Les quatre revendications phares de ce 13e vendredi

Vendredi 13
Les Algériens rejettent tous les symboles de l’ancien système. New Press

Par Mohamed El-Ghazi A l’approche du vendredi 13 mai, la lutte via les réseaux sociaux s’accentue. Les revendications du mouvement populaire demeurent intactes en dépit des «assurances» du chef de l’armée nationale pour lequel tous ceux qui «rejettent la présidentielle du 4 juillet veulent faire perdurer la crise».

Pour les Algériens qui rejettent tous les symboles de l’ancien système, rejetant par la même un régime militaire, tiennent le chef de l’armée nationale, Ahmed Gaïd-Salah, comme «unique responsable» dans le cas où les revendications du peuple ne sont pas respectées. «Si le chef de l’armée continue à ignorer les revendications du peuple et que cette crise perdure, c’est lui que l’histoire jugera (…) Il a assez de temps pour sauver l’Algérie s’il n’a pas d’agenda contraire à celui du peuple algérien», fait savoir l’écrasante majorité qui refusent de parler d’élections tant que Bensalah et Bedoui sont au pouvoir.

«L’histoire retiendra que vous [Ahmed Gaïd-Salah] avez travaillé pour éloigner toute solution consensuelle ; constitutionnelle-politique. Il est encore tant pour vous d’enlever les 3B restants et de satisfaire les revendications populaires», appellent les Algériens sur les réseaux sociaux, qui précisent que si «vous pariez sur l’élection du 4 juillet, vous faites fausse route, car le peuple a fait un référendum à ciel ouvert, rejetant toutes les propositions que vous voulez lui imposer».

Pour les Algériens, le peuple a voté contre la légitimité du gouvernement Badoui, symbole de la continuité du règne de la «3isaba», en conseillant au chef de l’état-major de «ne pas continuer à faire partie de ce gouvernement corrompu et rejeté par la population». Ils l’accusent de vouloir refuser tout compromis et d’aller vers l’élection du 4 juillet alors que «vous savez que le peuple va boycotter pour qu’ensuite vous chercheriez à adopter une solution à la manière égyptienne. Dans tous les cas, le peuple rejette tous ces scénarios», affirment-ils.

Dans un message à l’adresse du chef d’état-major, annonçant la couleur pour les slogans qui seront scandés ce vendredi, il est mentionné quatre revendications.

De la part de «son excellence le peuple algérien au chef d’état major, voici les revendications du Hirak : premièrement, l’installation d’une personnalité consensuelle à la tête du Conseil constitutionnel. Deuxièmement, cette même personnalité remplacera Abdelkader Bensalah à qui le peuple algérien demande de partir. Troisièmement, la démission du gouvernement Bedoui et l’installation d’un gouvernement consensuel dont les membres n’ont jamais fait partie de l’ancien système. Et la quatrième revendication est l’installation d’une commission indépendante pour l’organisation et la supervision de l’élection présidentielle».

«Avec la réalisation de ces objectifs, le mouvement populaire aura triomphé et ouvrira les voies vers la création d’une nouvelle République, démocratique et novembriste», ont estimé les rédacteurs du message dont les pages sont suivies par des millions d’Algériennes et Algériens.

Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah se pliera-t-il aux exigences du mouvement populaire, décidé à battre le pavé jusqu’à satisfaction de ses revendications ? Wait and see.

M. E.-G.

Comment (19)

    DZA
    18 mai 2019 - 11 h 12 min

    La chose positive et rassurante de ce mouvement populaire, est la grande détermination du peuple à aller vers un vrai changement politique et constitutionnel. Confirmation également, d’une maturité politique de tout un peuple que certains persistaient à faire passer pour débile.

    Ni le complots avortés de Saïd Bouteflika et ses compères, ni les provocations et de certains flics et des baltaguias du système, ni les tergiversations de Gaïd Salah, ni les coups d’éclat d’une ‘’justice’’ à sensation, ni le jeûne du Ramadan, n’ont infléchit la volonté du peuple dans ses légitimes revendications.
    Tous ceux qui continuent dans leur inutile entêtement à s’opposer à la volonté du peuple, perdent leur temps. Personne ne pourra gouverner sans le peuple, le temps des dictatures est en décrépitude.
    Aujourd’hui, le peuple a conscience de leur force et de leurs droits.
    À bon entendeur, l’heure est au vrai changement.

    Anonyme
    17 mai 2019 - 20 h 40 min

    Le Commandement militaire devrait, rapidement, être à l’écoute du Peuple algérien et prendre des décisions courageuses allant dans le sens des revendications populaires. Du moins celles susceptibles d’être satisfaites.
    Il aurait tout à gagner à faire confiance aux compétences des jeunes algériens ou moins jeunes mais pas trop âgés, pour se charger de la période de transition et de la gestion saine de l’Algérie du devenir.
    Les noms des dites compétences ne manquent pas; à titre d’exemple,: Mustapha BOUCHACHI, Mme Zoubida Assoul, Abdelaziz Rahabi, Ramtan Lamamra; Arezki Ait Larbi, Karim Tabou ainsi que des jeunes émanant du mouvement populaire et du regroupement Nabni, entre autres…
    Bien entendu cette liste mériterait d’ être complétée par d’autres personnalités compétentes qui mériteraient d’y figurer.

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    Cheikh
    17 mai 2019 - 20 h 00 min

    Nous constatons depuis le début du Mouvement Populaire et le départ de Bouteflika, Le chef de l’état major et vice ministre de la défense dans le gouvernement de Bédoui, Ahmed Gaid Salah est devenu l’obstacle réel à toute solution démocratique. De quoi a t-il peur pour nous ramener du passé un certains Ahmed Taleb un homme du système des béni Oui Oui, l’homme qui a écarté Mustapha Lachraf pour reprendre son poste de ministre…
    Pour le bien de l’Algérie Ni Gaid Salah ni Ahmed Taleb ni Zeroual.ne pouront solutionner un problème qu’eux même avaient créent

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    RasElKabous
    17 mai 2019 - 12 h 22 min

    @Zaatar. Trêve de régionalisme rétrograde à moins que tu sois un maroki du Clan d’Oujda en mission de grenouillage pour semer la fitna au sein du Hirak et ainsi sauver tes patrons (Saïd Bouteflika, Toufik, Saïd Saadi et Tata Louisa).

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      Zaatar
      17 mai 2019 - 18 h 40 min

      J’étais à la grande poste l’ami aujourd’hui. Un énorme slogan revenait sans cesse « GAID SALAH DEGAGE ». regardes les infos et revient débattre si tu veux, mais avec les bonnes informations. Toutes les villes scandent « gaid Salah degage » et ça veut dire ce que xa veut dire.

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    karimdz
    17 mai 2019 - 10 h 50 min

    Les 4 revendications du hirak, j en suis convaincu vont être acceptées par le General Gaid Salah.

    Du coup, la date du 4 juillet ne sera plus d actualité.

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      Anonyme
      17 mai 2019 - 19 h 13 min

      La revendication principale du hirak est gaid dégage. Il n’en n’a pas été question d’autres choses.

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    kad
    17 mai 2019 - 10 h 22 min

    @ Zaatar
    Votre première phrase est comme une mouche dans la soupe. En effet, vous ne pouvez pas vous départir de cette connotation régionaliste dans vos propos. Pour le reste je suis d’accord! Faites un effort car ce n’est pas de la Kabylie qu’il est question mais de l’ALGERIEEEEEE!
    Cordialement.

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      Zaatar
      17 mai 2019 - 19 h 34 min

      @Kad,

      Moi je pense que vous lisez ou comprenez de travers, ou bien tout simplement vous le faites exprès. A tout dire c’est vous alors qui avez l’esprit régionaliste, car sinon votre remarque vous ne l’auriez pas faite, car mon commentaire n’a aucune odeur de régionalisme. Je cite Said Saadi pour ses propos et j’ai mentionné aussi que ce sont les mêmes que ceux de certains autres. Par conséquent il s’agit bien de l’Algérie puisque je parle du Hirak en général. Votre esprit est donc rétrograde et c’est dans votre subconscient que cela se passe, vous ne vous doutez de rien. A la bonheur.

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    Zaatar
    17 mai 2019 - 4 h 22 min

    Les quatre revendications du Hirak que je lis sont aussi celles qu’a faites Said Saadi et certains autres. En fait, il ne faut pas être sorti de saint-cyr pour comprendre comment agir pour trouver une solution à cette crise à partir du constat que l’on fait. Un homme fort pouvant agir dans tout le pays et faire respecter des décisions. Un peuple déterminé tout aussi fort contredisant les décisions de cet homme fort sauf celles d’amener des voleurs et des corrompus à la barre chez le juge. Donc, pour solutionner la crise, il suffit que l’homme fort se mette au service du peuple déterminé et fasse abstraction totale de la constitution qui d’ailleurs n’est plus reconnue par le peuple. Autrement, c’est une confrontation frontale entre deux parties déterminées qui risque de se terminer comme une rencontre entre de la matière et de l’antimatière.

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      Anonyme
      17 mai 2019 - 17 h 10 min

      Silmya pas hirak

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      Présomption d’innocence!
      17 mai 2019 - 21 h 40 min

      Pour répondre à notre « hchicha zaatar », à l’instar de la quasi majorité d’algériens, qui arpentent les pavés des rues de nos villes depuis le mois de février, y compris ce mois de ramadhan, en ce mouvement »SILMYA », je souhaite, ardemment, que l’Algérie de demain ne sera pas entre les mains d’un homme fort ou des hommes du même acabit, qui serai(en)t, forcément illégitime(s), mais que notre pays soit géré sainement et démocratiquement par une personnalité ou un pouvoir
      collégial, civil(e) et juste tout en étant fort et en capacité.
      Dans cette Algérie là, la présomption d’innocence devrait prévaloir et le citoyen algérien du devenir s’évitera d’user, sans preuves et facilement, avant tout verdict, de qualificatifs graves tels que voleurs et corrompus à l’endroit de nos compatriotes qui seraient peut être innocents et injustement incriminés.

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    Moha
    17 mai 2019 - 2 h 26 min

    Tous le monde s’accorde à dire aujourd’hui que depuis le 7ème vendredi le Mouvement est infiltré par Hizb Fransa (Saïd Samedi, Toufik, Bouchachi and Co) et les résidus du Régime MakhNazi (3 B, et autres Markoris du yssteme) pour le dévier de ses objectifs originelles.
    Alors VIGILANCE pour les vrais Patriotes.

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    Anonyme Dz
    17 mai 2019 - 1 h 54 min

    Il est grand temps de mettre fin à la «dictature de la rue» avant que ça ne soit trop tard et éviter de sortir du cadre constitutionnel.
    Ceci dit, il faut juger tous ceux qui ont appelé et ou soutenu le 5ème Mandat de la HONTE pour la momie marocaine mais aussi tous les marocains du Clan d’Oujda d’El Mouradia et leurs oligarques prédateurs sans oublier les corrompus des administrations publiques.

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    Messaoud
    17 mai 2019 - 1 h 39 min

    Tous avec notre ANP. Point barre.
    (…)

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    Mus
    17 mai 2019 - 0 h 50 min

    Nous allons vers le 3 ième mois de contestation populaire pacifique et digne, mais aussi claire et nette dans ses revendications. Et pourtant, le Chef d’état-major et le régime se confinent dans une voie qui ne me semble pas salutaire. Bien au contraire, elle parait déstabilisatrice et porteuse de tous les dangers pour le pays. La justice en « gros » transformée en spectacle médiatique n’échappe pas aux soubresauts politiques de l’heure (voire le séisme qui a frappé aujourd’hui ses plus hauts magistrats en plein milieu de la tourmente). On ne sait plus qui fait quoi. Tandis que la file des hauts fonctionnaires, hauts gradés, hommes d’affaires, politiciens et maintenant des magistrats s’allongent sur les bancs des tribunaux, à divers titres, on a l’impression que le pays entier a été pourri par le régime et que bientôt les prisons seront pleines à craquer, comme dans la Turquie d’Erdogan le despote. Est-ce réellement la priorité des priorités pour le pays? Qu’aura gagné l’Algérie? Pour l’instant pas grand-chose car les procédures pour une justice sereine et équitable sont parfois très longues, ne serait-ce que pour tenter de récupérer ce qui peut l’être des deniers de l’Etat, du Peuple. Alors que l’essentiel, à savoir une solution politique de transition politique hors ancienne constitution, est éludé par le régime notamment ses 3 B qui font comme si de rien n’était et que rien ne s’est produit en Algérie depuis le 22 février 2019. Et pourtant il n’y a de pire aveugle, dit-on, que celui qui refuse de voir… Il n’y a pas que des problèmes, heureusement, il y a aussi des solutions. La solution ne peut provenir que du dialogue entre les décideurs de l’heure, les représentants du mouvement protestataire et ceux de la classe politique hors chita pro 5 ième mandat, pour mettre en œuvre la feuille de route présentée sous diverses facettes par les citoyens manifestants. Il n’est pas trop tard pour bien faire. Il faudra se mettre d’accord pour laisser la présidentielle du 4 juillet de côté et entamer le plus tôt, ou au plus tard le 5 juillet date symbole du recouvrement de la liberté et de la dignité, un dialogue inclusif réaliste, patriotique et sincère pour sauver l’Algérie des dangers qui guettent sa pérennité et sa stabilité. Des patriotes et nationalistes algériens existent. Il suffit de faire appel à eux pour que la 2 ième république réellement démocratique et populaire soit une réalité…comme le demande et le répète le peuple vaillant chaque jour notamment les vendredis. Trop de temps perdu et trop d’énergie gaspillée depuis le 22 février. Attendre plus longtemps ne garantit aucunement une solution durable, consensuelle et pacifique à la crise actuelle.

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    Droits Humains
    16 mai 2019 - 20 h 08 min

    Et pourrait-on prendre connaissance de des personnalités consensuelles qui seront désignées pour gouverner le pays ? Juste une question pour l’auteur de l’article qui a l’air de lire dans le cerveau du peuple.

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    B.M
    16 mai 2019 - 16 h 49 min

    Il a été dit : « Tu naîtras dans la douleur »… Et dans notre culture, quelle coïncidence, il a été dit : « Harra yzid oua ensemmouh Said » !!! Attendons sa naissance, nous le prénommerons Said ! L’Heureux pas le faux, mal heureux d’avoir été égaré par Echeytane.

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    Argentroi
    16 mai 2019 - 16 h 06 min

    L’auteur de l’article tient à son vendredi 13 ! Un lapsus par lequel il avoue que le pessimisme est entrain de le gagner.

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