Pourquoi il faut dépasser l’opposition entre l’armée et le hirak

manif discours
Quelle issue à cette crise qui perdure ? PPAgency

Par Ramdane Hakem – Le discours du général Gaïd-Salah du 10 juillet laisse l’amère impression que le commandement de l’armée met en œuvre une feuille de route dont il ne déviera pas : casser le hirak par tous les moyens et organiser au plus tôt des élections présidentielles sous son contrôle. Par ailleurs, depuis quelques semaines, la radicalisation de la contestation populaire s’est focalisée sur la personne du vieux général dont le nom est voué aux gémonies, et sur la demande que «l’armée retourne dans ses casernes» : dawla madania maççi askaria.

Ainsi, les deux forces les plus importantes sur la scène politique s’appréhendent chacune l’autre comme l’obstacle qu’il faut réduire. Elles ne se voient plus pour ce qu’elles sont en réalité : des partenaires devant trouver, ensemble, les solutions aux graves problèmes qui se posent au pays. Elles ont au contraire en partage la même attitude réductrice face aux problèmes collectifs, une tare qui conduit la formidable éclosion populaire du 22 février dans une impasse aux conséquences possiblement calamiteuses. Rien de bon n’en sortira, ni pour le hirak, ni pour l’armée et surtout pas pour l’Algérie.

Ces velléités jusqu’au-boutistes des uns et des autres s’expliquent en partie par la pauvreté de la culture du dialogue dans notre société. Que ce soit en matière de religion, dans la famille, dans la tribu ou le village, et évidemment dans l’armée, le discours autoritaire, l’injonction, ont toujours prévalu, et le changement de l’ordre social établi s’est toujours effectué dans la violence. Notre éducation traditionnelle nous prédispose à refuser de voir la part de vérité qui existe chez notre contradicteur car elle met en cause le caractère absolu de la part de vérité que nous portons. Ce faisant, nous nous condamnons non seulement à la violence, mais aussi à ne pas nous enrichir de ce que l’autre, l’altérité, nous apporte.

Par sa masse et ses slogans, le hirak a mis en cause la légitimité des institutions qui ont assuré la cohésion de la société jusque-là. Ces dernières, durant plus de 50 ans, ont été acceptées, malgré leurs imperfections et les soubresauts récurrents de la révolte, car elles nous avaient rendu possible le progrès social, à nous les «indigènes». L’Algérie indépendante a permis une multiplication par quatre de sa population et le niveau de vie des gens est sans commune mesure comparé à ce qu’il était avant 1962 (ou même en le rapportant à la situation sociale des pays voisins).

L’inconvénient est que ces avancées sociales étaient, dans une très large mesure, adossées à la redistribution de la rente des hydrocarbures. L’amenuisement de cette dernière à partir 2014 fait gripper la machine à fabriquer le progrès social et révèle la fragilité du mode d’organisation social existant, les injustices qu’il engendre deviennent insupportables. L’indignation généralisée devant les pratiques de prédation qui ont culminé sous le régime des Bouteflika met en cause la légitimité des médiations les plus importantes, leur pertinence à empêcher l’éclatement de la cohésion de la société ; ces médiations constituent les démembrements de l’Etat.

Les deux grands points de vue qui s’affrontent actuellement représentent le parti de l’ordre et celui du mouvement ; ils sont tous deux à la fois unilatéraux et incomplets. Le premier défend à juste raison le besoin d’ordre dont dépend la continuité de la société, mais il considère, à tort, qu’un assainissement (lutte contre la corruption) suffira pour rétablir la normalité pervertie par les pratiques maffieuses du régime Bouteflika. Il ne voit pas que le désajustement entre les aspirations des gens et les possibilités de l’Etat a atteint une irréversibilité telle que le changement des médiations sociales les plus importantes devient impératif. Le second représente le besoin de changement et appelle à juste titre à l’arrachage de toutes les représentations du système honni (yetnahaw gaâ) ; mais il suppose, à tort, qu’en faisant table rase du système, spontanément, la société adoptera le mode d’organisation idoine et ne versera pas dans l’anarchie que les tensions et fractures sociales «libérées» ne manquent pas de déchaîner.

Au lieu que chacun se recroqueville sur sa part de vérité, n’est-il pas plus avantageux pour tous d’aborder ces questions en termes de dépassement de l’ordre social actuel ?

De fait, le mode de développement suivi depuis l’indépendance (au-delà de ses limites réelles et des changements qu’il a connus) a été efficace dans la mesure où il a maintenu la cohésion de la société en généralisant le progrès social. Il n’était toutefois pas efficient, au sens où les réalisations accomplies l’ont été au prix d’un énorme gaspillage de ressources. La fin de la rente des hydrocarbures révèle qu’il a également piégé la société : un gouffre immense et de plus en plus béant s’est creusé entre les capacités réelles de l’Algérie à créer des richesses (hors la rente) et les aspirations démultipliées de sa population en termes de consommation (dont l’essentiel est importé grâce au pétrole et au gaz). L’ajustement inévitable entre ces deux termes (création de richesses et besoins sociaux) menace la société d’une régression sociale catastrophique. Nous avons connu une période analogue suite à l’effondrement des cours des hydrocarbures de 1986 ; elle a conduit aux «événements» de 1988 et à la décennie noire des années 1990. La leçon n’a pas été tirée.

Cette fois, le recul de la rente semble irréversible. Le pays ne pourra garder sa cohésion devant le rouleau compresseur de la contrainte extérieure que par une mobilisation inédite de toutes ses énergies autour d’un impératif : faire croître son efficience dans la création de richesses. Les dernières paroles du président Boudiaf, premier des bâtisseurs de l’Algérie contemporaine, étaient : «Par quoi nous dépassent-elles, ces sociétés avancées ?» Il répond : «Par la science». La survie de l’Algérie comme acteur proactif sur la scène mondiale dépendra de notre capacité à généraliser la culture scientifique et technique au sein de notre société.

L’aiguisement des conflits claniques au sein du pouvoir puis la révolte populaire et maintenant les formes que prend la polarisation des luttes politiques ne sont que la traduction dans la conscience des acteurs de ces dynamiques profondes qui meuvent les structures économiques et sociales.

La question qui interpelle les patriotes est la suivante : quel nouveau mode d’organisation permettra de mobiliser les Algériens dans le but de faire monter l’efficience de la société à créer des richesses, et ainsi éviter la régression sociale et continuer la marche du pays sur le chemin du progrès social ?

Ceux qui pense que la réponse à cette question est facile n’y auront rien compris. Il n’existe pas de modèle préétabli pour engendrer la croissance et le développement à l’heure des interdépendances mondialisées : ni le FMI, ni le retour à l’étatisme, ni encore moins la charia ou dawla islamiya ne sont la solution. Je n’ai moi-même pas de réponse, mais je sais qu’il s’agit d’une guerre au sens économique, social et culturel à mener, et elle sera beaucoup plus difficile et complexe que la guerre au sens militaire. Dans cette guerre, l’ennemi n’est ni l’Amazigh, ni l’islamiste, ni le commandement de l’armée, ni même la France ou le Maroc : l’ennemi est l’ignorance, ce fléau qui nous maintient englués dans le sous-développement.

L’heure est à l’invention, ensemble, de nouveaux compromis, de nouvelles médiations sociales qui permettront, d’un côté la libération des énergies de la société, de l’autre leur mobilisation dans le cadre d’un projet centré sur le travail qui fasse monter notre capacité à créer des richesses et améliore nos conditions de vie. Cela revient, je le crois, à redonner vie à l’esprit du 1er Novembre 1954 au sein des générations actuelles. Alors, s’il vous plaît, arrêtons les déchirements qui épuisent l’Algérie et mettons-nous à table pour retrouver, ensemble, les chemins du progrès social pour tous !

R. H.

 

Comment (27)

    Anonyme
    16 juillet 2019 - 19 h 16 min

    Beaucoup de confusion dans ce texte.
    1) Le peuple n’est pas une partie dans le conflit. Le conflit est entre la vision militariste du système et la vision démocratique du peuple. Il n’a pas à négocier. Il dicte ce qu’il veut et le système doit appliquer.
    2) le système n’est pas l’ordre et le hirak le mouvement. Le système est la force qui impose et le peuple est la masse qui espère.
    3) le système n’a pas assuré la paix et la prospérité. Il a distribué une partie de la rente pour acheter la paix civile. Ce faisant, il a clochardisé des générations entières et pour des générations entières.
    Quand vous rédigez des papiers de ce genre prenez le temps de choisir les bons mots et les bons concepts. Sinon ça vire à la propagande.
    Le point de vue le plus juste se résume en une phrase: le peuple veut la liberté et des institutions démocratiques gérées par des hommes civiles et civilisés, compétents, responsables et imputables. L’armée dans les casernes.
    Nous les avons laissé faire pendant 60 ans, ils nous ont brisé, réduit à néant, exclus de la race humaine . Regardez nos jeunes harragas en France . Cela vous donne une idée de la destruction occasionnée par ce régime militaire à tout un peuple qui promettait en 1962.

    Nasser
    16 juillet 2019 - 14 h 39 min

    Il n’y a jamais eu « d’opposition » entre le Hirak et l’Armée
    C’est la propagande des tenants du système, des pro- « phase de transition », des soutiens du clan mafieux, des opposants aux poursuites judiciaires, des pro-hirak parallèles déviants, aidés par une certaine presse….qui ont lancé cette tromperie qu’il y a cette « opposition » armée/hirak
    En revanche il y a « opposition » entre Armée+hirak véritable d’une part et les pseudo- hirak » parallèles (hors vendredi) qu’organise cette mafia d’autre part !!!

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    Felfel Har
    15 juillet 2019 - 21 h 00 min

    Du haut de ce qu’il considère déja comme son trône, GS cherche à imposer sa loi tant au peuple qu’aux nombreux officiers sous ses ordres. Il n’en fait qu’à sa tête et il manque de discernement au point de provoquer des incidents aux risques incalculables. Comme tous les despotes, il pense que lui, et lui seul, a raison, comme jadis par exemple, le maréchal Pétain dont l’obsession était maladive au point d’agir traitreusement contre son pays et ses concitoyens.
    Dans une de ses oeuvres (Esprit, Maximes et Principes de Thomas-1788), le trés éloquent académicien qu’était Antoine Léonard Thomas, dévoilait les tares de ces illuminés, assoiffés de puissance et de pouvoir. Voilà ce qu’il en pensait: « L’aveuglement des politiques et l’entêtement des hommes soi-disant forts, qui président aux destinées des peuples, n’obéissent pas toujours aux exigences de la logique et du bon sens. » Voulait-il parler de démence?
    Lorsque le pouvoir prend les dimensions d’une obsession narcissique, nous devons avoir la sagacité de douter de la sincérité des intentions de GS, de sa conviction de suivre le peuple dans sa démarche pacifique vers le changement salvateur du pays et de ses capacités mentales lors de la prise de décisions vitales pour le pays.
    A 80 ans, il devrait plus se soucier de prendre sa retraite et laisser sa place à des responsables non encore atteints de sénilité, que de manifester son penchant pour un règne sans partage qui finira certainement comme celui de son prédecessur. Une catastrophe!
    Le peuple restera fidèle à son armée tant que celle-ci ne s’oppose pas à ses doléances et ne contrarie pas ses objectifs en vue de rebâtir le pays et la patrie, mis à mal par des apprentis-sorciers. Le succés d’une telle opération d’envergure susceptible de faire l’Histoire exige une complète solidarité. C’est le sens qu’il faut donner aux slogans chantés à tue-tête par le Hirak, « Djeich-Chaab, khawa, khawa ».
    Retenons les leçons de l’Histoire et évitons d’avoir à la refaire!

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    UMERI
    15 juillet 2019 - 17 h 33 min

    C’est faux, il n’ y a pas de dualite entre l’ A N P en tant qu’ institution, respecte par le peuple algerien et le Hirak, mouvement de contestation populaire, mais le rejet de la feuille de route que tente d’imposer l’ E M de l’ armee, a sa tete, le G.G.Salah. …

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    Notre Djeich
    15 juillet 2019 - 16 h 39 min

    Je suis totalement d’accord avec vous. Si le Hirak a un conflit, ce n’est absolument pas avec le Djeich, c’est avec celui qui s’est décrété chef d’Etat en toute illégalité et anticonstitutionnellement (c’est le mot le plus long de la langue française). Y’a qu’à bien entendre et bien écouter les slogans hurlés les mardis et les vendredis. Mais le commentaire que j’ai posté ce matin dans ce sens, a été écarté par le modérateur- webmaster- censeur devenu subitement et apparemment aussi doubabji.

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      Karim Fatani
      15 juillet 2019 - 19 h 09 min

      Belle analyse. Sauf votre grave penchant malsain (ou par pure ignorance) pour les islamistes. Oui, ils sont l’ennemi juré de notre nation. Ils l’ont prouvé et aujourd’hui ils trouvent des gens comme vous qui veulent les disculper. Revoyez vos manuels d’histoire récente ou juste sortez dans la rue ou sur l’une des plages algériennes.

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        Omar terbache
        15 juillet 2019 - 21 h 39 min

        Les islamistes en Algérie sont des métastases qui finiront par enterrer nos rêves de liberté et de modernité. A pendre haut et court.

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    Kenza
    15 juillet 2019 - 15 h 53 min

    D’abord, l’opposition n’est pas entre l’armée et le hirak, elle est entre le chef d’état-major et le hirak. Ensuite, imputer la responsabilité du blocage aussi bien au hirak qu’à l’armée est une insulte au peuple algérien. D’ailleurs, l’auteur de cette contribution n’est pas loin de traiter de traîtres, comme l’a fait Gaïd Salah dans son dernier discours ( pour ne pas dire sa dernière menace), ceux qui demandent un état civil c’est à dire le hirak, autrement dit, le peuple algérien.
    Aujourd’hui, le premier responsable du blocage c’est bien Gaïd Salah. C’est à lui de faire évoluer la situation car la balle est dans son camp. Il peut, par exemple, cesser la repression, libérer les prisonniers politiques, libérer le moudja3id Bouregaa, les citoyens injustement emprisonnés, cesser de missionner Naïma Salhi la folle pour semer la zizanie et diviser le peuple, cesser d’agiter l’épouvantail du terrorisme pour nous faire peur, faire partir le reste du gang au pouvoir comme Bedoui, arrêter les traîtres, les escrocs et les voleurs comme Saïdani, Belkcir et sa femme, Sidi Saïd, Djemaï, Louh ( qui est entrain de se prélasser dans son palais construit avec notre argent) etc…j’en passe et des pires. Il peut aussi retourner à sa caserne pour s’occuper de son vrai job et cesser de s’adresser à la nation. Il peut tout simplement respecter la loi et prendre sa retraite… bref, il a plusieurs possibilités pour faire bouger les choses dans le bon sens. Il suffit juste qu’il pense à l’Algérie et à son peuple….we khaf rabbi !
    En tout cas, si la formidable éclosion populaire du 22 février sera conduite dans une impasse aux conséquences possiblement calamiteuses comme vous dites, le chef d’état-major doit en porter l’entière responsabilité car si le peuple algérien veut sauver l’Algérie, Gaïd Salah veut sauver le système….et sa peau!

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    Mon opinion
    15 juillet 2019 - 15 h 44 min

    Salam,
    Désolé mes frères et sœurs mais je reste encore abasourdi par une question récurrente qui me torpille l’esprit.
    Irréelle cette situation! Comment un général pratiquement illettré a t-Il pu arrivé au sommet de l’institution militaire et de surcroît devenir chef d’état-major dans un monde informatique du web2.0? Et à l’ère des voyages vers l’espace si ce n’est un fait de haute trahison dans le but de mettre le peuple Algérien dans une situation extrêmement dangereuse, boutflika et sa fratrie soutenue par la France nous ont vraiment plombés. C’est comparativement la même chose que de mettre un bonobo aux commandes d’ un avion!
    Par la même occasion d’autres questions lancinantes s’enchaînent et viennent me frapper l’esprit:
    Si son entourage a le même niveau intellectuel et état d’esprit car qui s’assemble se ressemble,quelle perspective pour la sécurité de l’Algérie et les questions géostratégiques qui s’accumulent et dont il a fait l’impasse depuis la tragique destruction de la Libye en laissant des président français totalement manipulés et déconnectés de leur peuple faire n’importe quoi autour de l’Algérie?
    Non seulement ça, mais son caractère de cerbère et radoteur hebdomadaire me font penser qu’il est atteint peut-être de sénilité et de dégénérescence avancées qui pourrait mettre toute l’institution militaire en danger, pis! Le peuple.
    Si c’est le cas quelle autorité supérieure pourrait exiger un test psychiatrique pour confirmer cette tendance inquiétante? Car il est indéniable qu’il a outrepassé ses prérogatives et se comporte comme un pirate et hors la loi et même un fou à lier alors qu’il n’est qu’un fonctionnaire d’une institution dont le principal but est
    de défendre la souveraineté du peuple et d’appliquer l’article 7 et 8 de la constitution si son but était réellement de défendre le peuple.
    Il juge et emprisonne des personnes qui ont essayé de lui faire un coup militaire, qui sont certes pas mieux que lui, mais qui le jugera pour sa complicité criminelle de 20 ans avec les boutfika? Et pourquoi na t’il pas stoppé cette énorme gabegie bien plus tôt si ce n’est l’immense marée humaine du 22/02/1964 qui a ébranlé tout le système pourri jusqu’aux fondations et l’a poussé à réagir bien trop tard sur le fait accompli. De plus ce n’est pas le rôle d’une institution militaire de conduire ces actions en justice mais à une juridiction totalement indépendante émanant des aspirations profondes de liberté et d’équité du peuple.
    Mais pour cela il faudrait une constitution solide sensée être connu de tous, inviolable votée dans un serment unanimement populaire contrairement à la clique des boutfika qu’il a soutenu jusqu’à la mort ayant pour résultat cette immense catastrophe.

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    Blida
    15 juillet 2019 - 15 h 02 min

    Ce que je pense !
    La rigidité de GS devient de plus en plus visible. Ajoutez à cela une incroyable incohérence de ses nombreux discours, pour moi, il est l’élément de résistance patent ! quelque part, c’est aussi normal. On ne change pas à 80 ans !!!
    Seulement, ce qu’il semble oublier ou ne pas suffisamment considérer c’est que les temps ont bcp changé et que la jeunesse de 2019 n’accepte plus ce que la génération d’avant acceptait sans aucune difficulté.
    Autre chose, le système reposait depuis sa naissance sur un équilibre entre 3 forces: Armée, DRS & Présidence. Il est toujours bon d’avoir des contre-poids. Cela rend les décisions plus harmonieuses. Aujourd’hui, GS est seul maître à bord et il ne semble vraiment pas avoir les capacités intellectuelles pour le faire. Comme il ne semble pas vouloir adoucir sa position, le mieux qui puisse arriver est qu’il se fasse remercier par de jeunes officiers plus à même d’accompagner réellement le peuple dans sa révolution.

    Autre chose, GS est entrain de mettre l’économie à terre et ça c’est terrible car ça va prendre des années avant de pouvoir se relever. Que certains soient pourris, tout le monde l’a compris mais est-ce une raison pour mettre systématiquement tout le monde en détention provisoire ??? et que dire des hommes ou femmes politiques ? le chemin vers la dictature est entrain de se raccourcir !

    Dernier point: restons pacifistes car GS fait tout pour nous pousser à bout et trouver ainsi l’excuse pour sortir les chars. La panique s’est installée dans l’autre camp !

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    Abdellatif
    15 juillet 2019 - 15 h 00 min

    Great Mon frère ! tout est dit ! AMIN YA RAB !!!

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    Elephant Man
    15 juillet 2019 - 14 h 22 min

    Effectivement « notre capacité à générer de la culture scientifique et technique au sein de notre société ».
    Un citoyen un patriote s’occupe de l’avenir de son pays de faire évoluer son pays vers la technologie les avancées scientifiques et la modernité.

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    Anonyme
    15 juillet 2019 - 13 h 48 min

    Tout ce verbiage pour nous vendre le compromis. D’accord, vive le compromis!!!, au lieu de demander au CEM le trousseau de clés de la maison Algérie pour non renouvellement de bail, il faudrait être raisonnable et ne demander qu’une seule clé, celle de la présidence. Ok! mais à une seule condition!! Qu’on m’explique pourquoi et au de qui et quoi il veut garder le reste des clés??? S’il arrive à me donner une réponse satisfaisante, je signe tout de suite!!

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    ANP
    15 juillet 2019 - 12 h 54 min

    L’ANP n’a-t-elle pas démantelé une cellule terroriste en juillet à Batna qui prévoyait des attentats contre les manifestants dans plusieurs régions.

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      FAKOU
      15 juillet 2019 - 13 h 31 min

      @ANP je l’avais annoncé il y a plus d’une semaine. J’avais dit que le pouvoir va encore nous rejouer le coup de la menace d’attentat pour faire peur. Ça n’a pas raté!!! Il devrait changer de propagandiste, ils sont tellement ridicules…

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    La grosse erreur ...
    15 juillet 2019 - 11 h 52 min

    …est de continuer à situer la corruption uniquement aux derniers 20 ans du règne de bouteflika !
    La dictature militaire et la corruption ont toujours fait bon ménage en Algérie.
    L’armée a disposé de tous les leviers depuis l’indépendance et malheureusement, force et de constater, que malgré les échecs cuisants, tant économique, politique, social que stratégique, l’armée n’est animée que par le désir de garder le pouvoir quelque soit le prix que ça en coûte au pays !
    Aujourd’hui, devant l’amer constat du mortifère immobilisme (de 57 ans !) qui nous est proposé, l’armée est seule à même de faire son examen de conscience en se rendant à l’évidence que l’Algérie a besoin de changer d’air pour se régénérer. Il n’y a pas de honte à passer le relais à la jeunesse, tous les pays sensés le font. Je dis à l’A.N.P. ne tuez pas la poule aux oeufs d’or !
    A méditer !

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    Abou Stroff
    15 juillet 2019 - 11 h 39 min

    « quel nouveau mode d’organisation permettra de mobiliser les Algériens dans le but de faire monter l’efficience de la société à créer des richesses, et ainsi éviter la régression sociale et continuer la marche du pays sur le chemin du progrès social ? » s’interroge R. H..
    pour une fois je vais être bref:
    que le budget de fonctionnement de l’Etat soit uniquement financé par la fiscalité ordinaire et que la rente tirée de l’exportation des hydrocarbures serve uniquement à financer des investissements productifs.
    il est inutile de souligner que l’allocation de la rente doit reposer sur un consensus qu’un parlement réellement représentatif aura à contrôler dans les moindres détails

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    La faute ne vient pas du Hirak !
    15 juillet 2019 - 10 h 53 min

    Monsieur Ramdane Hakem auteur de l’article, je suis désolé de vous dire que je ne suis pas d’accord avec vous quand vous octroyer la même responsabilité à l’Etat Major et au Hirak en matière de blocage du dialogue ou de la perpétuation de la crise depuis le 22 février 2019.

    Je suis désolé de vous rétorquer que « la pauvreté de la culture du dialogue » est exclusivement du côté du pouvoir et donc de Gaid Salah. Je dis cela car le Hirak ne cherche pas à déstabiliser le pays, n’est pas contre l’Algérie, bien au contraire, mais il veut juste un Etat de Droit, une République démocratique, libre et sociale, une justice indépendante, une séparations des pouvoirs.Est-ce légitime oui ou non ? Est-ce constructif oui ou non ? Est-ce bon pour le pays oui ou non ?

    Il me semble que le choix du dialogue que vous sied à vous est de voir le hirak faire des concessions (c’est à dire se plier) au pouvoir et d’accepter que ce soit l’armée qui continue de gouverner le pays, d’accepter que l’Algérie se régénère dans le même système autocratique et autoritaire qui perdure depuis 1962. C’est impossible de parler de dialogue quand le pouvoir devient sourd à tout changement ! Dialoguer dans ce sens, c’est même pour moi faire preuve de trahison envers le hirak et des millions d’Algériens qui sortent dans la rue depuis le 22 février 2019 pour exiger le changement. Voilà où se situe exactement le nœud du problème. Il est donc du côté du pouvoir et nullement de celui du hirak ! Mes respects.

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      Anonyme
      15 juillet 2019 - 13 h 13 min

      Quand on est intelligent, on a une certaine flexibilité, alors on « tend la perche » à notre partenaire obstiné, mais dont on a besoin pour la solution.

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        Khakedrihi
        15 juillet 2019 - 13 h 59 min

        Il n’y a pas de conflit entre l’ANP ET LE HIRAK.

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    Hamid
    15 juillet 2019 - 10 h 36 min

    For me Mr G.Salah is just a mere tinker man ( un bricoleur in French) with blinkers on , with no plan or strategy to get us out of this mess.Since February last year, he hasn’t been able to establish a transition government and then hold free democratic elections .He thinks he knows better than 41 million Algerians , none of them seems a remarkably typical hero of our difficult political times .He can put our nation at risk .He has to be reminded that the people’s legitimate demands are the only key factor that will determine the future of our country .He has therefore to go because further time delay , slack tactics , manipulations , stupid excuses , restarts ( rebelote in French) will not help .He must listen to the people : No , no and no to the old system ! It’s that simple .Tahia Eldzair as always !

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    kouidri
    15 juillet 2019 - 10 h 28 min

    Contrairement à l’auteur de cette riche contribution qui affirme que l’ennemi est l’ignorance, je pense pour ma part que le premier obstacle est dans le discourt irrationnel qui prend sa source y compris dans le savoir et particulièrement dans le savoir religieux, le créationnisme. Ce n’est pas anodin de rappeler que l’évolutionnisme n’est pas étudié dans les écoles et que Darwin est banni y compris dans de grandes universités étasuniennes. On parle de sciences religieuses ! Oui la guerre est aussi culturelle, économique que politique, car l’inégalité est une des sources majeures des problèmes de la société

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    Anonyme
    15 juillet 2019 - 10 h 09 min

    La cohésion sociale ramenée par des institutions que le hirak veut détruire , mais ,cher Monsieur , vous delirez ou vous ne vivez pas en Algérie . Honnêtement , est ce que le hirak, moi je l’appelle mouvement populaire, veut la déstructuration des institutions ? Non . A maintes reprises des personnalités du mouvement l’ont rappelé , il n’est pas question de toucher aux institutions.
    Mais alors , la question , la vraie qui se pose : comment se fait il que ce conflit Algero-Algérien ne s’acheve pas par un compromis entre les uns et les autres ?. La réponse a cette question , a mon avis , il faudrait plutot, la chercher du coté du monisme de la culture politique , héritée par nos gouvernants , de la lutte anti-coloniale . Ne dit on pas que l’ANP est la digne héritière de l’ALN ? L’armée n’échappe , donc , pas a ce monisme d’ou la rigidité de ses dirigeants qui n’ont aucune capacite a se transformer de l’interieur , comme l’avaient fait avant eux les regimes de l’ex bloc de l’Est . Le drame de ce genre de position , est que soit ils perdurent dans cette crise , soit ils s’effondrent dans le tumulte. Ils ont choisi la premiere option , aidés il est vrai par la rente pétrolière et gazière et , surtout, par la bienveillance de l’Occident effarouché par tout changement politique au profit du peuple.
    Le fossé qui s’est creusé entre la société et l’Etat parait , en tous les cas, trop important pour être comblé par des palliatifs politiques, économiques, ou sociaux servi habituellement en periode de crise ou de tension . Devant le caractère legitime et irreductible des revendications de fond clairement exprimées par la société , le pouvoir se trouve ainsi pris en étau entre trois possibilités :
    – satisfaire les demandes exprimees et le peuple et l’Algerie s’en sorte pacifiquement ,
    – poursuivre sa logique de repression , avec tout ce que comporte comme risques cette option ,
    – plus séditieuse , la troisieme option serait que les décideurs perpétuent pour quelques années encore, le statu-quo en procédant a un toilettage de la vitrine du régime. Ce n’est , Ni plus , ni moins une fuite en avant qui ne dit pas son nom . Dans cet optique, L’idée d’une élection présidentielle , proposée comme solution, n’est en fait qu’un stratagème du pouvoir pour anéantir la mobilisation patiemment tissée par la société autour du combat pour les libertés démocratiques et l’Etat de droit. Cette solution , pointée du doigt par l’ensemble du peuple qui amorce progressivement son reveil sur la réalité , après un cauchemar abominable de plusieurs décennies , interpelle aujourd’hui une redistribution des cartes plus équitables , mais proches du peuple pour l’amorce d’un espace democratique au profit d’un seul parti , celui de l’Algérie.

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    Salahdine
    15 juillet 2019 - 9 h 45 min

    Il n’y a pas d’armée sans peuple, le peuple est la réservé stratégique de l’armée. Pas d’état fort sans une armée puissante et discipliné. La démocratie est pour le peuple, pas de démocratie au sein de l’armée.
    Pour construire un état de droit , chacun doit avoir sa mission, ses droits, ses devoirs et ses prérogatives bien définis. S’asseoir autour d’une table pour : discuter , échanger les avis , les propositions de la solution, s’écouter les uns et les autres : est la meilleure solution de n’importe quelle crise au monde.
    Donc : discuter dans le respect mutuel et sans écarter x ou y, tous les Algériens sont concernés, pas d’exclusion .

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    Question
    15 juillet 2019 - 8 h 42 min

    De quels prisonniers certains manifestants appellent a leurs libération ? Il y a ambiguïté dans cette revendication.

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    Anonyme
    15 juillet 2019 - 8 h 34 min

    Analyse lucide et limpide, Hochachtung!

    Quand est-ce que nous autres Algériens comprendrons que la solution de nos problèmes c´est l´effort et le travail et que tous nos problèmes découlent de leur dévalorisation!

    J´ai toujours dit que le plus grand mal que nous a fait Boutef c´est la baguette à 10 DA!

    N´est-ce pas qu´on disait en allant travailler: je vais gagner mon pain?

    N´est-il pas aberrant que gagner son pain en Algérie nous coute si peu d´effort?

    Il est temps que les Algériens connaissent réellement le fruit de leur travail.

    Les revenus de Sonatrach devraient aller dans tout ce qui peut créer des richesses et non dans les subventions à l´arrosoir au lieu du goute à goute!

    Les motifs de fierté de l´Algérien ne devraient pas etre acquis de naissance mais par le travail accompli et honnete. Toute une mentalité à changer.

    Et pourquoi parle-t-on si peu de travail et d´effort dans les mosquées et trop des futilités qui n ont rien rapporté de bon à Algérie.

    Le travail devrait etre la nouvelle « religion » en Algérie.

    L´intelligence n´est elle pas de dévier de ses erreurs passées., de changer les méthodes qui n´ont pas donné de résultats.

    Pour revenir à la situation actuelle de l´Algérie, GS a donné l´instruction pour que Boutef démissionne, pour que la justice bouge, aux forces de l´ordre d´agir pour et contre le hirak,
    qu´est-ce qui l´empeche, en vrai patriote de nous débarrasser du gouvernement actuel pour enfi avoir un gouvernement qui mérite la confiance du peuple, cei étant une exigence centrale du hirak.

    Quelle est la raison pour GS de bloquer cette solution?

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    Hibeche
    15 juillet 2019 - 8 h 24 min

    Nous avons besoin d’un projet national auquel la majorité des algériens croit.
    le temps où on impose l’ordre qu’on veut est révolu. Depuis l’indépendance du pays (nonobstant la période de Boumediene où une partie importante de la population y a crue) le peuple algérien a été mené malgré lui et parfois contre lui, vers un projet qu’il ne connaît pas, ou ne partage pas. il est venu le temps où on doit construire ensemble un destin commun, partagé par la majorité des algériens, et agissent ensemble pour le faire. l,’autoritarisme militaire ou autre ne répond plus aux attentes de la société. En 2003, Colin Powell était ministre de la défense des USA, on lui a posé la question sur l’issue de la guerre qu’ils allaient déclencher sur Baghdad . Il leur répondit : « ce qui m’inquiète n’est pas la guerre contre Saddam, on peut la gagner en quelques jours, ce qui m’inquiète le plus c’est que 40% des jeunes américains ne croient plus au modèle américain ».
    Donc, au pouvoir réel en Algérie de méditer cette phrase .
    On ne peut rien construire si la majorité des citoyens n’y croit pas.

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