La lutte continue

26e Marche Mouvement
La Lutte continuera jusqu'à l'aboutissement de toutes les revendications. PPAgency

Par Mounir Serraï Le Mouvement populaire pacifique boucle, ce jeudi 22 août, son sixième mois sans la moindre ride. Bien au contraire. Au fil des jours, des semaines et des mois, le Mouvement, bien ancré sur l’ensemble du territoire national, se renforce et se consolide à l’épreuve de la rue. Les Algériens, qui continuent de manifester massivement tous les vendredis et les étudiants tous les mardis, ne perdent pas de vue les objectifs de leur mouvement et donc de leur révolution. Ils maintiennent le cap et gardent leur défense intacte face aux assauts répétés des contrerévolutionnaires qui manœuvrent pour perpétuer le même système politique décrié, sous des noms et avec de nouveaux visages.

A chaque tentative de détournement de ce fleuve populaire, les Algériens réagissent avec détermination en faisant front commun aux semeurs de la haine et de la division. Ni la campagne contre le drapeau amazigh et son interdiction dans les marches ni les accusations de manipulation ou d’infiltration n’ont eu droit de ce Mouvement révolutionnaire que rien ne semble en mesure d’arrêter.

Les Algériens refusent ainsi de se contenter d’un simple remodelage du système. Et ils le font savoir à travers leurs slogans, exigeant le départ de tous les symboles du système. Ils rejettent le dialogue prôné par le pouvoir, considérant cela comme une énième manœuvre pour fuir les revendications du peuple et pour ravaler la façade d’un système qu’ils jugent irréformable.

Face à l’autisme du pouvoir, les Algériens menacent de durcir leur ligne de conduite. Des appels à la désobéissance civile ont été bel et bien lancés. A la rentrée sociale, de nombreuses organisations syndicales observeront des grèves et mobiliseront davantage les travailleurs pour l’aboutissement des revendications du Mouvement populaire et l’amorce d’un réel changement politique profond qui permettra aux Algériens d’accéder à la démocratie.

M. S.

 

Comment (3)

    Abou Stroff
    22 août 2019 - 15 h 44 min

    « La lutte continue » titre M. S..
    je pense qu’une manière de ridiculiser la marabunta qui nous gouverne et qui ne nous domine que grâce à son monopole sur la distribution de la rente, distribution qui nous réduit, dans les faits, à des « moins que rien » corrompus et amorphes, est de déclencher, en parallèle avec le « hirak », une dynamique où chacun, à son niveau, redouble d’effort et travaille à 200% de ce qu’il a l’habitude de faire.
    moralité de l’histoire: notre salut réside dans une remise en cause radicale de notre dépendance vis à vis de la rente, laquelle permet à la marabunta de nous dominer et nous empêche, dans le même mouvement, de nous réaliser en tant qu’êtres humains (c’est le travail qui crée l’homme).

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      Zaatar
      23 août 2019 - 7 h 56 min

      Cher Abou Stroff je te salue,
      Dans le principe je suis d’accord. Mais dans la pratique qui suivra ça arrangera plutôt les affaires de la marabunta qui nous gouverne. Notre redoublement d’effort dans le travail servira plutôt les desseins de H’mida du moment qu’on lui alimentera au goulot ses caisses au trésor public. Il se frottera alors les mains et activera encore de nouveaux leviers pour mieux s’asseoir la ou il est.

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        Abou Stroff
        23 août 2019 - 9 h 54 min

        Zaatar, je te salue! tu auras remarqué que le redoublement d’effort, qui nous délivrera de notre dépendance vis à vis de la rente, que je préconise, doit s’opérer en même temps que le hirak qui devra déboucher sur la déconstruction du système rentier.
        en d’autres termes, l’un ne va pas sans l’autre et l’un n’aura aucun sens s’il n’est pas accompagné par l’autre.
        PS: j’ai avancé cette perspective pour questionner, indirectement, l’idée de la « désobéissance civile » avancée par certains « cercles » qui, à mon avis, débouchera sur le chaos pour les algériens lambda.

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