Promotion de tamazight : édition d’un glossaire en variante «tachelhit»

Tamazight
Enseignement de tamazight dans une école primaire. D. R.

Un glossaire en «tachelhit» – variante amazighe de Oued-Righ (Touggourt) – vient d’être édité pour enrichir la scène culturelle et le patrimoine national amazigh, rapporte l’agence de presse officielle APS.

Intitulé Iles’enna (notre langue en tachelhit), ce glossaire, une publication de 58 pages de l’auteur Youcef Ghettas, est destinée notamment aux apprenants de langue amazighe. Riche de quelque 700 lexèmes, le glossaire comporte l’alphabet amazigh, étayé d’images et de dessins explicatifs en tifinagh,  parfois en caractères latins et arabes, pour initier l’apprenant à la vocalisation du texte amazigh et des données incluses, dont des noms d’animaux, et appellations d’objets domestiques dans cette variante. Cette publication présente également des règles générales sur la grammaire et l’orthographe de cette variante tachelhit, en plus de certaines règles syntaxiques, de pronoms, de la ponctuation et d’autres constituants de la phrase amazighe et des notions linguistiques, dont les différents types de phrases déclarative, interrogative et exclamative.

Approché par l’APS, Youcef Ghettas a indiqué que cette publication, ayant couronnée des recherche en variante tachelhit depuis 2015, avec le concours de vieux et de sages des régions de Goug, Blidet-Amor et Mégarine, s’assigne comme objectifs la participation à la revivification et la réhabilitation de certains mots de cette variante et la promotion de la langue amazighe, après avoir constaté un recul de cette variante en milieu sociétal local, notamment entre les fils d’une seule famille, censée préserver cette langue ancestrale.

Pour Youcef Ghettas (38 ans), universitaire informaticien originaire de la commune de Blidet-Amor, «ces efforts menés sous la houlette du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), visent notamment la préservation de cette variante, notamment les lexèmes ayant disparu et autres en voie de l’être, à la satisfaction de la population locale». L’œuvre tend également à établir une approche linguistique comparative entre les différentes variantes amazighes, dont taguergrant (Ouargla), le mozabite (Ghardaïa), tangoust (N’goussa), le zénète (Timimoun), le chaoui et le kabyle, a-t-il ajouté.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la préservation du patrimoine, dans le sillage des actions menées depuis l’officialisation de la date du 12 janvier (Nouvel An amazigh) fête nationale. Le patrimoine culturel amazigh s’est enrichi dans la région par la publication d’une série de travaux, dont un dictionnaire Awal-Ana (notre langue) en variante amazighe, Taguergrant, un manuel parascolaire publié en 2016 par l’universitaire Fertouni, en plus de l’édition, par l’universitaire Omar Berdoudi, d’un dictionnaire sur Le Verbe amazigh dans toute ses variantes.

R. C.

Comment (9)

    Khenchela
    16 mai 2019 - 17 h 19 min

    Nous on a renvoyé les livres de tamazigh a Benghebrit d’abord ça ne nous intéresse pas ensuite le contenu nous était étranger et puis les parents préfèrent voir leurs enfants étudier l’arabe le français ou l’anglais ou d’autres langues.

    Nous n’avons jamais inviter des Marocains du Rif dans notre région pour la simple raison que nous les considérons Marocains.

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    skoupi
    16 mai 2019 - 12 h 04 min

    …..l’afrique ,c’est le teint noir,d’où vient le teint blanc aux yeux bleu ,ce n’est pas les Romains avec les sabines…
    …….on aurait pu choisir l’alphabet grec,au moins une partie est connue…..

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    Ali PARIS
    14 mai 2019 - 21 h 56 min

    Je suis un anti-amazigh, je suis fier d’être kabyle, mais je veux que le Chaoui reste Chaoui et Tergui reste Tergui et Chelhi reste Chelhi…etc, chaqu’un garde et parle son propre idiome et chaqu’un mange dans son assiette et que l’arabe soit la langue nationale , je n’accepterai jamais d’apprendre le Amazigh pour perdre le kabyle

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    AMMI ROUCHE
    14 mai 2019 - 15 h 40 min

    Quand on étudie Tmazight, on ressent une immense joie intérieure de se voir réconciliés avec son histoire plusieurs fois millénaire. Lorsqu’on découvre les différentes prononciations du Chaoui, du mozabite, du kabyle, du tamahagh, du chélhi ( jusqu’à maintenant je n’ai étudié que ces dialectes en attendant de finir mes études avec les autres dialectes), lorsqu’on passe d’un dialecte a un autre on est surpris de voir comment la grammaire berbère est si forte que n’importe quel mot d’une autre langue peut épouser la structure de notre langue, la richesse de ces dialectes donnent une force inébranlable à notre TAmazight, je comprends maintenant pour quoi elle a résisté à tous les concurrents depuis l’antiquité. Je pense que lorsqu’on doute de son origine et d’où l’on vient, lorsqu’on doute de sa langue et sa culture on ira faire tout et dire tous les mensonges afin de ghettoïsation ou essayer de mentir en disant que sauf une région qui veut imposer cette langue ou leur dialecte, mais quand on est certains que la force de notre langue réside dans la force de ses différents dialectes, cela nous réjouit et nous donne une grande force de caractère afin de développer plus cette langue multi-millenaire.

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    Anonyme
    13 mai 2019 - 23 h 17 min

    @ le berbere : » Les Donatistes numidiens ……. ont subi une longue guerre punique de la par de Rome les soumettre mais sans résultat ».
    Çà veut dire quoi, au juste ? Et quel rapport y-a-t-il entre les donatistes et les guerres puniques ?

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      Abdou
      14 mai 2019 - 14 h 39 min

      Et dire lorsque nous disons tjrs que la variante « Kabyle » de cette langue n’est pas forcément la référence pour tous, quoique disposant d’une impressionnante armada de médias francophones en porte- voix- Et oui c’est dont on rêve quelque part- mes amis Moh et Akli froncent les sourcils mais sa se termine dans la bonne humeur par « Ah le Chaoui tétu, tjrs contre nous !!?? » fin de citation.

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    Abdelrahmane
    13 mai 2019 - 12 h 00 min

    Bonne initiative. A encourager et multiplier aux autres variantes nombreuses du berbere telles le taguegrant, le tan’goussi, le tamachek du tassili, le chaoui, le targui du hoggar, le mozabite, le chenoui, le tase7lit de l’est de bejaia, du jurjurien, du ksouri et zenati de la saoura, du msirdi, apprendre chaque variante du berbere dans sa région de locution et d’utilisation.

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    Iwen
    12 mai 2019 - 17 h 59 min

    AZUL fel.. .iwen !

    J’aime la langue Tamazigh, j’aime ses sonorités, j’aime ce que mon peuple a fait pour préserver et la faire vivre cette langue durant plusieurs siècles et je m’en veux un peu de ne pas savoir la parler.
    Cependant, je suis preneur de tout ce qui peut me rapprocher de ma culture AMAZIGH.

    J’ai acquis une méthode de langue tamazigh, mais ce que j’ai constaté, est qu’apprendre seul, c’est difficile, d’autant plus, que c’est des sonorités et une écriture dont il est délicat d’en faire l’association entre ce qui est entendu et ce qui est écrit, même si je suis alaise avec l’alphabet arabe et latine. mais associer les sons avec « l’objet » lorsqu’on est seule, c’est pas gagné ! c’est long et fastidieux pour un gain en productivité qui peut tarder à venir.

    Un court séjour linguistique serait un plus, chez l’habitant, ou dans une institution dédié à cela, et s’étalant sur une semaine, ou deux serait le bonheur !

    tenmirthe !

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      Le Berbère
      13 mai 2019 - 13 h 42 min

      La culture amazighe et son matériel linguistique existent depuis plusieurs milliers d’années, pas depuis plusieurs siècles.. Les Donatistes numidiens étaient les premiers chrétiens algériens qui ont refusé catégoriquement certains diktats de l’église catholique romaine, ils pratiqué le christianisme avec le langage amazigh et ils ont subi une longue guerre punique de la par de Rome les soumettre mais sans résultat..Thamazighte , c’est plus qu’une culture ou un simple peuple..C’est une nation avec toute un état d’esprit et de caractère. VIVE L’ALGÉRIE amazigh.

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