Partira, partira pas

Bouteflika avocat
Que lle sortie pour Abdelaziz Bouteflika ? New Press

Par R. Mahmoudi Décidément, les Algériens ne finiront pas d’être ballottés de suspense en suspense. L’information propagée par un journal réputé proche du cercle présidentiel, et largement relayée par la presse nationale et internationale, selon laquelle le président Bouteflika s’apprêterait à annoncer – ce jeudi – son retrait dès l’expiration de son mandat, le 28 avril prochain, va encore tenir en haleine une opinion qui n’attend plus que le salut.

Avec un gouvernement aphone et une communication parcimonieuse et, en somme, inefficace, les Algériens ont presque perdu toute relation avec le pouvoir politique. Cette incommunicabilité est aujourd’hui telle que le démenti apporté hier depuis Berlin, par le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à cette nouvelle rumeur, est presque passé inaperçue. Il est vrai que Lamamra s’adressait davantage à l’opinion internationale qu’à l’opinion nationale.

Evoquant la «feuille de route» proposée par le président de la République pour sortir de la crise actuelle, Lamamra a encore essayé de convaincre nos partenaires européens que le président Bouteflika n’a pas l’intention de se porter et s’engage, également, à ne pas se présenter à la prochaine présidentielle, précisant qu’une fois la conférence nationale tenue, et une nouvelle Constitution élaborée, une nouvelle élection présidentielle sera organisée et «les rênes du pouvoir seront transmises au nouveau Président qui sera élu par le peuple en toute démocratie», a souligné le vice-Premier ministre.

A aucun moment donc, Lamamra n’a évoqué l’hypothèse d’un retrait inopiné qui pourrait, soit dit en passant, provoquer une crise institutionnelle majeure qui pourrait renvoyer le pays à l’expérience du début des années 1990. Le chef de la diplomatie a l’air d’être convaincant. Mais les Algériens ont vu tellement de revirements qu’ils ne croient plus aucune parole.

R. M.

Comment (11)

    Sidani
    22 mars 2019 - 17 h 31 min

    Que Bouteflika parte tranquillement et reconnaît une Algérie nouvelle et un futur Etat pour relancer l’économie dans le Maghreb , un Maghreb fédéral et ouvert dans le monde!

    Reda
    21 mars 2019 - 21 h 14 min

    Aucune confiance ne doit être accordé à « cette partie du peuple » et c’est jeunes dévergondés et errants dans les rues d’Alger et d’ailleurs pour installer une chienlit. Les étudiants doivent retourner dans leurs université ou sinon ils doivent être exclus, Les syndicats de l’éducation doivent être interdits (CNAPESTE et CONSORTS) et leurs responsables déférés devant les juridictions compétentes pour le vol de l’argent des œuvres sociales Les meneurs , Rebrab entre autres doivent être arrêtés immédiatemment. Les premiers étudiants qui ont foutu le boxon et la pagaie en Algérie doivent être interpellés et traduits en justice. Ceci dit les poursuite contre les ponts du pouvoir: Ouyahia, Haddad etc..doivent être entamées et les corrompus poursuivis

    MELLO
    21 mars 2019 - 20 h 24 min

    Même si Bouteflika à foulé du pied cette Constitution Algérienne en annulant les élections présidentielles, cette même constitution ne lui donne pas le droit d’aller au delà du 28 Avril 2019 date limite du mandat. Un peu plus d’un mois nous sépare de cette date, il est urgent que des représentants de la rue puisse se rencontrer afin de porter cette voix qui s’exprimé au niveau de la rue .
    Lui , le président , pouvait passer le flambeau à la nouvelle équipe dirigeante , en révisant sa décision de nomination de Bedoui, de La maman, et consorts. Annuler ces nominations , c’est déjà un début de réponse à la voix populi. L’État Algérien doit rester debout , ses institutions fonctionnelles et son peuple seul décideur et seul arbitre.

    elhadj
    21 mars 2019 - 18 h 03 min

    respectons le mandat octroyé par le peuple qui prendra fin le 28.04.2019 a minuit ,date a partir de laquelle la présidence revient de droit au peuple souverain qui ne devra tolérer aucune occupation illégale et illégitime de cette institution par ceux qui sont dénoncés a travers les médias par les membres de l alliance et qui ont conduit le pays au désastre..

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    TOLGA - ZAÂTCHA
    21 mars 2019 - 13 h 55 min

    Ce que vous semblez ignorer ou feignez d’ignorer c’est qu’il y a un DATE BUTOIRE à partir de laquelle Bouteflika NE PEUT PLUS et NE DOIT PLUS continuer à être ou à toujours se considérer comme étant « président » constitutionnellement élu c’est la date fatidique du….. 28 AVRIL 2019. Date à laquelle se termine CONSTITUTIONNELLEMENT son mandat électif…
    Autrement dit. Si, le 29 AVRIL 2019 Bouteflika ne dégage pas….. L’A.N.P. SE DOIT D’INTERVENIR pour prendre en main, SÉRIEUSEMENT, les destinées de l’Etat Algérien et la Constitution ainsi que le peuple Algérien SEUL source légitime de TOUT POUVOIR en Algérie l’y autorise.

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      TOLGA - ZAÂTCHA
      21 mars 2019 - 14 h 47 min

      Correctif : « …c’est qu’il y UNE date butoire… ».
      Toutes mes excuses. Merci.

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      Zaatar
      21 mars 2019 - 20 h 17 min

      Le problème est que H’mida a tant de fois violé la constitution que maintenant il s’en tape totalement de son contenu et de ce qu’elle dit.

    Anonyme
    21 mars 2019 - 13 h 12 min

    « …..Lamamra a encore essayé de convaincre nos partenaires européens que le président Bouteflika n’a pas l’intention de se porter et s’engage, également, à ne pas se présenter à la prochaine présidentielle, précisant qu’une fois la conférence nationale tenue…… »
    Mais d’où sort ce ramtane lamara ? Pour sauver son maitre et son clan qui l’ont maintes fois humilié, il veut faire peur aux Italiens et aux Allemands (qui l’ont envoyé paitre !) en tenant le même discours que Laurent Wauquiez et Marine Le pen , comme quoi si le peuple Algérien se libère de Bouteflika , les islamistes prendront le pouvoir en Algérie et donc 10 millions d’Algériens envahiront l’Europe occidentale !
    Ce faisant ce coco veut semer la fitna entre les Algériens et appèle directement à l’ingérence étrangère.
    C’est de la haute trahison. LAMAMRA DEGAGE !

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      Anonyme
      21 mars 2019 - 13 h 41 min

      Donc cet individu est moins préoccupé par la stabilité de l’Algérie menacée par un clan prévaricateur et hors la loi que par celle d’une Europe soit-disant menacée par une prétendue invasion de nous autres indigènes barbares au cas où le peuple Algérien recouvre ses droits politiques, économiques et sociaux confisqués depuis 2 décennies ! Cet individu doit être jugé au plus vite !

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        Anonyme
        21 mars 2019 - 14 h 50 min

        Vous préférez juste les interventions de vos maitres Qataris – Wahhabite et bien sûr Erdogan.

        Ni l’un ni l’autre.

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    AB;
    21 mars 2019 - 12 h 49 min

    Salam, je pense que cet homme (vice premier ministre ) est dépassé, déconnecté ou alors son expérience est ailleurs, faut écouter le peuple plus vite ce sera fait mieux c est !!! Que DIEU préserve ce pays personnellement je suis optimiste pour la suite des événements et je fais confiance à cette jeunesse Algérienne Rabi maakom !!

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