Un coup d’Etat civil parfait en Algérie

AGS coup d’Etat
Le chef d'état-major de l'ANP avec le président déchu Bouteflika. New Press

Par Dr Arab Kennouche – Finalement, par un regard rétrospectif sur les multiples mandats de l’ex-président de la République, on aura compris que l’ancien locataire d’El-Mouradia aura réussi un coup d’Etat parfait sur la souveraineté du peuple algérien qui, depuis son avènement en 1999, filait tout droit vers une présidence à vie qui ne disait pas son nom. Abdelaziz Bouteflika, en faisant dire à son secrétaire général du FLN qu’il briguerait un cinquième mandat, ne laissait plus aucun doute sur la nature de son pouvoir qu’il avait pourtant savamment maquillé d’artifices démocratiques comme pour réaliser un hold-up parfait sur le devenir de la nation algérienne, plus précisément sur ses droits à l’exercice du pouvoir politique par le biais d’élections libres et démocratiques.

Jouissant d’un contexte économique international favorable au début de ses mandats, l’ancien président de la République s’est octroyé le titre exclusif et suprême de sauveur de la nation, après des années de crise économique et de terrorisme politique. Coup d’Etat parfait, en suivant une trajectoire constitutionnelle faite de réformes démocratiques, mais dont l’esprit était largement bafoué par un homme d’Etat qui se parait de la démocratie pour mieux s’enraciner dans l’autoritarisme et la confiscation du pouvoir à tous les échelons. L’intéressé et tout l’aréopage du FLN-Bouteflika pouvait toujours rétorquer qu’il avait bien été élu et qu’il bénéficiait d’un bilan largement positif, arguments qui pourtant méritent un examen attentif au vu de ses intentions réelles, se nourrissant plus de «démocrature» que de véritable démocratie.

Retour sur une présidence de velours

Bouteflika a été le principal artisan de ce hold-up parfait sur l’histoire politique de l’Algérie. Mais il faut avouer que sans l’aval des principaux décideurs militaires, l’ancien Président n’aurait pu se conforter au pouvoir avec autant d’aisance depuis vingt ans. En d’autres termes, il avait réussi à utiliser tous les ressorts constitutionnels à bon escient, légalisme de circonstance qui lui permit d’écarter ses principaux opposants idéologiques dans l’armée et ailleurs, afin de contrôler l’état-major de l’ANP. Ceci devait être la première pierre de touche d’un coup d’Etat fardé en «retour des civils» qui s’avèrera fatal dans la marche de l’Algérie vers la démocratie. En bon tacticien, l’ex-président de la République accapara ce fameux quart-de-président qu’il jugea indispensable pour mieux maîtriser tout l’édifice institutionnel, c’est-à-dire celui d’un contrôle politique de l’ANP qui signifiait par la force des choses une mise en coupe réglée du DRS, dont les appareils puissants dans la gestion sociale, économique et politique lui assureraient un contrôle définitif sur le pays. C’est par cette deuxième étape que Bouteflika réussit à réduire les effets d’une puissance politique et militaire largement décentrée dans l’Etat, si par centre politique on entend la présidence de la République.

En jouant l’armée contre le DRS, notamment lors des fameux procès du général Hassan en 2015, Bouteflika se para habilement de l’habit démocratique reprochant aux organes de sécurité leurs fréquentes ingérences dans le jeu du pouvoir civil, contre les lois constitutionnelles du pays d’essence démocratique. Il manquait encore à Bouteflika une troisième pierre de touche pour rendre à l’édifice de la présidence de la République toute la solidité nécessaire d’un coup d’Etat parfait, toujours en arguant du déficit démocratique des institutions encore trop militarisées. Ce fut fait par l’accaparement de l’appareil du FLN en y désignant des personnages sans grande envergure politique mais dont la cuirasse se révélait assez épaisse pour aller détruire le mythe du DRS démiurge : Amar Saïdani campa l’individu parfait des sales besognes, celui de salir le rôle des services grâce à une campagne médiatique visant à ériger l’Etat civil de Bouteflika comme le rempart démocratique et nécessaire à l’Algérie de demain.

L’utilisation de la «démocratie» comme gant de velours atteignit son apogée en 2016, quand l’ex-président de la République nomma une commission pour la réforme de la Constitution en vigueur, en vue de limiter à deux les futurs mandats présidentiels. Deuxième objectif qui tenait à cœur au président déchu, la création d’une commission de contrôle des scrutins afin de garantir la transparence des élections. Deux arguments imparables contre ses principaux détracteurs de l’opposition. Dans le même temps, on orchestra une campagne doucereuse sur la possibilité d’un cinquième mandat, en semant la confusion dans l’esprit des Algériens entre les véritables sens des mots «mandat» et «élection» : un mandat était déjà un choix établi, il ne pouvait être que nominatif et concerner Bouteflika lui-même. L’élection elle, supposait encore l’existence de l’opposant qui avait ses chances de gagner. L’Etat civil et démocratique de Bouteflika qui s’était élevé contre la toute-puissance du DRS allait être désormais capable de prévoir qui serait le prochain président, en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika.

Une ANP responsable devant l’histoire

Mais ceci mérite que l’on s’attarde sur les véritables entorses à la démocratie opérées par un état-major qui a laissé faire autant qu’il s’est targué de ne respecter que l’ordre constitutionnel, quand des personnes influentes avaient appelé à une intervention. Ce qui semblait marcher dans un sens, la démocratie civile de l’ancien président de la République contre le DRS, ne sembla plus fonctionner dans un autre quand, au nom de ce même Etat civil, on désigna par avance les futurs présidents de l’Algérie, subrepticement en laissant croire au peuple algérien que les jeux n’étaient pas faits. Si le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd-Salah, crut bon de rappeler que les missions de l’armée sont limitées par la loi fondamentale à la défense du territoire et qu’il ne saurait être question d’intervenir dans le champ politique, il semble évident qu’il est autant du devoir de l’armée de protéger l’ensemble de l’édifice constitutionnel dans ses principes démocratiques et de séparation des pouvoirs.

Aussi, il ne s’agit pas simplement de respecter la lettre de la loi fondamentale, mais plus crucialement son esprit. Et, même si le clan Bouteflika s’était évertué à user plus que jamais de son gant de velours démocratique, il est évident que l’esprit de l’alternance démocratique a été violé maintes fois par le pouvoir en place, sans que le chef d’état-major de l’ANP n’ait trouvé quelque chose à y redire. Pour une fois, et de façon assez cocasse, l’ANP était ainsi mêlée de près à un coup d’Etat civil, sans qu’elle ait eu à porter le fardeau d’une responsabilité militaire devant l’histoire. Il paraîtrait pour le moins absurde de ne pas entrevoir une responsabilité fondamentale du principal chef de l’ANP dans cette fuite en avant anti-démocratique de l’Algérie sous-prétexte qu’on ne veuille pas voir l’évidence : un coup d’Etat militaire civilisé. De quoi donc réjouir toute la galerie de l’Etat civil et de raffermir les clans fallacieusement légalistes de l’ANP.

Finalement, ce que le FIS aura échoué à détruire, tout l’héritage idéologique, politique et historique d’une longue lutte de libération nationale incarnée par le FLN, le président Bouteflika en aura favorisé le déclin, en instrumentalisant un parti au profit d’un pouvoir personnel sans fin, assimilant le devenir de l’Algérie à celui d’un homme. Mais le réveil q été dur, lorsqu’on s’est aperçu que l’Algérie de Bouteflika ne fut qu’un tigre en papier, que le gant de velours démocratique qui semblait recouvrir une main d’acier ne fut finalement qu’un trompe-l’œil pour une société qu’on aura dénudée et jetée en pâture aux forces du mal avides de revanche.

A. K.

 

Comment (48)

    Anonyme
    4 août 2019 - 20 h 45 min

    Bouteflika était un président par effraction. Un marocain nous a gouverné pendant 20 ans. Bouteflika doit être jugé, sa place est de répondre de son imposture. Il mérite notre mépris.

    Anonyme
    4 août 2019 - 20 h 21 min

    Vive le General Hassan ! L’un des rares patriotes a avoir denonce tout haut ce que les « courageux » de la derniere heure pensaient tout bas. Le systeme ne le lui a pas pardonne.

    Vroum Vroum ????..
    4 août 2019 - 19 h 22 min

    En regardant la Photo de l’article , on se dit elle parle d’elle-même !…Qui est à côté de Bouteflika ? , l’a accompagné et soutenu pendant pres de 20 ans , jusqu’au bout à un certain 22 fev , pour le Cinquième Mandat bidon !!!. .La Photo parle !.. On ne peut en vouloir à la Main droite et épargner la Main gauche , les deux vont de paires ..
    On travail avec les Deux mains et si le travail est mal fait , alors là gauche accusera la droite… C’est ce puis se passe , malheureusement , quand on ne voit que d’un Oeil…heureusement j’ai ouvert mes deux yeux qui eux ne me trompent pas , alors que le Coeur peut se tromper ou ne pas voir juste . .Mon expérience me dit que le mérite du Pouvoir revient à celui qui ne court pas après mais en a la compétence , quand au prédateur il ferra tout pour s’y hisser par la soif du Pouvoir …La Photo parle..!..et la finalité est là pour justifier la Photo .. .On a tous un cerveau , une opinion , la notre personnelle , et chacun lira la Photo , la raison du Mouvement populaire et en déduira un résumé selon son Opinion . .Moi personnellement j’ai lu le Texte mais la Photo en dit autant . .Souvent les Photos retracent l’histoire .
    C’est mon opinion personnelle , ma liberté de penser et réfléchir , sans manque de respect , aux Hommes sur la Photo , car il s’agit d’histoire , ce qui restera dans l’histoire de l’Algérie…une partie de l’histoire de l’Algérie , pour les générations futures , certains dirigeants seront flattés , remerciés et d’autres encore moins , voir pas du tout .

    Blakel
    4 août 2019 - 18 h 18 min

    Il faut se souvenir que 2004 fut un grand tournant. Cette année suite à son bras de fer victorieux contre le général M.Lamari, A.Bouteflika avait procédé à d’importants changements au sein de la haute hiérarchie militaire. Il ne s’était pas contenté de nommer Gaïd Salah Chef d’Etat Major de l’armée, il avait également promu une bonne partie des généraux qui occupent actuellement les plus hauts postes à l’Etat Major. Et quand on connait Bouteflika, et l’influence qu’avait sur lui ses parrains émiratis, pas difficiles de deviner qu’il avait choisi les pires officiers. Quant aux cachiristes qui voudraient nous faire croire en dépit du bon sens, que Gaïd Salah n’était pas impliqué politiquement dans le soutient à Bouteflika, il faudrait leur rappeler que Gaïd Salah :
    1) a été nommé au poste de vice-ministre de la défense ;
    2) a comploté avec les Bouteflika pour neutraliser Mediene qui déconseillait de briguer un 4e madat ;
    3) a menacé et sanctionné tous les généraux à la retraite qui critiquaient Bouteflika ;
    4) a pris position à plusieurs reprises en faveur de Saîdani contre ses détracteurs au FLN, et lors de ses attaques contre Mediene ;
    5) a soutenu publiquement les 4e et 5e mandats ;
    Nous n’avons pas la mémoire courte.
    Pour moi il était aussi impliqué que Mediene, lors des trois premiers mandats, et beaucoup plus à partir du 4e mandat.

    Anonyme
    4 août 2019 - 17 h 25 min

    Il en demeur pas moins que ce président a trompé tout le monde, il fut l’esclave des occidentaux et nous algérie nous étions son esclaves! c’est ce que j’appel la production des individus d’origines Batârds, en France il n( y a que ca…il s’est attaqués au code de la famille pour le détruire et fabriquer des familles en stress en séparation sans travail ni un toit, il était un roi mais comme tous les phaoran ca fini toujours mal….allah yahfade el djzair de france24 tsa et compagnie…

      Anonyme
      4 août 2019 - 19 h 00 min

      Le code de la famille est inspiré de la Charia et vous passez votre temps à pleurer pour l’appliquer,donc jouissez des bienfaits et de la ni3mate al islam.

      Anonyme
      4 août 2019 - 22 h 54 min

      Les Algérien n’ont pas réagit à temps, mais il n’ont jamais été ses esclaves.
      Les esclaves comme toi sont chez toi au maroc.
      Ton roitelet est le seul B…

    Lyes-DZ
    4 août 2019 - 17 h 12 min

    Notre vision devrait changer, il est temps de comprendre ce qui n’a pas fonctionné depuis l’indépendance, se remettre en question , c’est le peuple à lui seul qui est souverain, qui décide à tout moment de renouveler sa confiance à celui qui détient le pouvoir pour gérer le pays, et arrêtons de croire que le salut de la vie démocratique viendra d’un leader politique propulsé dans les urnes comme un vulgaire pot de yaourt lorsqu’on achète sans réfléchir un produit, on peut se raviser dans un délai prévu de rétractation ( tiens ça me fait penser à Ouyahia). Pas en politique, les algériens ont voté les yeux éblouis pour Bouteflika pour retrouver cette paix tant souhaitée car la pays était enfoui dans la violence et la haine fratricide, son exemple devrait nous recommander la prudence : le savoir-faire, l’humilité et le patriotisme, comptent tout autant que l’intelligence ou l’instruction pour guider son peuple vers un avenir radieux……

    Anonyme
    4 août 2019 - 16 h 19 min

    Paradoxe algérien : c’est aujourd’hui qu’on découvre que Bouteflika Abdelaziz, c’est la vacuité et l’incompétence absolues cachées dans un gant de mauvaise couture enduit d’arrogance, d’impertinence, de veulerie, de mépris pour les gens modestes et d’idolâtrie obséquieuse pour les puissants. Et pourtant :
    – En 1962 déjà les nationalistes sincères nous mettaient en garde contre ce coursier courtisan, intrigant de haut vol.
    – En 1978 l’ANP lui a signifié qu’il ne succéderait pas à son mentor et protecteur.
    – En 1981 la justice procéda à sa mise en débat pour le détournement des reliquats d’ambassade, et le somma de restituer les sommes détournées, de mauvaise grâce il s’exécuta , mais n’en restitua qu’une infime partie et fût quand même, Ô miracle, amnistié !
    – En 1999 on en fit « le candidat du consensus » et il se déclara  » candidat indépendant  » avec un programme :  » Djazaïr el izza oua el karama » . Khaled Nezzar le traita de » vieux canasson » , mais par la suite il le qualifia de « candidat le moins mauvais » .
    Tout de suite après Bouteflika se mit à dire tout et n’importe quoi : « Si les Algériens veulent rester dans leur médiocrité, je rentre chez moi »,  » Je suis l’incarnation de l’Algérie toute entière »,  » L’ère des présidents stagiaires est révolue »,  » Celui qui votera pour moi le regrettera et celui qui ne votera pas pour moi le regrettera » ,  » Ne me laissez pas seul dans la cage aux lions », « Ce ne sont pas des lions ce sont des chats » , « Qu’ils me bouffent s’ils le peuvent »,  » Vous les Kabyles de loin vous êtes des géants, de près vous êtes des nains »,  » Je n’ai pas ton fils disparu dans ma poche », « C’est toi l’ogresse », « Me donner des leçons à moi ? qu’il raconte ça à sa grand-mère », « C’est moi le rédacteur en chef de l’APS », etc, etc.
    Si on n’en tenait qu’à ce qu’il a dit on remplirait une encyclopédie. Quant à ce qu’il a fait à ce pays et à son peuple pendant ces 20 années maudites, mon Dieu ayez pitié de nous.
    Non, personne ne peut dire qu’on ne connaissait pas bien cet individu qui s’apparente plus à Bokassa et à Idi Amin Dada qu’à T. Jefferson ou à De Gaule, les symboles dont ils se prévalait pour mieux arnaquer les gens qui n’ont pas pris la peine de savoir qui , il est véritablement.

    DYHIA-DZ
    4 août 2019 - 16 h 06 min

    La conclusion:

    La venue de Bouteflika en 1999 était une erreur.

      Anonyme
      4 août 2019 - 16 h 31 min

      Plus qu’une erreur , une faute grave , mortelle même, Rabbi yestar , Bouteflika a fait de l’Algérie un champ de mines , un champ de ruines !

        Anonyme
        4 août 2019 - 16 h 42 min

        Oui, on se rend compte qu’il a miné toute l’Algérie.
        Cette impasse que vit l’Algérie est de sa production.

    Chaoui Ou Zien
    4 août 2019 - 15 h 55 min

    S’il est vrai que l’ANP aurait pu limiter les aspirations de cet individu dont la soif du pouvoir etait sans limites, c’etait surtout le role de l’APN d’endiguer ses manoeuvres machiaveliques. Si un jour on arrive a instituer une deuxieme republique, l’une de ses plus importantes qualites (mais pas la seule) serait que son APN soit libre de toute influence et dont les membres feront preuve a la fois de conscience politique et d’un bagage intellectuel plus que suffisant. Des membres qui commandent le respect parceque leurs mots sont bien reflechis et donc comptent. Pour le moment, la plupart de ses membres ne possede ni l’une ni l’autre double d’un manque total de compassion pour le pays. En somme, un groupe de “baguarines” qui fait figure de “bguars” avec tous mes respects bien sur a la tres petite minorite qui ne l’est pas. Ce n’est pas ce qu’on veut dans une APN digne de cette deuxieme republique qu’on attend tous.

    Batata44dz
    4 août 2019 - 15 h 43 min

    Bouteflika marque de traitrise .Avant sa venue en 1999 ,par la faveur de ses maitres emiraties ont complotes contre l’algerie des annees 90 preside par Liamine Zeroual au moment il menait une lutte sans relache contre la horde sauvage du terrorisme ,le parrain oujdi a noyauter les generaux pour ne pas soutenir liamine zeroual ,le parrain ne s’est pas juste arreter la ,il fait incruster les groupes terroristes du Gia des mercenaires venus de partout a des operations bien deligentees et bien coordonnees pour faire des genocides!!!!!!! Face au desordre liamine zeroual et sentant la trahison venue de bouteflika , a preferer partir avec la haine envers biutessrika. La concorde civile est l’oeuvre de liamine zeroual ,le traitre biuteflika des son intronisation au pouvoir le Gia groupe allie de bouteflika commencait la liquidation des groupe Ais et autres pour les eliminer et ne pas devoiler le secret de la manipulation. S’il faut juger ne pas s’acharner sur le general Nezar bien au contraire lui et zeroual ont menes une lutte sans merci face aux cruels terroristes …il faut juger le paillasson des etats du golf le traitre bouteflika pour avoir ensanglanter l’algerie par les mercenaire du Gia pour avoir le pouvoir ,la suite tout le monde la connais .Aux lecteurs chzcun son point de vue mais a ce que j’ai vecu et lu ,nul ne peut me contredire que bouteflika est le parrain du GIA
    Il est derriere les carnages il voulait souiller notre ANP …..il faut juger bouteflika khellih yetssada felhabss .

    Anonyme
    4 août 2019 - 14 h 21 min

    n’en deplaose a vous monsieur bouteflika restera dans l’histoire l’himme qui a sauve l’zlgerie et jee les bases d’un etat soucerain fort .ses realusations sont la visibles .

    Kahina-DZ
    4 août 2019 - 13 h 48 min

    En résumé: Bouteflika a joué les cartes suivantes pour persister à vie:

    a. Il s’est accaparé de la victoire du peuple Algérien et son armée contre les talibans/DAEH des années 90.
    b. La carte de la division entre l’armée et le DRS
    c. La carte des islamistes qu’il a récupérés à son service
    d. La carte de la corruption …Il a fait de la corruption un modèle de vie
    e. La promotion de la médiocrité
    f. Le régionalisme
    d. Le charlatanisme religieux.

    En Bref: Le Bouteflikisme a détruit la société Algérienne.

      fekra
      4 août 2019 - 14 h 35 min

      OUi Madame et voius avez raison !
      Mais hélas, La démocratie semblerait possible lorsque la religion ne se mêle aucunement de la politique…mais chez nous avec un peuple qui au moindre tir de penalty leve les bras en priant Dieu, et ou dans chaque phrase on mitraille le mot « inchallah, inchallah euhhh inchallah » et avec tout l’incivisme et l’agressivité, nous ne sommes pas prêts pour l’utopique démocratie!
      On peut toujours prier Dieu pour cela (rires).
      Dieu a crée l’univers normalement, et l’homme a crée des voies de salut…de bonnes ou de mauvaises intentions.
      Mais la peur dans les gènes empêche de réagir et d’oser reflechir ! Merci

        Kahina-DZ
        4 août 2019 - 18 h 12 min

        .
        NON, ce n’est pas la peur dans les gênes.
        C’est la peur d’une autre décennie noire.

          mila
          4 août 2019 - 21 h 58 min

          Il fallait entendre : peur dans les gênes au sujet de la religion…en un mot peur de s’informer en lisant des livres etc en reflechissant.
          Merci à toi Kahina, Toujours.

      Anonyme
      4 août 2019 - 16 h 30 min

      Excellent !! Rien à ajouter…

    Avons-nous réellement tous une conscience politique ?
    4 août 2019 - 12 h 14 min

    Certains (même beauccoup) non !
    Cachiristes hier, cachiristes aujourd’hui et cachiristes demain !
    Certains responsables de l’armée ont taillé un bâton et l’ont mis entre les mains de Boutefeu…pour dompter le peuple et ça continue toujours ! Faut qu’on arrête de se raconter des histoires ! Se frotter les yeux pour voir le jour se lever sur nous, il est encore temps !

      TocToc
      4 août 2019 - 17 h 16 min

      Cher Douctour, il fallait pondre votre analyse au moment où Fakhamatouhou régnait sur la pays.
      Mais en ces temps vous étiez occupé à nous vendre « la stabilité », vos écrits sont encore dans les archives de AP.
      C’est très courageux de tirer sur les ambulances.

      Rais
      5 août 2019 - 3 h 18 min

      Pourquoi soudainement Vous trouvez que l’armee est responsible pour ce qui c’est passe les derniers vingt ans???? Hmmmm….I wonder.

    Anonyme
    4 août 2019 - 11 h 57 min

    Bla bla bla. Décennie noire. 300.000 morts. ça ne vous suffit pas. Personne n’a donc le droit ni la légitimité de se pavaner. Continuons à construire notre pays. Les corrompus et leurs complices sont juste des voyous.

    Ne ne sommes pas naïfs
    4 août 2019 - 11 h 33 min

    Abdelaziz Boutiflica ne peut pas être l’arbre qui cachait la forêt.
    Hier en coulisses Mohamed Médienne aliasToufik et ces nombreux associés complices , qui aujourd’hui en parti sont en prison.
    Ils étaient tous déterminer suivre sur cette voie en prenant les commandes de l’Algérie via la posture d’un homme malade.
    Jamais Boutiflica aurait pu réaliser cette main mise sur l’Algérie seul.
    Toufik avait positionner ces pions partout dans le pays pour que Bouteflika ne soit que l’ombre de lui même au commande de l’Algérie.
    Le vrai et seul commandant de l’Algérie depuis la maladie de Bouteflika était Toufik et ces pions aux différents commandes.

      Anonyme
      4 août 2019 - 17 h 53 min

      Vous ne reculez devant aucun mensonge. Si c’était Tewfik qui était le soutient de Bouteflika après sa maladie, pour qu’il brigue un 4e et un 5e mandat, est ce que Saïd aurait comploté avec Gaïd pour démanteler le DRS à partir de 2013, et envoyer à la retraite Tewfik en 2015. Pas très logique ton histoire.
      De plus Tewfik avait déconseillé à Bouteflika de briguer un 4e mandat, alors que Gaïd a soutenu non seulement le 4e mandat, mais même le 5e mandat (avant que le Hirak ne le fasse tourner sa veste). Arrêter de nous prendre pour des idiots, nous n’avons pas la mémoire courte.

    karimdz
    4 août 2019 - 11 h 31 min

    Un coup d état civil c est pas possible en Algérie. Bouteflika ils ont été le chercher comme ils l ont fait avec Feu Boudiaf.

    Pour le reste il s agit d une guerre de clans. Les mediene et sbyres agissaient dans l ombre.

    Abdelrahmane
    4 août 2019 - 11 h 23 min

    Oui, c’est un coup de force contre le gang de l’état profond de touati et les néo-zouaves. Et c’est tant mieux.

    SaidZ
    4 août 2019 - 11 h 18 min

    Mr A.K, j’aurais trouvé votre article très intéressant s’il était publié avant l’avortement du 5e round!

    Nadir
    4 août 2019 - 11 h 16 min

    Le but de cet article est d’associer Le général Gaid Salah et l’ANP au régime de boutef c’est malin mais ça ne marche pas, l’ANP et GS ne sont pas responsable des magouilles de boutel , il faut rappeler au lecteurs que c’est l’ANP et le général Gaid Salah qui a mis fin au règne de boutel et sa mafia. DONC l’Algérie et les Algériens qui aime leur pays sont avec leur Général Gaid Salah et leur Armée l’ANP. Vive l’Algérie et vive notre glorieuse ANP.

      On n'est pas avec GAYED SALAH
      4 août 2019 - 11 h 23 min

      20 ans durant Howa il protégeait Boutesrika et sa Bande … Za3ma maintenant il veut sauvée L’ALGÉRIE ??? juste sa peau OUI … L’ANP c le Peuple et pour le Peuple … GAYED SALAH est contre le Peuple, il doit partir !!! ET VITE …

        Anonyme
        4 août 2019 - 12 h 23 min

        Qui es tu pour parler au nom du peuple ?
        Tu vis misérablement en France et tu demandes à GS un vrai moudjahid de partir???!!!!!

        Ahahaha….C’est justement avec des gens comme toi que l’Algérie finira dans un trou sans fonds

        GS doit rester parce que la France et le Maroc souhaitent son départ

          Anonyme
          4 août 2019 - 16 h 36 min

          C est le peuple algérien qui souhaite ,en premier ,son départ…il le crie tous les vendredis ,sauf si vous êtes sourds à la voix du peuple!!!

    MELLO
    4 août 2019 - 11 h 05 min

    Pouvons nous aller a l’encontre du cours de l’histoire ? Ce n’est qu’après coup que l’on se permet de revenir sur les pires années , pires que la décennie noire, d‘une Algérie trahie.
    Pourtant un homme de grande maturité politique , feu Hocine Ait Ahmed , nous renseignait sur ce chemin tortueux qu’a pris l’Algerie.
    Il disait :  « notre pays a besoin d’un Etat civil qui ne soit sous la tutelle de l’armée ni sous l’emprise de la religion . Mais qui ne soit ni contre l’armée ni contre l’islam. »
    C’était en ces termes que conçoit Hocine Ait Ahmed son projet pour l’Algérie.
    Voila maintenant 20 ans de descente abyssale que le regime de l’époque nous vendait une élection présidentielle avec un président plus fort pour ramener la paix et la stabilité. Il n’y a ni paix ni stabilité , plutôt une arnaque politicienne pour sauver ce régime.
    Sinon , comment comprendre l’élimination de grandes personnalités telles Hocine Ait Ahmed , Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche , Mokdad Sifi et d’autres comme Youcef El Khatib, qui avaient saisi tout le stratagème d’un système occulte qui avait préparé son cheval .
    « Depuis Octobre 1988 , les crises se succedent aux crises . Aucune de ces crises a repetition n’a jamais été mise a profit pour changer le cap . Notre pays ne compte plus les occasions perdues et chaque occasion ratée enfonce davantage notre pays dans la crise. Mais comment rester les bras croisés quand on perçoit dans la société les prémices d’une dynamique politique. Toutefois pour que ce changement devienne possible , il faudrait les Algériens mettent la main a la pâte ». Disait il .
    Mais dans le contexte de l’époque , que vaut l’action politique quand ceux qui détiennent les rênes du pouvoir ne croient qu’en la violence ?.
    Vingt ans après , le régime ne pense qu’a de fausses élections pour assurer sa pérennité . C’est sur ce socle d’amnésies successives que les regimes autoritaires , post coloniaux , ont bâti des légitimités factices. Mais , mais tous les peuples ont soif de liberté , tous les peuples ont soif d’égalité , de justice et de dignité . Tous les peuples mènent des combats et les paient , parfois, horriblement cher avant de les VOIR ABOUTIR.

    Mouloud
    4 août 2019 - 10 h 58 min

    Le mak est fait..l argent vole..est perdu….il y a un gros probleme national qu il nous appartient de regler rapidement..rien ne sert de discourir et de tchatcher..on ne veut pas discuter avec bensalah and co?ok..alors pourquoi pas discuter avec l armee???il n y a aucun mal a discuter avec la seule institution serieuse et solide du pays..et ca ne sert a rien de parler de dictature militaire et d accuser l armee de tout et de rien..ce qui a ete fait c est du passe..il y a des degats a reparer..faisons le boulot ensemble..il y a des hommes propres dans ce pays.civils..militaires..policiers.magistrats et hauts fonctionnaires.. ne diabolisons pas et n allons pas aux extremes..nous ne sommes ni fous ni insenses..discutons avec l armee..et pas avec les residus de boutef..et trouvons la solution..l histoire retiendra l absence de l intelligentsia..des intellos des competents..et de ceux qui ont toujours crie que l algerie ne veut pas d eux..sur les journaux etrangers..c est pitoyable!..alors puisqu on rejette le systeme..toute personne de l ancienne epoque peut considerer que sa place dans le futur pouvoir elu ..n existe plus! ..on trouvera une solution dans le calme..et la serenite..et tant pis pour les charognards..et nos ennemis..vive l algerie

    Ton Frère
    4 août 2019 - 10 h 27 min

    La meilleur façon de mettre un terme à la crise c’est de revenir vers les recommandation du Saint Coran, Iblis a réussi à diviser les Algériens il faut le reconnaitre et organiser rapidement un Face à Face entre Bouteflika et Gaid Salah, et enclencher une Réconciliation pour échapper à l’emprise d’Iblis, en tant que Musulmans nous sommes des frères, et entre frères la meilleur Action c’est le Pardon, c’est ça l’Islam, la Soumission à Allah, et l’Algérie et son peuple seront sauvés, c’est facile et c’est simple, nous demandons à Allah de nous guider vers le droit chemin, nous allons tous mourir et présentés devant Allah, pensez à ce Jour..

      Anonyme
      4 août 2019 - 11 h 11 min

      Allah ne peut pas agir que si les hommes le font….
      il y a un proverbe qui dit » anta dhir ou rabi yainek «  C est à toi d agir et Allah peut t aider ».
      Alors vos paroles mielleuses pour oublier tout le mal qu à fait cette caste à l Algérie ne peut pas être oublié !!!!
      Laissons Allah tranquille, il n a pas que ça à faire… et surtout ne sortons pas la religion pour régler des problèmes bien terre à terre…

    Brahms
    4 août 2019 - 10 h 18 min

    Les mensonges remontent toujours à la surface. On a perdu 20 ans. Il nous a fait une mosquée à 5 milliards de dollars, une autoroute à 15 milliards de dollars et nous a rempli le pays de corruptions, de magouilles et de fuites de capitaux à l’étranger. Voilà, son bilan.

    Anonyme
    4 août 2019 - 10 h 12 min

    Il ne faut pas oublier le rôle néfaste de Toufik qui a littéralement trahi ses compagnons d’arme en ramenant Boutef et le soutenant au cours des 3 premiers mandats au moins, malgré les avertissements répétés de Khaled Nezzar qui sentait la supercherie. En celà, il creusait en fait sa propre tombe et son déshonneur. Il a servi de cheval de Troie dans la citadelle militaire en semant la désinformation et en organisant le bourrage des urnes.

      Anonyme
      4 août 2019 - 10 h 58 min

      Dommage que ce type d’article était introuvable durant les 20 dernières années…C’était à ce moment là qu’il aurait eu toute sa légitimité…la question est : pourquoi ?

    FAR WEST REPUBLIQUE
    4 août 2019 - 9 h 41 min

    Depuis quand nos Marocains travaillent pour le bien de notre pays;a part d’avoir importer la corruption;le trafique de drogue;la soumission;la trahison;et le pillage de nos richesse

    Pr Nadji Khaoua
    4 août 2019 - 9 h 35 min

    Dans une de mes contributions publiées par les médias et intitulée «Crise systémique, Conscience populaire et Trahison des clercs», j’avais précisé que la crise du système politique central en Algérie, ne peut se limiter à l’action du traître qui a construit pierre après pierre son système de pouvoir depuis 1999.
    Il n’aurait jamais mener son «oeuvre» si aisément, s’il n’avait pas été approuvé, adulé et aider par une grande partie des élites, particulièrement celle présente dans l’Université avant (Tou A., Temmar, Benachenhou A., Mebtoul A., etc.) et après 1999.
    Les exemples de Recteurs et d’ex Recteurs, de Professeurs éminents, de Doyens, etc, qui ont appliquer sans rechigner, sans critiquer, sans démissionner, les politiques destructrices de la Nation, ont couvert la prédation, ont approuvée et appliquer les politiques d’introduction dans des secteurs névralgiques (Téléphonie mobile, Immobilier, Transport, etc, etc, ) sont légions tout au long de vingt longues années.
    Ces «élites» universitaires ont accepter de diriger ses commissions de campagne électorale au niveau des Wilayas, de justifier mensongerement toutes ses politiques par la fameuse fumisterie du siècle «conformément au programme du Président».
    Beaucoup sont toujours en fonction a ce jour comme les actuels «Ministres» des PTT, de l’Enseignement Supérieur, etc, etc.
    Beaucoup se sucrent encore a coup de dizaines de millions, de voyages VIP, de prise en charge de rêve a Alger, comme ceux d’entre eux membres du Sénat, de l’APN, beaucoup d’autres se la coulent douce, a coup de Dollars et d’Euros dans les dizaines d’Ambassades et de consulats d’Algérie a l’Étranger, dont un grand nombre est totalement inutile pour le pays.
    Cette élite la est également complice de traîtrise suprême et devrait ne plus, en chacun et chacune de ses membres, représenter ou faire partie, du Nouvel État Moderne a construire, sur la base d’un principe suprême :
    La primaute des Lois sur toutes fonctions et responsabilités politiques et administratives.

    Pr Nadji Khaoua
    Annaba.

    LE NAIF
    4 août 2019 - 8 h 04 min

    Ce n’est pas la faute de ce plus grand traitre de l’histoire de ce pays,c’est la faute a ouled França qui l’ont permis de détruire ceux qu’ils restaient de ses anciens alliés l’occupation Française,il faut etre sourd et aveugle pour faire confiance a ce traitre de Bouteflika,rappelez vous lors de l’enterrement du son Mentor le traitre Hassan II;et les longues minutes de pleure sur sa tombe;cela explique tout pour les naifs et les mongoles

      Anonyme
      4 août 2019 - 9 h 45 min

      Vous avez oublié la grande poignée de main chaleureuse de Boutef à Ehud Barak lors des obsèques de Hassan 2!

        Fake News
        4 août 2019 - 10 h 10 min

        De nombreux lecteurs d’AP ont déjà à maintes reprises répondu à votre propande et fake.
        Circulez et passez votre chemin !

      Anonyme
      4 août 2019 - 11 h 50 min

      C est qui Waled Franca?vous parlez des francophones qui sont nés durant la colonisation française ?
      Car je ne comprends pas ce qu englobe ce terme!!!
      En tout cas c est Ouled El arabe qui ont mis l Algérie dans cet état de corruption et de talibanisation!!!!
      Depuis l arabisation de l administration plus rien n allait!!
      Et ça il faut le reconnaître !!!

        LE NAIF
        4 août 2019 - 12 h 18 min

        Ouled França; les ex collabos détenteurs de la carte blanche;le jour Moudjahid et la nuit Harki

          Algerien Pur Et Dur
          4 août 2019 - 18 h 44 min

          Parfaitement d’accord en tant que francophone mais il faut faire clairement la part des choses entre ces harkis et francophones. Il ne faut pas aussi minimizer la chute dramatique et catastrophique du niveau venue avec une arabization galopante qui a aussi engendre l’islamisme (pas l’islam de nos ancetres) grace aux cordoniers egyptiens liberes des geoles de nasser dans le but de detruire l’Algerie. Des siecles auparavant les egyptiens nous avaient envoye les benou hillals dont on recouvre toujours. Sous l’ere catastrophique de ben bella, ils nous ont envoye le fondamentalisme dont on souffre toujours. Si les maux qui nous viennent de la france pourraient bientot etre derriere nous et a jamais, ceux qui nous viennent de l’egypte nous colent toujours aux tripes “without end in sight.”

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