Que d’une oreille

Benflis chef de l’armée
Ali Benflis. D. R.

Par Karim B. – Tout le monde parle au nom du peuple, mais personne n’écoute le peuple parler. Il ne se passe pas un jour sans que le chef de l’armée n’adosse ses laïus redondants et creux à la volonté du peuple qui, radote-t-il, adhère corps et âme à ses lubies. Il en va de même de ces pantins prétendants à la magistrature suprême qui collent aux talons du généralissime et qui se disputent ses faveurs pour occuper le siège d’El-Mouradia qu’il a entouré de barbelés jusqu’à ce que de son chapeau sorte le lapin qui lui assurera son impunité ad vitam ad aeternam.

Benflis, Tebboune, Mihoubi, Bengrina et Belaïd se disent tous candidats du peuple et s’ils ont décidé de lorgner la couronne, c’est uniquement pour écourter ses souffrances. Le panel du faux dialogue conduit par l’amuseur Karim Younès, l’autorité de cautionnement de la mascarade présidentielle de Gaïd-Salah, présidée par le servile Mohamed Charfi, la justice du téléphone réanimée quelques jours puis anesthésiée à nouveau, les médias prosternés pour un huitième de page de publicité gouvernementale, les députés simulateurs conçus par Bouteflika et adoptés par son successeur, tous s’attribuent la voix du peuple qui leur parvient déformée par le vent de la révolte qui les rend sourds aux cris d’indépendance et aveugles au désir irrépressible d’en finir avec le système hideux qui leur a donné naissance.

Quand le peuple dit non à voix haute à l’élection du 12 décembre, les cinq poulains de Gaïd-Salah se bouchent l’oreille par laquelle leur arrivent les bruits de la révolte et les épithètes que les citoyens adjoignent à leur nom pour décrire leur petitesse, et laissent les sommations de leur chef s’infiltrer «jusqu’au bout» du conduit auditif de l’autre oreille, obstruée par les ramas d’un système qui part en lambeaux.

Pendant ce temps, le peuple poursuit sa Révolution du sourire résolument et n’a cure des foutaises de Gaïd-Salah et ses ouailles qui entrent par une oreille et sortent par l’autre.

K. B.

Comment (4)

    ASSAYI ATHENSSAYES
    11 novembre 2019 - 14 h 36 min

    CES GAIS LURONS QUI VEULENT POSTULER A LA MAGISTRATURE SUPREME SONT DANS UN EGAREMENT LOINTAIN ET SANS ISSUE.
    ILS SONT DU PASSE SANS GLOIRE ET LEUR AVENIR EST INCERTAIN.
    CE N EST PAS A CES POLTRON PERIMES D A VOIR L HONNEUR DE DIRIGER UN PEUPLE VAILLANT ET VALEUREUX COMME LE PEUPLE ALGERIEN QUI ASPIRE A SA LIBERTE , SON AUTHENTICITE, SA DIVERSITE ET SON ENCRAGE DANS L ERE MODERNE.
    TOUS CES HOMMES MEGOTS DE L ANCIEN SYSTEME QUI NOUS A MIS A PLAT VENTRE SONT CONDANES A DISPARAITRE EN TOUTE URGENCE. ILS SAVENT QU IL SONT PERDUS , LEUR DESESPOIR EST TEL QU IL JOUENT LEUR VA TOUT EN SACHANT QU ILS SONT DES MAUDITS ET REJETES.
    LA VICTOIRE EST PLUS PROCHE QU ON NE LE CROIT.
    RESTONS UNIS DETERMINES ET INFLEXIBLES SUR NOS CHOIX .
    SALUTATION A TOUT LE PEUPLE ALGERIEN MOINS TOUS CEUX QUI S IDENTIFIENT AUX ONAGRES ET AUX ENFANTS DE LUCIFER QUI ONT CAUSE TANT DE DEGAS A L ALGERIE.

    Lghoul
    9 novembre 2019 - 15 h 48 min

    Ils disparaitront comme s’ils n’avaient jamais existe sur terre. Le probleme est que meme sur leurs tombes serait ecrit: Ici git le traitre qui s’est oppose a 40 millions d’algeriens pour leur confisquer leur independance.

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    Momo
    9 novembre 2019 - 13 h 53 min

    Quelques exemples de chef d’états et de premier ministres qui sont en phase avec leur temps
    Australie: Scott Morrison: 41 ans
    Canada: Justin Trudeau: 39 ans
    France: Emanuel Macron 41 ans
    Autriche: Sebastian Kurz: 33 ans
    Italie: Giuseppe Conte: 45 ans
    Espagne: Pedro Sanchez: 47 ans
    Grèce: Kyriákos Mitsotakis: 51 ans
    Portugal: António Costa: 48 ans

    De l’autre côté de la planète, celle qui marche sur la tête, on a à chosir entre:
    Benflis: 76 ans
    Tebboune : 74 ans
    Azzedine Mihoubi: 61 ans

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    Felfel Har
    8 novembre 2019 - 15 h 41 min

    Aucun candidat, pas plus que Karim Younès et Charfi et les autres zélateurs à la solde des mafieux, ne peuvent parler au nom du peuple, ce peuple dont il ne font plus partie dès lors qu’ils ont accepté de jouer un rôle dans le vaudeville concocté par GS et une brochette d’ambitieux en uniforme, sans envergure, mais ô combien sournois.
    Il suffit de se joindre aux marches hebdomadaires pour se faire une idée de leur impopularité. Ils n’ont pas la capacité de comprendre que les Algériens veulent rompre avec les pratiques du passé; ils veulent un changement profond et radical tant avec les structures, qu’avec les hommes et leur culture de la soif du pouvoir et de l’argent.
    Ces hommes de paille ne sont pas capables de comprendre qu’il ne s’agit plus d’un ravalement de façade, mais d’une totale reconstruction de l’édifice avec l’apport de nouveaux architectes, entrepreneurs et autres matériaux. Sans l’adhésion du peuple, rien ne se fera dans le sens qu’ils envisagent de prendre pour opérer un changement cosmétique avec l’espoir de perdurer. Ils prennent leur désir pour de la réalité.
    Rien ni personne ne peut empêcher ces lascars de rêver. Ils seront déçus à leur réveil!

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