L’UA et un diplomate algérien mettent la Centrafrique sur le chemin de la paix

Centrafrique
Le diplomate algérien Smaïl Chergui. D. R.

Par Sadek Sahraoui – Le pouvoir en Centrafrique et les groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire du pays ont signé ce mercredi à Bangui un accord de paix obtenu après d’âpres négociations. «Le premier effet de cet accord est la cessation de toute violence contre les civils», a affirmé le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. L’accord avait été paraphé mardi à Khartoum où, à l’initiative de l’Union africaine (UA), les belligérants avaient négocié pendant une dizaine de jours.

Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, l’algérien Smaïl Chergui, n’a ménagé aucun effort pour convaincre les différents belligérants de la crise centrafricaine d’opter pour la voie de la paix. Aussi, cet accord peut-il être considéré comme une nouvelle victoire de la diplomatie algérienne sur le continent africain après celle enregistrée par Ramtane Lamamra à Madagascar. «Ce jour est pour nous un moment historique qui consacre l’aboutissement de presque trois années d’efforts», a affirmé Touadéra, soulignant avoir «tendu la main à nos frères et nos sœurs des groupes armés».

Le président de la commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a estimé de son côté que «le véritable défi sera le suivi de cet accord». «Il ne faut pas qu’il soit un énième accord sans suite comme disent les cyniques» et «nous serons très regardants sur l’application effective de cet accord», a-t-il ajouté.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés, qui dominent 80% du territoire, s’y affrontent pour le contrôle de ces richesses. Très souvent, ils roulent pour des puissances extra-africaines.

S. S.

Comment (4)

    Bibi
    10 février 2019 - 8 h 53 min

    Belle victoire mais derrière la Banque africaine doit débloquer des fonds pour assurer un développement économique à la Centrafrique. C’est indispensable sinon cela va recommencer.

    Nasser
    9 février 2019 - 20 h 03 min

    Telle une colombe une fois de plus la diplomatie algérienne à fait preuve d’ une incommensurable abnégation pour celles la paix et c’ est aussi une VICTOIRE pour l’Union Africaine 😉

    Zyriab
    7 février 2019 - 8 h 39 min

    Chaque victoire de réconciliation vers la paix et la stabilité relève d’une gageure en Afrique et surtout vers l’indépendance réelle de l’Afrique L’impératif aujourd’hui est d’échapper au néocolonialisme et à la France Afrique La jeunesse Africaine est totalement soumise au diktat des médias occidentaux La prise de conscience est le premier objectif Sortir de la dépendance de cet occident qui a toujours voulu mettre à genoux les peuples Africains

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    Felfel Har
    6 février 2019 - 20 h 34 min

    Je vous parie que la France officielle va s’employer à rendre ce traité caduc, quitte à provoquer le même génocide qu’au Ruanda où elle a longtemps couvert (elle a même fournit des armes aux criminels) les responsables des crimes. Une note de la DGSE, récemment déclassifiée, confirme la connivence du couple Mittérand-Védrine dans cette atrocité, complicité que les gouvernements successifs de la France jusqu’à Macron ont couvert. En guise de récompense, Macron a reçu l’un des participant à ce génocide (800.000 morts en 8 mois), le président ruandais Kagamé et a fait pression sur les pays de son pré-carré en Afrique pour soutenir la candidature de sa ministre des AE au poste de SG de la Francophonie, …., une vraie franco-folie!

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