Benflis : «Les consultations de Bensalah sont hors du sujet de l’heure»

élections Benflis
Ali Benflis. PPAgency

Par Hani Abdi – Ali Benflis a répondu à l’invitation d’Abdelkader Bensalah pour participer aux consultations qu’il a entamées pour la mise en place d’une instance nationale indépendante d’organisation des élections.

Dans une déclaration rendue publique, Benflis assure que «l’heure n’est pas aux consultations sur l’instance de préparation et d’organisation des élections. Cette heure viendra dans le cadre d’un règlement global de la grave crise actuelle. La création de cette instance ne fera pas avancer la recherche d’un tel règlement d’un iota». Bien au contraire. «Elle substitue l’accessoire à l’essentiel. Bien plus, il est tout à fait légitime qu’elle soit perçue comme une diversion et une manœuvre dilatoire.»

«A mes yeux, ces consultations sont inopportunes, hors du sujet de l’heure et contre-productives», souligne Benflis. Inopportunes, explique Benflis, «car elles ne manqueront pas d’être perçues par notre peuple comme une autre provocation visant à éluder la réponse à ses justes revendications».

Hors du sujet de l’heure, ajoute-t-il, «car le vrai problème posé par le peuple algérien est ailleurs, c’est-à-dire à la présidence de l’Etat, à la présidence de l’Assemblée populaire nationale et au gouvernement».  Et contre-productives, relève-t-il encore, «parce que nous sommes engagés dans une course contre la montre et (qu)’elles font un usage inapproprié du temps qui nous est compté».

En conséquence, Ali Benflis décline l’invitation de Bensalah à ces consultations. «Je suis au regret de ne pouvoir répondre favorablement à votre invitation et de participer aux consultations auxquelles vous m’avez convié. Comme citoyen, je partage pleinement les justes revendications de notre peuple. Comme responsable politique, je m’emploie, au mieux de mes possibilités et de mes capacités, à contribuer à leur réalisation prometteuse pour la nouvelle citoyenneté, pour l’Etat de droit et pour la République démocratique et moderne», affirme Benflis, précisant que «la démission de l’inspirateur et l’architecte de ce régime politique ne peut, d’aucune façon, s’assimiler à une fin du régime politique lui-même».

Bien au contraire, estime-t-il, «ce régime politique perdure avec ses figures emblématiques qui restent aux commandes des principales institutions constitutionnelles, en l’occurrence la présidence de l’Etat, l’Assemblée populaire nationale et le gouvernement».

H. A.

Comment (11)

    naaja
    21 avril 2019 - 10 h 37 min

    Eh Benflis tab jnanek ,degage , ne reve pas . j’invite les lecteurs de ap a decouvrir une perle algerienne ( roulement de tambour ) j’ai nomme Rabah Bencherif . dans les annees 90 deja il etait en avance sur le temps . il y a des videos sur you tube prenez la peine de decouvrir ce grand et humble monsieur .

      Anonyme
      21 avril 2019 - 15 h 19 min

      Le projet auquel tu fais allusion date du temps de la France. C’est un haut gradé militaire qui l’avait proposé au 19ème siècle !
      Et je suis désolé de te décevoir, mais le dit projet est irréalisable pour des raison naturelles liées à une question de dénivelées et autres empêchements géodésiques…. Parce qu’autrement, les français l’auraient fait.

      Bouzorane
      21 avril 2019 - 17 h 45 min

      Je me rappelle de ce Monsieur et son « bouhairet el djanoub ». J’ai surtout retenu que, suite à la démission de chadli, il est apparu à la télé, les larmes aux yeux… je n’ai jamais compris pourquoi il pleurait.
      Pour revenir à son projet hydraulique, je pense que c’est faisable, non pas en déviant l’eau de la méditerranée mais plutôt en forant dans la nappe Albienne, sachant que c’est une eau souterraine profonde, plus de 1km de profondeur, et très chaude, autour de 70°C je crois. On peut même imaginer pomper l’eau grâce au matériel pétrolier, l’envoyer vers le nord pour récupérer la chaleur et le renvoyer, une fois refroidie, vers le sud, grâce encore une fois aux pipelines pétroliers ou gaziers, ou en créant des cours d’eau artificiels. Cela pourrait être utilisé pour reverdir le sahara et, pourquoi pas, créer des réserves naturelles protégées avec réintroduction d’animaux sauvages (lions, léopards, girafes, éléphants, crocodiles,…)

    Droits Humains
    20 avril 2019 - 21 h 35 min

    Il est de la même branche que tout ceux qui n’ont rien à proposer. Il reste embusqué avec le « CONTRE » et jamais rien à proposer.
    Propose un plan de sortie de crise.

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      Anonyme
      21 avril 2019 - 15 h 14 min

      Ce n’est quand même pas parce que tu ne te tiens pas au courant qu’il ne l’a pas fait !
      Ya sahbi, va te renseigner un peu. Il a même proposé une feuille de route. C’est dans les médias et c’est public.

    Bouzorane
    20 avril 2019 - 21 h 09 min

    « Talai’e El Hurriyet »…. tala QUOI !?
    on dirait du turc!

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    Karim
    20 avril 2019 - 18 h 55 min

    Comment peut on tolérer que Mr Bensalah et le gang Bouteflika continuent à activer comme si de rien n’était. Présenter la candidature d’un homme mort à l’élection présidentielle est une condition suffisante pour les arrêter tous et les juger.

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    Anonyme
    20 avril 2019 - 17 h 57 min

    Benflis est conséquent avec lui même, avec la réalité de la situation, avec les revendications et les aspirations du peuple algérien.
    L’agenda de Bensalah n’est définitivement pas celui du peuple algérien. Sa démarche s’inscrit dans une logique de recyclage du système et, notamment, celui du clan de Bouteflika.
    Pouvait-on d’ailleurs s’attendre à autre chose de la part du clan de fakhamatouhoum ?

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    Maboul
    20 avril 2019 - 17 h 32 min

    Vous pesez combien sur l échiquier politique…1 a 2%maximum….vous savez que vous n etes pas en mesure de rapporter quelque chose via les urnes.. C est pourquoi vous avez peur des urnes….ooo

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      Anonyme
      20 avril 2019 - 17 h 54 min

      Tu fais certainement références aux élections frauduleuses, organisées par le clan, qui donnaient à chaque fois fakhamatoukoum comme seul et unique vainqueur, et toujours avec une majorité écrasante, sans même faire sa compagne électorale et sans même prononcer un seul mot, n’est-ce pas ?

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      Amar
      20 avril 2019 - 19 h 33 min

      Mais n’avons nous pas dit que les élections tenues jusqu’à présent étaient frauduleuses et ne reflètent pas tout la réalité. Comment pouvons nous affirmer qu’un tel ou tel représente 2% ou 97%. Ce monsieur reste en phase avec ses positions et avec la logique des revendications légitimes du peuple. A quoi servent des concertations avec des responsables parachutés dans hauts postes de l’état par le fait d’élections truquées.

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