Eniem : la situation se dénoue avec l’obtention de la licence d’importation

Eniem
Eniem, fleuron de l'industrie de l'électroménager. D. R.

La licence d’importation et d’exploitation de la matière première (collections CKD/SKD) pour le montage d’appareils électroménagers, a été accordée, mardi, à l’Enterprise nationale des industries électroménagères (Eniem), par le ministère de l’industrie et des mines, a indiqué mercredi, le wali de Tizi-Ouzou Mahmoud Djamaa, rapporte l’agence de presse officielle APS.

Répondant aux questions de journalistes sur le dossier de cette implantée à la zone industrielle de Oued Aïssi (à 7 km à l’est de la ville de Tizi-Ouzou), le chef de l’exécutif local a expliqué que cette autorisation, permettra à l’Eniem, qui s’est retrouvée dans l’obligation de mettre en congé ses travailleurs le 2 juillet, de reprendre l’activité. Il a ajouté que «l’instance dirigeante de l’Eniem, géant de l’électroménager en Algérie, doit absolument s’engager sur un plan de redressement viable qui permettra aux autorités et pouvoirs publics d’aider cette entreprise et c’est ce que j’ai demandé au PDG de l’Eniem et au représentant du comité de participation de l’Etat (CPE) afin que cette entité économique puisse honorer ses engagements et regeler ses problèmes avec la banque», a souligné M. Djamaa.

«Nous voulons que cet outil de production qui a un label et qui produit des appareils électroménagers de bonne qualité puisse, sur la base d’un plan de redressement à moyen terme, dégager un excédent, réaliser des bénéfices ou au moins équilibrer sa gestion et commencer, à rembourser la banque», a-t-il dit.

Relevant qu’une banque ne peut indéfiniment mobiliser des financements sans qu’il y ait retour d’investissement, le wali a ajouté qu’il a demandé la mobilisation de tous pour accompagner cette entreprise. «En tant qu’autorité locale nous sommes en train d’accompagner cette entreprise qui emploie 1 735 travailleurs ce qui représente un volet social important», a-t-il ajouté.

Contacté par l’APS, le président directeur général de l’Eniem, Djilali Mouazer, a indiqué qu’une réunion avec la banque de domiciliation de cette entreprise est prévue ce mercredi pour tenter de trouver des solutions concernant l’ouverture de lettres de crédit pour l’«acquisition de la matière première et le rééchelonnent de sa dette».

L’activité de production reprendra début août, avec le retour de congé des travailleurs, a ajouté le PDG de l’Eniem. La direction de cette entreprise a été contrainte de mettre les employés de l’unité de production en congé après une rupture des stocks de la matière première destinée à la fabrication de toute la gamme de produits : réfrigérateurs climatiseurs, cuisinières…
R. E.

Comment (16)

    Anonyme
    26 juillet 2019 - 12 h 13 min

    ENIEM doit se réorganiser à nouveau, sur des bases solides de modernisation
    De rénovation de ses outils de production,
    Et de conception, de production, et de commercialisation
    De nouveaux produits concurrentiels, à des prix concurrentiels
    Les formations de qualité, les études, les recherches, et le développement
    Pour de nouveaux produits de qualité, doivent prendre une place de choix
    Dans le circuit de production de l’ENIEM
    L’aide, et les facilités de l’état ne sont que des sérums,
    Et des anti inflammatoire provisoires qui ne sécurisent pas l’ENIEM
    Et son personnel
    Les responsable de l’ENIEM doivent étudier la possibilité d’ouvrir,
    A moyen, et à long termes, le capital de l’ENIEM aux actionnaires
    Et à leurs capitaux privés, et la diversification de ses produits
    Pour devenir compétitive, et agressive, aussi en Algérie, qu’à l’étranger

    1
    2
      MELLO
      27 juillet 2019 - 12 h 04 min

      L’ENIEM n’a pas peur de la concurrence , pour peu qu’elle ne soit pas déloyale. Tout Etat jaloux de sa production doit protéger ses entreprises. Si des produits de 3 e catégorie rentrent sur le marché Algérien avec des prix cassés , c’est tout a fait logique que l’ENIEM ne puisse pas se mettre au diapason . Les Algériens comprennent et savent ce qu’est un produit de qualité et l’ENIEM est bien installée sur le podium. Quant a l’ouverture du capital , elle est de la responsabilité des actionnaires principaux qui est l’Etat , mais surtout pas avec ETRHB.

      4
      2
    LALLAM
    25 juillet 2019 - 18 h 44 min

    l’Eniem, géant de l’électroménager en Algérie. Drôle d’affirmation. depuis plus de 40 ans que cette unité exite. Elle a toujours fonctionné grâce aux importations de kits qu’on qualifie de « matière première » hahaha. On continue de nous berner avec des slogans qui cachent mal la mauvaise gestion du secteur de l’industrie. les différents responsables qui ont toujours tenté de nous faire avaler leur couleurvres devraient payer pour leur mensonges.

    5
    3
      MELLO
      25 juillet 2019 - 20 h 06 min

      Ne racontez pas des sornettes , car ce que vous avancez est faux, archi faux.
      L’ENIEM est leader de l’Electroménager en Algérie.
      Tous ses produits – réfrigérateurs- congélateurs et cuisinières sont totalement fabriques dans les ateliers .
      La tole ( matiere premiere) servant de carcasse pour les produits blancs est achetée localement a SIDER -Annaba , ou importée d’Allemagne, en bobines de tole et transformee dans les ateliers.
      Tout le plastique est acheté en granulés d’Allemagne. Sa transformation se fait en atelier d’injection plastique.
      La peinture est achetée en futs et le traitement de surface se fait en atelier.
      Le traitement de surface pour l’émaillage des cuisinières se fait en atelier.
      Le thermoformage des cuves des réfrigérateurs et congélateurs se fait en atelier .
      Le système d’isolation des réfrigérateurs et congelateurs , appelé polystyrene expansé se fait en atelier. Quoi de plus ?
      Si j’avais dit que le taux d’integration avoisine 70% , ce n’est pas de la rigolade.

      17
      3
    Anonyme
    24 juillet 2019 - 23 h 20 min

    ENIEM doit assainir sa gestion, ses finances, ses couts de productions
    Bref sa rentabilité difficile, malgré les potentialités, et les moyens
    Humaines, et matériels existants, elle aura du pain sur la planche,
    Dans les années prochaines
    La concurrence dans ce créneau entre les secteurs publique, privé, et étranger
    Est vive
    Pourquoi Cevital n’investit pas dans le capital d’ENIEM productive, stratégique,
    Et d’avenir, et investit dans des clubs algériens peu rentables, et à problèmes
    Pourquoi ETRHB n’investit pas dans le capital d’ENIEM, est investit
    Dans des secteurs étatiques, protégés d’avance, fournisseurs
    De plans de charges dorés, et assurés, et dans l’USMA un club boiteux
    Protégé, avantagé, chouchou des algérois, trop couteux, et non performant
    Ni en Afrique, ni dans ce qui est appelé le « Monde Arabe »
    Avec marges bénéficiaires confortables, ne seraient ce que par solidarité utile
    Et positive

    6
    4
    Donc, on peut conclure que ...
    24 juillet 2019 - 20 h 42 min

    …ceux qui ont ordonné la mort programmée sans raisons apparentes de l’ENIEM ont tort !
    Qu’encourent-ils alors pour ces faits ? Nous verront bien ! A moins qu’ils décrochent malgré tout la timbale comme ce fut le cas pour le sieur djellouli (port de Bedjaia), de triste mémoire, nommé PDG pour le récompenser de ses crimes économiques ! Sans doute, il continue encore de sévir en toute impunité !

    6
    2
    EL KHOU
    24 juillet 2019 - 17 h 40 min

    Excellente nouvelle ! Elle va dans le sens de l’intérêt de l’entreprise d’une manière générale et de l’économie nationale.

    53
    2
    ABOU NOUASS
    24 juillet 2019 - 16 h 51 min

    J’ai du mal à imaginer que le PDG , le DRH ou les employés même, osent donner de leurs propres mai le bâton pour se faire bastonner alors que cette entreprise et leur gagne pain.

    Non le mal est profond et ailleurs.Et le crapaud et son frère Said ont tout simplement voulu solder ce fleuron national comme cela s’était passé pour les autres.

    Faites le constat et vous trouverez le mal.

    10
    3
    Ayweel
    24 juillet 2019 - 15 h 15 min

    Maintenant la balle est dans le camps de l’ENIEM. À ses gestionnaires et à ses travailleurs de démontrer leurs compétences et leur savoir faire. Un produit algérien bien fait est mieux que mille produits étrangers bien maquillés. Un seul travailleur compétent et travailleur est mieux que mille bras cassés qui jouent au social. Il est temps de mettre les points sur les I. Ne restera que celui qui fait passer son entreprise avant ses intérêts.

    25
    1
    Anonimaoui
    24 juillet 2019 - 14 h 57 min

    Depuis que le Nain mort-vivant a fait main basse sur l’Algérie par l’intermédiaire de la bande à Said & associés on a appliqué le principe criminel de l’égalité entre les entreprises algériennes publiques et privées. Ce principe retors et criminel à été mis en avant par le pouvoir corrompu aidé en cela par le syndicat épouvantail de Sidhoum Said pour favoriser les oligarques va-nu-pieds sortis du bouzier et s’accaparer en quelques années des entreprises publiques les plus rentables, de leurs biens immobiliers et de leurs portefeuilles clients, notamment les contrats juteux auprès des institutions étatiques et l’administration. C’est dans ce contexte dramatique pour l’économie nationale que nous avons assisté incrédules à un carnage systémique des fleurons nationaux tels que Erriad, Eniem, Sonacom, Sonatro, Engoa et beaucoup d’autres. L’eniem est une victime de ce système criminel mis en place par les Bouteflika et leur cour de prédateurs et de protecteurs.
    Seulement, l’Eniem et les autres entreprises publiques ont fait partie de ce système prédateur bouteflekiste à travers les dirigeants installés à leur tête, leurs syndicats d’entreprises et certains employés qui ont participé activement à la destruction de leurs propres gagne-pains. Un changement total de stratégie assorti d’un assainissement de la ressource humaine est nécessaire pour sauver les entreprises publiques qui peuvent encore l’être. Si ce n’est pas trop tard, malheureusement.

    24
    2
    Anonyme
    24 juillet 2019 - 14 h 49 min

    Pour commencer, exigeons du MDN, de la DGSN et des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur de régler leurs arriérés forts nombreux. Ce sont les principaux mauvais payeurs dont est victime l’ENIEM. Après ça, l’entreprise se portera bien.

    40
    2
      MELLO
      24 juillet 2019 - 15 h 04 min

      Je like mille fois. J’ajouterais certaines administrations publiques – ministères, wilayas, les mairies, les CNAS, les CASNOS , etc. véritables budgétivores qui ne règlent pas leurs dettes.
      Le wali doit jeter un coup d’oeil sur les créances de l’ENIEM.

      26
      2
      Anonyme
      25 juillet 2019 - 14 h 37 min

      La même chose pour Air Algérie. Le pays Algérie est un butin pour ces dinosaures venus d’ailleurs !

      2
      2
    Batata44dz
    24 juillet 2019 - 14 h 36 min

    Ehhhh Vous le syndicat de l’ENIEM je ne souhaite pas demain apres denouement ,vous allez nous sortir
    merci Gaid salah ……..je souhaite qu’une enquete soit ouverte sur l’usine ELSEWEDY CABLES sise a
    la zone industrielle de Ain-Defla , depuis son installation je n’ai jamais su qu’elle sa date d’inauguration officielle ,tout le monde connait la mafia du cuivre ,ou dans la rue on entend dire des fuites de chutes de cables ;les conditions de travail sont lamentables ,je ne rapporte que ce qui circule en ville .Comment une entreprise productive exploite nos jeunes cadres issuent de l’universite algerienne et etre sous payer par des salaires moribonds de l’ANEM ,la raison de la fuite de la totalite des ingenieur ,imaginez un ingenieur recrute dans une usine productive pour etre payer pra l’ANEM من لحيتو بخرلو .Un sujet a soulever dans cette usine dont on sait si par partenariat ou en qualite investisseur la question reste poser …..

    7
    2
    MICHOU
    24 juillet 2019 - 14 h 23 min

    Il n’y a pas de fumée sans feu.
    ENIEM, après plusieurs assainissements financiers qui coûtent très cher au trésor public, est une nouvelle fois en faillaite du fait d’une mauvaise cooptation chronique de gestion anachronique.
    Cette entreprise doit une nouvelle fois renégocier avec sa banque qui ne peut supporter indéfiniement le lourd fardeau des choix économiques obsolètes.
    Les règles économiques sont claires et il a lieu de ne plus se lamenter ou évoquer de quelconques motifs politiques ou sociaux.
    Le gâteau est consommé et les liquidités sont asséchées.
    Basta, remettez-vous au travail et sans lamentation.

    12
    7
      MELLO
      24 juillet 2019 - 15 h 00 min

      Qui le dit ? C’est le Wali , veritable commis de l’Etat , alors que dernièrement, c’est le President d’APW , élu par le peuple, qui avait donné les véritables causes de ce blocage , blocage politique qui ne dit pas son nom.
      Le wali impose un plan d’assainissement , vous savez ce que c’est ? C’est purement et simplement une réduction des effectifs a l’effet de réduire l’activité et tuer l’ENIEM a petit feu. Sinon , comment avaler une telle couleuvre de renégociation avec la banque , lorsque l’activité reprend sur decision politique ? La banque est elle autant laxiste , pour laisser reprendre l’activite d’une entreprise … »en faillite » ?.
      Non jamais une telle mesure a un lien avec les financements.

      9
      6

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.