Intelligence

El-Djeïch
"Djeich, chaâb, khawa khawa". New Press

Par Sadek Sahraoui La mobilisation contre le cinquième mandat ne semble pas s’essouffler. Les nombreux échos parvenant des différentes régions du pays laissent penser au contraire que la contestation va s’amplifier durant les prochains jours. La colère de la rue n’est pas qu’un simple orage d’été.

Preuve en est, les appels à de nouvelles marches se multiplient. C’est visiblement une lame de fond qui touche toutes les couches de la société et toutes les corporations.

Après la protestation hier des avocats, les étudiants ont observé ce matin des piquets de grève au niveau de leurs campus respectifs pour s’opposer au maintien de l’actuel chef de l’Etat au pouvoir. La colère est même partagée par des partisans du président de la République.

A l’Est du pays par exemple, des militants du Front de libération nationale (FLN) annoncent les uns après les autres publiquement leur démission du parti pour protester contre ce projet du cinquième mandat. Face à l’importante mobilisation, le discours des autorités a considérablement changé. Elles se sont défaits de leur arrogance d’il y a quelques jours.

Le ton est aujourd’hui plus conciliant vis-à-vis des manifestants auxquels ils reconnaissent le droit de manifester pacifiquement et d’exprimer leur courroux. Elles paraissent surprises par l’ampleur de la contestation. Ce changement d’attitude – que la rue interprète comme un recul ou une crainte des autorités – pourrait justement constituer un appel d’air qui finira probablement par convaincre les indécis à se joindre à la contestation. Et c’est qui a l’air de se produire. Il faut donc prévoir que les marches contre le cinquième mandat seront encore plus massives à l’avenir surtout que des partis politiques, jusque-là en retrait des événements, ont appelé leurs militants à rejoindre les protestataires.

Face à une telle évolution de la situation, les autorités doivent faire preuve d’intelligence. Et l’intelligence recommande non pas de jouer la carte du pourrissement ou de se laisser tenter par l’option de la répression, mais plutôt de continuer à encadrer les marches, de protéger les manifestants et de faire en sorte que la mobilisation reste saine, pacifique et authentique. Ce n’est qu’à ce prix que la paix civile sera sauvegardée et que les apprentis sorciers de l’intérieur et de l’extérieur seront neutralisés. L’intérêt général doit absolument primer sur tout le reste.

S. S.

Comment (15)

    [email protected]
    27 février 2019 - 13 h 18 min

    « les autorités doivent faire preuve d’intelligence » Dites-vous 🤔🤔🤔
    Nous l’aurons su depuis au moins 20 ans…

    Les manifestations ne servent a rien
    26 février 2019 - 22 h 51 min

    Ce pouvoir d’escrocs ne partira pas par des moyens pacifiques car tant qu’il n’y aura que des manifestants sages les responsables s’en foutent !
    C’est pour ça qu’ils appellent au calme et aux manifestations pacifiques tant que physiquement ils sont a l’abri.

    maori
    26 février 2019 - 21 h 51 min

    de la part de sellal, de ouyahya, des goudroneurs, qui seront enroules dans la poix, de cet arriviste de bouchareb apprenti dictateur et lui-même putschiste et de la part de tous les autres chiyatines gavés au cachire, eh bien ils sont aveugles sourds et muets et ils ne veulent pas savoir les leçons de l’histoire ancienne et actuelle. Leur aveuglement les empêche de regarder la réalité et les fait persister dans leur hérésie et leur folie du pouvoir. Mais l’histoire est comme on dit un éternel recommencement. A bon entendeur salut……

    Anonyme
    26 février 2019 - 20 h 46 min

    Allez la Jeunesse reprenez la cette Algeria vous appartient , beaucoup plus qu’a ces Reliques qui se prennent pour les pères de la patrie et qui l’ont ruine.

    MELLO
    26 février 2019 - 15 h 28 min

    L’intelligence c’est de ne pas s’en prendre à un président d’un club de football, l’intelligence c’est d’être au dessus de tout ce climat néfaste qui peut générer des dérapages incontrôlés au sein de la société. Des voyous , venus de nulle part, ont agressé à l’arme blanche le président de la JSKABYLIE. Un acte condamnable par tous ceux qui veulent LA PAIX . Je suis sidéré par une telle agression à l’arme blanche devant le siège de la JSK à Tizi Ouzou. Voilà pourquoi toutes ces marchés doivent être encadrées par des intellectuelles et ne pas profiter pour créer l’anarchie.

      Réponse
      26 février 2019 - 22 h 46 min

      Les agresseurs c’est un ex responsable de la JSK et des membres de sa famille parce qu’il a été volé dans ses droits, arrêtes ton spitch !

        MELLO
        27 février 2019 - 16 h 07 min

        L’intelligence, c’est de se rappeler des crimes organisés dans cette région qui peut s’enflammer à tout moment , et si la Kabylie s’enflamme c’est toute l’Algérie qui brûle. En terme très clair, c’est de la provocation organisée , car tout le monde connaît la popularité de MELLAL en Kabyle, comme Ce fut le cas de Matoub. Les personnes qui sont derrières ne savent pas que la société Kabyle est passée à une autre étape de sagesse, ne pas répondre aux provocations , tel est le leitmotiv, l’intelligence est là.

          Apache
          2 mars 2019 - 9 h 54 min

          Arrête ton charabia régionaliste. Tout le monde compatit avec Monsieur Mellal et tout le monde condamne l’agression dont il été l’objet mais cela n’a rien à voir avec l’objet de l’article qui est d’une portée beaucoup plus importante. De grâce, n’en faites pas une affaire politique. Laissez la justice suivre son cours.

        Apache
        2 mars 2019 - 9 h 46 min

        Vous êtes hors sujet. Il n’est question ni de Mellal, ni de la JSK mais de quelque chose beaucoup plus importante pour le pays.

    Mohamed Djamel
    26 février 2019 - 14 h 19 min

    Au lieu de recourir aux poésies tunisiennes, la raison et la sagesse des algériens invitent tout le monde à saluer tout ce que le Président Boutéflika a fait pour son pays, à le respecter et à le mettre à l’abri de toute exploitation honteuse de la mafia. Le Président le sait et il annoncera certainement le retrait de sa candidature. L’Algérie dispose de tant de capacités et de compétences que s’accrocher à une personne qui a besoin de se reposer, serait une honte. C’est très simple. Philosopher sur ce thème n’est que perte de temps et agitation inutile. La jeunesse mérite d’être respectée et représentée.

      DZA
      26 février 2019 - 15 h 58 min

      Pensez vous sérieusement que si Bouteflika, , dont vous vantez les bienfaits, avez fait honnêtement son devoir et gouverné sans corruption, nous en serions là, a en parler et le peuple dans les rues à manifester. Le peuple a la nausée du système, de ses membres, des rentiers et des larbins.
      Trop tard, ‘’ on ne masque pas le soleil avec un tamis ‘’ dit un proverbe bien de chez nous, puisque la poesie d’ Abou El Kacem El Chabbi ne vous est pas accessible.
      Le peuple est en marche, ouvrez les yeux.

      Anonyme
      26 février 2019 - 16 h 52 min

      cet acte criminel est condamnable, certe. Selon d’autres sources d’informations, il n’a rien a voir avec la politique, mais avec le contrat annulé d’un joueur .

      Anonyme
      26 février 2019 - 17 h 28 min

      Pas de chance. Sellal vient d’annoncer que Bouteflika déposera son dossier le 3 mars. Ces gens ne partiront pas sous la pression de quelques marches pacifiques. Ce sont les gens honnêtes et dignes qui le font. Les autres, ceux qui ont beaucoup de choses à se reprocher, s’accrochent, s’accrochent jusqu’à ce que le tsunami les emporte.

    Abou Stroff
    26 février 2019 - 14 h 07 min

    nos augustes doivent, en effet, faire preuve d’intelligence en comprenant, une bonne fois pour toutes, que les algériens, dans leur grande majorité, n’éprouvent que du mépris à leur égard.
    par conséquent, nos augustes dirigeants doivent, dès à présent, négocier leur « retraites des affaires » avec l’unique force organisée que compte notre pays, c’est à dire l’armée
    dans ce sens, la haute hiérarchie militaire doit, au lieu de prendre position pour un has been (l’actuel fakhamatouhou), relever le défi qui lui impose l’histoire et se hisser au rang de garant d’une transition pacifique qui se terminerait par la victoire du monde nouveau (le monde basé sur la travail qui humanise l’homme et son environnement dans un double mouvement dialectique) sur le monde ancien (le monde où la distribution de la rente et la prédation représentent les seuls « activités rentables).
    moralité de l’histoire: le système basé sur la distribution de la rente est le monde qui nous réduit à des moins que rien. le « dégagement » de bouteflika et de sa fratrie ne sera qu’un premier pas dans le processus de dépassement de ce système archaïque. il nous faut penser à mobiliser toutes les forces sociales qui aspirent au changement et faire en sorte que les forces archaïques du monde ancien (l’actuel marabunta qui nous gouverne et la vermine islamiste) ne récupèrent pas le mouvement de protestation pour ralentir l’entrée inéluctable de la formation sociale algérienne dans l’histoire dont elle ne fait quasiment plus partie depuis des décennies.

    DZA
    26 février 2019 - 13 h 10 min

    Il y a deux façons de céder le pouvoir au peuple, ou en négociant dans la sérénité une fin de règne, ou bien d’ignorer les sollicitations du peuple et en accepter les conséquences.
    La volonté du peuple est une force sans égale. L’histoire des peuples et des civilisations est pleine de potentats victimes de leur entêtement à vouloir s’opposer aux désirs des populations.
    Le peuple a décidé de prendre ses responsabilités. Le règne corrompu du système mafieux en place, est déconnecté des réalités de la société. Le peuple n’ a pas d’autres choix que de s’attaquer sérieusement aux origines du mal qui ronge le pays depuis 20 ans.
    Les Algériennes et les Algériens, n’ont pas de pays de rechange.
    El hargua, c’est finie. ’’ H’na i moute Kaci.’’

    Difficile de ne pas évoquer ces vers d’ Abou El Kacem El Chabbi.
    إذا الشعبُ يوماً أراد الحياة
    فلا بدَّ أن يسجيبَ القدرْ
    ولا بد لليل أن ينجلي
    ولا بد للقيد أن ينكسر
    وفي ليلة ٍ من ليالي الخريفِ
    ويدفنها السيّلُ، أنَّى عَبَرْ»
    ومن لم يعانقه شوقُ الحياة
    تبخَّرَ في جوِّها، واندثر
    ْفويلٌ لمن لم تَشقُهُ الحياة ُ
    منْ لعنة ِ العَدَمِ المنتصرْ!»
    كذلك قالتْ ليَ الكائناتُ
    وحدَّثَنِي رُوحُهَا المُستَتِرْ
    وَدَمْدَمَتِ الرِّيحُ بين الفِجاجِ
    وفوقَ الجبالِ وَتَحْتَ الشَّجرْ:
    «إذا ما طَمحْتُ إلى غَاية ٍ
    ركبت المنى ، ونسيتُ الحذر
    «وجاء الرَّبيعُ، بأنغامِهِ،
    ولاكبة اللَّهَب المستعرْ
    «وَمَنْ لا يحبُّ صُعُودَ الجبالِ
    يَعِشْ أبَدَ الدَّهْرِ بينَ الحُفَرْ»
    فَعَجَّتْ بقلبي دماءُ الشَّبابِ
    وضجَّت بصدري رياحٌ أُخَرْ..
    «ويفنى الجميعُ كحلْمٍ بديعٍ، تألّقَ في مهجة ٍ واندَثَرْ»
    «ويفنى الجميعُ كحلْمٍ بديعٍ، تألّقَ في مهجة ٍ واندَثَرْ»
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    أبو القاسم الشابي

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