Aux origines de l’oligarchie algérienne

peuple oligarchie
L'oligarchie veut vendre le pays après l'avoir coulé. PPAgency

Par Kaddour Naïmi – Il semble utile de savoir quand, comment et par qui ont commencé les malheurs du peuple algérien, soumis et dominé par une oligarchie autochtone. C’est en allant à l’origine des causes que l’on peut trouver les solutions pour s’en affranchir.

1956 : assassinats

Désormais, les personnes correctement informées le savent : les malheurs du peuple algérien ont commencé par la négation de la Plateforme de la Soummam, suivie par l’assassinat de ses deux inspirateurs et défenseurs, Abane Ramdane, tué par ses propres «frères» d’arme, et Larbi Ben M’hidi, dont la découverte de son refuge par l’armée coloniale française ne semble pas être due au hasard. Cependant, le hasard a voulu que ces deux authentiques leaders du peuple algérien soient l’un amazighophone et l’autre arabophone, ce qui constituait l’unité du peuple algérien.

Après l’assassinat de ces deux dirigeants authentiques du peuple algérien, tandis que les moudjahidine de l’intérieur continuaient à combattre en manquant tragiquement de moyens matériels, les éléments résidant à la frontière marocaine constituaient, eux, une armée dotée de tout le nécessaire pour devenir la force unique, militaire, de la future nation algérienne indépendante.

1961 : corruption

Par conséquent, quand l’indépendance devint un objectif réalisable tout proche, le chef d’état-major de l’armée des frontières, le colonel Boumediene, envoya son émissaire en France pour tester qui serait le premier président marionnette à placer à la tête de l’Etat, pour faire croire au peuple algérien qu’il aurait le Président qu’il fallait. Qui était l’émissaire en question ? Abdelaziz Bouteflika. On sait que le premier qu’il rencontra fut le regretté Mohamed Boudiaf. Ce dernier s’offusqua de cette démarche totalement oligarchique. Hocine Aït Ahmed, également, refusa la proposition scélérate. Ahmed Ben Bella, lui, accepta et entra dans la combine.

Eté 1962 : coup d’Etat militaire

Ainsi, juste après l’indépendance, une guerre fratricide éclata. Le peuple, alors, sortit dans les rues en criant «sebaâ snîne barakât !» (sept ans, ça suffit !), sous-entendu de sang algérien versé.

Malheureusement, les manifestants ne disposaient pas de suffisamment de conscience sociale pour comprendre que leurs protestations pacifiques ne suffisaient absolument pas, que les sept années de sacrifices exigeaient davantage de sacrifices encore. Il fallait lutter résolument pour la démocratie réellement populaire et continuer la lutte contre les usurpateurs, déjà constitués en oligarchie militaire, pour instaurer la démocratie réellement populaire.

Long calvaire

La suite est connue. L’oligarchie algérienne montra ce que toute oligarchie est capable comme soif d’enrichissement illégitime et obsession de pouvoir illégal (1). Plus grave : en Algérie, comme dans toutes les nations sous-développées – non seulement économiquement, mais culturellement, l’un n’allant pas sans l’autre –, l’oligarchie algérienne manifesta le pire de l’inculture, de l’obscurantisme et de la cruauté. Toute la rhétorique démagogique à propos de «nationalisme», de «patriotisme», de «populisme», de «socialisme», maintenant de «libéralisme» était et demeure à la mesure de toute la corruption caractérisant cette oligarchie sous-développée : corruption, répétons-le, non seulement par le vol des richesses matérielles, mais tout autant – et pour y parvenir – par le vol de la liberté du peuple à gérer lui-même sa nation.

Déplorons seulement le lâche aveuglement des opportunistes de tout bord qui, en échange de strapontins dans l’administration, ont soutenu les diverses formes que l’oligarchie a prises pour dominer le peuple algérien. Ainsi, l’Algérie vit des Présidents, depuis le premier, fabriqués par des «élections» manipulées, inspirées directement de la méthode coloniale. Et, pour se maintenir, ces Présidents se sont appuyés sur les divers groupes d’une oligarchie qui s’est enrichie sans vergogne, par l’intermédiaire de la force militaire. Cette oligarchie commença par accaparer les «biens vacants», pour finir, avec Abdelaziz Bouteflika, par mettre la main sur des entreprises et des terres étatiques, bradées au dinar symbolique. Pire encore, pour se maintenir au pouvoir, cette oligarchie permit à des entreprises étrangères, en échange de leur soutien, d’exploiter des ressources naturelles et la sueur du peuple algérien à «bon prix», en échange de pots-de-vin aux oligarques, placés dans des banques étrangères.

A ce propos, une remarque. Certains déclarèrent que le colonel Boumediene est mort sans s’être enrichi. Quel besoin avait-il de voler les biens du peuple ? A ce peuple, il avait volé, par la coercition militaire, ce que ce peuple avait de plus précieux : la liberté de décider par lui-même de la gestion de son pays. Ainsi, l’oligarchie s’est renforcée, avec le «soutien critique» des opportunistes, jouissant de strapontins administratifs, et le soutien tout court de ce que la société algérienne contient de plus misérable comme personnalité. Rappelons la fameuse déclaration du Boumediene élu Président, citée ici en substance : «Qui travaille dans le miel ne peut s’empêcher d’y goûter». On a constaté combien de personnes y ont goûté, de quelle manière et jusqu’à quel point. La corruption, dans tous les domaines de la vie sociale : voilà la base systémique, structurelle de l’oligarchie algérienne, et cela depuis l’assassinat d’Abane Ramdane et de Larbi Ben M’hidi, puis la rencontre, en 1961, d’Abdelaziz Bouteflika avec les dirigeants alors prisonniers en France.

L’oligarchie algérienne veille, depuis sa constitution, à propager sa seule version de l’histoire, invoquant sans vergogne une «légitimité révolutionnaire» illégitime, pour protéger et défendre sa vile obsession d’accaparement du pouvoir étatique et d’enrichissement matériel, au détriment du peuple et du développement économique de la nation.

Cette oligarchie algérienne est tellement de mentalité sous-développée qu’elle est incapable de jouer un rôle de bourgeoisie capitaliste, trouvant son profit dans le développement économique de la nation. Au contraire, elle se contente d’être totalement parasitaire, en s’offrant des demeures luxueuses et autres stupides et dérisoires objets de consommation. D’où l’aspect compradore de l’économie algérienne et sa dépendance presque totale de la vente du pétrole et du gaz.

Est-ce un hasard si la majorité des voleurs trouvent refuge dans l’ex-métropole coloniale, alors qu’ils se targuaient d’être des «patriotes» en évoquant la Guerre de libération nationale, et résident dans des appartements achetés avec l’argent du peuple algérien ? Est-ce un hasard si ces spoliateurs ne sont pas remis par les autorités françaises au peuple algérien pour être jugés sur leurs vils méfaits ?

Disons-le clairement. Avec l’assassinat d’Abane Ramdane et de Larbi Ben M’hidi, puis les étranges embuscades de l’armée coloniale où tombèrent tour à tour les colonels Amirouche puis le colonel Lotfi, la société algérienne a produit tout ce qu’elle contient de pourri jusqu’à la moelle : usurpateurs psychopathes, imposteurs méprisables, voleurs mesquins, assassins de jeunes contestataires, mercenaires dépravés, charlatans vils, harkis infâmes, opportunistes lâches de strapontins, tout grands et tout petits dictateurs spoliateurs. Une hideuse régression dans tous les domaines, du plus haut au plus bas de l’échelle sociale. Tout ce que le peuple algérien avait conquis en dignité durant la Guerre de libération nationale fut manipulé, travesti, méprisé, stigmatisé, avili, jusqu’à arriver à l’infamie la plus vile : un journaleux traitant les combattants, ayant donné l’indépendance nationale, en imposteurs et profiteurs, et un écrivaillon ne voyant dans l’Armée de libération nationale que des nazis.

Doit-on, alors, aujourd’hui, s’étonner de découvrir tous les méfaits des membres de l’oligarchie, dont les vilenies et les crimes sont à la mesure de leur cerveau sous-développé et de leur personnalité dépravée ? De voir l’intègre ancien moudjahid Lakhdar Bouregaâ en prison, tandis que les pourris jouissent encore de la liberté de profiter de leurs vols des richesses du peuple, en résidant en Algérie ou ailleurs, notamment en France et aux Emirats ? Ce qui étonne, aujourd’hui, c’est l’endurance et la patience, prolongées et douloureuses, du peuple algérien, soumis à une oligarchie aux méthodes typiquement mafieuses, dans le sens le plus exact de ce terme.

Depuis l’assassinat d’Abane Ramdane et de Larbi Ben M’hidi, le peuple algérien est exploité et dominé, victime de tellement de forfaits ; ils seraient jugés criminels par un tribunal digne de ce nom. Depuis 1956, tellement d’emprisonnés, de torturés, d’assassinés, non par les tenants du colonialisme étranger, mais par les membres du colonialisme indigène. Ce dernier agissait avec les mêmes méthodes, le même mépris, la même cruauté contre le peuple. Ce n’est pas un hasard si les institutions algériennes, établies par l’oligarchie usurpatrice, sont une pâle copie de celles de l’administration coloniale. La crainte populaire du militaire, du policier, du cadi, du préfet et du maire coloniaux est remplacée par celle de leurs exacts avatars indigènes.

2019 : le sursaut de la dignité

Dans le cas de la victoire du Mouvement populaire actuel, ne serait-il pas légitime non seulement de récupérer tous les biens matériels volés, mais, également, que toutes les institutions publiques, portant le nom de l’un des usurpateurs de la légitimité populaire algérienne, soient rebaptisées, en leur donnant les noms de personnes qui furent réellement dignes de l’estime du peuple algérien ? Ainsi, les imposteurs voleurs de biens matériels ou de liberté du peuple seront jetés à la poubelle de l’histoire et sera honorée la véritable épopée du combat du peuple algérien pour son émancipation nationale et sociale.

Voilà en quoi l’intifadha (soulèvement) populaire actuel, malgré ses carences, est une action radicale : elle veut éliminer toute forme de «fassâd» (corruption). En quoi consiste celle-ci, sinon à voler, à accaparer non seulement les ressources matérielles, mais tout autant la liberté du peuple algérien ? Car sans la liberté du peuple à gérer lui-même ses ressources naturelles, à travers ses institutions authentiques, il est impossible à ce peuple de mettre fin au «fassâd» économique de l’oligarchie.

C’est dire combien le Mouvement populaire actuel en Algérie est l’initiative la meilleure, depuis la Guerre de libération nationale anticolonialiste, pour finalement concrétiser le projet du 1er Novembre 1954, approfondi par la Charte de la Soummam de 1956. Ainsi, et seulement ainsi, tous les martyrs tombés pour la dignité du peuple algérien, durant l’époque coloniale puis celle dictatoriale – n’oublions pas ces derniers ! –, seront authentiquement honorés. Ainsi, et seulement ainsi, reviendra au peuple algérien le droit absolu qu’il revendique : la dignité citoyenne, autrement dit, la liberté de disposer de ses propres institutions et de ses propres mandataires représentatifs. Ainsi, la nation algérienne fera partie de manière digne du reste des nations. Ainsi, le passeport algérien ne sera plus méprisé, mais respecté partout sur cette planète. Ainsi, partout en ce beau pays, s’épanouiront les sourires, première source, premier capital pour développer la nation, dans tous les domaines. Vive l’intifadha populaire algérienne !

K. N.

[email protected]

(1) Rappel historique. «La maigreur qui nous afflige, le spectacle de notre misère, sont un inventaire qui montre leur opulence ; notre misère est un profit pour eux. […] Ils nous laissent mourir de faim quand leurs magasins sont trop pleins de grain ; ils produisent des lois en faveur de l’usure pour soutenir les usuriers ; ils rejettent chaque jour quelque salutaire acte établi contre les riches et promulguent des statuts plus vexatoires pour enchaîner et asservir les pauvres. Si les guerres ne nous dévorent pas, ce sont eux qui s’en chargeront». Déclaration d’un représentant du peuple durant la guerre du Péloponnèse. C’était en Grèce, il y a 25 siècles.

Et ceci : «La liberté d’une démocratie est en danger si le peuple tolère l’influence croissante de puissances privées au point de posséder plus de pouvoir par rapport à l’Etat démocratique. C’est l’essence même du fascisme – la domination sur le gouvernement par un individu, un groupe ou tout autre pouvoir de contrôle privé». L’auteur de cette déclaration est l’ex-président des Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt, qui dénonçait, alors, l’emprise du complexe militaro-industriel sur le pays.

 

Comment (23)

    Krimo
    16 octobre 2019 - 1 h 35 min

    M. Naimi,

    Je ne sais d’ou vous tomber mais de grace ne tordez pas le cou a l’histoire. Histoire de l’Algerie qui serait votre et qui serait mienne. La simple ethique nous demande de l’assummer et non de la brocarder a contre sens pour ecrire pour plaire ou pour paraitre.

    Si vous savez  » dites « , c’est votre droit le plus absolu mais d’en extraire des evenements sur des bases completement fausses ……. je laisse a votre sagacite le soin de conclure

    Elephant Man
    14 octobre 2019 - 22 h 49 min

    Je rajoute que tout est fait pour maintenir les anciennes colonies en sous-développement et poursuivre le pillage de leur richesse, à titre d’exemple GBAGBO nationaliste anti-Françafrique élu démocratiquement dont le palais présidentiel a été bombardé par Sarkozy, Gbagbo placé derrière les barreaux de la CPI et Sarkozy a placé Ouattara à la présidence de la Côte d’Ivoire..
    Imaginez un dirigeant africain qui bombarde l’Elysée pour placer la Royal à la place du Sarkozy qui lui placé derrière les barreaux de la CPI.
    TOTAL qui n’est plus à présenter…

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    Felfel Har
    14 octobre 2019 - 17 h 02 min

    Le gouvernement illégal de Bensalah/Bedoui et GS apporte de l’eau au moulin du hirak en lui procurant une raison de ne rien leur céder quant à l’absolue nécessité de démolir le systême et ses valets. Pour nous, c’est désormais une question existentielle, to be or not to be, être souverain ou soumis, être citoyen d’une république populaire et démocratique ou sujet d’une colonie émiratie.
    Comment comprendre (et accepter l’idée) qu’un vaste pays comme l’Algérie (le plus vaste d’Afrique) au passé pretigieux puisse permettre à ses autorités de tomber aussi bas, en se prosternant aux pieds de monarchies-croupions de l’empire britannique qui ne doivent leur indépendance qu’à leurs facultés à ramper devant les Occidentaux et leur propension à faire des courbettes?
    Si la France, au sommet de sa puissance, ne nous a pas fait peur, ce ne sera pas ces chameliers, corrompus et corrupteurs, malhonnêtes et débauchés, qui parviendront à nous embrigader ou soumettre. Nous ne voulons ni de leurs investisements (ils agissent comme chameau de Troie pour le compte d’autrui) , ni de leur aide, ni de leurs produits importés d’ailleurs, car ils n’en sont pas producteurs (exemple du contrat de poudre de lait de Nouvelle zélande récemment signé en catimini avec les Émiratis qui ne feront que prélever leur marge sur notre dos).
    Faisons échec au complot et promettons aux comploteurs une sanction à la mesure de leurs crimes contre l’État, la patrie et le peuple! L’heure des comptes arrivera, c’est inévitable!

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    6
      Omar Khayyam
      14 octobre 2019 - 17 h 54 min

      Sahbi!! Derrière les bédouins chameliers kamelman il y a ceux qui ont entretenu la dictature depuis 57 ans

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      6
      Pr Nadji Khaoua
      14 octobre 2019 - 23 h 30 min

      Monsieur K. Naimi.
      Permettez moi de vous féliciter pour cet excellent
      article, si clair et très instructif, surtout pour ce
      d’entre nous qui continuent à croire naïvement aux
      mensonges trompeurs des membres toujours
      «aux affaires» du système politique prédateur.
      J’ajouterai deux éléments qui confortent votre
      analyse. (il y en a certainement beaucoup
      d’autres).
      1 – Des 1962, certains responsables principaux
      du pouvoir de l’époque, tout combattants authentiques
      qu’ils étaient, s’empresserent d’émigrer et de
      s’établir à Paris.
      Mais pas n’importe où a Paris.
      C’est à Neuilly, le plus bourgeois des quartiers
      de Paris, que ces gens acheterent des pavillons pour
      rédiger.
      Question simple : Quelle est a cette époque, 1962, la
      source de leur fortune ?
      D’autres, tout aussi combattants authentiques et dirigeants centraux 1954-1962, s’etabliront définitivement entre 1962 et 1968, à Genève et Lausanne en Suisse.
      Tout cela est aujourd’hui bien documenter par des travaux universitaires et des references irréfutables.
      La même question revient :
      Quelle est la source de leur fortune de 1962 à 1968
      qui leur aurait permis de financer leur résidence
      définitive dans les deux villes (Genève et Lausanne, Suisse), parmi les plus prisées et les plus bourgeoises
      d’Europe et du monde ?
      2 – Il suffit de chercher dans les archives publiques des
      rapports de la Caisse des Dépôts et Consignations
      Française a Paris.
      Cette dernière a publier un rapport consacré au
      classement des acquisitions immobilières étrangères
      dans les quartiers les plus chers de Paris.
      Ainsi, selon ce rapport officiel, les propriétaires
      d’origine Algérienne arrivaient en 4ème position
      mondiale, pour leurs propriétés immobilières à Neuilly.
      Après cela, les restes en fonction du système
      prédateur et décadent veulent nous tromper encore avec leurs mensonges, pour perpétuer leur système
      neocolonial de domination et de pouvoir.
      Non, jamais on ne vous croira.
      Plus jamais on ne vous croire, tant qu’un seul
      d’entre vous restera en position de pouvoir politique
      dans ce pays.

      Pr Nadji Khaoua

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      5
    Omar Khayyam
    14 octobre 2019 - 14 h 13 min

    Quelle fierté le Peuple Algérien DEBOUT …!!! IL EST PLUS QUE JAMAIS VENT DEBOUT !!! Merveilleux Algériens et Algériennes démontrant avec force et conviction au monde et notamment au puissances marionnettistes qui manipulent derrière le rideau les bedoui bensalah +sidhoum 4 ieme année assassi, leur DÉTERMINATION À RECONQUÉRIR LEUR SOUVERAINETÉ CONFISQUÉE depuis 132+57 ans près de 2 SIÈCLES KHAWTI !!! qu’ils nous font BAVER LA MISÈRE du sous développement morale et matériel !!
    HANA EL WAKT pour remettre les pendules à l’heure de la souveraineté du peuple HANA EL WAKT pour les authentiques ENFANTS DE NOTRE PAYS D’EN PRENDRE EN MAIN SA DESTINÉE !! HANA EL WAKT, IS RIGHT NOW, ILLICO PRESTO!! DE NOTRE DROIT À UN ÉTAT OÙ LA FORCE DE LA LOI RÉVOQUE DANS LES POUBELLES DE L’HISTOIRE LA LOI DE LA FORCE AVEC SA COHORTE D’INDIVIDUS GÉNÉTIQUEMENT INCULTES, APLAVENTRISTES et D’UNE OBÉISSANCE ABSOLUE car conditionnés scientifiquement par leurs maitres !! GOULNALKOUM TETNAHAWOU GA3
    Gloire à nos Chouhadas et son excellence PEUPLE ALGÉRIEN

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    6
    mohamed gargache
    14 octobre 2019 - 13 h 43 min

    ce fut très prévisible,depuis l’installation QG d’oujda,que le pays serait semi-indépendant

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    10
    Flic Flac
    14 octobre 2019 - 13 h 15 min

    Ne lâchons rien.
    Le chemin accompli depuis le 22 février 2019 ne doit pas avoir été fait pour rien.
    Pauvre Algérie toujours saignée par les siens et ça continue .

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    Anonyme
    14 octobre 2019 - 12 h 02 min

    L’Algérien va donner ses sous aux bédouins (pèlerinage) et après se plaint du colonialisme économique des saoudiens, émiratis, qataris. On ne vit pas dans le même monde. Il fallait réfléchir avant, le cerveau sert à cela.
    Vous verrez qu’un bédouin achètera des hectares de terre, fera travailler la main d’oeuvre algérienne et exportera dans le monde entier les produits agricoles issus de ces terres. C’est cela qui pend au nez des algériens, si vous ne prenez pas consciences des réalités. Dans 30 ans, il y aura 7 à 10 milliards d’individus donc énormément de bouche à nourrir, vous pensez bien que les bédouins vont tout prendre en Algérie.

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    La faute des autres
    14 octobre 2019 - 11 h 06 min

    A mon humble avis à tord ou à raison, nous sommes TOUS directement ou indirectement, volontairement ou involontairement responsables de ce qui nous arrive depuis 62 au 22 février 2019.
    La nature à horreur du vide, ces illégitimes dictateurs ont trouvé du vide et le vide c’est qui ? c’est notre passivité, car comme dit l’adage : « Qui ne dit rien consent ». Bien entendu, la responsabilité est plus ou moins en fonction du délit et du degré de complicité … Mais il faut aussi reconnaître sans rentrer dans les détails que de quelques voix se sont élevées …

    Heureusement que le mouvement « Hirak » est venu combler ce vide (quelle belle leçon), il nous reste alors, qu’a apprendre à faire objectivement notre mea-culpa dans l’union et la fraternité sans tares ni complexes.

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    A quand l'indépendance ?
    14 octobre 2019 - 10 h 54 min

    Notre terre appartient à la France et à l’Europe, il est temp de reprendre notre indépendance et d’annuler chaque contrats validé par les traitres depuis 30 ans !

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    Anonyme
    14 octobre 2019 - 10 h 06 min

    Excellente contribution..
    Voilà la vraie histoire qui doit être enseignée dans les écoles.
    Vive la révolution du 22 février…Vive le peuple algérien

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    Anonyme
    14 octobre 2019 - 9 h 46 min

    Une bourgeoisie capitaliste dans un capitalisme mondialisé, c’est absolument irréalisable, en particulier dans un Etat du tiers monde, sans avoir un Etat fort, social, donc en partie au moins socialiste, interventionniste et protecteur d’une bourgeoisie nationale acceptant de partager le gâteau avec la masse des travailleurs salariés et des petits paysans. Ce que les exemples concrets de Cuba, de la Chine ou du Viet-Nam, et même de l’Iran, démontrent. Par ailleurs, on ne peut pas confondre la politique développementaliste et non alignée de l’Algérie des années 1960-70 avec ce qui arrivera après la mort (l’assassinat ?) de Boumedienne. Il faut garder en tête les proportions et ne pas tomber dans des schémas simplistes.

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    48
      Elephant Man
      14 octobre 2019 - 10 h 25 min

      @Anonyme 9h46
      Excellente contribution Mr Naïmi.
      Exactement, le capitalisme est mortifère et je vous rejoins également sur le Président Boumediene Allah Yarhmou.
      Pour reprendre @Baraa 16/08/19 : « ..les taux de développement élevés de Cuba et la Chine prouvent qu’avec une économie en partie étatisée, avec un plan macroéconomique d’État et un fort secteur public se développe beaucoup mieux que les économies néolibérales en crise finale d’aujourd’hui. L’Occident est aujourd’hui en pleine phase de régression et il ne sert à rien de prendre ces sociétés comme modèle « .
      @Baraa : « D’ailleurs si en terme de niveau de santé, de niveau d’éducation et de niveau de produits agricoles biologiques, Cuba la pauvre et sous blocus a dépassé la plupart des pays occidentaux, cela montre que quand on a un pays plus riche, on peut créer avec ce système un paradis sur terre ».

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        Anonyme
        15 octobre 2019 - 4 h 20 min

        @Elephant Man « Cuba la pauvre et sous blocus a dépassé la plupart des pays occidentaux » il n’y a que vous pour écrire de telles sottises!! Même les cubains n’ont jamais osé dire ça!! C’est vraiment du communisme pour école primaire!! Niveau Gaid quoi!!

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          Elephant Man
          15 octobre 2019 - 7 h 04 min

          @Anonyme qui ne l’est PAS ←→ SCHMILBLICK et cie
          Sortez de chez vous.
          À défaut d’arguments solides vous attaquez ma personne pour changer.
          Vos propos n’engagent que vous et à bien y regarder vous siéent à merveille.
          Quant à l’Iran sous embargo et blocus depuis des décennies a su se développer au niveau technologique de pointe notamment au niveau de l’armement drones etc ..
          BE SEEING YOU 😉

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      Elephant Man
      15 octobre 2019 - 7 h 30 min

      @Anonyme 14/10 9h46
      Le nombre de pouces vers le bas traduit la perspicacité de votre commentaire.

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    57
    14 octobre 2019 - 8 h 12 min

    vous arrivez trop tard l Algérie est déjà vendue par son propriétaire caid

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      Hamid Draoui
      14 octobre 2019 - 12 h 36 min

      ya dada l’internaute @57 , moi je suis sûr que c’est toi qui est en retard sur tout , mais pas l’auteur de l’article Kaddour Naïmi. Et toi tu es en avance sur quoi ?

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        57
        15 octobre 2019 - 2 h 05 min

        possible que tu sois une mouche électronique de caid

    Zaatar
    14 octobre 2019 - 8 h 04 min

    Merci pour ce rappel historique monsieur Naimi. Vous confirmez par ces faits la nature ancrée dans les gènes de l’être humain et son inexorable combat pour ses intérêts. Vous définissez en même temps, à votre manière, ce que nous ici, moi du moins, appelions H’mida. Enfin, vous faites l’étalage pour la compréhension des faits de ce qui s’apparentait à l’instauration du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation avec le caractère rigoureux et sans pitié de toutes ses composantes. On attendra donc la suite….

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    9
    Lghoul
    14 octobre 2019 - 8 h 01 min

    APPEL: Un appel a tous les pays qui soutiennent ces diactateurs et ces illégitimes: Si vous persistez et signez en fermant les yeux, coryant que le peuple va baisser les bras ou oublier son objectif, vous vous trompez. Essayez plutôt d’évaluer ce que vous perdrez si l’Algérie est déstabilisée car le Hirak va continuer jusqu’a sa victoire totale et l’obtention de son indépendance. Ce qui se passe en Algérie ne pourra jamais être extrapolé a ce qui se passe dans les pays arabes. La différence est la suivante: 1/ Les peuples sont différnents – 2/ Les algériens ont lutté 7 ans pour obtenir leur indépendance après 132 ans de colonisation – 3/ Le 22 février 2019, les algériens se sont rendus compte, après 57 ans que seul le colon a changé car une autre forme de colonisation a pris racine depuis 1962. Sachez alors que le peuple algérien est un volcan en sommeil et quand ils se reveille, RIEN, absolument RIEN ne pourra le faire dormir ou le calmer quand il s’agit de son indépendance. Cette fois le volcan algérien, qui someillait deuis 62 est IRREVERSIBLENT reveillé JUSQU’A VICTOIRE TOTALE. Sachez donc que si vous continuez a soutenir cette junte mercenaire, ennemie du peuple, vous aurez les effets certains suivants: 1/ Si l’Algérie est déstabilisée, le maroc et la tunisie seront a leur tout directement touchés. 2/ La france doit faire face, pas a des milliers, mais des millions d’algériens qui pourront quitter le pays. 3/ Si vous croyez que la signature de documents par une mafia illégitime est suffisante pour s’accaparer de notre pétrole, vous vous tromper car: a/ La Sonatrach va être paralysée par des grèves illimitées qui seront déclanchées par le peuple; b/ Même si vous importez vos propres ouvriers, les ports seront a leur tour paralysés pour bloquer toute exportation; c/ Ajoutez a cela que la sécurité des aléoducs et gazoducs ne sera pas assurée. En conclusion les richesses du peuple algérien ne quitteront pas gratuitement le territoire algérien. Alors faite un assessement de la situation et des risques sur vos pertes si vous persistez a soutenir une bande corrompue et illégitime et vous conclurez aisemment que vous récolterez ce que vous aurez semé: Des pertes immenses et des problèmes immenses. Alors ne vous ingérez pas dans nos affaires et surtout, surtout, NE SOUTENEZ pas un gouvernement fantoche et illégitime car tout ce qu’il signera sera NUL et NON-AVENU.

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    ABOU NOUASS
    14 octobre 2019 - 7 h 57 min

    J’espère que l’histoire retiendra tout ce qui a été fait par ces imposteurs impénitents et rendra aux vrais fils de l’Algérie ce qui leur a été arraché.

    Et, pour suivre monsieur Kaddour Naïmi , dans son post, le peuple devra aussi solliciter les futurs vrais dirigeants de ce pays pour débaptiser tous les édifices et autres rues attribués indûment aux renégats , traîtres, et harkis qui nous ont spolié .

    Gloire au Peuple souverain !!!!!

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