Comment l’argent dérobé aux Algériens a-t-il pu trouver asile à l’étranger ? (III)

blanchiment argent
La corruption a gangréné l'économie sous Bouteflika. New Press

Par Maître Nadira Azouaou – Dans sa directive de 2015, l’Union européenne recommande aux Etats membres de prévoir dans leur droit national des sanctions «effectives, proportionnées et dissuasives» contre tous les assujettis qui violeraient les obligations de vigilance, de détection et de déclaration qui leur sont imposées. Elle incite également à recenser dans la catégorie des «pays tiers à haut risque» tous ceux dont les dispositifs juridiques présentent des lacunes ou dont l’efficacité serait contestable.

Ainsi, l’obligation de vigilance exercée sur tous les mouvements de comptes et des opérations sous-jacentes, l’identification de chaque client, en particulier les PPE, les membres de la famille des PPE, les personnes associées aux PPE et la recherche constante du «bénéficiaire effectif» de la transaction, ont pour corollaire d’imposer aux assujettis de détecter les opérations suspectes et de procéder à des déclarations de soupçon auprès de la cellule du renseignement financier (CRF).

Dès lors qu’une transaction est suspectée d’être liée au produit d’une activité criminelle, les banques, les établissements financiers ou tout assujetti, doivent s’abstenir d’exécuter la transaction, mener des investigations et établir un rapport à la CRF, qui donnera ses directives. S’il apparaît que la suspension de la transaction n’est pas possible ou qu’elle pourrait entraver les investigations, une déclaration de soupçon est adressée sans délai à la CRF.

Les manquements aux obligations de vigilance, l’insuffisance des informations liées à l’identification du client et du bénéficiaire effectif, et le défaut ou le retard de déclaration de soupçon par les assujettis les exposent à de lourdes sanctions administratives et pécuniaires.

Un bref examen de la jurisprudence rendue par la commission des sanctions de l’ACPR et la Cour de justice de l’Union européenne apporte un éclairage édifiant sur la nature des manquements sanctionnés et l’étendue des sanctions prononcées.

Dans une décision rendue le 30 juin 2017, la commission des sanctions a considéré, parmi d’autres griefs, que «l’établissement ne recueillait pas toujours de manière satisfaisante les informations lui permettant de connaître ses clients, notamment lorsqu’il s’agit de PPE et qu’il n’a pas effectué de déclaration de soupçon dans 31 dossiers relatifs à des opérations qui auraient dû être déclarées à Tracfin». L’établissement financier poursuivi a été condamné à un blâme et à une sanction pécuniaire de 2 millions d’euros.

Dans une décision rendue le 19 juillet 2017, la commission des sanctions a retenu, parmi d’autres griefs, que «quelle que soit l’organisation retenue, et à chaque stade du processus débouchant, le cas échéant, sur une déclaration de soupçon, les diligences à accomplir le soient aussi rapidement que possible (…). Qu’ainsi, la Commission a déjà indiqué que tout retard dans l’envoi à Tracfin de ces déclarations de soupçon, par rapport à la date à laquelle l’opération suspecte a été réalisée, devait dès lors être justifié par l’énoncé, dûment documenté, des diligences accomplies pour passer du doute au soupçon». Ce faisant, la commission n’a pas retenu les arguments présentés en défense par la banque pour justifier «le fait générateur et le calcul des délais pouvant conduire à caractériser un retard dans la transmission d’une déclaration de soupçon à Tracfin» et a infligé à la banque un blâme et une sanction pécuniaire de 5 millions d’euros.

Dans une autre décision rendue le 3 juillet 2018, la commission des sanctions a retenu, parmi d’autres griefs, d’une part que l’établissement financier avait formulé tardivement des déclarations de soupçon sur des dossiers et que, d’autre part, il n’avait pas procédé aux diligences pour s’assurer de la licéité de l’origine des fonds déposés par une cliente. Que les arguments invoqués par la cliente pour justifier ses dépôts ne pouvaient écarter le soupçon et que l’avertissement adressé à la cliente ne pouvait se substituer à la déclaration de soupçon. Enfin, que la déclaration de soupçon effectuée après le rapport de la mission de contrôle devenait sans effet. L’établissement financier a été condamné à un blâme et à une sanction pécuniaire d’un million d’euros.

Sur un litige opposant un établissement de paiement à trois établissements de crédit, relatif à la résiliation par ces derniers des comptes dont celui-ci était titulaire, car ils le suspectaient de blanchiment d’argent, la Cour de justice de l’Union européenne a indiqué dans ses attendus : «Il résulte des termes à tout le moins que si l’article 13 de la directive sur le blanchiment de capitaux énumère certaines situations dans lesquelles les Etats membres doivent prévoir l’application de mesures de vigilance renforcées, cette énumération n’est cependant pas exhaustive. Les Etats membres disposent d’une marge d’appréciation significative, lors de la transposition de cette directive, quant à la manière appropriée de mettre en œuvre l’obligation de prévoir des mesures de vigilance renforcées et de déterminer tant les situations dans lesquelles il existe un tel risque élevé que les mesures de vigilance.»

Comment, dans ces conditions, les montants dérobés aux Algériens ont-ils pu trouver asile auprès des banques étrangères et singulièrement européennes, sans déclencher les alertes inhérentes aux règles de vigilance qu’elles exigent de leurs filiales en Algérie ? Comment le zèle qu’elles mettent à faire appliquer leurs directives n’a-t-il pas trouvé à s’exercer à l’égard des PPE algériennes, des membres de leur famille et des personnes qui leur sont associées ? Faut-il admettre qu’elles n’ont rien décelé qui aurait justifié de mettre en pratique les règles qu’elles ont édictées ou faut-il considérer qu’elles n’ont pas eu connaissance des informations sur les turpitudes des PPE algériennes qui nourrissent la presse depuis une décennie ? Ou bien faudra-t-il se résigner à envisager, horresco referens, que certaines PPE sont exemptées des dispositions qui les concernent ?

Quelle que soit la réponse, il y a là assez de matière pour actionner les leviers de la coopération internationale qui autorisent, selon les dispositions de la convention des Nations Unies sur la corruption, à «fournir des originaux ou des copies certifiées conformes de documents et dossiers pertinents, y compris des documents administratifs, bancaires, financiers ou commerciaux et des documents de société», au titre de l’entraide judiciaire. Seront-ils actionnés pour autant par la partie algérienne lorsqu’elle s’appliquera à rechercher les preuves nécessaires aux investigations menées lors des poursuites engagées ?

Ce sera également l’occasion de mettre à l’épreuve les nombreuses conventions et accords internationaux signés depuis 2011 par la CTRF, avec divers pays, pour l’échange d’informations entre les cellules du renseignement financier. De s’interroger aussi sur le sort réservé aux dispositions de la convention des Nations unies qui prévoient que chaque Etat partie «notifie aux institutions financières relevant de sa juridiction, à la demande d’un autre Etat partie ou de sa propre initiative, l’identité des personnes physiques ou morales dont elles devront surveiller plus strictement les comptes, en sus des personnes que les institutions financières pourront par ailleurs identifier.» Il en va de même pour les dispositions de l’article 30 de la directive de 2015 de l’Union européenne, relative à la création d’un registre national des «bénéficiaires effectifs» et l’introduction de cette disposition dans la législation nationale des Etats membres. Leur invocation devant permettre, ainsi que le prévoit la procédure fixée en l’espèce, à toute personne justifiant d’un intérêt légitime, de saisir le juge commis à la surveillance du registre du commerce et des sociétés aux fins d’être autorisée à obtenir communication du document relatif au «bénéficiaire effectif».

A cet égard, l’affaire des «Panama Papers» qui avait défrayé la chronique en Algérie parce qu’elle impliquait des PPE algériennes, est révélatrice des recours possibles. Car elle révèle comment un ministre en exercice en Algérie entre 2012 et 2017, agissant dans l’objectif de dissimuler un compte en suisse, avait demandé à un cabinet d’avocats panaméen de lui fournir un certificat prouvant que la société-écran créée pour dissimuler son statut de «bénéficiaire effectif», ne détient pas un autre compte au Panama. Cette demande avait été introduite par le cabinet d’études et de conseil situé au Luxembourg, qui gère la fortune de cet ex-ministre auprès du cabinet d’avocats qui avaient créé cette société. La demande avait été formulée un mois après la divulgation du scandale.

Les services de la conformité du cabinet d’avocats panaméen ont refusé de délivrer ce document au motif que ladite société avait été créée un an après la nomination de cette PPE au poste de ministre en Algérie. Que l’identité et la qualité du «bénéficiaire effectif» avaient été dissimulées lors de la création de la société et que les modalités du transfert des fonds en Suisse, présumés issus de la vente de ses biens en Algérie, n’avaient pas été précisées. C’est dire que si un pays comme le Panama s’est obligé à appliquer des mesures de vigilance à l’égard des PPE algériennes, alors qu’il est considéré par le rapport d’évaluation mutuelle de 2016 du GAFI comme présentant des défaillances stratégiques dans ses procédures de lutte contre le blanchiment de capitaux, on est en droit d’attendre une réaction au moins aussi rigoureuse de la part des banques européennes dans l’application des mesures qu’elles ont elles-mêmes édictées.

N. A.

Avocate, ex-cadre de banque

(Suivra)

(*) Le titre est de la rédaction

 

Comment (25)

    Moyens discrets pour sortir les devises
    1 juillet 2019 - 1 h 56 min

    Valises diplomatiques + Salons d’honneur des aéroports d’Oran et d’Alger surtout d’Oran

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    Anonyme
    30 juin 2019 - 18 h 50 min

    Et pendant que l’argent du peuple Algérien dort tranquillement dans des coffres en Suisse sous bonne garde et les paradis fiscaux notre équipe nationale de Volley Ball dorment dans les rues à Cuba !!!!!!Un commentaire Général Gaid pour votre prochain discourt ?

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    Ahmed Sinoudj
    30 juin 2019 - 18 h 06 min

    Me Azouaou évoque la directive de 2015 et d’autres décisions de l’Union européenne relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent. Il est tout de même étonnant que l’avocate passe complètement sous silence l’existence au sein même de L’UE de paradis fiscaux parmi lesquels on citera les Pays-Bas, la Belgique, Malte, Chypre…. On peut donc s’interroger sur les contradictions fondamentales que chacun peut relever entre les normes juridiques a priori « vertueuses » édictées par l’Union Européenne comme entité supranationale et les pratiques plus que douteuses de ses Etats membres. En réalité, les faux-semblants l’emportent sur la volonté d’ailleurs purement théorique de nettoyer les écuries d’Augias. Dans le même ordre d’idées, on pourrait méditer sur la monumentale évasion fiscale qui affecte les pays de l’UE. En France, par exemple, cette évasion a atteint 100 milliards d’euros pour la seule année 2018 ! Qui dit évasion fiscale dit paradis fiscaux, collusions, ententes illicites, prête-noms, ramifications transnationales, blanchiment d’argent, financement du terrorisme et du trafic de drogue. Le droit est impuissant face à cette situation parce que la criminalité financière est mondiale, transversale, horizontale, verticale. Le Droit est impuissant tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale parce qu’il se limite à édicter des règles qui sont aussitôt contournées, neutralisées, néantisées par des individus, des entreprises, des Etats sans scrupules et qui agissent pour des intérêts eux-mêmes de plus en plus liés à des « impératifs » géo stratégiques et politiques. Les contrats d’armement illustrent parfaitement l’hypocrisie et les postures malsaines des parties en présence.
    Ahmed Sinoudj

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      Anonyme
      30 juin 2019 - 19 h 06 min

      Il y a quand meme une différence énorme entre argent de corruption, détournament, dilapidation d´argent publique et évasion fiscale. L´un c est voler le peuple grace à sa fonction et le trahir. l´autre c´est éviter de payer les impots que les auteurs estiment trop hauts dans leurs pays respectifs. Les délits d´évasion fiscale sont mineurs par rapport aux délits de corruption et de détournements de deniers publiques.

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      Sam
      3 juillet 2019 - 9 h 24 min

      Exacte tous n est que comédie il suffit de suivre les collisions politico financière et on a une idée, puis il faut pas être naïf les banquiers contrôlent tous

    Anonyme
    30 juin 2019 - 17 h 36 min

    Il n y a qu une solution :faire tout pour recuperer les milliards detournes et faire appliquer la loi strictements pour les responsables des detournements de fonds publics…avec l execution capitale des traitres ..La Patrie ou la mort aux traitres …Singapour au depart de la republique de Singapour on compte 48 executions capitales pour detournement de fond et de corruption averee….ces executions ont ete dissuasives et a ce jour seul la tolerance ZERO de la corruption est de vigueur…le petit Etat de Singapour est un exemple dans tous les domaines…le respect de la loi …la maturite de ses citoyens….et un tres haut niveau educatif grace a une gouvernance autoritaire ….lisez Wikipidia sur le Singapour…

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      Anonyme
      30 juin 2019 - 22 h 25 min

      Y a plus rien a recuperer cher ami, le mal ( Vol, détournement et blanchissement d’argent ), est acquis depuis longtemps, il faut des années pour récupérer des miettes avec des avocats qui connaissent ce domaine, et maitrisent les lois internationales.

    Confidentiel
    30 juin 2019 - 15 h 50 min

    Les mariages de certaines filles d’ex et d’actuels responsables du régime de Bouteflika avec des ressortissants de pays du Moyen Orient principalement Libanais, Syriens, Jordaniens, Palestiniens et aussi Marocains et Tunisiens étaient dans le but de mettre les capitaux détournés aux noms de ces escrocs gendres et presque rien au noms des filles pour échapper aux enquêtes
    Un ex ministre blagueur a marié sa fille a un escroc Libanais nommé André.

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      Confidentiel
      30 juin 2019 - 17 h 01 min

      J’ai oublié de citer les Egyptiens car la nièce de Chakib Khelil de mère Française s’est mariée avec un pseudo réalisateur Egyptien qui ne possédait rien mais grâce a son mariage il est devenu riche.
      Malins qu’ils sont les agents du fisc égyptien ont demandé a cette fille l’origine des capitaux avec lesquels elle a acheté des immeubles et villas dans les quartiers les plus huppés du Caire, elle a répondu qu’elle était actrice en France ce qui était faut bien sur, sur ce le fisc a tout saisi.
      Les capitaux appartenaient a son oncle Chakib Khelil.

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      Mimi
      30 juin 2019 - 19 h 56 min

      ça n’a rien à voir avec les mariages des filles car les hommes algériens se marient aussi avec des étrangères. Les siryens baathistes pour la plupart opposant au régime ont eu la nationalité algérienne depuis les années 80 aidés par les capacitaires qui ont occupé des postes importants. La saignée continue malgré tout avec ceux qui ont occupé des postes de conseillers et qui ont placé leurs enfants avec un niveau faible dans des institutions et établissements ou ils profitent sans pitié du système. Imaginez un petit douanier qui se retrouve avec une grosse cylindrée et un logement et de plus un gros vendre sic!

    Chaoui Ou Zien
    30 juin 2019 - 14 h 27 min

    Ces lois qui semblent bien ficelees ne s’addressent qu’a leur argent. Elles ne s’appliquent a L’argent emanant du tiers monde. Hallal ou non, il est le bienvenu chez eux. L’hypocrisie regne dans le monde occidental. Le jour ou on aurait compris ca serait le jour ou on aurait fait un bon pas vers un avenir meilleur.

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    Brahms
    30 juin 2019 - 14 h 26 min

    Vous savez, vous ne pouvez pas rattraper 30 ans de trafics en 1 semaine ou 1 mois, c’est impossible. Quand on dort sur soi pendant 30 ans, le réveil est toujours douloureux à posteriori. Il fallait mettre en place des bureaux de change avec un seul taux, un marché de change bancaire avec un seul taux. La Police, la Gendarmerie brigade financière doit mener la chasse aux trafiquants de devise pour assainir l’économie nationale. Il faut aussi que tous les citoyens soient bancarisés en ayant tous un compte bancaire (compte courant, compte épargne, contrat d’assurance vie, une carte bancaire) pour assurer leurs économies contre les voleurs (cambriolages) et pour profiter à l’économie nationale dans le financement de projet, infrastructure profitable à tous les citoyens. Or, le marché parallèle sert aux délinquants financiers qui fraudent en Algérie pour ensuite rapatrier les devises vers la Turquie, Dubaï, Chine, France afin d’importer de la camelote qui sera revendue sans facture en Algérie pour encore recommencer et ainsi de suite.
    En bout de compte, l’Etat algérien n’encaisse aucune commission, aucune taxe sur les achats et ventes de devises, la marchandise importée concurrence les produits locaux, la devise s’en va à l’étranger, les avions et bateaux sont surchargés par des fraudeurs et délinquants qui font des va et vient incessant pour au final, casser le pays.

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    Ayoune
    30 juin 2019 - 13 h 48 min

    « Comment l’argent dérobé aux Algériens a-t-il pu trouver asile à l’étranger ? »
    Posez la question aux putschistes génocidaires affidés de Fafa …

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    LE CANCERT DE L ALGERIE .SYSTEME
    30 juin 2019 - 9 h 50 min

    LE PREMIER VOLEUR C EST LE SYSTÈME.UN MARCHÉ NOIR DE LA DEVISE A CIEL OUVERT QUI EST RESPONSABLE LE SYSTÈME.LE PILLAGE DE L ALGÉRIE ENCORE LE SYSTÈME.LE PAYS EST CORROMPU JUSQU’À LA MOELLE ÉPINIÈRE. UN CANCEUR QU’IL FAUT ABSOLUMENT ÉRADIQUÉ .

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    Argentroi
    30 juin 2019 - 9 h 48 min

    Maitre, faites une enquête sur la filière algéro-tuniso-emiratie des passeurs de devises et vous serez édifiée, éberluée ! Je résume grosso-modo : comme tout le monde le sait, la devise est glanée en Algérie même ― et c’est une autre enquête―, par l’entremise de centaines de cambistes clandestins puis acheminée par voie terrestre en Tunisie où des dizaines de passeurs, algériens bien sûr, prennent le relais à l’aéroport de Tunis où ils reçoivent avant le décollage pour Dubaï et en plein avion, et comme simple bagage à main, un sac à dos ou cabas rempli de devises sous la garde d’un responsable qui les accompagne. Arrivés à Dubaï, ils sont conduits à l’hôtel, livrent leur sac à dos après vérification ou collation et repartent le lendemain pour Tunis ou Alger. Une véritable noria !
    Mais tout cela est venue en remplacement de la filière terrestre qui passait par Ben Guerdane dans le sud tunisien pour aboutir à l’aéroport de Tripoli et qui est devenue dangereuse quand Daesh a voulu s’emparer de Ben Guerdane. Et il faut savoir qu’en cette période, l’argent s’envolait de l’aéroport de Tripoli en Libye et atterrissait soit en Turquie soit à Dubaï.
    Donc, il est fort probable que vous ne trouverez pas de trace sur l’argent qui a été dérobé aux algériens puisque il n’y a pas eu de transfert bancaire. Excusez-moi du terme, mais récupérer cet argent est un véritable attrape-nigaud dont le but est de nous tenir simplement en haleine ou je ne sais, pour justifier quelque autre dessein dont les officines es manipulation ont le secret.

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      Anonyme
      30 juin 2019 - 22 h 49 min

      I y’a aussi des filières légales en Algérie. Selon vous à quoi servent toutes ces banques Arabes en Algérie ? Au transfert légal de la devise à l’étranger et en grande quantité. La valise, c’est pour les pauvres.

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        Argentroi
        1 juillet 2019 - 8 h 23 min

        Anonyme du 30 juin 2019 – 22 h 49 min
        Ah, comme il serait merveilleux d’être un pauvre avec…….. une de ces valises !

    Elephant Man
    30 juin 2019 - 9 h 45 min

    Que la CRF nous explique où sont passés les milliards d’euros du gouvernement Libyen du Guide le Colonel Kadhafi Allah Yarhmou gelés en 2011 par l’ONU qui ont « mystérieusement » disparu des comptes de l’Euroclear Bank en Belgique entre 2013 et 2017……à moins que la réponse ne soit chez Sarkozy !!

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      Anonyme
      1 juillet 2019 - 8 h 23 min

      Aurais-tu l’intention de te servir de « ces milliards d’euros du gouvernement Libyen du Guide le Colonel Kadhafi Allah Yarhmou » pour renflouer notre trésorerie dont les réserves fondent à vue d’œil?
      Mais que vont dire nos frères libyens?
      A propos selon le journal britannique The Telegraph, la famille Kadhafi détiendrait donc 23 milliards d’euros d’avoirs liquides sans compter les immeubles, notamment à Londres. Tout compris, leur fortune totale s’élèverait à 87 milliards d’euros.
      C’est une belle somme quand même et à mon avis il devait payer énormément d’impôts le pauvre (?). En 41 ans de règne sur la Libye avoir pu mettre de côté cette somme-là c’est vraiment une performance!
      C’est vrai qu’il avait fait des investissements lucratifs dans presque chaque grand pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est. La plupart de ces fonds étaient placés dans des institutions gouvernementales libyennes comme la Banque Centrale de Libye, la Compagnie pétrolière libyenne, la Banque extérieure de Libye, ainsi que des compagnies d’investissements telle que la Libya African Investment Portfolio. Kadhafi et les membres de sa famille pouvaient cependant accéder à n’importe lequel de ces fonds s’ils en avaient le désir.
      Mais pas le Libyen lambda qui avait intérêt à la f…

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    Que vous y croyez où pas c'est comme ça que ça se passe HÉLAS.
    30 juin 2019 - 9 h 40 min

    C’est comme la drogue qui vient du Maroc en algérie pour y être vendu avec la bénédiction de ceux qui nous gouvernaient.
    L’argent en dinar algériens des consommateurs algériens est utilisé pour acheter des devises européenne et américaine sur le marché parallèle algériens.
    Puis aussitôt ses devis retourne au Maroc avec une ristourne versé à tout les complices en algérie qui permettent ses fuites de devis ramener en algérie par des touristes algériens émigrés venus passer des vacances dans leurs pays.
    Et les barons de la drogues qui eux sont marocains ouvrent des complexes touristiques aux maroc pour blanchir leurs larcins et investir aussitôt à l’étranger.
    Puis la boucle est bouclé pour les gros trafiquant marocains sur le dis de l’économie algériennes et donc du peuple et de l’Algérie.
    C’est aussi simple que ça.

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    Anonyme
    30 juin 2019 - 9 h 01 min

    Un grand bravo Madame pour votre engagement pour votre pays.
    Il y a aussi une loi européenne qui exige de déclarer toute somme à partir de 10 000€.
    Comment alors nos délinquants en col blanc ont-ils pu introduire des sommes très importantes en Europe donneuse de lecon!

    À mon avis il y a complicité des politiques européens, en contrepartie de contrats surévalués.
    Une main lave l´autre!

    En plus, étant interdit à un Algérien de sortir des devises, ces salauds, en plus d avpor volé leur peuple et sa confiance, ils ont aussi enfreint à la loi des changes.

    Ce qui est regrettable c est qu on juge ces gens pour futilités, alors qu on doit les juger comme des traitres à la nation.

    Du temps de Boumedienne, Allah yarehmou, le peloton d´execution était en activité tous les dimanches pour cette racaille pas digne de vivre car, les conséquences de leurs méfaits sont les memes que les crimes de masse, meme si c´est indirect. un manque à gagner en soins pour les malades, un manque de postes de travail etc… avec l´argent volé!

    À mon avis il faut créer un ministère, dans la nouvelle république, spécialement pour rapatrier les valeurs avec l´argent volé. Il faut condamner ces minables avec toute la riguer de la loi, non pas pour vol, dilapidation d´argent publique mais également pour haute trahison!

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    Anonyme
    30 juin 2019 - 8 h 50 min

    Par la complicité des banques suisses françaises israéliennes et les nôtres avec ordre de la haute sphère du pouvoir tout ce trésor du peuple doit revenir au peuple et condamné ces banques et personnes la pour vol corruption et ne plut jamais faire affaire avec

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    MELLO
    30 juin 2019 - 8 h 26 min

    J’ose espérer lire , le comment restituer cet argent Algerien en asile a l’étranger.

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    Brahms
    30 juin 2019 - 8 h 07 min

    Le marché parallèle de la devise échappe à tout contrôle. N’importe qui peut venir et faire sa loi comme il l’entends, personne ne lui dira rien. Il ira frauder en Algérie puis achètera de la devise pour ensuite la rapatrier sur ses comptes bancaires situés à l’étranger.

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    Zaatar
    30 juin 2019 - 7 h 54 min

    Comment l’argent dérobé aux Algériens a t’il pu trouver asile à l’étranger? eh bien c’est très simple. Il a été mis dans des valises pour une part, puis transporté par avion vers le pays de destination ou la ou les personnes concernées ont leurs compte en banque et avec la complicité des banquiers ont pu les déposer dans leurs comptes en banque. Il a été viré de compte à compte au travers de sociétés écrans de part la corruption qui a gangrené le pays dont khelil lekhla et farid badjaoui sont de dignes représentants. Il a été transféré par voie de surfacturation avec la complicité d’acteurs étrangers qui se sont sucrés au passage en puisant une part des montants transférés. Il a été détourné pour une part également à partir des comptes de l’état, notamment ceux des ambassades pour faire la bonheur de certains dirigeants du pays.

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