Ni chaos ni statu quo !

vote kleptocratie
Lors d'une manifestation contre l'élection présidentielle. D. R.

Par Mourad Benachenhou – «J’aime utiliser une analogie avec le cancer. La petite corruption est comme le cancer de la peau. Il y a moyen de le guérir et vous pourrez très bien vous en tirer. La corruption au niveau des ministères est comme le cancer du côlon ; il est plus grave, mais si vous le prenez à temps, vous en guérirez probablement. Mais, la kleptocratie est comme le cancer du cerveau ; elle est fatale.» (Christopher Kolenda, 2019)

Lorsque la voiture est en panne, que plus aucune de ses milliers de pièces ne fonctionne en coordination l’une avec l’autre et qu’elle est bonne pour la casse, changer de conducteur, qu’il soit le vainqueur du Grand Prix de Monaco ou le chauffard qui hante les routes et les chemins de ce pays, n’est plus la solution.

Le véhicule du système politique algérien est «au bout du rouleau» !

Il ne faut pas être un as de la mécanique pour arriver à cette conclusion ; n’importe quel novice dans l’art de conduire le sait.

Les «étrangers» apitoyés par le spectacle du propriétaire impuissant, tentent, pourtant, de pousser la voiture, avec l’espoir de la faire redémarrer, mais en vain. Leur stature imposante et leur musculation proéminente aurait laissé espérer qu’ils réussiraient finalement à remettre la voiture en marche. Mais leurs efforts s’avèrent également vains. Comment se fait-il, donc, que des hommes, dont l’intelligence et la capacité d’analyse sont, par définition, au-dessus de ceux des millions de quidams qu’ils dirigent, semblent ne pas avoir compris que la voiture est, selon l’expression populaire, «au bout du rouleau» et qu’il est temps de la changer ?

Cet acharnement à s’accrocher à une solution impossible est d’autant plus incompréhensible que le moteur ne répond plus et que l’accélérateur comme l’embrayage donnent dans le vide.

Les intérêts personnels priment sur les intérêts d’Etat

Hélas ! En politique, le bon sens est une qualité qui disparaît devant les impératifs de la préservation du pouvoir et de la conservation des privilèges matériels et moraux qu’il implique.

La rationalité politique va rarement au-delà de ce que dicte l’instinct de préservation. C’est dans les périodes de crise profonde, comme celle que connaît actuellement notre pays, que se dévoile totalement l’humanité des hommes politiques, dont le pouvoir ne connaît pas de bornes, mais qui sont incapables de dépasser leur nature humaine et de briser ses ressorts psychologiques, qui font d’eux des êtres humains animés par les mêmes motivations de base que n’importe quelle personne anonyme perdue dans la foule.

Leurs décisions, leurs déclarations, leurs actions, leurs cheminements, bref, toutes les manifestations extérieures de leur autorité et de leur puissance n’ont pas d’autre motivation que l’instinct de préservation et rien d’autre. Ils ont beau tenter de se justifier par la proclamation de principes et d’objectifs nobles, par la volonté de maintenir la stabilité dans le pays, de défendre des règles de haute moralité que leur imposent leurs responsabilités nationales. Rien n’y change ! Car leur seul ultime but est de sauvegarder leurs intérêts individuels. Ils ne veulent pas subir les avanies qu’entraîne la perte de pouvoir politique et ils ne possèdent ni l’honnêteté intellectuelle, ni le courage moral, ni le génie politique pour le proclamer.

Le patriotisme, un déguisement plus qu’une conviction

Agiter le drapeau national est une stratégie gagnante dans la situation d’état de siège où se sont mises les autorités publiques, d’autant plus qu’elles se sont mobilisées pour «faire avaler» – même s’il faut utiliser pour cela les moyens ultimes de la «force publique» – la solution du «changement de conducteur» comme substitut au changement de régime politique et de mode de gouvernance.

Cette solution ne leur coûte rien et, avantage imparable, elle leur permet, sous le couvert de faire avancer l’issue de la crise tout en maintenant l’ordre public, de justifier le maintien du statu quo politique en leur faveur exclusive.

Il n’est pas question de minimiser la puissance de ce ressort sur les esprits, ressort dont la noblesse indiscutable ne saurait, toutefois, être l’écran de fumée qui cache la réalité politique sans rien y changer.

On peut glorifier l’Emir Abdelkader, chanter les louanges de dirigeants de la lutte de libération nationale, revivifier la mémoire des chouhada, tenir haut l’emblème national, bref, agiter tous les symboles qui reflètent la volonté du peuple de se battre pour survivre, sans que, pour cela, on s’engage de manière convaincante et sincère à tout faire pour que soient menées les réformes politiques et sociétales garantissant la consolidation de la nation algérienne.

En fait, l’expression excessive du patriotisme cache souvent une certaine passivité à agir pour changer les choses. On substitue l’expression d’un sentiment à l’action et on justifie cette passivité par des manifestations de sentimentalisme «gratuit» et qui n’engage à rien.

L’expression excessive du patriotisme, un moyen facile de justifier le statu quo

Le patriotisme est un sentiment facile à simuler et à mobiliser. Mais il ne démontre pas forcément une volonté de changement et un engagement à œuvrer pour ce changement. Donc, rien n’est plus ambigu, en période de crise politique profonde comme celle que traverse l’Algérie, que l’appel au patriotisme qui, souvent, sert à dissimuler les intentions réelles de ceux qui tiennent le «haut du pavé» politique.

De l’observation des médias publics, lourds ou légers, le lecteur, le spectateur ou l’auditeur retirent l’impression que l’objectif visé à travers cette exploitation outrancière du patriotisme est plus de convaincre le lecteur et le spectateur que tout va bien dans le système, que le Hirak serait une fièvre passagère qui n’impliquerait nullement un rejet du système politique actuel et que la solution à cette crise se trouverait exclusivement dans un sursaut patriotique au niveau superficiel du sentimentalisme de base.

Tous les problèmes du pays, une affaire de sentiments ?

Les problèmes politiques profonds dont souffre le pays se réduiraient donc à une «affaire de cœur» qu’une bonne propagande réglerait. Suivant cette thèse, les Algériennes et Algériens n’aimeraient pas assez l’Algérie, c’est pour cela qu’elle souffrirait et le régime politique qui leur a été imposé par le fusil depuis plus d’un demi-siècle n’aurait rien à voir avec le malaise profond que ressentent chaque Algérienne et chaque Algérien d’âge mature.

Il est justifié que soit rejetée cette version quelque peu primaire de la source des problèmes du pays, réduite à l’affaiblissement du sentiment d’amour pour la patrie.

Mais, et c’est à souligner une nouvelle fois, il ne faut surtout pas sous-estimer la puissance du message sur l’opinion publique. On a vu, ainsi, l’image «en boucle» d’une vieille dame expatriée exprimant, les larmes aux yeux, son amour «fou» pour l’Algérie. Sans aucun doute, cette image d’une personne fragile du fait de son âge et même de son anonymat, émettant un message à la fois simple et émouvant, ne peut qu’avoir un impact bouleversant sur ceux qui la voient. Mais, hélas, la simplicité de son message ne peut pas servir de substitut à la complexité de la dangereuse situation politique du pays, qui exige plus que l’expression d’un patriotisme sincère, pur et dur, et des larmes, si réelles soient-elles, pour être dépassée.

Les pleurs, le rappel de l’héroïsme d’antan, ne valent rien face à l’impératif d’une nouvelle vision de l’avenir du pays, qui tranche avec le mode de gouvernance ayant débouché sur la crise actuelle.

Le statu quo politique au nom du patriotisme

Cette agitation du sentiment patriotique ne présage rien d’autre qu’une volonté de maintien du statu quo politique.

Ceux qui animent le système actuel transmettent un message «liminal» mais qui, paradoxalement, n’a rien de caché, car il peut se traduire de toute évidence ainsi : «Les Algériennes et Algériens qui s’opposeraient à nos desseins sont des personnes qui ont perdu tout sens de l’amour de la patrie. Seuls sont de vrais patriotes ceux qui nous soutiennent, car notre ligne politique représente la garantie du salut de la patrie. Quiconque s’oppose à nos desseins est par définition antipatriotique.» Mais donner chaud au cœur des gens n’est pas régler les problèmes dont ils ont pris conscience et révèle même un refus total d’écouter leurs doléances.

L’appel au patriotisme n’a rien de patriotique !

Ainsi, le recours au patriotisme n’a rien de «patriotique» et démontre plutôt une volonté ferme de reconduire le statu quo politico-institutionnel et économico-social.

En fait, ce titillement d’un puissant sentiment d’appartenance à un groupe social géographiquement et ethniquement défini, partageant une histoire, une culture, un espace linguistique le différenciant d’autre groupes humains, entre dans la ligne d’attaque choisie par les «décideurs» pour dépasser la crise du «Hirak», ligne qui peut se définir ainsi : «Transformer le problème politique en simple problème de droit commun dont la solution serait la répression des actes de délinquance, commis par certains hauts responsables et leurs complices, problèmes qui n’auraient rien à voir avec la nature du système politique ou avec son mode de gouvernance».

La distinction, qui n’a rien de subtil ni d’exceptionnel, est faite entre le système politique lui-même, qui n’a rien de parfait, et les «brebis galeuses» ou les «pommes pourries» qui s’y seraient infiltrées et y auraient prospéré au grand corps défendant des animateurs de ce système et en contradiction totale avec ses principes moraux et sa philosophie de la bonne gouvernance. Maintenant que ces «délinquants» ont reçu la punition qu’ils méritaient, il n’y aurait plus aucune raison de changer quoi que ce soit à ce système.

Ce raisonnement, quelque peu enrobé d’un profond scepticisme à l’égard des intentions réelles des «décideurs» se trouve confirmé par le calendrier judiciaire suivi pour juger ces «délinquants» qui, comme de juste, a précédé de quelques jours les élections présidentielles. Ce calendrier n’a rien de spontané et prouve, s’il le fallait encore, que l’indépendance de la justice est un beau slogan, mais qui n’a rien à voir avec la réalité du «prétoire».

La justice est manipulée même à travers le calendrier de ses audiences. Il s’agit là de mettre dans l’esprit des gens que la page «bouteflikienne», que l’ère de son mode de gouvernance seraient définitivement tournées après le 12 décembre, maintenant que les «délinquants» qui auraient donné mauvaise presse «imméritée» au système politique, auraient reçu leur juste traitement, que, donc, ce qu’il y avait de mauvais dans ce système aurait été éliminé, que ce qui devait en être changé ou éliminé l’aurait été et que, finalement donc, cette page de l’histoire de l’Algérie serait close une fois pour toutes avec ces élections et ne dictant rien d’autre que le retour à la «normale».

En somme, «à part quelques boursouflures», le système politique algérien serait «sain». Ces «boursouflures» auraient été traitées par la justice. Et le futur président n’aurait pour autre tâche que d’administrer le pays et n’aurait aucun besoin de revoir la gouvernance, gâchée par ces «délinquants».

Une stratégie d’esquive destinée à éliminer la raison d’être du Hirak ?

Donc, «appel au patriotisme» et «répression de la délinquance politique» sont les deux faces d’une ligne politique fermement ancrée dans la volonté de ne rien changer au système de gouvernance du pays.

Le «patrimonialisme», c’est-à-dire la propriété privée du pays par un homme ou un groupe d’hommes, est confirmé. Et ces élections n’ont pour objectif que de désigner le «gérant» de ce patrimoine ou son «administrateur», tout le reste étant égal, par ailleurs.

Et c’est là que réside toute l’ambiguïté de l’objectif final de ces élections, dont le seul but est la perpétuation du «patrimonialisme» sans espoir de fondation d’une société politique algérienne en rupture totale avec le mode de gouvernance que certains, au nom du patriotisme et de la stabilité, en opposition au chaos, veulent maintenir.

Pour eux, le Hirak se réduirait à une révolte contre les déviances du système, non contre le système lui-même. Les doléances du «hirakisme» auraient été satisfaites par la poursuite et la condamnation d’une «bande» de délinquants «infiltrés dans le système, malgré lui et en contradiction avec sa philosophie». Le Hirak n’aurait, selon cette ligne d’attaque, plus aucune raison d’être après le 12 décembre, donc.

Se laver «plus blanc que blanc» de la complicité avec la «bande»

En même temps, ceux grâce à qui la dérive «bouteflikienne» a pu sévir pendant deux décennies et qui ont survécu à l’épuration actuelle, s’auto-innocentent de l’éventuelle accusation de complicité qui peut, à juste titre, leur être lancée.

Car, sans leur protection, sans leur silence, qu’il ait été justifié par les règles de leur institution ou qu’il ait été dicté par les règles de base de la survie politique, jamais Bouteflika n’aurait pu, pendant vingt années, imposer une politique de destruction de l’âme du peuple et d’asservissement de l’économie algérienne aux intérêts exclusifs des puissances extérieure. Il n’était pas un «un électron libre». Il y avait tout un appareil d’Etat, toutes institutions incluses, «politiques», «administratives», «législatives» et «judiciaires» qui étaient mobilisées pour servir ses desseins criminels et faire aboutir son projet de dislocation du pays et de son assujettissement aux puissances étrangères.

Ce n’est pas le jugement et la condamnation de quelques dizaines de «hauts responsables» qui pourraient laver de tout soupçon justifié le reste des survivants de ce système, dont la longévité et la stabilité n’auraient pu être acquises sans un puissant réseau de complices et comparses, dont la majorité a échappé à cette opération «mani pulite» qui, il faut le reconnaître, est gérée avec habilité, au nom du principe d’«indépendance de la justice» retrouvée, sans doute de manière partielle et provisoire, en attendant la mise en place de la couverture de légitimité et de légalité, nécessaire pour que le système retrouve son cours normal.

En bref, le système, qui a finalement plongé dans la kleptocratie la plus abjecte, s’étant auto-purifié, en se débarrassant de ses «escarres» ne veut que prolonger sa vie par ces élections et rien d’autre.

Qu’on ne prête pas attention aux déclarations solennelles des candidats ; ce sont de simples élans d’éloquence qui contredisent la stratégie suivie par les animateurs du système, stratégie de plus en plus visible avec le temps.

M. B.

Ouvrages de l’auteur sur la gouvernance en Algérie : Instaurer l’Etat de droit, établir la citoyenneté, Dar El-Oua’i, Alger, 2011 ; Déprivatiser le système politique, Dar El Oua’i, Alger, 2011.

 

Comment (21)

    Momo
    13 décembre 2019 - 11 h 35 min

    Quand on bâtit une gouvernance sur une quelconque légitimité: historique, linguistique, idéologique, sociologique ou sur des ‘rapports de production’ , on finit invariablement par une mise à l’écart de pans entiers de la société. C’est ce qui est arrivé depuis 62 et c’est ce qui arrivera encore jusqu’à ce que Dieu hérite des cieux et de la terre. Les mêmes causes engendrent toujours les mêmes effets!
    Ce système s’ingenue à faire valoir une légitimité quelconque à chaque fois qu’il est acculé dans ses derniers retranchements. Et cette fois-ci encore, comme toutes les autres fois, ca ne rata point! il convoqua ses clientèles, moyennant promesses et prébendes et se mit en ordre de bataille pour défendre son pied carré .Le régime est enserré dans une sorte de quadrature du cercle dont il ne veut pas sortir, espérant toujours que ce qui n’a pas marché toujours marchera un jour.
    C’est la raison pour laquelle tous nous devons comprendre que la viabilité de l’état-nation est en jeu.
    Il ne s’agit pas de sauver Gaid Salah ou maus de sauver ce pays dont tous les ressorts sont en voie de se briser les uns derrière les autres.
    Yal khawa, ce système est complètement débile. Il dénonce des relents de séparatisme qui mettent en danger la souveraineté nationale mais que fait-il pour y remédier? Il ostracise 11 millions de kabyles qu’il traita de zouaves.
    Il dénonce les structures parallèles qui ont mené le pays à la ruine et monte d’autres structures parallèles qui prennent des décisions souveraines en des moments cruciaux pour ce pays.
    Il met en cause un système judiciaire qui fonctionne à l’humeur et au téléphone et instruit les magistrats de ce qu’il faut faire et ne pas faire.
    Il distribue de l’argent et fait des promesses matérielles à ses clientèles mais il ne sait pas comment faire pour les financer sauf à dévaluer ou à imprimer de la monnaie ce qui revient au même. Les masses qui ne comprennent pas grand choses aux subtilités financières pensent qu’elles améliorent leur quotidien mais en vérité elles doivent se préparer à des lendemains qui déchantent.
    Yal khawa, on ne peut pas bâtir un pays avec un système pareil. Il faut absolument le démanteler. Plus on tarde à le faire, plus l’édifice se lézarde et la bâtisse finira par nous ensevelir tous.
    Quand on appelle à une deuxième république libre et démocratique, c’est pour rendre tous les acteurs de ce pays importants en leur donnant la parole, en les rendant acteurs politiques et économiques et surtout responsables de leurs actes.
    Voir des concitoyens accrochés à un système qui fonctionne selon des cercles concentriques , de pouvoirs et de privilèges, dont ils sont eux mêmes exclus la plupart du temps, donne l’idée du chemin qui reste à faire pour faire aboutir l’idée citoyenne.
    C’est ce que le hirak tente de faire, c’est ce que le hirak a fait et c’est ce que le hirak fera Insha Allah. L’essentiel est de garder le cap. L’enfant qui apprend à marcher n’a pas peur de tomber. Un jour il parviendra à courir. c’est une loi de la nature.

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      Anonyme
      13 décembre 2019 - 12 h 09 min

      On t’a compris Karimdz. Tu auras beau vouloir te maquiller ton odeur sent le souffre.

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        Momo
        13 décembre 2019 - 13 h 22 min

        Franchement qu’est ce que ca te fait que je sois KarimDZ ou quelqu’un d’autre? Est-ce que ca change le contenu de ce post? … Je te montre la lune et tu regardes mon doigt. Hier Karamazov me prenait pour Krimo . il y a quelques temps un autre m’a pris pour Farida. Oum Baad. Qu’est ce que ca change au schmilblick? …

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          Anonyme
          13 décembre 2019 - 14 h 14 min

          Tout simplement parce que tu te permettais de fustiger les autres disant qu’ils ont plusieurs pseudos et que ce n’était pas ton cas. Ce qui est en soi déjà malhonnête et la seconde raison est que karimdz était connu pour booster les pouces en haut et en bas, ce qu’on aura pu constater encore ici avec momo et ses interlocuteurs. pas vrai?

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          Anonyme
          13 décembre 2019 - 14 h 16 min

          Karimdz était connu pour son dévouement aux arabes, ceux la même qui apportent leur soutien à Gaid Salah. Et la il vient pour défendre le hirak contre Gaid Salah, faut savoir.

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          Zaatar
          13 décembre 2019 - 14 h 30 min

          Karimdz a soutenu d’abord bouteflika et le cinquième mandat, ce fût bref. Puis il a soutenu Gaid Salah disant qu’il est la pour apaiser les choses et mettre tous les voleurs en col blancs en prison. En parallèle c’est un fervent supporter des émirats et des pays du golf . L’arabe est au dessus de tout pour lui, pour la langue et pour la religion. Et voilà maintenant qu’il opte pour le hirak contre Gaid Salah. Décidément pour une girouette efficace on n’en denicherai pas de meilleur.

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        Soraya
        16 décembre 2019 - 7 h 49 min

        Ne peut-on pas envisager que changer le système et le régime peut se faire autrement que par une déstabilisation grave du pays plombé déjà par une situation économique catastrophique et par une situation organisationnelle de la population quasi absente pour prendre en charge le pays, autrement que par des discours enflammés et dangereux venant de diverses sources à l’étranger ou dans le pays ?
        La population s’est révoltée à juste titre. D’autres étapes suivront où elle aura bâti ses organisations et aura formé et aguerri ses représentants et leaders capables de mener leurs luttes à un niveau supérieur et de prendre le pouvoir et de révolutionner le système. Le pays a besoin d’avancer oui, mais par bonds qualitatifs. Nulle nécessité de rejoindre le lot de pays ravagés et ruinés par des luttes intestines et le grand bond en arrière qui ne leur permettra plus de se relever.

    Bizarre!
    13 décembre 2019 - 10 h 15 min

    Bizarre ! Bizarre ! Ses sorties !

    Le retour des zombies se réactive ?

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    Zaatar
    13 décembre 2019 - 10 h 12 min

    Oui totalement juste, la voiture est au bout du rouleau. Ils vont la changer, ils vont en prendre une autre identique avec un nouveau moteur thermique, un nouveau turbo-comoresseur, un nouveau récupérateur d’énergie de nouvelles batteries et ils vont même changer de pilote. Ca ne sera pas le vainqueur du grand prix de Monaco, ni celui de Monza, ni même celui de Spa francorchamps. Ils prendront peut-être un vainqueur Indianapolis ou celui du Dakar, ça sera plus raisonnable. Entre-temps, la voiture sera plus perfectionnée, de nouveaux ailerons qui donneront plus d’appui dans les courbes rapides auront été choisis. Avec un système de réduction de trainee à l’arrière des plus efficace pour les lignes droites. Les meilleurs pneus sticks qui montent très vite en température pour une meilleure adhérence et un très bon grip seront montés sur cette voiture.Comme quoi on peut faire ce que l’on veut quand on a le pouvoir.

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    Mounir Sari
    13 décembre 2019 - 10 h 08 min

    Le peuple a chassé Bouteflika mais le dictateur sanguinaire Gaid Salah nous a imposé Benflis, Bengrina, Mihoubi, Tebboune et Belaid c’est à dire les 5 frères de Bouteflika!!!!

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    ABDEL 1
    13 décembre 2019 - 9 h 52 min

    « les algeriens et algeriennes qui s’opposent a nos desseins,ne sont pas des patriotes » » comme dirait un ancien homme politique « ,plus le mensonge est gros,plus il passe  » ils sont ou les anciens piliers du systeme? il suffit de consulter le bottin des grandes capitales occidentales pour avoir la réponse ! ou sont -elles, leurs progénitures?,surement pas dans les quartiers populaires,mais dans les palaces et dans les universites étrangeres,pendant que les enfants du peuple croupissent dans une école sinistrée ! la vérite,c’est qu’ une’ caste qui ne veut pas lacher, ses privilèges, nous adresse un méssage clair, »le pays nous appartient « ! et contentez-vous des miettes qu’on veut bien vous servir, et laissez -nous gérer, comme on l’entend ce pays ,pas pour le développer ,mais pour nos interets et ceux de nos amis orientaux !

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    lhadi
    13 décembre 2019 - 9 h 23 min

    La vertu et le courage sont les fondements de la prospérité sociale.

    Le moyen privilégié pour y accéder sera, là aussi, l’instruction puisque l’ignorance est à l’origine de tous les maux qui corrompent la société. Mais, l’ignorance morale est désastreuse car elle ne traduit pas un défaut de l’entendement mais du coeur.

    Entre l’instruction qui ouvre les portes des sciences et des arts et l’objectif de l’éducation qui doit être de rendre les citoyens utiles et bons, il faut qu’il y ait une forme d’instruction qui se préoccupe d’enseigner la vertu.

    L’homme se perfectionne physiquement avec l’instruction ; l’instruction perfectionne la raison, le coeur et même la volonté qui, avec l’instruction, ne sera pas moins libre, mais plus éclairée.

    C’est dans ce « savoir faire » particulier qui tient beaucoup de l’art et qui, d’une certaine manière, appartient à l’ordre de la sagesse que situe l’espace ddd l’éducation.

    L’éducation est la charnière qui doit orienter l’instruction vers la vertu. C’est à cette tache ô combien ardue que nous devons s’atteler à oeuvrer à une architecture qui épouse notre siècle.

    La vérité n’a point besoin d’ornements. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes devenus notre propre ennemi, notre propre censeur, parce qu’on est bloqué en nous-mêmes et bloqué sous la tutelle d’un système insane que la constitution lui a beau tracé la voie ; il marche dans la sienne.

    On doit donc, à mon sens, exorciser nos propres démons et mettre à nu nos propres fantasmes pour être en capacité à faire disparaitre l’obésité du médiocre ; cette norme d’incapacité, créative, orpheline des vertus de discernement ou intellectuelles et des vertus de caractère ou morales.

    C’est dans la compréhension du sens de cette analyse que nous devons puiser la volonté et la capacité d’infléchir le cours de l’idéologie politique d’un autre âge en butte au projet de rousseau qui a inspiré la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected]

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      Elephant Man
      13 décembre 2019 - 15 h 50 min

      @Lhadi
      « La vertu et le courage sont les fondements de la prospérité sociale ».
      « Le moyen privilégié …l’instruction puisque que l’ignorance est à l’origine de tous les maux qui corrompent la société ».

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    ATTENTION à Poutine
    13 décembre 2019 - 9 h 02 min

    tout le monde sait que c’est poutine qui dirige gaid salah et donc l’algérie. et croyez moi ce poutine qui n’a pas de sentiments, sans état d’âme, va mener l’algérie exactement vers le scénario syrien. que fait l’institution militaire pour renverser gaid salah et ses complice? pensent- ils et espèrent-ils un instant que le peuple algérien va faire marche arrière???? quelle erreur! le peuple algérien est dans son droit le plus noble et le plus juste et c’est vous qui êtes dans l’erreur, et devant allah. j’ai vu des soldats en tenue civile pour aller voter, comment ses enfants peuvent-ils être contre leur propre mère pour servir un système pourri??? un système que nos chouhadas condamnent sans aucun doute. ah s’ils pouvaient revenir un instant, ils les combattraient avec plus de détermination que contre la france. poutine qui agitent les fils de gaid salah, ne cherchait qu’une seule chose la destruction de l’algérie et l’humiliation du peuple algérien. CA A COMMENCE A SOTCHI. et ses policiers qui attaquent leurs propres frères qui manifestaient pacifiquement contre ce simulacre de vote pour renforcer le système. ce policiers et ses militaires croient-ils que ça va être aussi simple quand le peuple se soulèvera? l’histoire retiendra leurs noms pour être des traitres de la nation. car les traitres c’est eux, ce n’est jamais le peuple, un peuple mûr politqiuement et plein de sagesse. que les généraux du système, il faut qu’ils sachent que la vie est courte, que des comptes vous les faites ou avec le peuple ou devant allah soubhanou youm el qiyama. vous croyez défier tout le monde mais sans le peuple vous n’êtes rien du tout!

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      Felfel Har
      13 décembre 2019 - 14 h 26 min

      @ Attention…
      Ta tentative de brouiller les pistes en accusant Poutine cache mal la réalité: c’est la France de Macron qui a tiré les marrons du feu en faisant pression (ou chanter) la junte et les auteurs de ce putsch pour faire élire Tebboune qui, rappelez-vous, a été reçu à l’Élysée par une porte dérobée, quand il était PM de Bouteflika.
      Tebboune est élu et leurs biens mal acquis en France sont protégés … pour le moment.
      Salutations!

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        @felfel
        13 décembre 2019 - 15 h 05 min

        brouiller les cartes?????? non mais c’est la meilleure celle là!!!! tout le monde sait que gaid salah est un agent de la russie, formé par la russie, sauvé par la russie alors qu’il allait être révoqué pour une affaired e moeurs et toi tu me parles de la france??? déjà gaid salah n’aime pas la france et l’utilise pour manipuler les anti français en algérie. pourquoi gaid salah a censuré aux algériens l’exclusion du polisario de sotchi? pourquoi il a censuré aux algériens le fait que la russie fiance et construit une raffinerie de pétrole au maroc ce qui est une déclaration de guerre pour l’algérie, et en le cachant aux algériens? pourquoi ils ont caché aux algériens que la russie qui soutien haftar en libye, ont gommé l’algérie et la tunisie de toutes les négociations sur la libye notamment celle de berlin? est il normal que l’algérie se retire du dossier libyen alors que nous avons une frontière commune et que cela relève de la géostratégie de base? pourquoi les médias algériens ont caché que poutine a invité les généraux marocains a assisté aux exercices de défenses aériennes egypto russe en egypte? pourquoi en algérie on censure tous les coups bas de pouitine envers notre diplomatie quia été humilié à sotchi!! la france n’a absolument rien à avoir avec tout ça!! et si gaid salah protège poutine tout simplemnt parce que c’est son conseillé. gaid salah gère l’algérie exactement comem bachar assad gérait la syrie avant!il faut arrêter de trop vous axer sur la france alors que les russes détruisent l’algérie depuis 1963 l’année où ils ont découvert l’algérie; et les médias appartiennent au sionistes pourquoi on en parle pas dans les médias occidentaux et on protège gaid salah ??

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          Felfel Har
          13 décembre 2019 - 21 h 09 min

          @Attention…
          Où est la famille de Gaïd Salah? Et ses amis/associés/
          protégés? En France ou en Russie?
          Où la 3isaaba a-t-elle planqué les sommes volées en Algérie? En Russie?
          Nous avons tort de vouloir disculper la France qui n’a jamais accepté de traiter d’égal à égal avec l’Algérie. Seule une Algérie vassale lui convient. Elle fait tout pour la maintenir à sa botte via des agents, infiltrés à tous les niveaux, y compris au sein de l’armée et des services de sécurité. Elle l’a fait dans tous les pays du Sahel.
          Salutations!

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    A quoi sert la morale ?
    13 décembre 2019 - 8 h 37 min

    Nietzsche appelle cela de la moraline, et dans la morale il y a quelque chose de profondément faux et qui sonne totalement faux, il n’y a que les rapports de force qui prime, et dans les rapports de force, Karl Marx à très bien analyser celui des classes, à vrai dire le seul rapport dans la société est celui des classes, car à voir de plus près dans l’actuel système, il y a ceux qui profitent du système et les oubliés, quant aux patriotisme, le nationalisme, islamisme, … et toute la smala de concepts creux, tout cela sont des couvertures avec lesquelles les uns et les autres se drapent pour duper et abuser des autres.

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      Apulée de Madaure
      13 décembre 2019 - 10 h 00 min

      Bonjour @A Quoi Sert La Morale ?
      Bravo, c’est le meilleur commentaire que j’ai apprécié depuis que j’ai commencé à lire AP, sans diminuer quelques autres.

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      Merouch
      13 décembre 2019 - 11 h 03 min

      … l’analyse est correcte à part le passage sur Karl Max. Nous ne sommes plus au siècle de la lutte des classes comme décrite au 19è et début du 20ème. Le monde ouvrier classique a pratiquement disparu. Et la lutte des classes, maintenant, est affaire de « moins payé » et « plus payé » (pas toujours patrons pour les derniers). Dans les pays où le monde ouvrier a commencé, cette lutte des classes ne fait plus recette depuis longtemps et les « ouvriers » ne sont pas prêts de faire la révolution au sens classique. En Algérie, nous le voyons bien, ce sont d’autres considérations qui motivent la population : la religion, l’identité, le nationalisme/patriotisme mais de façade seulement. Pour le niveau « dirigeants » ce sont d’autres considérations et c’est là que l’analyse de M. B. est juste.

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    Ma Vérité
    13 décembre 2019 - 8 h 17 min

    Comment peut-on se revendiquer de patriote, lorsqu’on est d’ex collabos où fils de collabos, les vrais patriotes et les vrais héros réagissent avec les actes, mais pas avec les paroles comme nos traîtres qui dirigent le pays actuellement, tôt ou tard seront jugés et condamné pour le mal qui ont causés à la nation et son peuple

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