Le Syndicat national des magistrats rompt le dialogue avec la tutelle et exige le départ de Belkacem Zeghmati

magistrats
Le président et des membres du Syndicat national des magistrats. PPAgency

Par Saïd N. – Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le Syndicat national des magistrats (SNM) a sévèrement condamné l’envahissement par les forces antiémeutes de l’enceinte de la Cour d’appel d’Oran où les magistrats grévistes organisaient un sit-in de protestation, et exige le départ immédiat du ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati.

Le SNM qualifie ce qui s’est passé à Oran de «violation du caractère sacré des juridictions, consacré par les conventions internationales en temps de paix et de guerre».

Le communiqué indique également que l’intervention de la gendarmerie s’est déroulée «à un moment où le syndicat répondait à des appels à la médiation en vue de résoudre la crise». Le syndicat estime, par ailleurs, qu’il y avait contradiction dans le discours officiel du ministère de la Justice, tout en dégageant toute responsabilité en cas de réaction violente des juges après ce qui s’était passé dans la Cour d’appel d’Oran qu’il qualifie de «scandale».

Le SNM affirme qu’il se réserve le droit de prendre les mesures légales appropriées contre les responsables de cet incident.

En réaction à ce dérapage grave, le syndicat déclare avoir décidé de rompre tous les efforts de médiation et de dialogue avec le ministère pour résoudre la crise, tout en posant le départ du ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, comme préalable à toute reprise du dialogue avec la tutelle.

S. N.

Comment (7)

    57 ans de tyrannie
    4 novembre 2019 - 9 h 10 min

    malgré votre position social malgré votre notoriété malgré votre intellect vous sensé être la première puissance vous chi… si vous exigez le départ de zeghmati ,a moins que vous désignez pas vous même votre président de haute cour et ministre , il y aura un autre zeghmati si vous ne revendiquez pas le départ de caid et du système a mois que vous en faite parti , vu que vous ne vous impliquez pas assez dans le mouvement populaire ,,, et si a moment ou a autre j ai effleurer la délicatesse de vos altesses parce que j ai raison c est purement accidentel

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    lhadi
    4 novembre 2019 - 7 h 37 min

    Selon la loi fondamentale de la république, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants. Par conséquent les magistrats doivent rendre la justice au nom du peuple.

    Si la justice algérienne n’est pas libre et indépendante ce n’est surement pas la faute de l’épicier du coin…

    Nul n’est au dessus des lois de la république !

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    SOYOUZ
    4 novembre 2019 - 6 h 22 min

    La seule tutelle de la justice c’est le peuple qui est capable de changer d’armée, de police, de dirigeants etc, l’inverse est impossible ,et ça le peuple l’a compris depuis le 22 février 2019 et je ne crois pas qu’il est prêt de lâcher jusqu’à la victoire, mais comme on dit il n’y a pas pire qu’un aveugle que celui qui ne veut pas voir et il n’ y a pas pire qu’un sourd que celui qui ne veut pas entendre .

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    Amar ezzahi
    4 novembre 2019 - 4 h 56 min

    Il veulent le beurre et l’argent du beurre.dans le sud et dans le Rif la vie est pénible et chkara n’est pas populaire.pourquoi ils ont pas exigé le départ de l’ancien ministre LOUH?j’espère que dans l’avenir tout fonctionnaires du gouvernement qui fera la grève sera licencié et remplacé par la liste d’attente.

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    Vraijustice
    3 novembre 2019 - 22 h 48 min

    Il ya aucun dialogue et reprise tant qu’ils dégagerons pas tout les corrompus de près ou de loin du Clans des issaba si vraiment vous chercher un changement radical

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    Anonyme
    3 novembre 2019 - 21 h 58 min

    Bac plus 7 ou 8 ans d’études et réagissent comme des paysans … J’ai l’impression qu’ils ne comprennent rien. Ils réclament la tête du ministre … Ils n’ont pas vu la vidéo de Gaied et leur ministre. Les gars fallait continuer la lutte avec le peuple et non lécher les gaudasses du cerjeanne.

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      ZORO
      4 novembre 2019 - 12 h 21 min

      Dans la conjoncture actuelle et apres leur refus de rejoindre leur nouveau postes,ils exigent le depart du ministre ,du n importe quoi, ils sont decevants a moins quils soient déboussolés par ce qu ils vivent et ce qui leur arrive.
      SigneZORO. ..Z….

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