Imposant rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed pour dénoncer une justice aux ordres

Sidi M'hamed manifestants
La justice du téléphone a encore frappé. PPAgency

Par Mounir Serraï – Des centaines de personnes se sont rassemblées aujourd’hui devant le tribunal de Sidi M’hamed pour dénoncer «l’arbitraire» et exiger la libération de tous les détenus politiques. Des défenseurs des droits de l’Homme, des militants du Hirak, des membres de formations politiques, des syndicalistes, des citoyens lambda et des proches des femmes ont pris part à ce rassemblement. Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) dénonce la lenteur dans le traitement des dossiers et réclame la libération de tous les détenus du Hirak. «Le peuple algérien qui boucle son septième mois de révolution pacifique continue de gagner sa liberté quotidiennement. Le système, isolé par les millions d’Algériennes et d’Algériens dans la rue, s’enfonce dans son impasse historique en voulant imposer des présidentielles rejetées de partout. Le pouvoir joue ses dernières cartes d’un système agonisant : on t’arrête, on te muselle puis on te relâche pour te mettre en liberté provisoire sous haute surveillance à ciel ouvert !», s’indigne le CNLD, en faisant allusion à la remise en liberté conditionnelle de Karim Tabbou, interdit de manifester, de s’exprimer publiquement ou de participer à des débats.

Le CNLD réitère son soutien indéfectible à tous les détenus et leurs familles et exige, «comme l’écrasante majorité des Algériens, la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion et politiques, pris en otages par une meute aux commandes qui tente de faire un forcing pour se maintenir et recycler le système». «La justice aux ordres, pour gagner du temps, est en train d’auditionner dans le fond des otages injustement incarcérés depuis plus de trois mois à El-Harrach, alors que les dossiers sont vides», dénonce le comité composé d’avocats mais aussi de militants et de défenseurs des droits de l’Homme.

Le CNLD appelle toutes les familles des détenus, les avocats de la défense, la société civile, tous les collectifs de soutiens aux familles des détenus et toutes les forces patriotiques du pays à rejoindre la marche pacifique du vendredi 27 septembre à Alger, pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et exiger réparation de toutes ces injustices causées envers ces familles. Le comité réclame l’arrêt de toutes les poursuites et l’acharnement judiciaire, un changement radical de tout le système, un Etat civil et non militaire, un Etat de droit, une justice sociale et une Algérie libre et démocratique».

M. S.

Comment (6)

    Anonyme
    30 septembre 2019 - 7 h 50 min

    …en plus des magistrats moutons trop fragiles trop délicats qui on pris gout au luxe ne peuvent se permettre de souffrir d une gréve d un désistement de se porter pale ou contrarier rab dzaïr, il préfèrent courber l échine comme devant bouddha,
    Si on ne peut plus faire confiance en la justice et ses magistrats, la base de la garantie de la démocratie et du droit,,y a plus de loi,,,les voleurs sont roi,,,, y a plus rien ,,,,il ne reste rien de rien ,,,c est c est effondrement d une nation d un pays d un peuple
    Forte heureusement qu on a une armée puissante qui nous protège physiquement mais ne peut rien contre la politique et l économie sans oublier le commerce extérieur qui est en train de se casser l gueule
    Vous pouvez remercié sa majesté salah roi des rois et prince des voleurs usurpateur escroc et maître dans la corruption,,,et j en passe

    Anonyme
    27 septembre 2019 - 23 h 33 min

    Un pays riche qui n’avancera jamais tant que les incapables illettrés aux règnes. L’Algerie est un pays démocratique et non un royaume, on devrait être comme la Norvège, le Danemark ou la Suède et on donnera un exemple aux pays africains.

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    Novembrya (mais machi badissiya)
    27 septembre 2019 - 14 h 06 min

    Ne vous inquietez pas chers compatriotes… Le 1er Novembre est sur les portes… demandez aux femmes de preparer les casseroles.. quand aux hommes Le Baroud..

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    azul
    26 septembre 2019 - 20 h 07 min

    Ah, comme nous sommes tous prisonniers de notre passé ! Pourquoi n’arrivons-nous jamais à nous libérer réellement du fardeau que nous transportons, de sorte que celui-ci finit par gouverner notre existence ?.

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    Mouloud F
    26 septembre 2019 - 16 h 07 min

    Je me demande depuis si les juges installés à Alger ont peur de se retrouver à ILIZI s’ils venaient a rendre justice avec courage et impartialité. C’est vrai qu’ ILIZI est loin de la mer, et que cela peut être assimilé à un exil. Mais que vaut l’exil devant la trahison du serment ? Que vaut l’exil devant l’HONNEUR !!

    Un juge qui respecte ses convictions, qui a fait des études de Droit et qui a prêté Serment se refuserait de participer à cette mascarade de justice et, il démissionnerait pour son honneur et pour l’Honneur de la Justice.
    Je me dois de tirer ma révérence a Madame la Juge d’ Annaba qui avait libéré un jeune porteur de l’emblème amazigh, comme aux autres juges ( d’autres régions) valeureux et, honnêtes en ont libéré d’autres à travers le territoire national.
    Est ce que cette DAME, qui mérite tout le respect pour sa probité, a plus de c…… que tous les juges opérant à Alger ? C’est à croire.

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      Algerian
      27 septembre 2019 - 11 h 15 min

      Nous assistons aux manœuvres des résidus de la mafia

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