Discours adapté ?

Gaïd discours
Le général-major Ahmed Gaïd-Salah. New Press

Par R. Mahmoudi – La grande fermeté avec laquelle le chef d’état-major de l’ANP a réitéré, dans son dernier discours, son rejet de toute transition politique et son attachement à l’élection présidentielle contraste très ostensiblement avec ses appels pressants exhortant, dans le même discours, les manifestants à se structurer et à désigner des représentants crédibles et la classe politique à prendre l’initiative, tout en enjoignant aux autorités d’accélérer la mise en place d’une commission indépendante de l’organisation de la présidentielle.

Si, comme il le dit et le répète, seules les élections peuvent prémunir le pays d’«un vide institutionnel» porteur de tous les périls, qu’attendrait-il des représentants du mouvement citoyen ou des initiatives émanant des personnalités politiques : les intégrer dans le processus électoral ? Techniquement et politiquement, cela paraît, à l’évidence, irréalisable en un temps aussi court. Car, non seulement l’idée d’un scrutin dans les conditions actuelles est massivement rejetée mais, surtout, il faudrait des garanties sérieuses qui exigent au préalable l’ouverture d’un dialogue. Le pouvoir, c’est-à-dire le commandement de l’armée ou ceux qui le représentent, va-t-il accepter de dialoguer avec les animateurs du mouvement populaire et les personnalités nationales ? Le général Gaïd-Salah ne le dit pas franchement dans sa dernière adresse mais n’exclut rien.

A ce titre, il aurait pu répondre aux différentes propositions formulées à la veille de son discours par au moins cinq personnalités nationales reconnues, qui avaient appelé à l’annulation de la présidentielle du 4 juillet et à l’ouverture d’une courte transition dont l’objectif essentiel est de mettre en place des mécanismes de préparation de nouvelles élections. Il n’y a même pas fait allusion.

Mieux, le reproche qu’il a fait aux «personnalités et compétences nationales» d’être restées en retrait de la dynamique actuelle donne à croire que son discours aurait été préparé et rédigé avant la diffusion des initiatives lancées respectivement par Ahmed-Taleb Ibrahim, Abdelaziz Rahabi et Ahmed Benbitour. Ce qui n’écarterait pas l’hypothèse d’un nouveau discours, plus adapté aux demandes de la classe politique et de la rue, dans les tout prochains jours.

R. M.

Comment (14)

    Felfel Har
    22 mai 2019 - 14 h 49 min

    GS, droit dans ses bottes, ne semble toujours pas avoir saisi les véritables enjeux et défis de la situation actuelle. Il ne pense qu’à une solution, SA solution. Au lieu de se hisser à la hauteur requise pour concevoir et proposer des mesures salutaires pour le PAYS, et non pour un CLAN (le sien), il répond à la manière d’un militaire. Alors, il toise le peuple, le défie, lui ordonne et martelle sa vision des choses. « It’s my way or the highway » clament les apprentis-despotes qui cherchent à s’accrocher au pouvoir. En vain, car le pouvoir du moment ne garantit pas sa survie.
    A son discours de Ouargla, je lui opposerais celui prononcé par Saint Just à la Convention Nationale en novembre 1792: « On ne peut point regner innocemment: la folie est trop évidente. Tout roi est un rebelle et un susrpateur. » En remplaçant « roi » par « général », on ne change rien à la pertinence du propos. Ce qui était vrai en ce moment-là en France, est certainement vrai aujourd’hui, ici , en Algérie
    Je l’invite à consulter les livres d’Histoire pour apprendre comment tous ceux qui se sont opposés à la volonté populaire ont vu leurs manigances échouer. Qu’il comprenne enfin que toute solution que le peuple n’agrée pas, en dernière instance, est et sera vouée à un échec patent!
    Aller aux élections dans les conditions actuelles serait suicidaire pour nous qui réclamons des élections libres, honnêtes et transparentes; le modus operandi mis au point par Bouteflika et ses sbires est toujours en place et ne nous inspire pas confiance. Il doit le savoir!
    GS serait bien avisé d’annuler ces élections présentées comme la solution miracle qui règlera tous nos problèmes, s’il voulait s’épargner une humiliation, car le peuple ne votera pas et ceux (peu nombreux) qui le feront ne garantiront pas une victoire. L’heure est à la sagesse et à consultation/concertation la plus large avec le peuple pour imaginer des solutions viables et acceptables. Sinon, nous dégringolerons de Charybde en Scylla.

    Karamazov
    22 mai 2019 - 10 h 53 min

    Mon général, avant qu’YB ne vienne s’encanailler parmi nous , lui qui d’habitude se retenait pour ne pas tomber du Minbar d’où naguère il professait , je me suis contenté de traduire en langage vernaculaire votre dernière adresse à la populace. Et à franchement parler j’hésitais entre suivre mon démon de droite qui me poussait à vous dénigrer et celui de gauche qui lui me conseillait de vous soutenir. J’avoue que c’est le premier que j’aurais suivi si YB ne s’en était pas mêlé.

    Toua et YB dans le même camp ? Tu te rends compte l’apostasie ? qu’il m’a dit. Alors je me suis rappelé ses crachats sur Sansal et su KD et mon sang n’a fait qu’un tour dans ma tête

    J’ai donc décidé de vous apporter mon soutien franc et massif et de vous adresser cette lettre que je viens de bafouiller au pied levé.

    Mon Général, ah ! si toutes ces personnalités à la plume facile portées sur la phraséologie et aux génuflexions en toutes occasions qui vous lapident aujourd’hui n’étaient pas aussi promptes à vous faire une hagiographie et à vous rendre grâce quand demain vous aurez réussi dans votre mission messianique. Ah si ! J’aurais passé mon temps à leur donner mauvaise conscience ici et maintenant. Mais ce n’est pas le moment, ils ne se rendent pas compte tellement ils sont encore en plein engouement et shootés par l’ivresse du hirak

    Mon Général, je sais que je n’aurais pas pu rassembler suffisamment de courage ou de témérité et encore moins de prestance comme ces Messieurs du minbar mais du culot j’ai pu en trouver à gogo ici en bas dans la fosse pour m’adresser à vous à mes risques et périls en comptant sur votre condescendante mansuétude pour la misérable créature que je suis.

    Mon Général , pardonnez donc mon offense en osant cette lettre qui fait lamentablement pendant à toutes les doctes missives qui vous sont adressées, la houa wa la qoua illa bi allahi el 3adhim, ouvertement. Mais comment ne pas être révolté , quand je vois tous les costards mités dont tous vos détracteurs voudraient vous affubler par-dessus votre habit de général que vous portez majestueusement .

    Mon Général, je sais , je sais que même lors de vos soirées les plus arrosées et encore plus loin de la poire, du fromage, du trou normand, vous ne vous égareriez pas pour pousser vos encanaillements jusqu’à la fosse du Matin-Dized pour me lire , mais je me disais en soliloquant tout seul comme Onan que ceux qui veillent jalousement à votre immaculation ,eux surveillent le moindre postillon et poussent leurs investigations jusqu’au fin fond des profondeurs de la presse et que si ça se trouvait ils vous rapporteront l’hommage qu’ici très bas je vous rends.

    Mon Général, je sais que ce ne sont pas les bavures si doctes fussent-elles de nos immenses érudits qui vous désarçonneront de votre canasson qui avec vous a pris de l’age sûrement, pardon qui vous départiront de votre détermination, mais je tiens tout de même à saluer l’abnégation avec laquelle vous esquivez et la repartie avec laquelle vous leur faites part tous les mardis, à eux ainsi qu’a toutes leurs ouailles aveuglées par leur bigoterie à leurs égards.

    Mon Général, à lire ces gens-là , la façon dont ils vous décrivent, les défauts dont ils vous affublent pour vous tirer un portrait à la Pyrrhus, on serait tenté de se porter à croire que c’est à l’enfer que vous voulez nous conduire , vous que , si je ne craignais pas les accusations de blasphème et d’apostasie dont ces messieurs à la dégaine facile pourraient m’accuser, j’oserai comparer à Moise , tirant son peuple des griffes de Pharaon pour le conduire à la terre promise.

    Mon Général , n allez pas croire que je braconne dans tous les sous-bois pour défendre votre réputation ou que je profite de l’occasion pour me faire mousser en resquillant à travers tous les savons que ces messieurs vous ont passés. Je vous avoue que je ne mérite pas plus qu’un teyemoum rêche pour me faire roqyé .

    Mon Général, si ma pudeur et ma retenue ne me bridaient pas au moment ou je m’adresse à vous de si bas avec une grande humilié, et si un droit de licence pouvait m’être accordé pour piquer un brin de colère devant vous , je vous dirai : allez mon Général casse-leur leurs qamums à ces effrontés qui osent vous faire la leçon.

    Mon Général, pardonnez-moi de causer comme un charretier , c’est ma nature de turlupin qui me revient quand je suis poussé à bout , et entre-nous, reconnaissez que c’est le seul langage qui sied à tous ces contempteurs et mauvais conseillers qui voudraient vous faire des accrocs dans votre costard et dans vos galons que droit dans vos bottes vous portez fièrement.

    Mon Général, je ne doute pas une seule seconde que ce ne sont pas les coups de pieds des ânes ou les baves de crapauds qui vous arrêteront mais je termine ma lettre en vous encourageant à ne pas tenir compte de tous ces cris d’orfraies et de ne pas pas ralentir votre course et même d’accélérer à fond tout droit dans le mur qui est droit devant nous. Nous finiront bien par lui fracasser sa race pour passer en force de l’autre coté de la raison pour voir enfin la vérité qu’il nous cachait.

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    Zaatar
    22 mai 2019 - 4 h 02 min

    En finalité on retrouve H’mida en excellente forme. Et surtout qu’il n’a pas perdu son temps. Le Hirak en fait il n’en avait cure, il se disait qu’ils sortent autant qu’ils veulent « le chien aboie la caravane passe ». L’essentiel on est dans les temps, on n’est parti ni trop vite ni trop tard. On arrive à point.
    Par les faits et la succession des événements on retrouve le raisonnement habituel de H’mida. On l’avait déjà dit, c’est lui ellaab et c’est lui errachem et s’il veut renverser la table personne n’y pourra grand chose. Gaid Salah est droit vertical dans ses bottes. Bensalah n’a pas mis ses chaussures il est resté en pantoufles et Bedoui s’est mis en baskets pour courir le 3000m steeple. Il s’est ramassé à chaque obstacle mais continue de courir, bensalah s’est remis au lit et a demandé un café tandis que Gaid Salah a sorti sa carabine. Notre Ami Y.B se pose la question qui est le chef hiérarchique de l’autre entre le ministre de la défense et le vice ministre de la défense, sachant que le président de la république est bien le ministre de la défense constitutionnellement. Mais qu’en est il de l’intérimaire du président de la république? Toujours est il, c’est le président et le chef d’état-major qui lui donne des ordres est le vice ministre de la défense qui agit en tant que ministre de la défense pour donner des ordres au président de la république. Ce dernier n’a pas voulu retirer ses pantoufles et a préféré rester en pyjama. Finalement on s’est aperçu que le premier ministre a perdu son souffle mais qu’il court toujours comme le furet. D’ailleurs il ne se rappelle plus depuis quand il est parti, c’est Gaid Salah qui va le lui souffler dans les narines.

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    youcef benzatat
    21 mai 2019 - 21 h 45 min

    Du vide constitutionnel de fait à la dictature militaire de coulisses
    Youcef Benzatat, 21 mai 2019
    Bensalah est le ministre de la défense, puisqu’il est le Président de la République par intérim, alors que Gaïd Salah n’est que le vice-ministre de la défense. Pourquoi alors c’est Gaïd Salah qui commande et qui donne les ordres à Bensalah et qui s’exprime au nom du chef de l’état et au nom du ministre de la défense ? Il y a là une suspension flagrante de la Constitution par cette usurpation de la fonction présidentielle, qui induit un vide constitutionnel de fait.
    De quel vide constitutionnel nous parle-t-il donc, lorsqu’il évoque le boycott des présidentielles du 4 juillet ? Est-ce celui où Bensalah aurait consommé ses 3 mois d’intérim constitutionnels ou celui où lui-même, Gaïd Salah le vice-ministre, ne peut plus usurper la fonction de chef d’état par intérim ? Si on doit prendre en considération son obstination à maintenir les élections présidentielles le 4 juillet, c’est-à-dire quelques jours avant la fin de la présidence par intérim, on comprend bien alors qu’il voudrait continuer à commander l’Algérie sous un régime démocratique de façade, pour pouvoir exercer en coulisses sa dictature militaire, après avoir fait élire un Président à sa convenance ! On comprend aussi pourquoi il ne veut pas que le peuple prenne l’initiative d’organiser lui-même ces élections présidentielles !
    De toute évidence la feuille de route du commandement de l’armée, qui veut des élections présidentielles pour élire son représentant pour le servir et constituer une façade démocratique, s’oppose à la volonté du peuple qui voudrait organiser lui-même librement ces élections pour élire dans la transparence ses représentants et permettre l’avènement d’une justice indépendante, synonyme de poursuites tout azimut des membres de ce système, civils et militaires, coupables des pires crimes contre la nation, son état, ses biens et son peuple.
    Une rétrospective historique sur les mécanismes de prise du pouvoir en Algérie nous démontre qu’à chaque cycle de modification du commandement de l’armée, ils sont nombreux les candidats à postuler à un rôle dans ce commandement, et ne parviennent que ceux qui sont disposés à protéger l’hégémonie de l’armée sur la société.
    C’est ce que nous vivons aujourd’hui. Gaïd Salah est en campagne pour protéger l’hégémonie de l’armée sur la société. Mais cette fois-ci les choses ne semblent pas aller comme à l’accoutumée. Le peuple est dans la rue et réclame la fin du régime militaire. Ce qui pose un véritable casse tête pour le commandement de l’armée. Pour l’heure, tant qu’il a le dessus, il use de toutes les ruses à sa portée pour mettre fin à la mobilisation du peuple. Lutte sélective contre la corruption, promesses d’élections propres, soutient sournois de la mobilisation populaire, brandissement grossier de la main de l’étranger, en même temps, il distille menaces et intimidations contre tous ceux qui osent entraver l’action de l’armée. Lorsqu’il aura épuisé ses ruses et au fur et à mesure que la date fatidique du 4 juillet approche, le ton de l’intimidation et de la menace devrait franchir une étape significative pour être suffisamment dissuasive.
    A ce jour on constate déjà, au fur et à mesure que le peuple s’oppose de plus en plus fermement et frontalement aux élections présidentielles du 4 juillet, que la répression monte en crescendo, de plus en plus violement et de plus en plus massivement. Ce mardi 21 mai les violentes charges de la police anti-émeute contre les étudiants qui manifestaient représentent déjà un avant-gout de ce que sera la réponse aux manifestations de rue à venir.
    Dans son dernier discours du lundi 20 mai, Gaïd Salah a brandit ouvertement la menace de représailles contre tous ceux qui s’opposeront aux élections du 4 juillet. La menace vise en vérité tous ceux qui résistent à la dictature militaire et militent pour un état civil, un état de droit, un état véritablement démocratique et qui rejettent en bloc son ingérence dans la vie politique de la nation.
    Si on analyse tous ses discours dans l’ordre, on constate que ses menaces se précisent et s’aggravent de semaine en semaine, jusqu’à en devenir l’unique contenu. Dans les jours et les semaines à venir on peut s’attendre à des arrestations massives et pourquoi pas à la torture pour décourager et dissuader les plus déterminés à résister à son coup de force contre la Révolution en cours.
    En face, le peuple n’a pour arme que la détermination dans sa résistance pacifique et la domination de la peur comme seule stratégie. Il est conscient que toute Révolution requiert des sacrifices, car c’est le prix à payer pour se libérer de ce régime dictatorial et cynique, qui lui confisque son pays et prend en otage son destin. C’est pourquoi il sait qu’il n’a plus le droit de faire marche arrière, jusqu’au triomphe de la Révolution et la neutralisation de ce système pour qu’il ne puisse plus continuer à nuire au peuple.
    Y.B.

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    Karamazov
    21 mai 2019 - 12 h 39 min

    Iben moua avec mes trois derniers neurones valides et ma mémoire RAM de poison rouge je n’ai pas compris le discours de GS comme vous et j’en fais une toute autre âne-à-lyse.

    La question des élections est tout à fait aléatoire car qu’elles aient lieu ou non ne change rien au problème . Vouloir extrapoler à partir d’elles pour justifier des élucubrations plus que oiseleuses c’est du tmeskhir qui ne zoze pas dire son nom.

    Thoura tous les clercs qui sont naturellement plus portés sur la trahison se sont découvert un soudain humanisme et se sont fait un sacerdoce pour défendre cha3b inconscient qui s’est pris dans un mouvement messianique que des intellos illuminés voudraient nous faire prendre pour une révolution.

    Focaliser sur ces élections qui vont avoir lieu ou pas comme si le général ne savait pas qu’elles ne sont nullement une panacée c’est du bottage en touche qui ne se dit pas clairement.

    Ow kamim, vous nous envoyez voir ce qui se trame autour de ces élections comme si les stratèges de Larmi sont aussi idiots pour planquer là le lézard et comme si nous ne sommes que des abrutis pour vous suivre sur ce chemins là c’est encore nous prendre pour plus abrutis que nous le sommes.

    Il me semble en toute modestie que ce n’est pas dans l’allégorie qu’il faut tirer l’exegèse mais c’est la réalité qu’il faut observer. Il y a d’abord notre modèle économique (système rentier) notre culture arabo-islamique ( koulchi bi idni allah) et le poids des structures.

    Pour moua , la feuille de route était dès le départ tracée et les tergiversations qui ont accompagné sa mise en action , n’étaient là que pour sonder les masses et tester son efficacité. Et maintenant nous sommes à la fin de cette phase d’étude et de développement, les jours à venir vont être décisifs.

    Au regard de cela le discours de G.S est non seulement d’une grande lucidité et d’un grand réalisme mais en allant au fond des choses d’un implacable rationalisme. Mme si, faut-il le souligner, il ne plaide que pour sa personne et sa zaouia.

    Donc le discours de G.S. je ne puis le traduire qu’ainsi :

    « Bismi allah errahmane errahim ,

    Une bande de voyous s’est emparé du pouvoir et en a usé à sa guise sans vergogne et sans limite. Dans leur lancée ils ont poussé l’outrecuidance et l’impunité jusqu’à oser l’inacceptable, l’inouï, l’indicible : le cinquième mandat. Cette aberration a eu pour conséquence de réveiller le peuple endormi jusqu’au plus anesthésié de ses citoyens. Une fois lâché ce peuple a cru devoir se défouler en se lançant dans des revendications et exiger l’impossible : trouhou ga3 et koulchi lecha3b. Rien que ça, Et si seulement le gotha s’était abstenu de renchérir en croyant ou en feignant devoir rendre au peuple le monopole de la décision. Et voila que ce peuple porté sur le suicide collectif et par son instinct grégaire et leurs encouragements ne se contient plus ,après six jours de rémission en semaine , le vendredi ça lui récidive et ça lui reprend.

    Ce n’est pas la seule conséquence et s’il n’y avait que cela on s’en serait accommodé. C’est que cette bande de fripouilles en ouvrant la boite de Pandore a exacerbé les contradictions jusque-là contenues au sein même du système dont les factions rivales sont contenues à coups de compromis et compromissions et où la guerre qui y est déclenchée est loin d’être silmia ou khawa khawa mais impitoyable.

    Pendant que le peuple engoncé dans ses fantasmes rêve de les voir exaucés larmi s’attache a réhabiliter le système ou plutôt à le racheter.
    Il convient donc de rappeler au peuple que parler du départ du système est en soi une hérésie . Il y a plus de chance de faire partir le peuple qui n’a rien et que rien ne retient dans ce pays que ceux qui n’ont que ce pays pour se gaver. C’est que le peuple qui a bien analysé que nous sommes dans un système rentier et en même temps une société arabo-musulmane qui croit qu’elle n’a pas besoin de travailler mais seulement d’un changement du système d’écoulement de la rente de haut en bas pour qu’elle puisse arriver avec un gros débit à tous les citoyens se trompe de lubie.

    Le système ne partira pas, étant ce qu’il est, ceux qui se gave continueront à se gaver et le peuple continuera à avoir un gros appétit autant qu’il le voudra mais personne ne partira. Mais ce peuple semble avoir lu Darwin à l’envers ya boureb ! Ou a-t-on vu des prédateurs disparaitre s’ils n’ont pas été décimés par plus prédateurs qu’eux ou par l’extinction de leurs proies ou par un cataclysme qui emporte tout ça ?

    Ce dont a besoin le système c’est d’un rafistolage , d’une reconfiguration et d’une sauvegarde des rapports existants et non d’un bouleversement de fond en comble qui ne saurait conduire qu’au chaos. Et la raison est toute simple : notre société rentière ne peut pas produire d’elle-même les moyens de son dépassement pour évoluer positivement. Seul un événement exogène majeur ou un cataclysme naturel pourra la sortir de son marasme après un millénaire de phase transitoire.

    L’Armée est là pour conjurer ce sort funeste et pour éviter les dangers qui menacent la cohésion nationale que sont les risques d’explosion que lui fait courir son peuple inconscient et l’implosion qui de l’intérieur du système la menace.

    Nous ne saurons que recommander au peuple d’arrêter ses processions incantatoires du vendredi et rentrer maintenant à la maison pendant qu’on finit de couper les branches pourries par qui tout ce malheur est arrivé..

    Inna allahou ma3a essabirine ; Amin ! »

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      Zaatar
      21 mai 2019 - 13 h 39 min

      Cher Karamazov je te salue,

      On revient au B.A.BA de la rythmique de la nature. On revient à nos premières assertions « d’antan ». Ce n’est pas le changement Hollandais, encore que. Chez nous c’est le siècle et demi à deux. Maintenant il y a apophyse, et notre ami Abou Stroff pourra nous en dire un peu plus longuement.

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      Games Of Thrones
      22 mai 2019 - 8 h 38 min

      Merci Mr youcef benzatat ,
      une analyse pertinente et vraie, je suis sûr et certain que tous les algériens patriotes partagent votre opinion, vous avez décrit minutieusement et intelligemment les subterfuges de Sissi bis qui se prend à lui seul pour notre EM et notre l’armée, vous nous avez aussi et à mon grand regret, rappeler ce que nous attend dans les jours avenir, prions pour que dieu protège nos enfants de ce dictateur

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    DZA
    21 mai 2019 - 12 h 13 min

    Un discours qui ne répond pas aux revendications du peuple, mais qui a le mérite d’être clair. Tout le monde est averti.
    Il est clair que l’absence d’interlocuteurs mandatés par le peuple, affaiblit la force du mouvement populaire et donne du poids au pouvoir en place. Tout cela lui permet de gagner du temps.
    Au peuple de se constituer en partis politiques et associations, d’élire ses représentants et de continuer la lutte par des négociations transparentes avec le tenants du pouvoir.
    Le peuple a démontré son poids, sa force, et ses capacité d’organisation, il n’est pas question de se décourager face au discours de Gaid Salah et du système, mais de relever le défi de changer la politique du pays et de concrétiser démocratiquement les aspirations du peuple.
    Concertation, ne veut pas dire renoncement ou abdication, du moment que le peuple est uni pour dire NON et exclure tous les hommes responsables de la faillite du pays et à éradiquer les causes du mal qui a gangréné l’Etat et le pays.

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    M.S
    21 mai 2019 - 12 h 03 min

    On a chassé un dictateur civil pour avoir un dictateur militaire pire que le premier.Rien n’a changé et rien ne changera tant que cette gérontocratie est au pouvoir.Je pleure mon pays!!!!

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    Zombretto
    21 mai 2019 - 11 h 42 min

    « …donne à croire que son discours aurait été préparé et rédigé avant la diffusion des initiatives lancées… »
    Si tel est le cas, alors que les dieux soient avec l’Algérie et son armée, car alors ça voudrait dire qu’elle a à sa tête un homme aveugle, sourd et complétement coupé de son environnement, ignorant totalement quelque chose qui est sur toutes les lèvres et à la une de tous les journaux algériens depuis trois jours. Un homme comme ça ne serait même pas qualifié pour être un simple soldat, même pas bon à éplucher des pommes de terre.

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    Abou Ligam
    21 mai 2019 - 10 h 59 min

    Iporta le discours de Gaid Salah est d’une limpide clarté. Sil avait l’intention d’appliquer les revendications du peuple ça se serait su depuis qu’il marche et qu’il se répète. Or que nenni, c’est carrément dans l’autre sens que s’est dirigé le Général.

    Moua je n’en fais absolument pas une lecture optimiste. Je ne suis pas assez intelligent pour comprendre autre chose que ce qu’il dit.
    Ce discours ne cache ni les avertissements ni les menaces et les appels à l’organisation ne sont rien d’autre que des injonctions pour rentrer dans les rangs derrière l’Armée.

    Si Gaid Salah avait l’intention de nous faire comprendre autre chose ce n’est pas en langue de bois qu’il se serait adressé à des abrutis comme moua .

    Donc, à moins qu’il s’adressât à ma el insanou lem ya3lem et que nous ne soyons absolument pas concernés, il faut prendre ce discours à la lettre et ne pas lui chercher une exégèse pour conjurer le sort qu’il nous réserve.

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    M.S
    21 mai 2019 - 10 h 43 min

    Suivez bien mon regard.Gaid Salah est entrain de nous concocter dans les laboratoires de l’armée un scénario du même genre que celui de Sissi l’Égyptien!!!!

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    Digage!
    21 mai 2019 - 10 h 06 min

    Il faut avoir bac+10 et un Doctorat en Langues de Bois pour décoder ses messages.
    Il menace, il bafouille, il avance, il recule, il est avec le peuple mais il garde le clan bouteflika en place aux plus hauts postes, il veut des élections mais il ne dit pas quand ni avec qui il faut négocier pour les organiser…

    Hypothèse 1: Gaid Salah est vraiment sincère avec le peuple:

    Donc il gagne du temps. C’est trop flagrant. il tergiverse pour ne pas se démasquer.
    Il attend que le 9 juillet, date d’expiration de Bensalh et Bedoui, arrive au plus vite pour enfin se libérer des boulets des 3B et sortir son plan au grand jour. Il élimine toute résistance du clan Boutef en lui coupant ses appuis financiers, politiques, etc. Il encourage le Hirak à s’organiser, à choisir des représentants pour négocier avec l’armée directement ou indirectement après le 9 juillet. il accompagnera le processus de transition pour organiser des élections transparentes et sa mission serait une réussite.

    Hypothèse 2 : Gaid Salah veut garder le pouvoir

    Il cherche son candidat, convaincu que c’est à l’armée de trouver un président pour l’Algérie, car ça a toujours fonctionné ainsi. Et vu l’état de délabrement des partis politiques au pouvoir ou opposition, il pense qu’il faut profiter de ce vide pour organiser les élections au plus vite et faire gagner son candidat. Car une période de transition va permettre à d’autres candidats sérieux de se présenter et les chances de son candidat diminuent proportionnellement.

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    M.S
    21 mai 2019 - 8 h 49 min

    Gaid Salah est devenu sourd, muet et autiste.Toutes les semaines des millions d’Algériens sortent dans la rue pour réclamer le départ du système et sa non participation aux élections du 4 juillet, pendant que lui il s’accroche contre vents et marées et tournent le dos au revendications populaires.Qui l’a mandaté pour organiser des élections dont lui même ne croit même pas?Le peuple non et la constitution non plus!!!!

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