tous les chouhadas.

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      Anonyme
      18 janvier 2019 - 22 h 29 min

      «  »Cette étiquette de l’arabe date de moyen age de l’époque des croisades et utilisé jusqu’à aujourd’hui pour désigné tout ce qui est de confession musulmane » » ».
      Pourtant il y’ a des arabes de confession chrétienne…Les Iraniens les Malaisiens les ChInois les Hindous etc…Sont de confession musulmane sans qu’ils soient arabes…

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      TISSOURA AMAZIGH
      19 janvier 2019 - 1 h 41 min

      @Le Berbère (el khortis). akssa qemouchik chitouh kane ! En ALGERIE, il n’y a ni kabyle, ni arabe ! IL N’Y A QUE DES ALGÉRIENS !!!
      TU NE POURRAS JAMAIS… AU GRAND JAMAIS ! SEMER LA ZIZANIE ET LA FITNA ENTRE ALGERIENS SALE MOCOC TEL-AVIVIEN !!!
      Toi, t’es qu’un sale péquenot makhnazi qui polue notre site ALGERIE… FAIT POUR DES ALGERIENS ! Alors, BARRA FELLANA !!! KETCHINI OU DHAÏ….

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        Anonyme
        19 janvier 2019 - 8 h 36 min

        Lache du régime!

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    Anonyme
    18 janvier 2019 - 20 h 17 min

    C’est vrai que plus on est loin du pays et de ses gouvernants plus on aime le pays et plus on est nationaliste. J’espère pour toi mon frère que t’as pas oublié l’essentiel, Allah et son prophète.Ce bas monde est éphémère et l’essentiel est de l’autre côté, donc n’aie pas de regret pour ta belle vie hors du pays mais aie du regret et revient à Dieu si tu t’en est éloigné .

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      Kamel
      18 janvier 2019 - 21 h 53 min

      En quoi cela regarde d’autres personnes et surtout à son age je ne cois pas que ce Monsieur a besoin de conseil sur l’au delà

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      Anonyme
      19 janvier 2019 - 10 h 34 min

      L essentiel c´est ici sur terre, après, y a rien! On fait du bien pour les vivants et pour profiter de la vie et non pour accumuler les hassanetes, en faisant abstraction de la vie!

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    MELLO
    18 janvier 2019 - 20 h 14 min

    Cher compatriote,
    L’Algérie est telle cette fleur ,par pollinisation sème ses enfants à travers le monde. Où que vous soyez vous aurez toujours  » l’ ADN » de cette Algérie. Sachez, cher compatriote, que les fleurs que vous , votrès enfant et petite enfant, êtes , poussent dans un environnement radieux fait pour vous épanouir. Votre expérience , d’un retour bref, vous a renseigné sur la qualité de notre Algérie , si chère. L’Algérie , de vos parents , de nos parents n’est plus cette Algérie tant rêvée, laissée dans nos mémoires. Défigurée, amputée de ses têtes pensantes et de ses forces vives, l’Algérie à perdu ses repères, elle se meure à petit feu. Racontez à vos petits enfants que jadis …. l’Algérie était le paradis de tous les révolutionnaires du monde. Cher compatriote, l’Algérie paradis à été islamiste et défigurée. Ne regrettez rien, semez l’Algerianite au bout du monde.

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    momouh
    18 janvier 2019 - 19 h 32 min

    Dans la Vie et au quotidien, nous sommes confrontés à des choix et selon la philosophie, qu’on possède on y opte pour tel ou tel chemin ou comportement. Mais dés fois on est confronté à des choix lourd de conséquence et si on y va vite on risque d’avoir des regrets, des remords ou bien à la limite d’accepter l’echec de son choix.

    J’ai été confronté de même durant les trois premières années de mon retour d’Allemagne federale. Avec ma femme et un enfant à charge, J’ai souffert et nous avons tout perdu: mon emploi et le sien, mon logement et je devais me contenter de quelques sous que ma mère (veuve) pouvait m’en donner. J’allais presque devenir un SDF si ce n’etait pas ma mère et la famille de ma femme. Je n’ai pas baissé les bras, j’ai refusé la Magouille et j’ai payés très lourd mais à l’epoque je me disais je ne serais jamais moi-même si j’accepte et j’abdique. j’ai été voir qui de droit pour denoncer les magouilles mais en vain…. C’est long comme histoire à vous raconter mais sachez qu’au bout du chemin c’est la regle de la vie ((Justice « divine » « naturelle »), qui gagne. L’honnêteté sera toujours vainqueur, il suffit d’avoir confiance en soi, en Dieu, en la Vie.

    J’aurais pu regagner l’Allemagne! mais non j’y suis resté et Dieu Merci je suis heureux de mon choix! Avec le temps, j’ai changé d’entreprises ou j’ai rencontré des gens magnifiques, qui m’ont beaucoup appris et j’ai fait une carrière à mes yeux brillante.

    Ceux qui m’ont fait du mal se sont retrouvés pour d’autres motifs comme par hasard!!!! dans la prison suite à la campagnes de purge menée en 1995 contre les cadres dirigeants des entreprises publiques. Comme quoi la Vie ne pardonne pas, tôt ou tard nous récolterons ce que nous avons semés.

    Dans votre cas Monsieur, n’est ce pas que 3 ans après votre retour en Algerie est une durée courte pour juger de votre Avenir.???

    J’ai mis 6 mois à ne rien faire que Penser « Je rentre ou je ne rentre pas chez moi !!! ». J’ai pesé le pour et le contre et pourtant à l’époque (1988) la Vie en Europe etait beaucoup plus facile que maintenant. Pas de racisme, pas chère la Vie, la pollution n’a pas atteint les seuils de gravité etc…. et en contre partie chez nous c’etait encore l’ère du parti unique qui ettouffait les esprits de nous autres. Mais à la fin je me suis dit « Suis-je mieux que les autres 30 millions d’Algeriens qui y vivent cette misère? moi aussi je veux etre comme les miens. Leur malheur c’est mon malheur et le bonheur c’est mon Bonheur et c’est ainsi que j’ai pris ma decision avec bien sur d’autres arguments liés aux critères du Materialisme, de l’egoisme, de l’individualisme et surtout celui de Grand Mensonge des pays Colonialistes, qui n’ont jamais cessé de spoiler les richesses des pays du tiers monde et notamment de l’Afrique. Je voyais et je vivais à l’Epoque le Niveau des Vie des europeens construit sur le nos dos avec le Mensonge des droits de l’homme et de la democratie.

    Pour votre Cas, je vous souhaite tout le Bonheur de votre choix et Que Dieu vous aide à realiser votre REVE de visiter vos montagnes et votre village et à retrouver beaucoup de vos souvenirs. Bonne chance.

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    Mohamed Djamel
    18 janvier 2019 - 19 h 31 min

    Vous aimez votre Pays. Et c’est cela l’important. Votre lettre, même si elle comporte des déceptions et des regrets, me donne les larmes aux yeux. Cette missive est écrite par votre cœur et par votre profond sentiment d’attachement à Nédroma et à l’Algérie, notre merveilleux pays. Restez fier de votre pays, défendez le, même si des lacunes et des tares persistent en raison de l’ignorance, l’amour du gain facile et tous les maux que nous connaissons. Mais soyez certains, tant que des âmes algériennes restent en vie et aiment le pays, je suis convaincu que notre jeunesse vaincra ces « démons » et l’Algérie sea une merveille et un paradis.

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    Ch'ha
    18 janvier 2019 - 19 h 30 min

    Merci pour ce témoignage votre expérience de vie. Que vous souhaitez forcément que la continuité dans le bonheur et de pouvoir malgré la distance revenir au pays aussi souvent que possible.
    Vous avez quitté la France pour un pays le Canada et Montréal où la population a un sens du civisme HYPER développé.
    Anecdote : à Lyon, au boulot à l’hôpital une collègue me dit tu viens d’où j’ai répondu tout naturellement d’Auvergne du Puy de Dôme dans le feu de l’action (direction HDJ hôpital de jour) sans arrière pensée de renier mon algérianité bien encrée😉😁. Au bout de quelques jours je me suis aperçue qu’elle voulait connaître d’où me venaient ces cheveux frisés.. Faut dire qu’avant dans mon poste précédent à Grenoble il n’a jamais été question d’origine de discrimination mes collègues me parlaient de l’Auvergne pour y partir en week-end vacances la gastronomie etc..
    Je ne dis pas que cette collègue de Lyon est raciste pas d’extravagation.
    Les canadiens sont très civiques au risque de me répéter.

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      Ch'ha
      18 janvier 2019 - 20 h 26 min

      PS : bien Ancrée et non encrée..

    Abou Nosta-Langi
    18 janvier 2019 - 18 h 46 min

    Notre compatriote a récupérer le le regard de son enfance pour se rappeler à ses souvenir son pays. Un pays où il n’est pas né et où il n’a pas vécu. Un regard attendrissant , le regard de la nostalgie plein de souvenirs Et pourtant il n’a pas hésité à le quitter , ni la France son pays natal qu’il lui oppose .

    Et voilà que l’appel de la forêt qui nous prend tous à un certain âge le saisi lui aussi.

    P… ! soixante dix ans, que je me suis dit aussi, il n’y a pas longtemps. L’âge où l’enfance vous revient en bribes sous des formes idylliques pour vous aider à supporter la vieillesse : la vieillesse ,Quel naufrage disait Digoule !

    A chaque fois que mon pays me reviens dans les rêves c’est toujours à travers l’enfance , ou ma jeunesse. Je me vois dans des situations que je n’ai pas vécues . Car à vrai dire mon enfance a été terrible.

    Je sais pourquoi , ce n’est que sous cette forme-là que mon pays radine à travers mes rêves. Freud disait que le rêve c’est la réalisation d’un rêve.

    Mon cerveau ne pouvait pas me fabriquer des rêves pour me terroriser. Son rôle c’est de maintenir ce qu’on appelle l’homéostasie de l’hédonisme( la sensation du bonheur) à un bon niveau. Comme il faisait en me gavant d’illusions et de fantasmes.

    C ‘est avec la nostalgie de mes illusions et de mes fantasmes d’autrefois qu’il me fait revisiter mon, « Piyi », comme il a dit lui !

    Car la réalité elle…. Mais à quoi bon remuer le zbel ! Le Zbel , celui de Fellag. Celui qu’en emporte dans une boite , pour se rappeler.

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      abdelkader Taleb
      18 janvier 2019 - 22 h 17 min

      Je suis né en Algérie le 15mai 1948 à djebala commune mixte de Nédroma et je ne suis pas à récupérer par personne…..mes souvenirs d’enfance sont à Leforest Pas- de- CalaIs 62 FRANCE . J’AI QUITTÉ L’ALGÉRIE À L’AGE DE 2 ANS ET N’Y SUIS RETOURNÉ QU’EN1962 À L’INDÉPENDANCE…à 14ans.
      je ne suis ni sénile ni vieux,tout le monde me donne 50ans. Merci au froid du Canada qui m’a conservé. c’est mon père qui m’a emmené en France, je n’ai rien demandé.

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    Kassaman
    18 janvier 2019 - 18 h 28 min

    Merci AP d’avoir publié ce témoignage très touchant.
    Je suis persuadé que le nationalisme Algérien est d’origine génétique 😉 tant il est intense.
    Je souhaite en tout cas à notre compatriote du bout du monde de pouvoir retourner voir son Algérie.

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    Fils de chahid
    18 janvier 2019 - 18 h 22 min

    Je te salut mon frère et embrasse Maeva de ma part.
    Je vis en exile depuis 54 ans dans un pays européen ou la vie est dure comme l’a été pour moi en Algérie mais je me sens plus Algérien que nos responsables qui ont trahit le serments de nos martyrs.

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    GHEDIA Aziz
    18 janvier 2019 - 18 h 04 min

    CHER AMI, votre texte est poignant et ne devrait laisser personne indifférent. En tous les cas, en ce qui me concerne, j’ai eu la larme au coin de l’œil en lisant votre histoire. J’allais dire que c’est pratiquement l’histoire de beaucoup d’algériens. Particulièrement ces derniers temps où l’émigration clandestine incite beaucoup de nos jeunes à prendre des risques insensés en essayant de traverser la mer sur des embarcations de fortunes. Ce n’est pas la guerre qui les chasse de leur pays mais tout simplement la mal-vie et l’espérance d’une i meilleure ailleurs. Je pense donc que plus tard, dans trente ou quarante ans, nous lirons beaucoup de lettres de ce genre. De eux qui sont partis mais que la nostalgie les rattrape…

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    Kamel
    18 janvier 2019 - 17 h 55 min

    Une anecdote qui n’a rien avoir ou peut être si un peu quand même.
    Quand j’étais à la fac dans le nord de la France, il y avait avec moi un compatriote, né en France, étudiant en sciences humaines d’un nationalisme débordant, malheur à celui qui critiquait l’Algérie devant lui. Une fois son diplôme en poche, un véritable diplôme, il est venu me voir pour me demander un service.
    texto : Kamel toi qui viens d’Algérie, tu dois connaître quelques personnalités au bled, je lui réponds que nous autres du pays on en a tous au moins 1 bien placées à Alger. ce qu’il m’a demandé par la suite m’a sidéré: si je pouvais l’aider à devenir consul à Lille directement sans passer par un travail à Alger, en me disant qu’il a l’Algérie dans le corps mais pas au point d’y vivre.
    Remarque : son diplôme lui permettait d’aspirer à plus.

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    Chaâbi
    18 janvier 2019 - 17 h 32 min

    Votre histoire me rappelle kunta kinté de la série américaine « racine » vous n’avez pas choisi votre destin de vivre étranger toute votre vie je comprend votre amour pour vos origines je vous salue et vous souhaite de vivre heureux auprès de votre famille

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    Nesm
    18 janvier 2019 - 17 h 09 min

    Bravo.Mabrouk pour Maeva, de Guelma je vois sur son coeur grave le nom de fellaoucen.Rabi yafedkoum.Marhaba bik.metissons metissons ca ne fera que du bien a l’algerie .

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    anonyme
    18 janvier 2019 - 17 h 02 min

    C’est cela le pire quand on émigre : on ne peut pas oublier d’où l’on vient … même si c’était l’Enfer ! L’émigration produit des demi-hommes et des demi-femmes. Elle est une maladie plus qu’un remède. Maudite France qui a forcé nos enfants à choisir le pain à la famine … Courage cher frère. L’Oranie est une très belle région. Tu devrais y passer de bons moments !

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    Boukhatem
    18 janvier 2019 - 16 h 58 min

    Mon frère, vous me rappelez cette chanson d’Enrico Macias: « Aux talons de ses souliers »

    Les rues les jours de marché
    Piquantes et bariolées
    Parfumées d’orange et de piments
    Un régiment d’oliviers
    Bordé de citronniers
    Avec une maison devant
    Mes premiers joies du coeur
    Devant un champs de fleur
    Sont marquées de rose et d’amitié
    Quand j’évoque ces instants
    Je sens que mon accent
    Revient comme il était avant
    On emporte un peu sa ville
    Aux talons de ses souliers
    Quand pour vivre plus tranquille
    On doit tout abandonner
    Les arcades tamisées
    Où les petits cafés
    Semblent s’allonger sur les trottoirs
    La vieille maison de pierre,
    Le coin de cimetière
    Où dort notre page d’histoire
    Les couleurs de la montagne
    Sous le ciel qui s’enflamme
    Par le feu tout proche du désert
    C’est autant de souvenirs
    Qu’on ne peut pas détruire
    Pourtant ils nous ont fait souffrir
    On emporte un peu sa ville
    Aux talons de ses souliers
    Quand pour vivre plus tranquille
    On doit tout abandonner
    Que l’on vive n’importe où
    L’accent nous suit partout
    Comme une ombre doublée d’un miroir
    On le porte comme un drapeau
    Planté sur chaque mot
    Depuis qu’on a pris le départ …

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    Karamazov
    18 janvier 2019 - 16 h 58 min

    « 3 ans après, je suis retourné à l’étranger parce que l’Algérie que j’aimais tant m’a fait savoir que ce n’était pas ma place. »

    Voila la quintessence de tout ce que vous écrivez,cher compatriote ! La nostalgie est foupiasse de mauvaise conseillère.

    Ce que Dame Praxis fait de tous nos fantasmes. Vous me rappelez Steinbeck, dans  »voyage avec Charley  » où il nous raconte son voyage à travers son  »piyi » avec son chien Charley. Ce voyage l’avait fait passer par l’endroit où il est né et avait vécu. Il y revoit des amis d’enfance qui lui font un accueil cordial sans plus , ni chaud ni froid. Ou peut-être un peu froid . Alors iI eût cette réflexion lapidaire : on ne retourne jamais chez soi , car ce chez soi n’existe plus.

    Que cela, ne vous empêche pas d’y retourner. Je ne cherchais pas à vous frelater la nostalgie. Moi j’ai la nostalgie mélancolique et triste car « mon » pays n’existe plus.

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      Hombre
      18 janvier 2019 - 19 h 04 min

      Detrompes toi Karamazov ton ex pays est toujours là c est toi qui n existe plus.

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    kiki
    18 janvier 2019 - 16 h 55 min

    j’y suis retourné pour y vivre pour toujours en 1968, avec un bac technique en poche. Mais l’expérience a vite tourné court : 3 ans après, je suis retourné à l’étranger parce que l’Algérie que j’aimais tant m’a fait savoir que ce n’était pas ma place. ( cette phrase est lourde de sens )

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    Anonyme
    18 janvier 2019 - 16 h 39 min

    Tu ne sais pas la chance que tu as eu.

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    Anonyme
    18 janvier 2019 - 16 h 22 min

    Ya Elkhou rabbi ysabrik…l Algerie est notre Patrie a Tous…elle est unique et indivisible.Que tu habites a Paris,ou Montreal ou New york,a Melbourne,a Tokia ou a Londres…l A grande Algerie reste presente dans nos coeur..dans nos esprit…dans notre ame….Ya Elkhou l Algerie t ouvrira ses bras pour t accueillir toujours avec le grand sourire de Bienvenu…Que Dieu vous donne la force pour resister encore a cet eloignement….Gardez le contact a travers nos medias Algeriens et notre communaute a Montreal….ils sont d un tres haut niveau.

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