Quelles perspectives pour la transition démocratique en Algérie ?

Algérie répudiation
Marée humaine à Alger-Centre le 8 mars dernier. PPAgency

Par Youcef Benzatat – La répudiation du système de pouvoir autoritaire et liberticide algérien par le peuple étant irréversible, au vu de l’ampleur des manifestations et leur permanence depuis le 22 février et la détermination avec laquelle est envisagée la suite à donner à ces manifestations, dont la revendication principale est une véritable transition démocratique et l’instauration d’un Etat de droit, quelles seraient, dans ce cas, les perspectives pour cette transition démocratique, alors que le pouvoir s’obstine à poursuivre le processus électoral en vue d’élire le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, pour un cinquième mandat consécutif ?

A ce jour, la transition que revendique le peuple ne vise que la nature du régime politique ou le système de pouvoir pour être précis. Elle ne s’intéresse pas encore aux valeurs sur lesquelles ce système de pouvoir attribue son identité à la société, à savoir le triptyque, arabité, islamité et amazighité, considérées par lui comme des constantes nationales inaliénables. D’ailleurs, c’est le refoulement de la structure anthropologique de la société, particulièrement les divisions ethniques et religieuses par la population, engendrées par ce triptyque, qui lui a permis de s’unir autour du mot d’ordre de la répudiation du système de pouvoir.

En effet, on ne peut qualifier le système de pouvoir algérien de régime politique. Parce que la nature du pouvoir algérien ne peut être qualifiée par une nature de régime identifié. Celui-ci revêt un caractère officiel inscrit dans les textes fondamentaux, que l’on peut qualifier, certes, de régime politique, mais sa mise en œuvre se présente tout autrement. Officiellement, le régime politique est démocratique et l’Etat civil. Or, dans la pratique, le régime est autoritaire et l’Etat est contrôlé par un consensus collégial occulte composé de civils et de militaires. Un système de pouvoir a deux visages, une façade démocratique et un pouvoir réel, autoritaire et liberticide, qui agit dans l’ombre. Les revendications portent donc essentiellement sur la répudiation de ce système de pouvoir en vigueur et l’instauration d’un véritable régime démocratique et un Etat de droit. Dans ce cas, le refus du cinquième mandat au président sortant, Abdelaziz Bouteflika, n’est pas une fin en soi, c’est tout le système de pouvoir dans son intégralité qui est visé et, par extension, tout autre candidat que le pouvoir voudrait élire comme de coutume en tant que fait accompli.

En ce début de la révolte populaire, la gestation du processus de transition voulu par le peuple est dans l’impasse. Alors que celui-ci exige la fin de ce système de pouvoir, les décideurs de l’ombre de ce système ne l’entendent pas de cette oreille et persistent dans leur obstination à vouloir élire Bouteflika pour un cinquième mandat. Même s’ils promettent pendant cette mandature une transition démocratique dans les mêmes termes des revendications des manifestants, en calquant la démarche sur leurs slogans. A savoir, une transition vers un régime démocratique, un Etat civil, le tout dans une deuxième République qui sera fondée par la réécriture de la Constitution et son adoption par référendum populaire. En précisant que la tâche qui revient à ce cinquième mandat, qui ne doit pas aller à son terme et doit prendre fin une fois sa mission achevée, consiste en l’organisation d’une conférence nationale inclusive pour faire aboutir la transition voulue par le peuple.

Cette réponse du pouvoir ne peut satisfaire la crédulité du peuple qui n’accorde plus de confiance à ce système pour avoir été déçu autant de fois en autant de promesses de changement non tenues et qui se sont avérées au final que des manigances pour obtenir un sursis et reconduire indéfiniment ce système de pouvoir. Il aurait fallu que le pouvoir entame cette conférence nationale inclusive, qu’il promet d’organiser au cours de l’exercice du cinquième mandat, dans l’immédiat et sans attendre pour être crédible.

Cette obstination à vouloir faire réélire Bouteflika pour un cinquième mandat, après avoir déposé sa candidature officiellement, est perçue par le peuple comme un affront, celui de vouloir reconduire ce système de pouvoir avec sa fraude électorale habituelle. Car il serait inimaginable de voir Bouteflika sortir vainqueur d’une élection où le peuple a déjà voté contre lui massivement pendant les manifestations en cours. La rue prend cela comme un passage en force et rend son irritation plus insupportable. La résistance populaire ne fera que s’endurcir au fur et à mesure de l’obstination du pouvoir à manifester son autisme. Le bras de fer ne fait que commencer et le face à face, manifestants-forces de l’ordre a de beaux jours devant lui et ne présage pas une garantie au profit de la paix civile. A ce stade de la confrontation entre pouvoir et manifestants, l’impasse est déjà installée.

Alors que les fonctionnaires de l’Etat et la classe politique dite d’opposition désertent petit à petit les institutions et leurs fonctions pour rejoindre le peuple, la configuration du conflit tend à se cristalliser dans une confrontation entre le peuple et le pouvoir dans ses derniers retranchements. Ce dernier se compose essentiellement des forces de sécurité et des partis politiques de l’alliance présidentielle. Ces derniers, en tant que clients du système de pouvoir, n’ont aucune assise populaire et commencent à donner des signes d’implosion sous la pression de la rue et risquent à court terme de subir des démissions en cascade.

L’hypothèse du passage en force du candidat du système de pouvoir, qu’il soit le Président sortant où un quelconque successeur désigné ne tiendra pas la route. Car le peuple a déjà voté et en cas du maintien du processus électoral, il sera tout simplement annulé pour la raison d’un seuil insignifiant de participation au suffrage et où la fraude électorale n’aura aucune chance de convaincre. Bien que ce dernier ne puisse même pas se dérouler dans la sérénité du fait du blocage potentiel de l’accès aux urnes par les manifestants, qui seront certainement très nombreux autour des lieux désignés pour abriter le vote. C’est pour cela que le dernier candidat en lice contre Bouteflika ou son successeur, le général à la retraite Ali Ghediri, n’aura aucun impact sur le déroulement de ce scénario. Déjà, des défections importantes sont observées parmi ses soutiens pour rejoindre le parti du peuple qui manifeste. Par ailleurs, par son passé militaire, il reste néanmoins perçu comme faisant partie intégrante du système de pouvoir, ce qui ne plaide pas pour une adhésion massive des électeurs en sa faveur.

Deux hypothèses semblent parmi les plus plausibles à observer. La première, qui verrait la transition démocratique réussir, où l’armée et les forces de sécurité prendront conscience de l’intérêt suprême de la nation et se rangeront aux côtés des revendications du peuple en annulant le processus électoral et en accompagnant avec patriotisme et sens des responsabilités le processus de transition démocratique, en laissant l’initiative à la volonté populaire de dessiner son destin.

La seconde hypothèse, qui verrait le processus de transition démocratique se solder par un échec serait la plus tragique et la plus préjudiciable à l’unité territoriale, à la souveraineté nationale et à la préservation de la paix civile. Il s’agit de celle qui verrait le peuple se faire atomiser par des forces d’influence internes et externes, en faisant voler en éclats son unité récente encore balbutiante et fragile. Celle où entreront en scène les démons de la division ethnique et religieuse, entre islamistes et berbéristes, entre laïcs et les adeptes du tout religieux. Ce sera la voie certaine du chaos qui ne bénéficiera qu’aux ennemis de l’Algérie, aussi bien intérieurs qu’extérieurs. Bien que cette seconde hypothèse, malgré la fragilité de l’unité du peuple encore balbutiante, semble avoir beaucoup moins de chances de se concrétiser. L’expérience acquise par le peuple depuis le Printemps algérien en 1988 et la tragédie qu’il a engendrée durant une décennie ont forgé sa maturité politique. Sa résilience devant les troubles géopolitiques de la décennie en cours, sous l’appellation de «printemps arabe », ont aiguisé sa conscience patriotique. Mais rien n’est acquis à l’avance, tout dépendra de sa capacité à préserver son unité.

Alors que ce problème d’unité du peuple sera le talon d’Achille de la transition démocratique tout le long du processus, longtemps après la répudiation du système de pouvoir en vigueur, de sa maîtrise dépendra l’édification d’une société moderniste, prospère et arrimée à la contemporanéité du monde.

Y. B.

Ndlr : Les opinions exprimées dans cette tribune ouverte aux lecteurs visent à susciter un débat. Elles n’engagent que l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à la ligne éditoriale d’Algeriepatriotique.

Comment (17)

    MELLO
    11 mars 2019 - 21 h 23 min

    Faire un commentaire sur un article aussi « vissé  » de la part de notre Youcef, c’est chercher des poux sur la tête d’un chauve. Le pouvoir Algérien est une réalité subversive de manipulations mensongères qu’elles soient politiques ou criminelles. Ce n’est pas le souci du bien et de la sécurité du peuple qui anime les gouvernants , c’est celui de la conservation de leur puissance et de leurs intérêts. Aujourd’hui , face à la rue , ces gouvernants ont le génie malfaisant d’ouvrir de profondes fosses pour y enterrer les rêves de cette jeunesse. Car condamner et oublier le passé comme s’il n’avait jamais existé ,mais malheureusement ce passé est si présent avec les mêmes acteurs qui prolongeront le quatrième mandat , en faignant d’éviter le cinquième.

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    Pig pong
    11 mars 2019 - 21 h 01 min

    En tant qu’Algérien Je salue la décision de Monsieur le Président de la république Abdelaziz Bouteflika, mais pourquoi mettre le ministre de l’intérieur en 1er ministre. Je pense que M.Bouteflika a fait un geste envers son pays et son peuple,il lui reste une chose à faire, ça sera le seul président en Afrique qui aura amener la vraie démocratie dans son pays.M. Bouteflika encore un effort et vous rentrez dans l’histoire par la grande porte.

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    Anonyme
    11 mars 2019 - 20 h 36 min

    Merci Peuple d’Algérie tu viens de me rendre ma FIERTE d’être ALGERIEN.

    Anonyme
    11 mars 2019 - 19 h 46 min

    Une transition démocratique ne peut se faire qu’avec des anciens du système pour guider les jeunes et leur apprendre les ficelles du métiers; Car c’est bien beau de mettre des jeunes mais sans expérience ont va se faire bouffer sur la scène international.Qui nous donneras des garanties sur l’héritage de 1954 et la constance de notre politique étrangères ? Car si votre démocratie c’est de courber l’échine t accorder des droits au plus farfelue ou a des associations de migrant voir de LGBT au nom d la démocratie l’Algérie deviendra la Thaïlande. Quid de l’ouverture des frontières avec le Maroc ,La question sahraouie et notre souveraineté ?

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    Précision
    11 mars 2019 - 19 h 17 min

    Cette transition n’est qu’une continuité déguisée du pouvoir des voleurs et au bout on les retrouvera dans les différents ministères comme avant, naturalisés et escrocs.

    L’idéal se serait de les arrêter immédiatement pour être juger sur leur leur méfaits.

    Bouteflika, Lou, Belaiz doivent être juger pour avoir piétiné la constitution et protégés des délinquants financiers.

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    Abou Stroff
    11 mars 2019 - 15 h 55 min

    « Quelles perspectives pour la transition démocratique en Algérie? » s’interroge Y. B..
    si nous admettons que la démocratie à laquelle fait allusion l’auteur est la démocratie bourgeoise et que cette dernière fait partie de la superstructure d’une formation sociale où la classe capitaliste (la bourgeoisie) est la classe dominante, alors, il nous faut admettre que la tâche historique qui attend tous ceux qui aspirent au changement est d’agir en vue du dépassement du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui, pour le moment, nous avilit et nous réduit à des moins que rien.
    en effet, grâce à un saupoudrage particulier de la rente, les couches rentières dominent, d’une part, la formation sociale algérienne et empêchent (grâce au saupoudrage de la rente qui produit des tubes digestifs ambulants et empêche l’émergence de citoyens) la reproduction élargie du mode de production capitaliste qui ne peut s’effectuer qu’à travers l’exploitation de la force de travail.
    en d’autres termes, la transition démocratique ne peut se réaliser qu’à partir du moment où nous aurons compris qu’il n’y a pas de démocratie dans l’absolu et que la démocratie requiert une révolution bourgeoise qui fait émerger le citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs.
    il s’agit donc de dépasser le système rentier (d’une manière volontariste?) par la neutralisation des couches rentières (en imposant une gestion autre de la rente?) et ce procès ne peut être que le produit des luttes (inorganisées) en cours.
    PS: ceux qui ont le culot de proposer (assis devant leurs ordinateurs) les mesures à adopter pour dépasser l’état de déliquescence avancée dans lequel nous pataugeons n’ont, apparemment pas compris que seules les luttes concrètes produisent des solutions concrètes.

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    Le Fugitif
    11 mars 2019 - 15 h 55 min

    Dommage Mr Bouteflika il avait l’occasion de greffé son nom à jamais dans l’histoire d’une puissante Algérie,mais comme ses gènes Marocaine préféré l’argent sale que l’histoire,conclusion il à tout perdu plus le châtiment du Dieu

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      La Viriti
      11 mars 2019 - 21 h 50 min

      Très juste

    Abou Langi
    11 mars 2019 - 13 h 03 min

    Mwa quand je vois l’avalanche de contribution aussi lumineuses les unes que les autres, j’ai peur de tomber de très haut. 3inechitane disait à propos de ceux qui défilent : ils n’ont pas besoin d’un cerveau, pour accomplir leur tâche une moelle épinière suffit. C’est kif kif pour les tubes digestifs !

    Iben mwa tout ça me fait penser à un futur père qui tourne autour d’une maternité en attendant que sa femme qui a fait une grossesse nerveuse accouche de leur bébé. Le Pôvre se fait mal au sphincter en angoissant pendant l’attente. Pourvu que ce soit un garçon, non qu’il soit sain, déjà qu’il soit le mien, que…..
    Pendant ce temps là les paris sont ouverts. 1000 zlotis pour un garçon à 2 contre un. 500 que ce sera une fille. 50 dollars si c’est un bellaridj à 50 contre un, et 100 contre un s’il a trois pattes. Je prend les paris à 1000 contre un si le belaridj a trois pattes et parle arabe. Et moi je mets 200 euros si le bellaridj parle arabe,a trois pattes et naît avec un parapluie. Et L’autre qui dit :moi je mets 1000 dollars si c’est un bellaridj à trois pattes qui parle arabe qui nait avec un parapluie et qui fait du vélo.
    En attendant, silence radio !

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      Hamoud
      12 mars 2019 - 2 h 41 min

      Est-ce qu’on est supposé rire en lisant cette prose ? Allo, l’école communale ?

      Zaatar
      12 mars 2019 - 7 h 36 min

      Cher Abou langi je te salue,

      Et si c’était le cas d’une PMA? une gémellaire? une bichoriale biamniotique? un double bellaredj par exemple à trois pattes chacun dont un parle l’arabe et l’autre le berbère mais les deux ont un parapluie? tu mettrais toujours tes mille dollars?

    firmus
    11 mars 2019 - 11 h 49 min

    A Mr Y. B. Vous utilisez le terme islamiste, berbériste mais non pas arabiste ???? Les panarabistes, les arabo-baathistes ne sont ils pas  » arabiste » ???? De surcroît cette idéologie  » arabiste » est étrangère à notre Nation Amazigh. Pourquoi ne pas parler d’ Amazighiste au lieu de berbériste alors que c’ est du pareil au même ?? Etre berbériste, Amazighiste est un droit et un devoir en terre Amazigh. Il faut arrêter avec ces préjugés et les péjorations envers ce terme  » berbériste », depuis la création de l’ Académie Amazigh Algero- Algérienne, il n’ y a plus de crainte à avoir. De plus, les vrais patriotes qui ont décidé de l’ officialisation de Tamazight pour concrétiser et endurcir l’ unité National et afin de tuer dans l’ œuf tout séparatisme ne sont ils pas eux aussi berbéristes, Amazighiste ou du moins n’ ont ils pas une part en eux de berbériste conscient de leur vrai racine ayant fait l’ effort de combattre l’ hybridation arabisante dont ils ont été eux même sous le joug ? Je reconnais en eux, le courage des décideurs d’ avoir combattus contre leur formatage arabique nacériste dénaturant qu’ ils ont eux mêmes subit. Les Algérianistes berbéristes sont tout simplement ceux qui ont lutté et qui lutte pour la vrai identité Algérienne. Leur revendication pour la reconnaissance originelle et racinaire de l’ Algérie ne s’ est pas faite dans le plus respectueux des pacifismes contrairement aux islamistes ?? Biensûr que si. Le mak ne doit plus être considéré comme berbériste car il est indépendantiste alors que les berbéristes sont par définition et par nature ce qu’ il y a de plus Nationaliste « Algérien ». Arrêtez d’ allier islamisme et berbérisme, alliez plutôt islamisme et arabisme ! Car l’ islamisme et le berbérisme n’ ont absolument rien en commun tant bien même nous sommes des berbero- musulman et non pas des arabo- musulmans. Ce n’ est pas le même combat, le combat des berbéristes est d’ ordre identitaire National alors que le combat des islamistes est d’ ordre politiquo- religieux oummatistes courbant l’ échine et offrant un monopole à l’ arabie, le même cheminement que celui des panarabiste baathiste dit  » arabiste » l’ absolut contraire des berbéristes. Vous voyez donc que ce sont les « arabistes qui sont le plus enclin à être sur la même longueur d’ onde que les islamistes. Je suis watani Algérien berbériste ( Amazighiste) berbero- musulman fier, absolument aucun complexe avec ça car en concordance total avec l’ Algérie, terre entièrement et totalement berbère. Je suis berbériste et musulman, autrement dit je suis un berbéro- musulman et ce côté rationnel « identitaire » Amazigh ou berbériste est un puissant bouclier qui m’ empêche et m’ interdit par nature de me revendiquer, de m’ associer avec l’ extrémisme islamiste et arabiste qui a une idéologie, une identité et une idéologie identitaire ( salafiste, wahhabite, daeshienne) totalement à l’ opposé et étrangère de la mienne tant bien sur le plan identitaire que sur le plan idéologique.

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      Anonyme
      11 mars 2019 - 20 h 30 min

      J espere que la prochaine constitution mettra fin a ce conflit amazighite arabité qui veut s eternisé sur cette terre ,par la creation d etats federaux chaque etat aura le droit d utiliser (Acote de l arabe langue nationale) la langue qui lui convient ,ce n est qu a ce moment ou on n entendra plus parler de l amazighité et il y aura retour aux sources kbailia pour zouaoua,mzabia pour bni mzab, chenouia pour chnaoua chelhia pour chlouh rifia pour riafa etc….
      SIGNEZORO….Z…

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    Karamazov
    11 mars 2019 - 11 h 37 min

    J’ai failli me perdre dans ses conjectures soporifiques barbantes si mon démon de gauche ne m’avait pas violemment sorti de mon ronronnement , en me cinglant avec ce passage :

    « La première, qui verrait la transition démocratique réussir, où l’armée et les forces de sécurité prendront conscience de l’intérêt suprême de la nation et se rangeront aux côtés des revendications du peuple en annulant le processus électoral et en accompagnant avec patriotisme et sens des responsabilités le processus de transition démocratique, en laissant l’initiative à la volonté populaire de dessiner son destin ».

    Je ne sais pas ya3ni , Si Y.B qui n’ a jamais eu le moindre égard pour les incompatibilités, cherche à nous écoeurer , ou s’il veut juste profiter du grand déballage à propos pour nous fourguer des inachetables , à l’occasion.

    Sinon je lui rappellerais que l’histoire nous a déjà fait vivre cette configuration pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps.

    Rappelez-vous quand ce même peuple avait livré L’Algérie aux zombies. Qu’a fait L’armée , hein ? Elle a laissé la volonté du peuple s’accomplir , ou elle l’a empêché de détruire son pays ?

    Maintenant vous voulez nous faire croire que le peuple s’est acheté une conscience , et a décider de se mettre au travail pour construire un pays moderne. Il est encore plus bigot qu’il y a trente ans ! Nagh vous allez nous dire qu’il a muté le 21 février? Voyez comment on a lapidé ici-même le professeur avec son week-end universel !

    J’hallucine ! Donnez-lui donc le pouvwar au « peuple » et vous allez voir ce qu’il va en faire. Mon Dieu , s’il ne nous fait qu’un veau, on sera sauvé !

    Autant envoyer son barikou acheter des salades !

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    Zaatar
    11 mars 2019 - 10 h 34 min

    Autrement dit en politique tout est de façade. On fabrique un slogan, on le met en avant et à l’interne on pratique le contraire. Ce qui nous ramène à dire que faire de la politique c’est agir en hypocrite. Et donc par voie de conséquence tous ceux qui font de la politique sont tous des hypocrites. Autrement dit ne jamais croire personne qui s’érige en homme politique. C’est aussi simple que cela. En plus, on a la preuve chez nous depuis près de 60 ans maintenant.

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    Anonyme
    11 mars 2019 - 9 h 25 min

    La revendication principale est une véritable transition démocratique et l’instauration d’un Etat de droit, quelles seraient, dans ce cas, les perspectives pour cette transition démocratique, alors que le pouvoir s’obstine à poursuivre le processus électoral en vue d’élire le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, pour un cinquième mandat consécutif ?…la reponse est claire: il y a la possibilite de reculer la date des elections d au moins 6 mois,de nommer un premier ministre qui formera un gouvernement de transition de technocrates, de designer une date dans les 3 mois pour des elections legislatives anticipees,le nouveau parlement choisira une commission d experts en droit constitutionnel pour rediger la nouvelle constitution de la 2 eme republique et de faire elire par le parlement les membres des institutions constitutionnelles tels la cour constitutionnelle,la haute instance independante des elections,l instance superieure independante de la lutte contre la corruption…etc.Puis fixer une date definitive des elections presidentielles ou Bouteflika ne serait pas candidat…ou exiger son engagement avant les elections.

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    TOP16
    11 mars 2019 - 8 h 17 min

    À force de tirer sur la corde elle s’est pétée,est impossible de la réparée,il nous faut une nouvelle bien solide et résistante pour supporter le poids de quarante millions de citoyens

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