Affaire Tahkout : les travailleurs des transports universitaires refusent d’adhérer à la grève

Tahkout
L'Etusa a loué des bus appartenant à Tahkout. D. R.

Par R. Mahmoudi – Des travailleurs affiliés aux différentes régies de bus de transport des étudiants gérées par l’entreprise de Tahkout ont exprimé leur mécontentement suite à la décision prise, à leur insu, par l’administration de l’entreprise de mettre à l’arrêt tous les moyens de transport, à partir de ce lundi, en signe de réaction à l’annonce de l’incarcération de Mahieddine Tahkout et des membres de sa famille dans des affaires de malversation.

Des travailleurs ont organisé des sit-in de protestation devant leur lieu de travail un peu partout à travers le pays, en brandissant des pancartes affichant clairement leur refus de suivre l’instruction de leur direction de mettre à l’arrêt les bus destinés au transport des étudiants. Dans une de ses pancartes, les protestataires de la wilaya de Stéif se plaignent d’avoir été «empêchés de sortir du parc».

Selon les échos qui nous sont parvenus, conformés par des dizaines de commentaires diffusés sur les réseaux sociaux, le même climat de tension règne dans plusieurs régions du pays, où l’administration semble prise au dépourvu par l’annonce de l’incarcération du patron de l’Etusa.

Au même moment, nous apprenons que les anciens directeurs de l’Etusa et de l’Office national des œuvres universitaires (Onou) viennent d’être placés sous mandat de dépôt, dans le cadre de l’affaire Tahkout.

R. M.  

Comment (5)

    Anonyme
    11 juin 2019 - 13 h 32 min

    Vouloir, en meme temps, à aspirer à des changements, et à des réformes démocratiques
    Et à une Algérie assainie, civilisée, démocratique citadine, réformée, et débarrassée des Mafias
    Et faire des pressions inadmissibles sur l’autorité de la Justice, pour tel, où tel Oligarche affairiste mafieux
    Aux richesses qui posent plus de questions, plus qu’elles en résoudre,
    Sont complètement contradictoires, anti-institutionnelles, corporatistes, partisanes
    Rangées du coté du plus influent, du plus riche, et du plus puissant financièrement, bien sur
    Par des manifestations démagogiques, et populistes, de provocateurs, et de syndicalistes anarchistes Noyés dans la masse dupée, et trompée des travailleurs

    Anonyme
    10 juin 2019 - 22 h 59 min

    Dans la science économique, le Monopole d’un secteur est – anti économique -, et tue la concurrence
    L’amélioration des services, et la diminution des prix
    En Algérie, les Oligarches « révolutionnent » les théories économiques modernes, par le retour au Monopole
    Au nationalisme économique qui remplit les poches des Oligarches aux richesses, fortement, douteuses
    Le monopole d’un quelconque secteur de l’économie, pourrait conduire au chantage, et aux pressions
    Sur l’activité économique, et à ricochet une pression …politique grave sur l’état, et ses institutions
    (Faire pression sur la Justice, par le chantage de …la grève commanditée par des syndicalistes UGTA?!,…)

    L’ambition de l’usage du monopole sur marché du rail, en Europe, avait conduit, et poussé
    La commission européenne de la concurrence à annuler la fusion prévue entre le géant allemand Siemens
    Et le français Alstom, dans le secteur de la construction ferroviaire (InterCity de Siemens, et TGV d’Alstom) Face au géant chinois CRRC (China Railroad Rolling Stock Corporation) qui fait peur à Siemens, et Alstom
    Sur le marché européen, et, aussi, mondial

    Alstom / Siemens : fusion annulée
    Le mariage entre Alstom et Siemens n’aura pas lieu : la commission européenne a mis son veto.

    Ensemble, ils voulaient devenir le mastodonte européen du ferroviaire. Mais il n’y aura pas de fusion entre le Français Alstom et l’Allemand Siemens. Bruxelles y a mis un terme, redoutant une situation de monopole. « Cette fusion aurait conduit à une augmentation des prix, à la réduction de l’offre et de l’innovation », pointe Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence.

    C'est viral en Algérie
    10 juin 2019 - 21 h 45 min

    C’est devenu une habitude virale en Algérie, dés qu’un responsable d’une société ou entreprise est arrêté pour un fait divers, les travailleurs font grève pour faire pression. Après ceux de Rebrab et voilà ceux de Tahkout. et ainsi de suite

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    Tartempion DZ
    10 juin 2019 - 21 h 05 min

    Les responsables de cette entreprise de transport qui ont décidé de de soutenir leur maitre ,doivent être entendus .C’est à dire le rejoindre à l’ombre et laisser les gens honnêtes travailler.

    karimdz
    10 juin 2019 - 19 h 01 min

    Il faut sanctionner les responsables de cette entreprise de transport et les contraindre à respecter la volonté des travailleurs qui refusent la grève.

    Ce n est pas parce que le voyou est en prison que l entreprise doit s écouler, les travailleurs peuvent gérer eux memes l entreprise, sinon le tribunal peut nommer un mandataire judiciaire pour assurer la continuité du service.

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