Affaire Anadarko : pourquoi l’Algérie doit faire valoir son droit de préemption

Patrick Algérie
Patrick Pouyanné, PDG d Total. D. R.

Par Hocine-Nasser Bouabsa(*) – L’Algérie doit-elle permettre à la multinationale pétro-gazière française de contrôler plus de 30% de sa production pétrolière ? Bien que cette question soit d’une importance majeure, la communication du ministère de l’Energie et de Sonatrach laisse à désirer. Certains diraient qu’elle est même très défaillante. Cette défaillance ne peut que renforcer la méfiance des Algériens qui craignent pour l’avenir de leur pays et ses luttes avant-gardistes.

Le brouillard qui entoure la cession des actifs algériens d’Anadarko au profit de Total est source d’inquiétude, puisque cette affaire semble être tâchée de soupçons, de suspicions, de secrets et de questions à qui personne à Sonatrach et au ministère de l’Energie ne veut ou ne peut répondre. Il s’agit, entre autres, des questions suivantes, auxquelles les pouvoirs publics doivent répondre dans l’immédiat, afin de tranquilliser les Algériens et de prouver surtout qu’ils ne font pas partie des forces contre-révolutionnaires qui complotent pour faire rebondir le système des prédateurs : quand Anadarko a-t-elle informé Sonatrach de son intention de vendre ses actifs algériens ? Y avait-il des négociations entre Sonatrach et Total ? L’ex-PDG Ould-Kaddour a-t-il donné son donné son accord à cette dernière ? Existe-t-il des documents écrits sur ce sujet ? Pourquoi le ministre de l’Energie a-t-il rétropédalé après avoir, dans un premier temps, annoncé que l’Etat algérien ferait valoir son droit de préemption ? Le contrat PSA (production sharing agreement) d’Anadarko, qui expire en 2022 et que cette dernière a annoncé en mars 2019 vouloir prolonger, a-t-il été réellement prolongé ? Si oui, par qui et pour combien d’années ? Si le contrat PSA a été prolongé, les clauses du contrat initial signé en 1998 ont-elles été ajustées pour réparer le préjudice qui a permis à Anadarko d’engranger une plus-value supplémentaire de plus de 4 milliards de dollars ?

En absence de communication officielle adéquate, le citoyen algérien est dans son droit légitime de supposer que l’Etat algérien n’a jamais autorisé la cession des actifs Anadarko à Total et qu’il ne compte pas le faire. Ceci, pour permettre à Sonatrach de les acquérir. Une telle démarche est pertinente et salutaire pour plusieurs raisons. Les enjeux ne sont pas seulement économiques et opérationnels ; ils sont surtout politiques, sécuritaires et géostratégiques.

Enjeux politiques, sécuritaires et géostratégiques

Dans les relations entre Etats, l’amitié entre les peuples est souvent une chanson que les protagonistes chantent en fonction des intérêts qu’ils visent. Cette réalité est encore plus valable pour les Etats, comme la France, qui sont dominés par le capital financier et industriel et dont les relais médiatiques écrits et visuels sont contrôlés par ce capital. C’est sous cette optique que les Algériens devraient classer le beau refrain de «relations d’amitié exceptionnelles» que les présidents français nous ont ressassé depuis les années 1980. Face à la sincérité émotionnelle algérienne, les Français opposent le calcul froid et mercantile de ses multinationales, encore et toujours empêtrées dans leur logique de prédation et qui, malgré les progrès que l’humanité a réalisés, utilisent, dans le fond, encore les mêmes mécanismes de dominance colonialiste, dont les guerres et les agressions militaires sont l’expression brutale.

Total n’est pas une entreprise commerciale ordinaire, mais un acteur mondial majeur dans toute la chaîne de valeurs des hydrocarbures. Avec un revenu annuel de 210 milliards de dollars en 2018, elle est la première société dans l’Hexagone en termes de chiffre d’affaires. Sa place dans le système politico-économique français a un ancrage historique. C’est un Etat dans l’Etat, qui détient des leviers de pouvoir considérables, surtout que l’Etat français est l’un de ses dominants actionnaires. Pour faire court, les intérêts de Total sont les intérêts de la France et si on avait donc un différend financier ou économique avec Total, c’est avec les gouvernements français qu’on aurait affaire. Or, ces derniers ont toujours prouvé qu’ils n’ont aucune réticence ni scrupules à recourir à la force militaire, dès que leurs intérêts économiques dans les pays faibles sont menacés. C’est le cas en Afrique de l’Ouest et au Sahel, où la France a des intérêts économiques depuis l’époque coloniale, qu’elle a toujours massivement défendus, grâce aux réseaux de la «Françafrique» et, si nécessaire même, en renversant les régimes.

Grâce au sacrifice de ses plus valeureux enfants et à la politique patriotique menée par feu Houari Boumediene qui nationalisa la grande majorité des intérêts français en Algérie – entre autres, en 1971, la Compagnie française des pétroles, qui s’appelle aujourd’hui Total –, l’Algérie indépendante a la chance de ne pas appartenir à cette catégorie de pays vassaux. C’est, d’ailleurs, cette liberté relative qui agace et explique l’animosité de l’élite post-colonialiste parisienne qui n’arrive pas encore à concevoir pourquoi elle ne peut pas se comporter à Alger – malgré la vassalité de Bouteflika, qui lui a ouvert toutes les portes – comme elle le fait avec arrogance et outrecuidance à Rabat, à Dakar, à Abidjan et à Tunis.

L’approche stratégique de distance vis-à-vis de la France pratiquée par feu Boumediene a été plus que bénéfique, puisqu’elle a épargné à l’Algérie des frictions conflictuelles permanentes avec Paris qui auraient miné l’effort de développement national et éventuellement même provoqué une confrontation militaire directe. Notons, ici, que la politique belliqueuse de la France vis-à-vis de l’Algérie n’a jamais cessée depuis 1962 ; elle s’exprime essentiellement, d’une part, à travers son protectorat marocain et à un degré moindre à travers les régimes de pays africains voisins qui n’arrivent pas à s’émanciper définitivement de la France, et, d’autre part, à travers ses tentacules diplomatiques et son influence négative au niveau des institutions européennes et internationales, comme au Conseil de sécurité de l’ONU.

Permettre à Total d’accroître ses actifs pétroliers en Algérie de 12,5% à 35% reviendrait à sacrifier la politique de nationalisation et à ouvrir le portail de l’ingérence directe de la France dans nos affaires, comme elle a l’habitude de le faire partout en Afrique, au nom de la protection de ses intérêts. Une telle ingérence ne concernerait pas uniquement le secteur pétro-gazier, mais toucherait progressivement la défense et la sécurité nationales, ceci grâce aux réseaux harkis que la France a toujours entretenus depuis l’indépendance et qu’elle active suivant ses besoins. Les Algériens ont déjà connu un avant-goût du potentiel de ces ingérences, puisqu’ils ont dû déjà débourser des sommes énormes pour renflouer les caisses de Renault et Alstom, deux sociétés qui agissent pourtant dans des domaines non-stratégiques.

Certains pourraient argumenter, naïvement ou subtilement, qu’il importe peu que les actifs d’Anadarko soient détenus par une société américaine ou par une société française. Avancer un tel argument serait fallacieux, puisque l’intérêt géostratégique des Etats-Unis en Afrique du Nord est totalement différent de celui de la France. Car, si pour les Américains l’Algérie est un pays de second plan, pour les Français, il est de premier ordre. Par conséquent, le potentiel de conflits d’intérêts entre l’Algérie et la France est beaucoup plus élevé et explosif qu’il ne l’est entre l’Algérie et les Etats-Unis. Ce potentiel conflictuel s’exprime depuis des décennies au Sahara Occidental où la France refuse au peuple sahraoui son droit légitime à l’autodétermination en soutenant ouvertement le régime esclavagiste et colonisateur du Maroc. Il s’exprime aussi en Libye où la France a détruit l’Etat pour créer le chaos, le désordre et l’insécurité qui menacent directement l’Algérie, et au Sahel où la France a renforcé sa présence militaire sous le fallacieux argument de la lutte antiterroriste pour étendre son hémogénie directe jusqu’aux frontières algériennes, afin de contenir tout effort algérien à développer des relations économiques avec ses voisins du sud.

Autant donc ne pas ajouter un autre élément de conflit programmé dans le secteur stratégique des hydrocarbures au potentiel conflictuel existant déjà considérable.

Dans le contexte actuel et compte tenu de la politique française ouvertement et foncièrement hostile à l’Algérie, ouvrir les portes à la première entreprise hexagonale Total pour jouer un rôle majeur dans le secteur des hydrocarbures en Algérie serait un acte suicidaire et antipatriotique. Que la France considère la position légitime et naturelle de l’Algérie – telle qu’exprimée par le ministre de l’Energie le 28 mai et qui consiste à faire valoir son droit de préemption – d’hostile est son affaire. Mais tout le monde sait que son hostilité envers l’Algérie est épidémique. La preuve : après presque soixante ans d’indépendance, jamais la France n’a présenté ses excuses pour les crimes contre l’humanité qu’elle a commis au détriment de plusieurs millions d’Algériens pendant 132 ans de colonisation, alors qu’elle s’échine à le faire couramment vis-à-vis d’Israël, à cause de la déportation de milliers de juifs vers les camps de concentration nazis.

Et, puisqu’on parle d’hostilité, que le patron de Total explique aux Algériens les motifs de son intérêt maladif à acquérir les actifs Anadarko en Algérie et pourquoi l’Etat algérien devrait lui accorder une telle faveur, alors que Total importe du gaz de schiste américain pour concurrencer le gaz algérien et empêche Sonatrach de développer un réseau de distribution de dérivés pétro-gaziers en France.

C’est à la France de montrer à l’Algérie sa bonne volonté – en démentant son réseau d’agents locaux, en restituant les archives algériennes et en soutenant le droit international au Sahara Occidental – et non le contraire, car l’Algérie a déjà donné plus qu’il n’en faut.

Dans la prochaine contribution, je reviendrai sur l’aspect économique et opérationnel qui conforte et plaide pour l’achat des actifs d’Anadarko par Sonatrach, car cette dernière est mieux placée que quiconque pour mutualiser les opérations et tirer profit des synergies dans les champs pétroliers situés dans le bassin de Berkine.

H.-N. B.

(*) PhD, chef d’entreprise et analyste

Comment (26)

    Mme CH
    13 juin 2019 - 23 h 54 min

    Très pertinent…!Un article qui vient au bon moment, car les choses restent confuses et le ministre actuel de l’Energie n’a pas le droit de jouer avec le présent et l’avenir de tout un peuple…! FaFa El Mahboula n’a jamais gobé le fait qu’elle soit chassée de l’Algérie et elle ne ménagera aucun effort pour s’accaparer des richesses naturelles et humaines de notre pays…et pour saboter toute voie menant à un développement effectif de celui-ci…!
    Si le ministre actuel de l’Energie et le PDG de la Sonatrach se sentent incapables de gérer ce dossier épineux et dangereux, ils n’ont qu’à déposer leur démission…et que les instances concernées les remplacent par des hommes compétents, forts et surtout qui aiment et défendent les intérêts de leur pays .

    VIVEMENT FAIRE VALOIR LE DROIT DE PRÉEMPTION……!!!!

    Anonyme
    13 juin 2019 - 21 h 19 min

    Les interets stratégiques pétrolières de la Sonatrach, et de l’Etat algérien sont sérieusement menacés
    Par les O.P.A (Offre Publique d’Achats) opérés par
    Les raiders de Bourse
    (Smasria, opérateurs sauvages de Bourse, Traders, aux appétits sauvages de gains)
    Des actionnaires très agressifs, et inassouvis de gains, de Total
    Et de la complicité secrète, et le feu vert de l’Etat le plus policier, et le plus néo-colonialiste énergétique,
    Et économique de l’Europe qu’est l’Etat Policier Néo-Colonialiste Impérialiste Français
    La Sonatrach, avec l’aide de l’Etat Algérien doit s’organiser, et se renforcer, pour mobiliser
    Toutes ses potentialités, et toutes ses ressources, pour faire face à l’agression pétrolière Néo-Colonialiste, Et Impérialiste de  » Total  »
    L’Etat Français Policier, et  » Total  » profitent de la situation politique instable, en Algérie
    Aux institutions affaiblies
    Et l’Instabilité, et la Faiblesse de Sonatrach, pour mettre des pressions,
    Et attaquer « la bete affaiblie, et blessée »
    L’Opportunisme, et la Perfidité des autorités, et des responsables français, pour affaiblir l’Algérie
    Son économie, sa Sonatrach, et faire Echec au « Hirak », et au changement révolutionnaire démocratique
    En Algérie

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      Maori
      14 juin 2019 - 9 h 01 min

      La france ancien pays colonisateur n’a pas d’amitié pour l’Algérie. Ses ressentiments contre le pays qui l’a bouté dehors, juste après le valeureux Vietnam et Dien Bien Phu , marqueur indélébile de la mémoire de ce pays qui après, qui après la première guerre mondiale s’est habitué à prendre la raclée, lui supposé 5 ème puissance militaire au monde, ses ressentiments sont donc encore intacts malgré le renouvellement générationnel. En dehors de la période de Boumediene et les parenthèses Zeroual et Boudiaf, les gouvernements algériens qui suivirent ont eu un rapport de vassalité. L’ancien colon a accepté d’accueillir l’argent des Algériens, détourné par les prédateurs qui les gouvernaient, leurs permettant d’acquérir des biens et des entreprises français, pour leur mettre le grappin dessus et avoir ainsi la main mise sur eux. Ces politicards algériens, harkis d’un genre nouveau, alors que ce pays, la france, à travers ces ONG insidieuses prônait pour les gogos la lutte contre le blanchiment d’argent et la bonne gouvernance. C’est pourquoi les traîtres se retrouvent mis au ban de société algérienne et en geôle, le véritable lieu où ils doivent être. Les gens honnêtes et compétents ne manquent pas en Algérie, on doit les laisser construire le pays et le hisser au diapason des nations patriotiques et avancées économiquement, scientifiquement et culturellement, il y va de notre survie.

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    Al Maz
    13 juin 2019 - 18 h 31 min

    Merci pour cette article très intéressant et ô combien juste. Certains font de la surenchère et ils ont bien le droit, d’autres comme moi, aimeront l’article dans sa globalité car…il est vraiment juste et concis concernant cette prédatrice France qui, demeure toujours l’ennemi de l’Algérie même si son amitié hypocrite reste d’actualité.

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    Vroum Vroum 😤..
    13 juin 2019 - 17 h 58 min

    Entre États aucune amitié mais que des intérêts , l’Etat Algérien ne lâchera rien .

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    Anonyme
    13 juin 2019 - 15 h 42 min

    L’Etat policier français n’attaque pas l’Algérie par les moyens vieilles, et obsolètes que sont les armes
    Les mercenaires, les troupes d’élites, les Paras,……
    Mais les dirigeants, et les responsables très intelligents, et rusés français attaquent l’Algérie
    Par son « Talon d’Achille » qu’est le secteur pétrolier – Sonatrach source de dépendance, et de fragilité
    De l’Algérie
    Ils ont trouvé , en Total, les lois, les accords, les avenants, les « nuances », les « non compris »
    Les « non clarifiés », les « entre les lignes » des textes, un moyen de s’infiltrer, et d’intervenir en Algérie
    Le Néo colonialisme économique français sur l’Afrique, et l’Algérie n’a pas usurpé de son nom
    C’est à l’Algérie, ses institutions, et sa Sonatrach de se coordonner, de se mobiliser, de s’unir
    Contre le retour en force, de Total la Multinationale Pétrolière Impérialiste, avec l’aide de ses commanditaires secrets dans l’état policier français, et avec l’aide de « collabos algériens »
    Qui ont des interets en France, et en Europe, et qui veulent pas de changements démocratiques
    En Algérie

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      Anonyme
      13 juin 2019 - 16 h 47 min

      C’ est des khorotos qui proposent des  » nuanes » dans les contrats, pour qu’ensuite encaisser. Pas seulement avec total…

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    salahdine
    13 juin 2019 - 11 h 54 min

    En plus  » those who fail to learn from history are condemned to repeat it ». Nous devons apprendre de notre histoire récente que la France est un pays ultracolonialiste , leurs intérêts passe avant tous, la prenuve ils ont tues plus de 6 millions de nos parents.

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    Anonyme
    13 juin 2019 - 10 h 48 min

    Parmi les traîtres boumédiene est le plus cruel. une ânerie que de croire qu’il serait honorable, ce criminel de premier rang. La nationalisation à servi la bourgeoisie d’ État ( compradora) qui s’ est nichée dans l’ administration et finit dans la farce actuelle

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    Anonyme
    13 juin 2019 - 10 h 34 min

    Tout les contrats établis avec les américains,les français,italiens,espagnoles doivent être révisés que ce soit pour l exploration,l exploitation ou les services en matière de gaz,pétrole

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    Tin-Hinane
    13 juin 2019 - 10 h 31 min

    C’est d’autant plus rageant que nous avons affaire avec un pays vassalisé, vassalisé d’abord aux anglo-saxons devant lesquels les français ont plié l’échine à la fin de 2e guerre mondiale après avoir été vassalisé aux nazis et pour finir, ultime indignité, ils se sont prosternés devant l’entité sioniste qui les gouverne. Les voir se comporter en Algérie comme en pays presque conquis est insupportable. L’Algérie a non seulement donné une bonne leçon aux français et les a chassés comme des malpropres mais a également remis à leur place les anglo-saxons qui ont eu la prétention de vouloir prendre la relève et de nous soumettre avec la décennie noire, le FIS et le GIA. Sans les traitres la france et les autres pays européens ne seraient arrivés à rien en Algérie. L’Europe en général et la france en particulier sont à genoux, ils n’ont plus aucune force, aucune puissance et même leur technologie et leurs industries sont en régression, en fait ils n’ont plus rien et ne sont plus rien et il serait temps de leur leur faire savoir. La france essaie de reprendre un peu du poil de la bête en réunissant autour d’elle des complices et supplétifs, nos voisins, mais ils ne sont pas en meilleur état, à part le Maroc qui est aussi corrompu que la france, les autres ne sont que des pauvres hères qui ne savent même plus où ils habitent. Je saurais que notre pays est débarrassé des traitres le jour où je verrais la france à distance de notre pays, le jour où je verrais la france mettre un terme à ses prétentions et à son arrogance mal venue, le jour où je verrais la france la tête basse et la queue entre les jambes, ce jour là je saurais que le sacrifice de nos chouhadas Allah irahmoum n’a pas été vain.

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    Une nouvelle race de HARKIS des temps modernes.
    13 juin 2019 - 10 h 20 min

    Pour la faire plus court.
    Aucun pays étrangers ne doit détenir 30% de la production nationale de l’Algérie à son actif.
    Je dis clairement qu’il doit y avoir des investigations très poussées concernant les différents dirigeants de Sonatrach.
    Chakib Khelil et Ould-Kaddour sont des traîtres à la patrie.
    Il suffit de remonter leurs historiques et leurs passés.
    Il faut interdire de sortie du territoire Ould-Kaddour et lancer un mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil.
    Et interrogés tout les dirigeants et haut cadre de la Sonatrach.
    BENFLIS qui a démissionné du gouvernement de Bouteflika pour des raisons énergétique doit pouvoir renseigner les juges Ould-Kaddour et Chakib Khelil et d’autres aussi.

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    Anonyme
    13 juin 2019 - 10 h 07 min

    Excellente contribution..

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    aqil2
    13 juin 2019 - 10 h 02 min

    Il semblerait que suite à la visite de PDG de Total à Alger, le 30 mai dernier, que l’autorité Algérienne et la compagnie Française ont trouvé un terrain d’entente. L’Algérie ne s’opposera pas au rachat des actifs d’Anadarko-Algérie sous condition que total s’engage à ne pas dépasser un quota fixe de production à 51 mille barils de pétrole par jour. Anadarko continuera à produire 33 mille barils par jour et Total produira 18 mille barils par jour jusqu’à en 2022, date de fin de droit d’exploitation des gisements algériens par Anadarko.
    Toutefois quand on voit l’historique de l’arrivée de l’Américain en Algérie, une petite compagnie insignifiante, devenue un géant, grâce à notre pétrole, je reste persuadé que c’est un coup savamment orchestré depuis longtemps pour assécher les Algériens du seul revenu indispensable que nous ayons et créer le chaos dans le pays et rebonjour les années meurtrières

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    Anonyme
    13 juin 2019 - 8 h 27 min

    Laisser faire cette opération frauduleuse entre Anadarko et Total sur le dos de l Algerie est un CRIMEcontre la Nation , puisque les conséquences politiques et géostratégiques pour notre EXISTENCE en tant que Peuple Amazigh , c est à dire libre et Souverain sur notre Terre et notre destin seront Désastreuses ….. Ceux ou Celui qui encouragera ou engagera l Algerie dans cette voie doit être EXÉCUTÉ sur la Place publique pour Meurtre Prémédité contre le Peuple Algérien .

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    Salahdine
    13 juin 2019 - 7 h 53 min

    La France, via son réseau de Harkis bien placé, rêve de revenir en Algérie. C’est bien de rêver, mais il y a toujours les enfants de Boumediene, Ben Boulaid , Krim, Amirouche, Zabana….etc qui sont sur la première ligne et qui défendront les intérêts de l’Algérie et du peuple Algérien. En parallèle, il faut dénoncer les harkis et procéder a une compagne de nettoyage au niveau de Sonatrach, au service de sécurité d’ouvrir une enquête generale sur le Groupe Sonatrach ( toutes les entités mêmes les groupements/associations avec des compagnies étrangères) sur tous les contrats et avenants établis en gré a gré avec Entreprises de service Étrangères : fourniture , service ou maintenance.

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      salahdine
      13 juin 2019 - 10 h 04 min

      En plus : »Those who fail to learn from history are condemned to repeat it »

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      ben
      13 juin 2019 - 11 h 38 min

      LES ENFANTS DE BOUMEDIENE NON LES AUTRES OUI LES VRAIS COMBATTANTS

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    sarsi
    13 juin 2019 - 6 h 35 min

    finissons avec cette histoire et récupérons nos richesse
    si on se laisse faire bye bye ALGÉRIE . l argent c est le nerf de la guerre alors gardons notre droit de préemption et achetons la part de Anadarko
    cette France ne nous veut que du mal et pour preuve le refus astronomique des VISA pour les algériens un record quoi . c est plus de 285 000 refus basta

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    Elephant Man
    13 juin 2019 - 5 h 29 min

    Je réitère une syrisation de l’Algérie est planifiée depuis longtemps par l’axe Washington Tel-Aviv, pour reprendre Press TV qui explique pour faire court mais explicite je cite  » En Algérie, telle qu’elle se présente aujourd’hui, Sonatrach dérange…. »
    Merci pour votre excellente contribution Mr Bouabsa.

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    Brahms
    13 juin 2019 - 5 h 23 min

    Total donne à ses salariés une Prime de résultat d’exploitation de 5 500 €, et ce chaque année à tous ses salariés de l’ouvrier au directeur. Donc en dinars Algériens cela fait combien ? l’État français donne des chèques énergie à tous ses citoyens pour payer leur factures de gaz, les montants varient en fonction de la situation de chacun. Total distribue des dividendes chaque année à tous ses actionnaires, l’action Total étant cotée 46 €, sur le marché parisien. Donc, tous ses cadeaux qui sont distribués par Total et l’Etat français, en bout de chaîne, c’est l’Algérie et son peuple qui trinquent, on vole en Algérie pour donner en France. Simplement, c’est légalisé par des contrats car les français connaissent à l’avance la mentalité et la psychologie des dirigeants algériens, ils savent nettement à l’avance ce qu’ils peuvent en tirer. Ensuite, vous avez une seconde phase qu’on appelle la corruption par le corrupteur.
    On va distribuer de l’argent en euro et dollar sur des comptes bancaires ouverts à l’étranger afin d’officialiser les contrats et ainsi dire merci à tout. Les paradis fiscaux servent les intérêts des européens et américains et sont conçus pour attirer l’argent des pays africains qui ensuite re-financent ces mêmes pays européens et américains dans leur projet de développement sociétal. Par exemple, Mobutu avait volé 35 milliards de dollars à son peuple placés en Suisse, Luxembourg (paradis fiscaux) qui en retour lui donnait le secret bancaire, plus 1 à 2 % d’intérêts alors qu’eux, ils gagnaient facilement 20 à 25 % d’intérêts avec son propre argent. Par la suite, la France et d’autres pays venaient chercher des financements en Suisse et au Luxembourg grâce à l’argent de Mobutu. Le système est bien rodé. Après, les africains vous disent, la Suisse c’est jolie, c’est beau, Le Luxembourg c’est beau aussi, les gens sont civilisés. Normal, ce sont tes richesses qui sont chez eux car ils connaissent ta mentalité et ta psychologie.

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      harissa
      13 juin 2019 - 10 h 09 min

      juste quelques chiffres ,Total est une des 6 majors mondiales pétrolières ,209 milliards de $ de chiffre d’affaires plus que certains Etats ,Sonatrach c’est 39 milliards de $ soit 20% de Total ,OK .La part de Total dans Sonatrach 15 % représente 5,85 milliard soit moins de 3% de Total ,OK ,il y a plus de 100 000 salariés donc multiplié par 5 500 € de prime par agent cela fait 55 000 000 d’€ rien que de primes ,surtout il ne faut pas calculer en dinars au cours du square Port Saïd , il faudrait la totalité de Sonatrach en chiffres d’affaire pour couvrir uniquement salaires et primes .Si Total dégage autant d’argent avec 15 % de Sonatrach avec les 85 % restant les salariés devraient rouler tous sur l’or !Un autre chiffre Total avec 98 000 salariés fait 209 milliards de $ de chiffre d’affaires ,Sonatrach avec 120 000 salariés fait 39 millards de $ de chiffre d’affaire .La productivité est 6 fois moindre dans le rapport emploi /recette ,instructif .

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        Brahms
        13 juin 2019 - 11 h 19 min

        Internaute Harrissa : Total pompe le pétrole irakien, iranien va en Afrique notamment au Gabon chez les Bongo alors que la Sonatrach se limite à son territoire.

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    Tourqui
    13 juin 2019 - 4 h 27 min

    Dans l’affaire Total c l’x-files,le peyple a le driit à la vérité.

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    Abdellatif
    13 juin 2019 - 3 h 28 min

    Finissons-en avec cette S…e de france…..pas d’autre alternative ! c’est une province soumise ! ils n’ont rien d’Amazigh !

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      Amicalement vôtre. ...
      13 juin 2019 - 16 h 34 min

      @ : Abdellatif
      13 juin 2019 – 3 h 28 min
      Cher ami je ne suis pas Amazigh.
      Je suis algérien et mon pays c’est l’Algérie.
      Et dans mon pays il y a des algériens de cultures différentes qui fait la spécificité de mon pays l’Algérie.
      Ces différentes cultures et coutumes est une richesse pour mon pays l’Algérie.
      Vive l’Algérie multiculturel .

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