Vous avez dit «zouaves» ?

zouaves confusion sociale
«Badissistes» contre «zouaves» pour semer la haine et la division entre Algériens. D. R.

Par Mouanis Bekari – Les temps de grande confusion sociale sont propices aux impostures. Même si les Algériens n’ont jamais été vraiment dupes des mystificateurs qui prétendaient les gouverner depuis des décennies, ni pour ce qui est des compétences exigées par les charges qu’ils ont avilies, ni pour le simple amour de l’Algérie. Mais les crimes innommables qui ont été perpétrés n’ont pas seulement exigé le démantèlement des dispositions qui immunisaient les richesses nationales. On serait même tenté de dire que ce forfait a été le plus aisé à commettre étant donné la complicité, la connivence ou la domestication de ceux à qui il incombait de les protéger. Ils ont également prescrit de saper les fondements même de la société algérienne. Car détruire l’Etat algérien ne suffit pas à détruire la nation algérienne.

Le Hirak l’a démontré au-delà de toute espérance. Il a révélé également que l’on peut être criminel, dépourvu de fibre patriotique et inculte, tout à la fois. C’est ce qu’exprime l’usage dépréciatif d’un terme dont les sonorités, en arabe et en français, sont étrangères à ceux qu’il prétend désigner. Traduction phonétique de l’arabe «zwawa», le mot français «zouave» a été assigné aux «Igawawen», nom par lequel se désignent les contribules apparentés à la confédération des Ketama, et dont le territoire, entre «Bougie et Tedellis» jouxte également celui de l’autre grande confédération algérienne, les Sanhadja. Partisans des Ketama dans leur alliance avec la dynastie fatimide, les Igawawen font eux-mêmes partie des tribus zenata dont aucune ne se désigne par le vocable de «zwawa».

Quoi qu’il en soit, les «Igawawen», tout au long de leur histoire, ont préféré se replier vers les crêtes rocheuses plutôt que de se soumettre autrement que formellement à l’autorité qui prétendait les subjuguer. En particulier en refusant d’acquitter l’impôt, expression universelle de la sujétion à un pouvoir prédominant.

En revanche, ils ont commercé régulièrement, et à maints égards, avec la régence turque. On trouve des occurrences de relations militaires entre les «Igawawen» et les autorités turques dès 1623. En tout cas, l’expédition française de «Gigeri», en 1664, qui devait permettre à Louis XIV de prendre pied en «Barbarie», révèlera que les autorités turques d’Alger avaient besoin du sauf-conduit des «Igawawen» pour transporter les hommes et les canons à travers le territoire «agawaw» afin de les disposer au-dessus des positions françaises des troupes commandées par le duc de Beaufort à «Gigeri». La solidarité confessionnelle l’emportant cette fois sur l’inimitié entre «Igawawen» et Turcs. La condition impérative étant que les Turcs remportent leurs canons à la fin des opérations militaires. Ce qui fut fait après la débâcle infligée au corps expéditionnaire français.

Très recherchés pour leur valeur militaire et leur ardeur au combat, les «Igawawen» constituèrent une troupe de fantassins d’élite qui louaient leurs services à la Régence, comme c’était la coutume à l’époque partout ailleurs. L’équivalent des «Yenitchéri», sauf qu’ils ne prononçaient pas le serment d’allégeance à la Sublime Porte. Bientôt, leur réputation se mua en un archétype de bravoure et d’endurance. C’est le prestige qui s’attache à cet archétype qui a conduit à nommer les deux bataillons de supplétifs créés par décret du 1er octobre 1830 et confirmé par l’ordonnance royale du 21 mars 1831, bataillon de «Zouaves», afin de lui conférer l’éclat qui s’attache à ce nom. Etaient admis dans ce corps d’élite «tous les indigènes, sans distinction d’origine, montagnards ou hommes de la plaine, ouvriers des villes ou laboureurs. Kabyles, Arabes ou Coulouglis». Etant entendu que les grades d’officiers et de sous-officiers étaient réservés aux Français.

Mais il s’avéra vite impossible de pourvoir aux effectifs requis pour constituer les bataillons prévus, faute de postulants. C’est alors que le corps des «Zouaves» fut ouvert aux Français puis aux Européens de toutes les origines. Et d’abord par l’incorporation de 2 000 Parisiens, réprouvés ou parias des trois journées de juillet 1830 qui mirent à bas le régime de Charles X, et appartenant «à cette classe d’hommes que la paresse ou une éducation manquée ont jetés sans état dans le monde, quelques-uns de ceux-ci ont même été flétris par la loi». Directement incorporés dans le nouveau corps des «Zouaves», ils prirent immédiatement part à l’expédition du 25 juin 1831 pour porter secours au bey de Médéa, Mustapha Ben Omar, assiégé par les troupes de Bou Mezrag.

Ainsi, dès 1831, le corps des «Zouaves», institué pour associer tous les Algériens à leur propre asservissement et dont la dénomination visait à bénéficier du prestige qui s’attachait au nom des «Igawawen», ne fut plus constitué que de Français, du fait de la défection des Algériens et de l’afflux des Européens de toutes les origines, lesquels finiront par être versés dans la Légion étrangère pour laisser la place aux Français.

Dans le combat que les Algériens ont entamé depuis plus d’un an pour recouvrer la plénitude de leurs droits de peuple émancipé, s’exprime la préoccupation ardente de se réapproprier leur histoire. Il n’est donc pas étonnant que les forces, ostensibles ou souterraines, qui leur dénient ce droit jettent le discrédit sur cette histoire et ceux qui l’ont faite. Il n’est pas davantage fortuit que même les plus illustres martyrs de la Guerre de libération nationale soient insultés par les domestiques de ceux qui avaient programmé la ruine de l’Algérie et sa dislocation. Et s’il arrive à cette engeance de trébucher sur la vérité historique, elle se relève aussitôt et sans dommage pour continuer à creuser le sillon de l’infamie. Pour la raison que c’est à l’aune de sa propre indignité qu’elle mesure ce qu’elle voit chez les autres.

M. B.

 

Comment (84)

    tikjda
    28 avril 2020 - 0 h 09 min

    @Du KHORTI../26 avril 2020 – 12 h 11 min
    Vous écrivez que : » J’ai dit et je l’affirme :
    QU’IL N’Y AVAIT AUCUN KABYLE DANS LES TROUPES ARABES à Sidi Feroudj et Alger pour repousser les troupes d’invasion françaises ». Mais pourquoi autant d’agressivité et autant de mensonges de votre part??
    Vous niez qu’aucun Kabyle n’était à Sidi Feroudj et à Alger, mais d’où vous nous avez ramené ces mensonges?Avez-vous lu un seul livre d’histoire pour affirmer qu’aucun Kabyle n’était dans les troupes arabes(vous écrivez arabophones et non arabes, sinon comment vous les savez qu’ils sont des arabes?)à Sidi Feroudj et à Alger? Ou bien vous créez l’histoire selon vos fantasmes et nos selon des sources bien sérieuses et crédibles.
    Tiens puisque vous tenez à ce que vous avancez, je dois alors vous apporter un démenti formel en m’appuyant sur les écrits des historiens et des hauts gradés de l’armée:
    Voici ce que Joseph Nil Robin a écrit : »Les Kabyles ont fourni à peu près la moitie de l’ensemble des troupes irrégulières venues soutenir l’effort des janissaires d’Alger pour repousser le débarquement des Français »(selon les notes historiques sur la grande Kabylie de 1830-1838 présenté par Alain Mahé page 14).A la même page Robin a évalué les contingents qui se sont portés à la défense d’Alger en juillet 1830 à 25000 hommes venus des montagnes de Kabylie pour défendre Alger contre les Chrétiens.Ce sont les marabouts qui ont mobilisé ces contingents Kabyles.
    Revenant au livre de l’historien: Charles André Julien(histoire de l’Algérie contemporaine- la conquête et les débuts de la colonisation : 1827-1871). Dans la page 52 il écrit (dans le sous titre:la marche sur Alger Staouili ) : »Le bey de Constantine Ahmed, et le bey d’Oran Hassan, envoyèrent respectivement 13000 et 6000 hommes, tribus Kabyles 16000 à 18000 « …
    Dites moi monsieur, pourquoi vous mentez??.

      Nabil
      28 avril 2020 - 14 h 25 min

      @Tikjda. 28 Avril 2020 – 0 h 09 min.
      Sachez, qu’en Algérie il n’y a pas que les kabyles. Car les kabyles sont pas le centre du monde. Alors, ayez un peu de respect envers les autres Algériens dignes de ce nom. Cette image surfaite du kabyle qui est à la base de tout est irresponsable. Vous semez les germes de la DIVISION et de la HAINE au sein de notre population. Je suppose que c’est bien pour cela qu’un des intervenants sur ce site a pris pour patronyme DU KHORTY….. je pense qu’il fait allusion aux faux kabyles qui ne sont que du khorty je présuppose… et il a bien raison. POSEZ VOS PIEDS SUR TERRE ET SOYEZ MODESTES car vous n’êtes pas plus ALGE2RIENS ou AMAZIGHS que toutes les autres composantes ethniques de notre pays comme nos frères :
      CHAOUIS – MOZABITES – CHENOUIS – TARGUIS et tous les autres (…)

        Anonyme
        28 avril 2020 - 22 h 18 min

        @ Nabil
        Dénoncer les mensonges qui visent à stigmatiser les habitants d’une région et semer la haine entre Algériens, c’est ce que vous osez appeler semer les germes de la division. C’est l’histoire du voleur qui crie au voleur. Tu ne manques pas de culot Nabil alias Du Khorti alias ARRIS alias la doubaba aux multiples pseudos adepte de Naïma Salhi. Inutile de te fatiguer tes tentatives de semer la haine entre Algériens n’aboutiront pas, le Hirak l’a bien montré, les Algériens sont dorénavant dans leur très grande majorité vacciné contre la propagande visant à diviser les Algériens.

          DU KHORTY.....
          28 avril 2020 - 23 h 47 min

          @Anonyme. Alors la, toi t’es vraiment super culotté en faisant semblant de ne pas comprendre que le raciste qui divise pour le moment les algériens entre en semant la zizanie ce sont toi et Tikjda… ce n’est pas moi. Bien au contraire, tu te trompes d’adresse. Perso, je ne fais que répondre aux qui insultent puis quand on réplique à leurs mensonges, tu me traites de tous les noms d’oiseaux. Yaw fakou ! Comme disent les Algériens qui se respectent. Au contraire, moi, je prone l’UNITÉ et rien d’autre… Alors tes fadaises à deux sous ya Si Anonyme. c’est DU KHORTY…..

    Anonyme
    26 avril 2020 - 20 h 58 min

    @ Du KHORTI….
    (…) Après avoir sorti ton venin digne de celui de Naïma Salhi en insinuant que les kabyles n’étaient que des traîtres qui ont appuyés les troupes coloniales françaises pour massacrer leurs frères algériens, et qu’ils n’ont pas participé à la défense du pays, tu déformes mes propos en insinuant que je dénigre certains.. Non seulement tu mens comme tu respires, en avançant des choses qui ne reposent sur aucune vérité historique, mais en plus tu déformes les choses en projetant sur moi tes mauvaises intentions. Moi contrairement à toi je n’ai pointé du doigt aucune région, j’ai juste pour te remettre à ta place souligné que certains n’étaient pas encore présents sur le champ de bataille lors des premiers jours de combats contre l’armée française (comme par exemple les Chaouis, ou l’Emir Abdel Kader), mais sans les blâmer pour autant. Ils avaient de bonnes raisons pour cela. Comme l’éloignement géographique par exemple, ou le manque d’information par exemple. L’Algérie n’était pas une territoire homogène et unifié à l’époque, Le pouvoir ottoman était superficiel (il se limitait surtout à appauvrir la population avec leurs lourdes taxes), et les tribus locales avaient une certaine autonomie. Tout cela pour dire qu’il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives, et qu’il est nécessaire de contextualiser. Et au lieu de comprendre cette évidence, notre doubaba s’empresse de remettre de l’huile sur le feu, de nous remettre une grosse couche de mensonges, et de déformer mes propos. Désolé de le confirmer, même si cela doit te faire mal au coeur mais parmi les soldats d’Ibrahim Aga et de Hadj Ahmed Bey venu défendre le pays suite au débarquement il y avait des fantassins kabyles (je n’ai pas dit que des kabyles); sachant qu’ils étaient souvent enrôlés comme force d’appoint par les Turcs lors de combats contre d’autres puissances étrangères. .
    Je m’arrêterai là, et je ne vais pas polémiquer plus longtemps avec toi, car j’ai bien compris que tu n’es qu’une troll chargée de provoquer et semer la haine entre algériens; Je ne sais pas pour quelle puissance étrangère tu travailles, mais ce dont je suis sûr, c’est que tes commanditaires ne nous veulent pas du bien.
    Bien le bonjour à ta copine ARRIS (si vous n’êtes pas une seule et même personne).

      Tassaâdit
      27 avril 2020 - 19 h 47 min

      Tu t’es gourré encore, une fois de plus, Anonyme. L’analyse faite par DU KHORTY est excellente et très proche de notre réalité sociale. Il vous faudra bien le reconnaitre et vous convaincre vous-même. Vous avez tout faux absolument tout faux.

    Précisions
    26 avril 2020 - 20 h 20 min

    J’avais lu le livre « Gigeri » il y a longtemps et je ne mes souviens pas d’y avoir lu le nom de tribus qui ont organisé (en plus des habitants de Jijel) la défense et ensuite la libération de la ville.
    On cite les tribus kabyles de la région, mais à ce que je sache, tribu kabyle dans l’expression française et jusque dans les années 50, n’a jamais voulu dire berbérophone. Il y a encore des cartes disponibles qui montrent que la région allant de Jijel jusqu’à Philipeville était dénommée Petite Kabylie ou Kabylie orientale.
    Wikipedia :
    Ce n’est qu’à partir de 1851 quand fut décidée l’expédition de Saint-Arnaud que la dénomination de Kabylie orientale entra en usage courant pour désigner la région arabophone située à l’Est de la petite Kabylie, de Jijel jusqu’à la vallée de safsaf (Wilaya Skikda). Lorsque les Français occupent le sahel de Collo en 1858, un interprète militaire, Charles Féraud, suit la colonne expéditionnaire et publie en 1862 une monographie décrivant la région qu’il découvre, ainsi il élargit encore les frontières de la Kabylie Orientale jusqu’à l’Edough près de Bône.

    C’était déjà le cas au 17 ème siècle lors de l’expédition menée par le duc de Beaufort (on trouvera trace dans les archives si on cherche. ).
    Le « journaliste » écrit ici
    « La solidarité confessionnelle l’emportant cette fois sur l’inimitié entre «Igawawen» et Turcs. La condition impérative étant que les Turcs remportent leurs canons à la fin des opérations militaires. Ce qui fut fait après la débâcle infligée au corps expéditionnaire français.
    Très recherchés pour leur valeur militaire et leur ardeur au combat, les «Igawawen» constituèrent une troupe de fantassins d’élite qui louaient leurs services à la Régence, comme c’était la coutume à l’époque partout ailleurs. »

    Mais il ne dit rien sur les tribus kabyles probablement arabophones mentionnées dans le livre, des environs de Jijel, plus importantes que les troupes turques qui ont participé au combat. Ainsi que la population de Jijel.
    La description des environs de Jijel dans le livre montre que ce sont les tribus des environs montagneux immédiats de Jijel que sont venus les « kabyles » et pas des « gaouaoua » ou autres, loin du champ de bataille .
    C’est ce qui est suggéré dans la 2ème partie du paragraphe qui est en fait totalement à dissocier du 1er qui peut faire croire que les «Igawawen» ont participé à la bataille de libération de la ville !!!

    Cette histoire je la connaissais bien et après la sortie du livre, j’ai vu et entendu (y compris à la télé algérienne) des prétendus écrivains et historiens attribuant la « reconquête » au nom des kabyles (au sens actuel donc berbérophones) en mettant de coté complètement les habitants même de Jijel.
    A l’époque il ne serait pas venu à l’idée d’une tribu quelconque en Algérie de se porter au secours d’une autre tribu ou d’une autre région si ce n’est pour un partage de butin ou d’autres intérêts. Les turcs l’ont fait parce qu’ils défendaient une zone qui « leur appartenait » indépendamment de toute relation profonde avec la religion. Il ne faut pas oublier que de nombreux corsaires (en majorité des turcs) partaient de la ville de Jijel, ce qui ne manquait pas d’enrichir les autorités de La Régence.
    Ces mêmes turcs ne faisaient pas les difficiles pour octroyer des concessions ailleurs sur le territoire algérien, mais il est vrai qu’elles n’étaient pas de la taille d’un ville (par exemple le Bastion de France du coté de la Calle).

    ZORO
    26 avril 2020 - 8 h 18 min

    D ou vient le mot Zwawa ??, Zoro ne peut pas le dire , mais je sais que ce mot fut évoqué dans la celebre poeme (Ras bnadem) attribuée au poète algerien soufi Sidi Lakhdar Benkhlouf (1479-1585)
    ,Apres une multitude de questions posees par le poete au crane pour connaitre son identité, le crane (eljemjouma ) fini par repondre que son père etait egyptien ayant vecu a constantine et sa mere s appelait yamna originaire d une tribue des chorfas des monts ZWAWA .
    ZORO sait aussi que dans sa region ,aux environs de sidi bel abbes existe un marabout SIDI ZOUAOUI que visite la population pour obtenir sa baraka ,et que le prenom de Zouaoui ef Zouaouia est tres repandu chez nous , ZORO en a 3 dans sa famille.
    SigneZORO. ..Z….
    Ps la chanson ras bnadem est chantee par Noura, derriassa et Elbar Ammar, pour celui quu veut l ecouter je propose El bar Amar.

    Inisi
    25 avril 2020 - 14 h 42 min

    @_Anonyme:24 avril 2020 – 11 h 38 min.
    @_Hocine-Nasser Bouabsa : 24 avril 2020 – 19 h 53 min
    @_Anonyme: 25 avril 2020 – 7 h 24 min

    Je cite : « Le mot Zouaoui ou Zwawi vient du mot arabe Zaouia (confrérie). »

    Voici un autre Σalem parmi tant de Σulama, version 2020, successeur des Oulémas.
    L’essentiel est d’arrimer les « Igawawen » à l’islamisme pour les tenir en échec.

    Que du bonheur à lire ce genre de monstruosité. C’est tout le monde qui s’invente savant, pardon Σalem.
    Les réseaux sociaux vous donnent la possibilité d’être « virtuellement », ce que vous n’avez jamais pu être dans la vie « réelle » ni le serez dans l’avenir, sinon comment oser, sans sourciller ne serait-ce qu’un instant, avancer une monstruosité pareille : le lexème « azwaw VIENT zawiya » !
    Même la thèse la plus irréfutable qui soit, par mesure de précaution, fera usage du conditionnel (« viendrait » au lieu et place de « vient »).

    Mais notre Σalem d’aujourd’hui, successeur des Oulémas algériens d’hier aux esprits dogmatiques, a horreur de la science. Je le savais il y a de cela très longtemps que vous redoutez le raisonnement et la science comme on redoute la peste ou le SARS-Cov-2, esprits dogmatiques que vous êtes !

    A ce sujet, comment expliquez-vous le passage du phonème « W » de la racine lexicale amazighe, un bilitère de type *ZW < AZWAW au « Y » de la racine lexicale (arabe ?) « *ZWY », trilitère du lexème « ZAWIYA-TU », le « TU » est une désinence, ici un affixe (suffixe féminin singulier).

    Existaient-ils d’Oranais au temps où Ibn Khaldoun écrivait sur les Igawawen ?
    Y a-t-il des sources fiables qui nous attestent un séjour quelconque de celui-ci en Oranie ?
    Cite-t-il un informateur oranais comme sa source d’information sur l’ethnonyme « Azwaw » ?

    La bonne question serait de ce demander comment cette région d’algérie, à mes connaissance la seule, exceptés les Kabyles, où cette ethnonyme demeure d’usage courant pour désigner les Kabyle.
    Azwaw est prénom très prisé en Kabylie.
    Un chant kabyle très ancien à la gloire d’Azwaw (le Kabyle), repris par Idir, puis par (Idir/Mami) a comme intitulé : « A Azwaw s umendil awraγ ! [Oh Azwaw à l’étendard jaune – couleur des genêts qui ornent es montagnes kabyles durant leur fleuraison au printemps », …

    Si « l’onomastique ne se suffit pas d’affirmation à l’emporte pièce » elle nous permit avec certitude, dans cet exemple précis, de séparer deux monde sémantiques distincts. « Azwaw » et « Zawiya » *.

    Si « … l’éthymologie de « Zaouia », […] vient bien sûr de « Inzawa », (qui s’est retiré volontairement, par extension lieu de retraite spirituelle, puis école coranique) », j’aimerai bien avoir la racine lexicale d’où dérivé ce « substantif ? factitif ? … de [INZAWA]»

    Par manque de temps, je me restreins à la seule comparaison linguistique de ces deux lexèmes et laisserai l’argumentaire sociolinguistique, historique, …

    Comme vous le constatez, c’est à ca que se résume l’effort des islamistes actuels, les dignes successeurs des Oulémas des années 30, 40, pour la réhabilitation de tamazight : l’arabiser en faisant en manipulant l’islam.

    * j’y reviendrai avec plus de précision sur ce lexème « Azwaw »

    Azwaw s umendil awraγ

      Mouanis
      25 avril 2020 - 16 h 29 min

      D’abord mes excuses pour avoir oublié d’indiquer mon nom dans la réponse que j’ai faite à M. Hocine-Nasser Bouabsa au sujet de l’origine de Zaouia et Zwawa. Je ne crois pas que vous ayez été malintentionné et votre réponse prouve, à mes yeux, votre bonne foi. C’est bien là le principal si l’on veut un débat serein. Je vous remercie donc d’avoir permis de dépassionner les échanges.
      @Inisi: Merci pour vos précisions. Je vous apporterai la réponse sur la racine de « Inzawa, inzawat, inzawaw » ce soir à mon retour. Ma source est Lissan El Arab, ce qui devrait convenir à tous.

        Dubitatif
        26 avril 2020 - 18 h 55 min

        Ayant posté un commentaire sur l’origine arabe du mot azwaw je me permet de « revenir » à la charge.
        Curieux de lire l’origine et la construction du mot.

        Depuis longtemps, mes grands-parents tous originaires de Taxena et de Jijel, que vous ne mentionnez pas dans votre article comme étant Gigeri (écrit Gigery par Jean-André Peysonnel dans « Voyages dans les régences de Tunis et d’Alger » vers 1725). Jean-André Pesysonnel évoque le débarquement à Gigeri des troupes de Louis XiV dont nous connaitrons les détails dans les années 80 (…). Le débarquement lui-même avait été mentionné dans d’autres livres …
        Revenons à zouaoua. Je note que la carte des tribus d’Algérie datée de 1846 (de E. Carette et A. Warnier) mentionnait à l’époque une région appelée Zouaoua ou Gaouaoua au Nord Ouest de B. Abbes, la carte donne parfois le nom de de la population résidente à celle d’une région (donc il y avait des « zouaoua » encore appelés « gaouaoua »). De zouaoua à zouaoui, il n’y a qu’un pas. Dans ma famille il y en avait plusieurs (comme prénom) et j’ai même rencontré un tunisien d’origine algérienne qui le portait comme nom (il disait qu’il était kabyle).
        Zouaoui (comme zouaghi) se retrouvent dans beaucoup de pays arabes (jusqu’en Syrie et Yemen) comme nom et/ou prénom.
        Parmi les autres mots qu’on utilisait « dans le temps pour désigner les kabyles (quoique ce mot est pour moi bizarre car il a désigné dans le passé des tribus (les kabayles) plus à l’Est de la Kabylie actuelle et ne parlons pas des autorités françaises qui désignait comme Kabylie les régions de Djidjelli, Collo Skikda. Je ne suis pas sur que les tribus kabyles qui ont défendu et repris Gigeri soient des tribus berbérophones seulement (je peux répondre pourquoi).
        Quelques autres points :
        Dans mon enfance (avant 1962), on parlait de « mziti » (de Mzita au sud des Bibans sur la carte citée plus haut), de « kabail ennighas » de « kbail el hadra », de « zouaoua » … comme on parlait de « beni hajeres », « beni adesse », …
        Beaucoup de choses sont erronées dans les documents hérités de la colonisation, mais ce sont les seuls dont on peut discuter car en Algérie, je ne suis pas sur qu’on soit à l’ère de l’histoire apaisée (entre nous) et l’utilisation de certains mots sortis du contexte peuvent être blessants et malheureusement clivants.
        Pour finir les mots « zouaoui » et « chaoui » se retrouvent ailleurs dans le monde dit aarabe : au Maroc le mot chaoui (et chaouia) ne désigne pas des berbérophones comme en Syrie d’ailleurs (Hala CHAOUI est une amie proche des AL Assad). Un quartier entier de Damas est dénommé quartier du Chaoui …
        Pour moi Chaouia comme Kabayles sont des mots arabes mais leur transcriptions phonétiques en ichawayan (ou ichawiyen) et thaqbailit ne le sont pas !
        Comme très probablement « azwaw ».
        Mais que dire d’un internaute sur ce site même, pour déconsidérer l’arabe (mais aussi les arabophones algériens) écrit que le mot « kheima » vient de acheem (ou akhem) en ajoutant quelques mots pas gentils pour une partie de ses compatriotes, on est presque sur les traces d’une dame qui …

      Mouanis
      26 avril 2020 - 12 h 30 min

      Dans » Al Maaani »: (https://www.almaany.com/fr/dict/ar-fr/%D8%A7%D9%86%D8%B2%D9%88/?page=1)
      زاوية
      La signification première de ce terme est : Angle. C’est d’ailleurs une acception que l’on retrouve dans une multitude de domaines : En géométrie (Angle de torsion, radian… ) et ses dérivées métaphoriques : زاوية الهجوم , angle d’attaque…..
      Puis dans des sens généraux : Recoin, endroit retiré, et par extension lieu de retraite spirituelle, solitude, réclusion, retrait volontaire, puis école coranique.
      Enfin le substantif est construit sur le verbe زوى.

      tikjda
      27 avril 2020 - 12 h 28 min

      Azwaw est un mot déformé par les arabes alors que son vrai origine berbère est igawawen, pluriel de agawa. D’ailleurs jusqu’à la date d’aujourd’hui les tribus kabyles qui sont en dehors de Tizi-Ouzou ont gardé encore ce mot Igawawen pour désigner une partie de la population de la wilaya de Tizi-ouzou. Quant au corps Zouave, c’était le général Clauzel qui avait été le premier à penser de former deux bataillons qu’il appelait « zouaves » selon le même schéma Turc,c’est à dire ces derniers(Turcs) qui avaient recruté les indigènes pour défendre Alger et ramasser les impôts sous les ordre de dey Hussein. Dans ces contingents d’indigènes Clauzel avait pensé de renforcer le nombre d’éléments du bataillon zouave en y incluant les nègres,les maures, les couloughlis, les arabophones et quelques Kabyles(ces derniers qui se trouvaient en nombre réduit), mais on y trouve aussi les Français(les anciens militaires de Paris qui étaient licenciés).
      A la marche des coulons sur Staouili le dey disposait de de 50000 hommes, une milice armée de 7000 hommes.Mais le dey n’était pas sûr,il a fait appel en toute hâte aux contingeants des beys et chikhs. »Le bey de constantine Ahmed et le bey d’Oran Hassan
      envoyèrent respectivement 13000 et 6000 hommes, les tribus kabyles 16000 à 18000″(selon Charles-André Julien(livre histoire de l’Algérie contemporaine- la conquête et les débuts de la colonisation (1827-1871).Le dey savait que la Français préparait l’attaque par les biais de ses amis à Malte, à Gibraltar et meme en France mais il jugeait l’attaque par terre impossible.C’est cette confiance qui l’empêcha d’assurer la défense de Sidi Ferrudj et d’utiliser depuis le début l’ensemble des contingents(selon le même historien).

        BOUSAÂDA
        27 avril 2020 - 19 h 15 min

        Le mot ZWAWA est d’origine ARABE que nos ancêtres Hillaliens ont donné à ces populations qui habitaient les montagnes et dans les villages desquels étaient érigées des ZAOUIETTES ou des ZOUIS. C’est bien pour cela que ces populations ont été appelées ZWAWAS….. Tout comme le nom de KABYLES donné par mes ancêtres aux habitants de ces régions montagneuses qui vivaient en tribus ou KABAYILES… d’oû le nom de KABYLES… Un point c’est.

    kahoui
    25 avril 2020 - 13 h 25 min

    Selon l’ouvrage disponible sur internet (http://www.algerie-ancienne.com) intitulé : ORIGINE ET MIGRATIONS DES PRINCIPALES TR IBUS DE L’ALGÉRIE par E. CARETTE (chef de bataillon du génie, membre et secrétaire de la commission scientifique d’algérie)
    Les écrivains du XVIe siècle, et particulièrement Marmol, mentionnent, d’une manière toute spéciale, une peuplade africaine qu’ils désignent par le nom d’Azuagues, et qui paraît avoir joué à cette époque un rôle important. la région occupée par ces Azuagues s’étendait depuis la limite orientale du Zibân jusqu’au golfe de Gabès, et qu’elle comprenait les villes de Tôzer, Taguious et Nefta, c’est-à-dire l’oasis actuelle du Belâd-el-Djerid, et, en outre, Gafsa et Gabès. Ils étaient donc situés au nord et à la suite des Leouâta ou anciens Lotophages, dans le pays que l’antiquité avait appelé la Libo-Phénicie. C’est ce qui explique pourquoi les auteurs africains, dont Marmol invoque le témoignage, les regardaient comme originaires de la Phénicie, d’où ils avaient passé dans la Libye, et y étaient venus fonder la ville de Carthage. Suivant Marmol, les Azuagues se faisaient gloire d’être d’origine chrétienne; ils étaient ennemis des Arabes et des autres peuples de l’Afrique. Ceux qui, au XVIe siècle, habitaient le Belâd-el-Djerid vivaient depuis longtemps dans un état presque permanent d’insurrection contre l’autorité des rois de Tunis. En 1500 de notre ère, ils se révoltèrent de nouveau, marchèrent vers Constantine, et remportèrent un avantage décisif sur le gouverneur de cette ville, nommé Moula-Nâc’er, fils de l’émir hafsite Moh’ammed, qui régnait à Tunis. Les insurgés poursuivirent leur marche au delà de Constantine, pénétrèrent dans le massif actuel de la Kabylie, et allèrent s’établir dans les montagnes du Jurjura, où ils fondèrent une principauté que Marmol appelle le royaume de Cuco. Cette désignation s’applique évidemment à la confédération actuelle des Zouaoua, qui renferme, aujourd’hui encore, la montagne et la ville
    de Koukô.
    Quelle était cette tribu ? Comment se rattachait-elle aux membres anciens de la famille berbère ? Comment se fait-il que nous retrouvions les Zouaoua à la place où vint, il y a trois siècles, s’établir une colonie
    d’Azuagues partie du Sahara tunisien ? Ce sont des questions que la comparaison des documents fournis par les auteurs arabes, et des indications de la géographie actuelle, permet de résoudre avec certitude. Le massif de montagnes qui borde la rive gauche de l’Ouad-Akbou et forme le prolongement de la chaîne du Jurjura renfermait une population composée d’Azuagues et d’autres Berbers. La circonstance qui avait amené les Azuagues dans cette contrée est explicitement indiquée par Marmol ; c’est le mouvement de migration parti en 1500 du Sah’ara tunisien. Mais l’invasion n’était pas restée circonscrite aux montagnes du Jurjura. Le massif des Beni-Jubar ou Beni-’Abd-el-Djebbâr (rive droite du cours inférieur de l’Ouad-Akbou) était aussi rempli d’une population
    d’Azuagues ainsi que le pays des Beni-’Abbês (rive droite du cours supérieur) et les montagnes de Kollo.

    Il est à remarquer que les deux principaux groupes de population azuague, dont la formation fut le résultat du mouvement de migration parti du golfe de Gabès au XVIe siècle, sont :
    1° Le groupe formé autour du Djebel-Koukô, dans le Jurjura, et qui compose aujourd’hui la confédération démocratique des Zouaoua ;
    2° Le groupe formé dans les montagnes de Kollo, et qui a donné naissance à la confédération féodale des Zouâr’a.
    On retrouve l’origine de ces deux noms, et la cause de la formation simultanée de ces deux groupes, dans les documents que le temps nous a conservés sur les gisements berbères du moyen âge. Nous y voyons en effet que, au temps de Bekri, le territoire de Gabés, d’où partirent les Azuagues, était occupé par plusieurs tribus, parmi lesquelles figurent les Zouâr’a et les Zouaoua. Dans ce mouvement, les Zouâr’a proprement dits allèrent se fixer dans le massif montagneux qui porte aujourd’hui
    leur nom, tandis que les Zouaoua s’arrêtèrent dans la chaîne du Jurjura.
    de nos jours, le pays de Zouâr’a situé dans le voisinage de Tunis, la ville de Zouâr’a située à peu de distance au nord de Tripoli, marquent encore la
    place et désignent la contrée où se trouvaient, Il y a deux mille trois cents ans, les Zauêkes ; Il y a dix-huit cents ans, la province romaine de
    Zeugis ; Il y a onze cents ans, les Zouâr’a du moyen âge ; Il y a trois cents ans, les Azuagues du XVIe siècle.

    Hocine-Nasser Bouabsa
    25 avril 2020 - 10 h 57 min

    Mea culpa:

    Tout d’abord je remercie ceux qui ont eu la gentillesse de me conseiller de lire plus avant de m’avancer sur un terrain que je ne maitrise pas.

    J’ai lu toute la Moukadima d’Ibn Khaldoun, il y a 40 ans. Je ne me souviens pas y avoir trouvé le mot Zwawa. J’avoue que la lecture d’Ibn Khaldoum me fatiguait avec certains détails futiles qu’il reportait dans ses écrits. Il ne fut pas le seul. C’était la technique de tous les historiens de son temps.

    J’ai donc relu quelques références. En effet le terme Zwawa est beaucoup plus ancien que je le pensais et Ibn Khaldoun l’a déjà utilisé, d’après Jacques Lanfry, pour désigner les tribus berbères, qui habitaient la Haute et Basse Kabylie.

      Inisi
      25 avril 2020 - 17 h 16 min

      @_Hocine-Nasser Bouabsa:25 avril 2020 – 10 h 57 min

      Votre mea-culpa Monsieur est malhonnête, mais je le comprends, puisque que vous avez subit l’humiliation de votre vie en lisant l’article du père Jacque Lanfry étoffée de 27 PP sur le lexème « Azwaw ».
      C’est à cette article que je faisais référence dans mon post précédent avec la mention « j’y reviendrai avec plus de précision sur ce lexème « Azwaw ».

      Après avoir survolé cet article, ce que je suppose, je vous conseille de le lire, en faisant des crochets par la linguistique berbérisante.

      Une fois fait je vous demande de vous poser la question suivante :

      Qu’elle est / quelles sont les contributions faites par l’Islam et les musulmans (Algérien et autres), l’arabe, les Arabes et les arabophones (algériens et autre) pour la réhabilitation du kabyle, tamazight par extension ?

      À l’exception de Belkacem Ben Sedira (1845 – 1901) un des tout premiers spécialistes algériens d’arabe (dialectal et classique) et de berbère qui fait partie des premières élites algériennes formées à l’Ecole française sortie de l’école française, personne.

      Puis je vous demande d’asseyez de comparer cet article rédigé sous la plume du père Jaques Lanfry (ces fameux Jaques tel que Jacques Bénet), « Essai onomastique et ethnographique » sur lexème AZWAW qui date de 1978 – qui n’est pas le seul, mais tout un ensemble d’articles qui vont contribuer grandement au fondement de l’amazighologie – avec toute la production algérienne, par extension marocaine, tunisienne, libyenne, … d’idéologie islamiste et / ou arabiste sur tous les sujet en rapport à la chose amazighe, y compris et surtout celle émanant des auto-déclarés Oulémas algériens, et vous comprendrez de vous-même le rejet systématique par les Kabyles de tout ce qui vient de ces deux idéologies, parce qu’elles sont truffées de d’illogique, de mensonges, de manipulation, … et surtout de rigueur scientifique.

      Bonsoir ou bonne après-midi.

    Souk-Ahras
    25 avril 2020 - 8 h 06 min

    Aoristo du 24 avril 2020 – 12 h 49 min

    « …elle n’absout aucunement un fait historique avéré. »
    « …tout comme on désigne pompeusement la flotte de pirates turcs de “Marine Algérienne”. »
    L’indigence intellectuelle y est frappante d’ignorance, et le raisonnement qui la suit est marquant d’idéologie certaine.
    Il y a deux discours « berbéristes » bien distincts :
    – un premier qui milite pour la reconnaissance de notre dimension culturelle berbère, enrichie d’apports différents dus à des occupations longues et différentes, le tout s’effectuant au sein d’un « melting pot » appelé nation algérienne. Dans lequel une grande majorité d’algériens citoyens se retrouvent.
    – un deuxième, basé sur une notion victimiste savamment instruite, à caractère sécessionniste et séparatiste prononcé, qui rejette violemment tout ce qui a trait à la langue arabe et à l’islam.
    Votre commentaire, en plus d’établir clairement votre méconnaissance délibérée et profonde de cette partie de notre histoire, probablement d’autres aussi, vous situe sans équivoque dans le champ idéologique du deuxième discours. Discours que je combattrais de la même façon que j’ai combattu la confiscation de notre voix par l’ordre autoritaire en place depuis 1962.
    Concernant Abdelkader, les travaux d’historiens français et d’autres, occidentaux, ont mis à nu, méthodiquement, la traîtrise française commise à l’application du traité de la Tafna.
    Ci-après un infime indice de grande valeur :
    « Il y a peu de jours qu’on ne voulait permettre, sous aucun prétexte, à Abd-el-Kader de sortir de la province d’Oran, et voici que, d’un seul trait de plume, on lui cède la province du Titeri, Cherchell, une partie de la Mitidja et tout le territoire de la province d’Alger qui se trouve hors des limites qu’il a fixées, et sur lequel il n’avait encore ni autorité ni prétention! Enfin on abandonne sans pitié des alliés qui se sont compromis pour nous et qui payeront de leur tête leur dévouement !» Général Damrémont.

    Au bout de son entreprise de résistance à l’envahisseur, Abdelkader combattait avec son restant de troupes restées fidèles, à la fois et les français, et des « tribus » indigènes à eux soumises. Après sa reddition, faute de soutiens indigènes régionaux, la France l’a considéré de fait comme son « meilleur ennemi » parce qu’il lui a évité de recourir au massacre de centaines de fidèles, hommes, femmes et enfants en cas de perpétuation de la résistance. Résistance qui s’est étalée, tout de même, sur l’équivalent en durée des deux guerres mondiales, contre une des armées européennes les plus puissantes.
    « Meilleur ennemi » à l’opposé de l’étiquette « fidèle ami » que des « groupes réactionnaires » ayant prêté allégeance aux français depuis cette époque, n’ont cessé de véhiculer. Un simple coup d’œil sur certains commentaires l’atteste.

      Aoristo
      25 avril 2020 - 16 h 05 min

      @Souk-Ahras
      (…)
      Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec les commentaires d’un intervenant, c’est légitime et c’est parfait. Or, cela vous autorise t-il de traiter quelqu’un d’ignorant ?
      Vous voulez exprimer votre désaccord avec un propos, une opinion ou une affirmation, peu importe, pourquoi le faire en inscrivant l’autre, qu’on ne connaît pas, dans l’index de l’inconvenance?
      Vous voulez défendre ou vanter la gloire de l’Emir, ya khouya Allah i barek ! personne ne vous en empêche.
      Vous n’agréez pas qu’on questionne cette pompeuse affirmation de “Marine algérienne” dont le butin des courses profitait plus à la Sublime Porte qu’aux Algériens, libre à vous d’exposer vos arguments.

      Ce que je veux dire, humblement, c’est que si les Algériens détenaient une marine aussi puissante soit-elle, les Français n’auraient pas débarqué à Sidi Fredj.
      Et, ce sont 30 000 braves montagnards de Kabylie qui sont venus les combattre, en fin de compte.

      Ait Menguellet, dans une de ses chansons dit :
      “Eldi-yagh tafat neffoudh an-wali”, qui veut dire “Allumez la lumière, nous avons soif de voir”.
      Cette allégorie s’applique certainement ici. Alors, éclairez avec vos lumières les ignorants dont je fais partie.

        Souk-Ahras
        25 avril 2020 - 19 h 46 min

        Aoristo

        Autant pour moi. « L’indigence intellectuelle y est frappante d’ignorance… » Il m’aurait fallu être plus précis : d’ignorance de l’histoire, concernant l’Émir Abdelkader. Je m’excuse sincèrement.
        Cependant, j’insiste sur le fait que votre narration fait preuve d’anachronismes flagrants :
        – « …le Prussien Bismarck qui a proposé à l’Emir de fournir une aide en armement pour reprendre la guerre contre la France et créer ainsi deux fronts, un en Algérie et l’autre avec la Prusse, ce qui affaiblirait certainement les forces françaises. » (sic)
        Inexact : c’est en vainqueur des français que Bismark a proposé à Abdelkader de reprendre le combat en lui apportant de l’aide.
        PS : durant la guerre de résistance, Abdelkader disposait déjà de fabrications locales de poudre, d’armements légers et de mortiers. Il disposait aussi de réseaux destinés à l’achat d’armes principalement avec les anglais qui gardaient une « dent » historique contre les français.

        – « … Avec la précision “suprême” que si la France occupe notre pays, c’est parce que Dieu l’a voulu ainsi, on ne peut aller contre la volonté divine ! » (sic)
        Vous lui attribuer faussement ces paroles. La réalité est tout autre.
        Ci-après ce que lui dit Louis Napoléon Bonaparte en 1852, soit après cinq ans de captivité en totale contradiction avec ce que prévoyait le traité de la Tafna. À savoir qu’il était libre de partir vers la destination qu’il voulait.
        « – Vous serez conduit à Brousse, dans les États du Sultan, dès que les préparatifs nécessaires seront faits, et vous y recevrez du gouvernement français un traitement digne de votre rang.
        Depuis longtemps, vous le savez, votre captivité me causait une peine véritable, car elle me rappelait sans cesse que le gouvernement qui m’a précédé n’avait pas tenu les engagements pris envers un ennemi malheureux, et rien n’est à mes yeux plus humiliant pour le gouvernement d’une grande nation que de méconnaître sa force au point de manquer à sa promesse. La générosité est toujours la meilleure conseillère, et je suis convaincu que votre séjour en Turquie ne nuira pas à la tranquillité de nos possessions d’Afrique. Votre religion, comme la nôtre, apprend à se soumettre aux décrets de la Providence. Or, si la France est maîtresse de l’Algérie, c’est que Dieu l’a voulu, et la nation ne renoncera jamais à cette conquête.
        Vous avez été l’ennemi de la France, mais je n’en rends pas moins justice à votre courage, à votre caractère, à votre résignation dans le malheur ; c’est pourquoi je tiens à l’honneur de faire cesser votre captivité, ayant pleine foi dans votre parole ».
        L’Émir répond :
        « – Vous tenez la parole que d’autres m’avaient donnée et n’ont pas tenue ».

        – « …pourquoi s’était-il résolument opposé à toutes les révoltes après lui, en maudissant leurs instigateurs ? » (sic)
        Inexact : Abdelkader ne s’est ni opposé ni maudit ceux qui voulaient continuer le combat. Il les a dissuadé de le faire sachant que la nation qu’il avait commencé à construire n’était pas encore une réalité qui pouvait apporter son poids à la révolte, la disparité tribale faisant foi. Il savait que le combat ne pouvait être gagné dans cette configuration tribale de l’époque. Et il avait raison. Ceci expliquant qu’il a « envoyé paître » le comte Bismark, Il l’a fait en connaissance de cause.

        Souk-Ahras
        25 avril 2020 - 21 h 59 min

        Aoristo

        « Et, ce sont 30 000 braves montagnards de Kabylie qui sont venus les combattre, en fin de compte. »
        Loufoque et ségrégationniste. Ça confirme bien l’appartenance au « deuxième discours ».

        Extrait de la bataille de Staoueli du 19 juin 1930.
        « Les Algériens commencèrent la bataille du 19 par une nuée de tirailleurs. Ceux-ci, successivement renforcés, se développèrent, s’étendirent et parurent vouloir tourner les deux ailes de la ligne française. Derrière eux marchaient deux fortes colonnes d’infanterie et de cavalerie, entremêlées. L’une était commandée par Ibrahim Aga, chef des janissaires et ministre de la guerre, et l’autre par le bey de Constantine. Ibrahim Aga commandait en chef toute l’armée ; il avait pour second le bey de Tittery.
        La colonne d’Ibrahim Aga était composée de trois mille janissaires, de cinq mille Koul-Oglous, de six mille Maures de la ville, des troupes du bey de Tittery et de six mille Cobayles. »

        Tout autre commentaire de ma part serait inutile.

          Aoristo
          26 avril 2020 - 12 h 05 min

          @Souk-Ahras
          Ceci va être mon dernier commentaire, étant donné qu’on s’éloigne du débat serein. Je n’ai pas pour habitude d’attiser les feux de la quérulence, car son profit n’est que du vent.
          Je le répète, vous êtes libre de vos opinions, qu’elles plaisent ou pas, cependant, personne n’est obligé de les endosser.
          Après, la case de l’ignorance, que vous sembliez effacer par des excuses qui s’effritent aussitôt, puisque me voici casté dans un pire registre, celui de la ségrégation, comme une évolution graduelle dans ce que vous vous autorisez en jugement assuré.
          Vous avez non seulement l’assurance et l’aplomb d’un chroniqueur chevronné, mais également le don de la divination, car votre flaire vous conduit à humer dans mon commentaire l’apanage affirmé d’un “rhodésien”.
          Je ne dis pas plus…

          Maintenant, chacun peut donner libre cours à son interprétation des données historiques disponibles qu’il veut, d’autant que celles-ci, bien souvent, sont biaisées, dépendant de qui les rapporte. Et comme l’Histoire est bien souvent et utilement écrite par les vainqueurs …

          Je termine par 2 points :
          Pour consolider mon anachronisme historique, j’ai appris quelque part que la guerre franco-prussienne eut lieu entre 1870 et 1871, ayant résulté par une défaite française, entérinée par un traité de paix en 1871.
          La reddition d’Abdelkader eut lieu en 1847.
          Ce n’est pas pour dire que Bismarck ne prévoyait pas et n’anticipait pas déjà un conflit avec les français. La suite lui donna raison, puisque les français déclarèrent la guerre à la Prusse en 1870.
          Le traité de paix entre les français et les allemands signé en 1871, advint la même année de la grande révolte de Kabylie contre le colonialisme français.

          Quant à la question de la grande marine Algérienne du 19e siècle, eh bien … motus et bouche cousu.
          Cordialement.

          Souk-Ahras
          26 avril 2020 - 16 h 54 min

          Aoristo

          C’est à votre honneur d’avoir choisi de rectifier le tir. L’Émir Abdelkader a « envoyé paître » Bismark après la défaite cuisante des français, à partir de Damas où il résidait officiellement.
          Mais, mon cher ami, désolé d’avoir à vous le redire, vous persistez dans votre méconnaissance de l’histoire et des alliances tribales de cette époque, établies avec l’occupant. Vous seriez pleinement déçu, croyez-moi, de savoir les raisons premières du bouillonnement des tribus kabyles. Bouillonnement né suite à la défaite française par Bismark et des modifications subséquentes des « statuts spéciaux » accordés aux notables des tribus indigènes soumises. Il y a là de quoi disserter longuement. Cependant, malgré des faits réellement établis et par respect mémoriel à tous les soulèvements qui ont eu lieu à cette époque contre l’occupant, je ne m’autoriserai pas à affubler de « traîtrise » un quelconque de ces chefs au su des conditions d’existence et de « cohabitation » imposées par l’ordre militaire français d’alors.
          Effectivement, il y a eu ce que l’on continue communément d’appeler la « révolte kabyle » de 1871. Or, la chose à savoir absolument sur cette page d’histoire, c’est que l’étincelle de cette révolte est partie des Hanenchas de Souk-Ahras qui, estimant qu’après sa défaite contre Bismark, la France n’était plus capable de maintenir sa présence en Algérie et qu’il fallait s’unir pour la chasser, firent, les premiers, la « chasse au colon spoliateur ». C’était tout de suite après la signature du traité de paix avec les prussiens soit en janvier 1871. Ce n’est qu’en mars 1871 que El-Mokrani lance ses troupes. L’insurrection s’étendit de Cherchell à Souk-Ahras à l’est, à Ouargla et Touggourt au sud. À l’exception des Ouled Sidi Ech’chikh, le littoral à l’ouest de Cherchell n’y a pas participé. Au total, quelque 250 tribus prirent part à l’insurrection, soit à peu-près 1/3 de la population autochtone.
          Gloire éternelle donc à toutes ces insurrections et à tous les insurgés.

          Quant à la « marine algérienne », je vous laisse le soin de vous en faire une idée historique : https://glycines.hypotheses.org/93

          Amicalement.

          Krimo
          26 avril 2020 - 22 h 15 min

          Souk Ahras,

          Bonjour,

          Concernant la lettre a Bismarck je jurerai que c’est une entourloupe envers l’Histoire de la IIIeme Republique (broder l’histoire c’est devenu leur marque de fabrique) pour justifier et endosser les engagements de Napoleon 3 envers l’Emir. Autrement Bismarck ne pouvait ignorer en ce temps la, soit 23 ans plus tard la perte de control sur l’insurection de l’emir, si ce n’est une relique de prestige et que dans ce meme interval temps la france a aussi manoeuvre pour s’imposer. Il etait sur qu’il ne pouvait lui servir meme pas d’epouvantail. Trois ans apres son investiture il etait aux portes de Paris.

          Bismarck aurait supporte le « va te faire voir ailleurs » assigne pretendument par l’Emir? Bismarck du haut de sa chancellerie l’aurait considere comme crime de lese majeste et l’Emir meme a Damas en aurait fait les frais et cause des vagues dans l’histoire.

          J’apprecie ta retenue sur  » toute verite n’est pas bonne a dire ».

          Bien des choses

          Souk-Ahras
          27 avril 2020 - 8 h 11 min

          Krimo

          Mon bon ami, que ne t’apprendrais-je que tu ne saches encore.
          Vises un peu une des lettres, attribuées à l’Émir et destinées à Bismark, qui circulaient « à dessein » dans les foyers insurrectionnels algériens après la révolte des Spahis qui refusèrent d’aller combattre contre les prussiens en 1870.

          « Louange à Dieu !
          Excellence,
          « Celui à qui vous avez adressé l’offre de marcher contre la très glorieuse et très généreuse France et de vous prêter le concours de sa loyale épée devrait, par mépris et dédain s’abstenir de vous répondre.
          « Que nos chevaux arabes perdent tous leurs crinières avant qu’Abd el Kader ben Mahi ed-Din accepte de manquer à la reconnaissance qu’il a pour le très puissant empereur Napoléon III (que Dieu le protège !).
          « Que votre arrogante et injuste nation soit ensevelie dans la poussière et que les armes de l’ Armée française soient rougies du sang des Prussiens ( que leur orgueil soit puni !)
          « Tel est le vœu du serviteur de Dieu » »

          Qui pouvait croire à une telle entourloupe ? Les travaux d’historiens et chercheurs ont démontré le côté « faux et usage de faux » historique d’une pareille « communication ». D’autant plus que l’Émir, à cette époque, qui n’avait plus aucun contact avec l’Algérie, était assigné à résidence surveillée à Damas.

    Hocine-Nasser Bouabsa
    24 avril 2020 - 19 h 53 min

    @ Inisi 24 avril 2020 – 17 h 14 min

    Tout votre raisonnement linguistique ou phonétique est insensé. Puisque ce n’est pas les Kabyles qui se sont données le nom Zwawa, mais ce sont les Algériens arabophones de l’Ouest qui leurs l’ont attribué, en raison du fait que les notables de la région étaient presque tous membres des Zaouia (confréries). Exemple: le père de Ait-Ahmed (Allah yarhmou). Cette attribution est un signe de respect et d’estime et rien d’autre.

      Anonyme
      25 avril 2020 - 7 h 24 min

      L’onomastique ne se suffit pas d’affirmation à l’emporte pièce. Je vous conseille la lecture d’Ibn Khaldoun « Histoire des Berbères » tome 1
      Vous verrez que la somme de plusieurs erreurs ne fait pas une vérité.
      Quant à l’éthymologie de « Zaouia », elle vient bien sûr de « Inzawa », (qui s’est retiré volontairement, par extension lieu de retraite spirituelle, puis école coranique), et trouve son origine dans le mouvement soufi (au proche Orient on parle de « Ribat »). Vous trouverez toutes les précisions dont vous semblez avoir besoin dans n’importe quel dictionnaires arabe (je vous recommande El Munjid).

      Aoristo
      25 avril 2020 - 8 h 26 min

      @Hocine-Nasser Bouabsa
      Vous persistez dans une argumentation stérile sans aucun fondement.
      On vous dit et on vous répète que le nom altéré Igawawen a donné le mot zwawa tel que prononcé par les Oranais. Ça n’a rien à voir avec les zaouiates.
      Toute la Kabylie n’était quand même pas infestée par des zaouiates, dont une grande partie des habitants s’en méfiaient, à vrai dire, qui est resté dans les traditions. La perception qu’avaient les gens des “khouanes” qui occupaient leur temps dans les psalmodies et autres incantations de ferveur bigote, est celle qui montraient d’eux-mêmes qu’ils étaient improductifs.
      Pendant que tout le monde s’échine dans les champs à accomplir de durs travaux pour subsister, les bigots se dandinent la tête devant le gourou en clamant leur adhésion à ses préceptes et en certaines occasions particulières, ces séances vont jusqu’à la transe du groupe de khouanes (3amrayen).

      Igawawen sont les habitants du pays d’Agawa (Tamurt Ugawa) le patriarche éponyme, le nom réel de la Kabylie.
      L’ancien gardien de but de la JSK et de l’équipe nationale Gaouaoui porte le nom Agawaw quelque peu altéré, suppression du A initial, ce qui est courant dans le langage populaire et ajout du i final qui marque l’appartenance.
      Par ailleurs, il existe aussi des Izwawen, dont le singulier est Azwaw, comme dans la chanson “Ay Azwaw su mendil awragh” de Idir.

      Il est très courant dans toutes les langues de voir des mots altérés, en dérivant dans l’espace et le temps, en composer un mot phonétiquement différent de l’original.
      Exemple : le mot qahwa originant de la Péninsule arabique, transite par les Ottomans qui en font Kava, et aboutit en Europe sous le nom de café, coffee etc. qui n’est que l’altération du mot turc, lui-même ayant altéré l’original. Parce que dans le turc comme le persan le son “wa” (ou bien oua) généralement se prononce “va”.
      Le “V” en allemand se prononce “F” de sorte qu’un mot comme “Volk” (peuple) se retrouve écrit “Folk” en anglais. Les deux langues étant anglo-saxonnes.
      Voilà pourquoi le mot altéré “Gawawa” a dérivé dans le temps en “Zwawa”.

    AYLAN
    24 avril 2020 - 19 h 40 min

    Bonjour,
    je vous partage un texte de DALMOULOUD MAAMERI qui résume tout .
     » Quand je regarde en arrière, je n’ai nul regret, je n’aurai pas voulu vivre autrement …De toutes façons, un fantasme n’est jamais que cela. Je ne me dis pas :J’aurais voulu être un citoyen d’Athènes au temps de Périclès, ni un citoyen de Grenade sous les Abencérages, ni un bourgeois de la Vienne des valses. Je suis né dans un canton écarté de haute montagne, d’une vieille race qui, depuis des millénaires n’a pas cessé d’être là, avec les uns, avec les autres…qui, sous le soleil ou la neige, à travers les sables Garamantes ou les vieilles cités du Tell, a déroulé sa saga, ses épreuves et ses fastes, qui a contribué dans l’histoire, de diverses façons, à rendre plus humaine la vie des hommes.

    Les tenants d’un chauvinisme souffreteux peuvent aller déplorant la trop grande ouverture de l’éventail : Hannibal a conçu sa stratégie en punique ; c’est en latin qu’Augustin a dit la cité de Dieu, en arabe qu’Ibn Khaldoun a exposé les lois des révolutions des hommes. Personnellement, il me plait de constater dès le début de l’histoire cette ample faculté d’accueil. Car il se peut que les ghettos sécurisent, mais qu’ils stérilisent c’est sûr.

    C’est par là que je voudrais finir. Ceux qui, pour quitter la scène, attendent toujours d’avoir récité la dernière réplique à mon avis se trompent : il n’y a jamais de dernière réplique – ou alors chaque réplique est la dernière – on peut arrêter la noria à peu près à n’importe quel godet, le bal à n’importe quelle figure de la danse. Le nombre de jours qu’il me reste à vivre, Dieu seul le sait. Mais quelque soit le point de la course où le terme m’atteindra, je partirai avec la certitude chevillée que quelque soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple – et avec lui les autres – ira. L’ignorance, les préjugés, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux semblants.

    Tout le reste est littérature.

    Mouloud Mammeri

      Anonyme
      25 avril 2020 - 2 h 22 min

      Excellent Merci

    Hocine-Nasser Bouabsa
    24 avril 2020 - 19 h 30 min

    On peut tourner le mot Igawawane autant qu’on veut, mais jamais on ne peut aboutir au mot Zwawi/Zouaoui (singulier) ou Zwawa/Zouaoua (pluriel). Si certains ont le complexe d’être associé à une zaouia (confrérie), c’est leur problème. Mais que ces gens sachent que la Zaouia jouait un rôle central dans l’architecture sociale en Kabylie. D’ailleurs lorsque l’Emir Abdelkader a voulu se rapprocher de la Kabylie pour combattre l’occupant français, il s’est adressé aux confréries musulmanes de cette région.

    Si les Algériens de l’ouest appellent les gens de la grande et petite Kabylie, Zwawa/Zouaoua, c’est par estime et respect en raison de l’importance que jouaient les confréries dans cette région du pays.

    C’est assez étrange que certains se nomment toujours Kabyles, alors que ce mot vient de l’Arabe et signifie tribus.

    Enfin, passons aux choses sérieuses. Car les Algériens ont besoin surtout de travail, d’éducation, de heath care, que de discussions infertiles et sans fin.

    Du KHORTI.....
    24 avril 2020 - 17 h 34 min

    Moi, je veux bien croire l’auteur de cet article qui a un peu forcé sur la dose, quand même, quand il glorifie quelque peu ce corps des Igawawen… alias Zouaves.
    Ok, moi je veux bien. Mais que ce Mouanis BEKARI m’explique juste un petit chouïa sur la présence de soldats zouaves, oups… IGAWAWEN lors du siège contre CONSTANTINE et le Bey de Constantine ou encore la présence de ces mêmes soldats zouaves, re-oups… IGAWAWEN lors du massacre des populations RÉSISTANTES des ZAÂTCHA ou encore de leur présence dans les combats menés par l’armée coloniale de Begeaud, du Duc d’Aumale entre autres… lors de la prise de la Zmala de l’Emir Abdelkader ! Que faisaient les soldats ZOUAVES alias IGAWAWEN contre nos braves combattants HÉROÏQUES de l’époque ? Et des tableaux peints par des peintres français existent encore jusqu’à nos jours à la Bibliothèque française et autres établissements culturels français partout en france.
    Alors que ce Mouanis BEKARI ne vienne pas « glorifier » les actes « héroïques » des zouaves… IGAWAWEN pour les faire passer, aujourd’hui, pour de valeureux soldats durs, féroces, valeureux et… « courageux ».
    A NIGHAK AD YAHDIK RAVI…!!!
    Ceci dit. Je n’ai absolument RIEN contre mes FRÈRES KABYLES !!!
    Mais que ce Mouanis BEKARI ne vienne pas NOUS FAIRE PRENDRE LES VESSIES POUR DES LANTERNES…
    Le passé c’est le passé, on tourne la page MAIS….. ON N’OUBLIE PAS !!!!!

      loklan
      24 avril 2020 - 20 h 45 min

      (…) L’ auteur de l’ article précise : Ainsi, dès 1831, le corps des «Zouaves», institué pour associer tous les Algériens à leur propre asservissement et dont la dénomination visait à bénéficier du prestige qui s’attachait au nom des «Igawawen», ne fut plus constitué que de Français, du fait de la défection des Algériens ». Donc ce n’ est pas les igagawen qui étaient dans les rangs des zouaves mais plutôt les vôtres. Les bataillons de zouaves ont pris part à plus de 40 combats contre la Kabylie, que ce soit contre lalla fadhma N’ Soumer, El Mokrani, boubaghla, Amirouche sans compter que le père de ibn badis a pris part aussi au combat contre les Kabyles et a été médaillé pour cela. C’ est archivé, l’ histoire nous la connaissons. Faux Kabyles que tu es, on ne dit pas  » AD YAHDIK RAVI  » mais  » AKIAHDI RABI », le KDS à côté de toi te traduit mal.

      Anonyme
      24 avril 2020 - 22 h 53 min

      @ Du KHORTI….
      Décidément dans le genre (…)qui fait exprès de ne pas comprendre, tu es le champion du monde. A se demander si tu as bien pris la peine de lire l’article.
      « C’est le prestige qui s’attache à cet archétype qui a conduit à nommer les deux bataillons de supplétifs créés par décret du 1er octobre 1830 et confirmé par l’ordonnance royale du 21 mars 1831, bataillon de «Zouaves», afin de lui conférer l’éclat qui s’attache à ce nom. Etaient admis dans ce corps d’élite «tous les indigènes, sans distinction d’origine, montagnards ou hommes de la plaine, ouvriers des villes ou laboureurs. Kabyles, Arabes ou Coulouglis». Etant entendu que les grades d’officiers et de sous-officiers étaient réservés aux Français.
      Mais il s’avéra vite impossible de pourvoir aux effectifs requis pour constituer les bataillons prévus, faute de postulants. C’est alors que le corps des «Zouaves» fut ouvert aux Français puis aux Européens de toutes les origines….(…)…Ainsi, dès 1831, le corps des «Zouaves», institué pour associer tous les Algériens à leur propre asservissement et dont la dénomination visait à bénéficier du prestige qui s’attachait au nom des «Igawawen», ne fut plus constitué que de Français, du fait de la défection des Algériens et de l’afflux des Européens de toutes les origines… »
      De plus faut-il te rappeler que le dernier Bey de Constantine (Hadj-Ahmed-Bey) qui opposa une résistance farouche aux troupes française était kabyle par sa mère.

        Du KHORTI.....
        25 avril 2020 - 0 h 13 min

        @Anonyme.24 avril 2020 – 22 h 53 min.
        Quand je dis… Du KHORTI, je devrais ajouter après t’avoir lu : QUE DU MENSONGE…
        Et puis, comme dirait l’autre : MENTEZ ! MENTEZ ! MENTEZ ! Il en restera TOUJOURS QUELQUE CHOSE…
        Tu oses dire : « Que la mère du Bey de Cpnstantine était KABYLE !? ».
        Toi, vraiment t’es un vrai spécimen du mensonge. Tu es unique en ton genre ! Ya chouya MAYNA !!! (…)
        Tu n’as même pas osé dire la vérité que la mère du Bey de Constantine était une VRAIE CHAOUI !!! Et non pas kabyle.(…)!!!

        Du KHORTI.....
        25 avril 2020 - 16 h 03 min

        @Anonyme.
        Dès 1830, tout juste après l’occupation d’Alger où les Kabyles n’ont joué aucun rôle en ne venant même pas aider la population pour repousser l’envahisseur français, la France le 21 Juillet 1830 a créé par Décret Gubernatorial le premier autochtone appellé le corps des ZOUAVES qui était ESSENTIELLEMENT composé de Kabyles de CONFESSION CHRÉTIENNE… par que la France avait joué sur l’éternel vecteur qui fait la force du colonialisme à savoir : DIVISER POUR RÉGNER… et les zwawas s’en donnèrent à coeur joie pour massacrer – SANS PITIÉ – sous les ordres des officiers français, les populations Algériennes de souche ARABE qui repoussaient de toutes leurs forces : LE KAFFER !!!
        Seules les tribues AMAZIGHS de CHERCHELL, TIPAZA, ZERALDA, BOUSMAÏL , DOUÉRA et de la plaine de la MITIDJA ainsi que la vaillance de la Tribue des HERRAOUA de MAISON-CARRÉ qui sont venus en aide aux populations d’Alger qui ont été battues une fois que les canons du BORDJ BOULILA (Fort l’Empereur) furent pris par l’armée française. Les combats ont duré depuis la date du débarquement des troupes françaises à SIDI FEROUDJ et non Sidi Ferruche… le 08 MAI 1830 jusqu’à la prise d’Alger et de sa rédition le 05 JUILLET 1830. Soit à peu près un peu plus de deux mois. Les KABYLES pendant toute cette période de lutte étaient…INVISIBLES !
        Les KABYLES ont fait rebelote lors de la lutte de notre grand Emir ABDELKADER QUI PENDANT 17 ANS !!! A COMBATTU SEULE L’ARMÉE FRANÇAISE… Les KABYLES, encore une fois de plus, étaient INVISIBLES… Alors, tu dis quoi ?
        Attention ! Quand je dis les KABYLES, je ne parle pas des KABYLES MARABOUTS càd. LES CHORFAS…!!! A tel point que, la KABYLIE n’a commencé à bouger qu’en 1852… grâce à une FAHLLA CHORFA UNE MARABOUT du nom de LALLA FADHMA N’SOUMER… donc, il a fallu qu’une FEMME KABYLE – NON CHRÉTIENNE – a mené le combat contre l’envahisseur français. La question qui se
        pose à moi: OÙ ÉTAIENT les « hommes » KABYLES…!!!???
        (…) OÙ ÉTAIENT LES « hommes » kabyles avant qu’une FEMME… ET QUELLE FEMME (…) NE COMBATTE LA SOLDATESQUE française !!!
        Bien sûr et bien plus tard, la H’CHOUMA aidant les « hommes » (…) kabyles zaâma, zaâma : EL MOKRANI et CHEIKH AHADDAD – TOUS DEUX DES MARABOUTS – prirent à leur tour les armes. Mais c’était trop tard… Il y a eu même un traitre kabyle Chrétien qui a ramené la téte de BOUBAGHLA au général Pelissier…
        Alors, de grâce ! Ne venez pas, aujourd’hui, nous raconter des fadaises de zouaves pour falsifier l’histoire de notre pays… LES ALGÉRIENS NE CONNAISSENT QUE TROP BIEN L’HISTOIRE – LA VRAIE – PAS CELLE QUE VOUS FALSIFIEZ DÉLIBÉREMMENT POUR CACHER VOS TRAITRISES…..
        Le COLONEL SI AMIROUCHE EST UN MRABET ! MOHAMEDI SAÏD EST UN MRABET ! MOHAND OUL HADJ EST UN MRABET ! SI ZAAMOUM EST UN MRABET ! Dois-je continuer…
        On les voit, aujourd’hui, les kabyles non marabouts comment ils agissent que ce soit en France, au Canada et partout à travers le monde en se comportant comme des agents à la solde de l’étranger en insultant l’ALGÉRIE et les ALGÉRIENS !!! (…)……
        Prenez exemple sur NOS FRÈRES CHAOUIS ! MOZABITES, ICHENOUIYENES, TIKNARIYENES ET LES TOUAREGS… CEUX-LÀ SONT DES HOMMES QUI HONNORENT LEUR PAYS ET LEUR PEUPLE EN NE SE RENIANT JAMAIS…. PRENEZ EXEMPLE SUR EUX !!!
        (…)

          Anonyme
          26 avril 2020 - 0 h 14 min

          @ Du KHORTI…..
          Ecoute doubaba (qui n’a pas volé son nom) tu poursuis un combat d’arrière garde en cherchant à tout prix à créer une rivalité chaoui-kabyle. Tes mentors Lachkhem et Bouazza ont été neutralisés.
          Je pourrais me rabaisser à ton niveau, en faisant ramarquer qu’il n’y avait aucun chaouis parmis les troupes qui ont tenté de repousser l’invasion française en 1830, alors qu’il y avait entre autres des milliers de fantassins d’origine kabyle non seulement au sein des troupes d’Ibrahim Aga , mais également au sein de celles de Hadj Ahmed Bey, mais cela n’aurait aucun intérêt, car cela ne signifie nullement que les chaouis étaient moins braves que les autres Algériens. C’était juste les circonstances qui ont fait que les choses se sont produites comme cela. De même que l’Emir Abdel Kader ne s’était pas joint à la coalition chargée de repousser les Français en 1830. Il avait sûrement de bonnes raisons et je ne le blâme pas. Tu vois moi contrairement à toi je ne suis pas un sectaire raciste et haîneux. D’ailleurs je doute que tu sois un vrai chaoui, ni même un vrai algérien. Tu dois faire partie de ceux qui veulent semer la haîne et la discorde en Algérie.

          Du KHORTI.....
          26 avril 2020 - 12 h 11 min

          @Anonyme. 26 avril 2020 – 0 h 14 min.
          Moi, Doubaba !? Purée… avec toi on aura tout vu et tout entendu, décidemment. Si moi, je suis un douvava… alors tu peux rajouter aussi que je suis le fils du Pape PIE VII… sans jeu de mots.
          Comme toujours, zaâma zaâma tu fais dans la victimisation… Meskine ! Le pauvre ! Moi, je cherche à créer une « rivalite2 » entre chaouis et kabyles ? Où tu as vu çà ? Dans un film Kabyle… peut-être ! Dha khassar…!!!
          Tu es un vicieux comme tous tes semblables quand ils n’ont plus d’arguments, ils agissent en victimes, en essayant de porter la faute sur les autres…
          C’est toi qui accusent nos frères Chaouis en disant qu’il n’y avait aucun Chaoui parmi les troupes qui ont tenté de repousser l’invasion française… ya bokoko ! J’ai dit et je l’affirme :
          QU’IL N’Y AVAIT AUCUN KABYLE DANS LES TROUPES ARABES à Sidi Feroudj et Alger pour repousser les troupes d’invasion françaises. Dhaya kane ! Ou salam a bahri tsili ! Ou am ki tahoui : a vahri tsili !
          Tu dis, il y avait des milliers de fantassins d’origine Kabyles… quel affreux mensonge !!! AHCHAM CHITOUH KANE A YOUDHAYENE AMOKRANE…..
          Les seuls combattants – DE L’ÉPOQUE – ce sont les habitants de SIDI FERROUDJ, de TIPAZA, de ZERALDA, de CHERCHELL, de L’ARBA, de DOUERA et de toute la MITIDJA qui se sont ralliés et combattus sous la direction du Aârch d’une famille noble MARABOUTIQUE appellée les BÉNI MENACER… et cette famille existe toujours à TIPAZA et ZÉRALDA… fait des recherches ! Et tu découvriras qu’il n’y avait aucun Kabyle. L’Histoire est là ! Tu ne pourras jamais démentir la VÉRITÉ ni toi ni tes semblables qui essayent de travestir la VÉRITÉ HISTORIQUE…
          Tu oses lever le problème de l’Emir Abdel Kader. En 1830, il avait à peine 18 ans quand son père Mahieddine la investi en ses lieux et place parce que son père était très vieux : près de 90 ans ! Son fils Abdel Kader pris alors sa place. Ce qui explique un peu son retard. Il commença par créer une armurie à Miliana qui l’aida à créer des fusils et de la poudre pour combattre les KOUFFARS. Que faisaient alors les – kabyles CHRÉTIENS ?- Ils recrutaient leurs enfants CHRÉTIENS (les misses yi Papassan) dans le corps de l’armée française des Zouaves pour combattre leurs propres frères Algériens ARABES et MUSULMANS… c’est cela l’attroce VÉRITÉ que tu ne veux pas admettre.
          Mais je ne dis pas TOUS LES KABYLES… LOIN DE LÀ !!!
          KHATTI…!!! Je te répète que SEULS les KABYLES MARABOUTS ! LES CHORAFAS ! LES VRAIS ! LES AHRARS ! Qui ont combattu l’invasion française aux côtés de leurs frères ARABES, CHAOUIS, MOZABITES, TIKNARIYENES, ICHENOUIYENES ET TARGUIS pour repousser les KOUFFARS !!!
          Que tu le veuilles ou pas ! C’est cela la VÉRITÉ…
          LALLA FADHMA N’SOUMER EST UNE KABYLE MARABOUT ! IHOURANE…! TSAMRAVATH !!! Au même titre que les Cheikhs AHADDAD ET EL MOKRANI… combien même s’il y a à redire, chitouh kane… Mais bref, passons ! Pour ne pas encore créer une autre polémique.
          Il n’y a qu’à voir les kabyles CHRÉTIENS à l’étranger en France et surtout ceux du Canada comment ils haïssent tout ce qui est Arabe et Musulman ! Ils agissent comme de parfaits agents des ennemis de l’Algérie. On les voit chaque jour, ils agissent sans aucune retenue. Croyant bien faire pour plaire à leurs maîtres de céans… alors qu’en vérité, ils sont haïs par ceux-là même.
          Pour terminer avec toi. Je comprends que tu agis non seulement en parfait doubab professionnel mais…. EN PARFAIT AGENT DES SERVICES… n’est-ce pas ?
          Dis-moi, juste une chose, a nighak rabi, agma. QUELLES SONT LES VÉRITABLES RAISONS POUR NE PAS DIRE : CAUSES… QUI ONT POUSSÉ RÉELLEMENT NOS DEUX CHOUYOUKHS EL MOKRANI ET AHADDAD A COMBATTRE LES FRANÇAIS…?
          Je serais curieux de savoir ton point de vue sur cette question, très cruciale. Mais ATTENTION ! NE MENTS PAS…..
          Attention, je ne suis pas là pour semer la haine entre Algériens comme tu le prétends si faussement mais pour te remettre à ta place et en t’empêchant de mentir aux ALGÉRIENS sur leur VÉRITABLE HISTOIRE… c’est tout. DHAYA KANE !!!

      Anonyme
      25 avril 2020 - 2 h 25 min

      Moi je veux bien vous m’expliquer qui sont les lieutenants et le bras de droit de ce Day de Constantine ?

        ARRIS
        25 avril 2020 - 15 h 13 min

        Ne t’inquiète ya zwawi ! Tous ses lieutenants et ses bras droits étaient issus, D’ABORD et AVANT TOUT, de sa propre région. En termes clairs : C’ÉTAIENT TOUS DES CHAOUIS…!!! Ce n’étaient pas des Kabyles, loin s’en faut.

          Anonyme
          26 avril 2020 - 0 h 15 min

          @ ARRIS
          Ah le chauvinisme chaoui, source de bien de malheurs pour l’Algérie. Désolé mais le bras droit de Hadj Ahmed Bay à savoir Ali Ben Aîssa n’avait rien de chaoui, mais c’était certes un amazigh de la tribu des Aït Fergan originaire de Skikda ( et à l’époque la petite kabylie s’étendait jusqu’à Skikda).
          Cela n’empêche pas les chaouis d’avoir fait preuve d’autant de bravoure que les autres Algériens (mais ni plus ni moins).

          ARRIS
          26 avril 2020 - 18 h 47 min

          @Anonyme. 26 avril 2020 – 0 h 15 min.
          Et voilà ça repart : la Haine anti Chaouie des Kabyles ! (…) Pour commencer Skikda, Collo et Djijel se trouvent dans la chaîne des BABORS… et qui va jusqu’en Tunisie et qui prend naissance de la Chaîne du Haut Atlas au Maroc (…)…
          Ama connaissance, les Skikdis ne parlent pas le kabyle mais leur propre dérivé Amazigh local. C’est tout et d’ailleurs, je ne connais pas de kabyles qui vivent à Skikda et encore moins à TAMELOUST… (…)
          vous avez toujours menti aux gens en faisant croire que nos HÉROS – TACFARINAS et JUGHURTA qui sont CHAOUIS et NON kabyles… Cite-moi UN SEUL nom d’un « héro » kabyle ? Vous n’en n’avez pas ! (…)

    Anonyme2020
    24 avril 2020 - 16 h 13 min

    Sois juste gentille et ne m’insulte pas,mon arrière grand père est né en Algérie pas au Yémen ou était chassé de Grèce,on ne partage pas la même région et la religion mais on partage la même terre.soyons respectueux lès uns lès autres.bonne journée!..

    Kahina-DZ
    24 avril 2020 - 14 h 58 min

    La manipulation est très facile, quand le peuple ne connait pas son histoire.
    Il faut revoir les programmes scolaires…Le premier pas à faire, pour renforcer la corde patriotique et faire face aux manipulations internes et externes.

    Le Chant Des Cygnes
    24 avril 2020 - 11 h 51 min

    Moi en tant que béotien, j’ai toujours su par mes parents et après beaucoup de recherches que je suis Berbère !
    Le reste m’importe peu Que celui qui est arabe, turc, ou même Extra terrestre, comme on dit bsahtou.
    On peut martelé à longueur de journée des mensonges, on peut essayer de me « musulmaniser » par tous les moyens, on peut essayer de m’arabiser pareil, personne n’y arrivera, car cela serait se renier et cela est plus grave que tout.
    Je ne demande rien, je demande juste à ce que chacun soit respecté comme il est avec ou sans religion, qu’il soit blanc, noir, ou même vert.
    Donc l’Algérie ne sera jamais un pays tant que certains veulent m’empêcher d’être moi-même.
    Car la fitna que tout le monde craint arrivera malheursement un jour ou l’autre si toutes les parties ne se réunissent pas et reconnaissent chacun l’existence de l’autre, ne nous mentons pas à nous mêmes.
    L’ Algérie est multiculturelle, multi-confessionnelle, et c’est cela qui est notre richesse. Quant à ceux qui veulent nous rattaché corps et âmes aux bouguennours chameliers, il faut les combattre sans répit.

      Anonyme2020
      24 avril 2020 - 12 h 38 min

      La même chose pour moi,personne ne peut m’imposer son berberisme,le drapeau fourchette et apprendre a mes enfants une langue que même dans 950 ans restera à sa case de départ.moi aussi mes parents étaient musulmans et nous ont élevés a respecté lès choix des autres.

        Le Chant Des Cygnes
        24 avril 2020 - 14 h 21 min

        A anonyme 2020,
        C’est très bien, je respecte absolument ce que vous êtes et cela ne me pose aucun problème.
        Je respecte votre culture, vos Us et coutumes, mais excusez moi de ne pas les partager car ils ne sont pas miens.
        Je ne cherche à vous imposer ni ma langue, ni ma culture, ni mes Us et coutumes, donc tout va bien dans le meilleur des mondes, à moins que vous ,vous ne vouliez m’empêcher d’être moi même?
        Et cela malheureusement cela ne sera pas possible.

          AYLAN
          24 avril 2020 - 15 h 04 min

          Bonjour;
          il n’existe pas d’origine musulmane , l’islam est une religion qui mène tous les gens vers le droit chemin de dieu. L’islam n’est pas venu pour arabiser les sociétés humaines. Imagine que l’ange Gabriel s’est adressé au prophète en anglais!!!!! il n’aurait rien compris puisque il était arabe , l’ange gentille lui parla dans sa langue pour se comprendre. donc il faut chercher vos vraies origines , si vous êtes arabe n’ayez pas honte de le dire, vous êtes accueilli en Afrique du nord depuis des lustre et c’est pas de main que vous serez chassé ;si vous êtes en quête de votre identité alors ne soyez pas jaloux des gens qui revendiquent leurs origines sans complexe; aux moins eux ils affichent leurs appartenance et il se cachent pas derrière la religion musulmane qui est destinée a toute l’humanité et dieu n’a jamais été ou parler arabe comme le prétendent certains extrémistes .zouave ou fourchette ces braves gens ont traversé toute les épreuves de l’histoire depuis la naissance de l’humanité et ils ont toujours contribué de diverses façons a rendre plus humaine la vie des hommes , ni Caligula ni ponce Pilate n’ont réussi a mettre fin a leurs existence, ni d’ailleurs la culture Arabe qui essaie depuis le 6ieme siècle.

          Un Algerien.
          24 avril 2020 - 18 h 45 min

          Expert en religion et expert en histoire ,peut être un autre dira je suis expert en géographie.je crois que tu te crois que tu te contredis .les algériens n’ont pas honte de leurs langue et culture sinon ils laisseront lès frenchis colonisé leurs terre.ce que mes amis kabyles doivent comprendre notre continent était vide et nous sommes tous venus de quelques part lès berbères sont même en Égypte .dire que lès kabyles sont lès seules propriétaires c’est faux,leurs arrières grand pères le savent ,malheureusement ils avaient et jusqu’à présent un alphabet pour écrire leurs propre histoire,le reste a confirmé par lès historiens pour nous raconter l’histoire de l’oeuf et de la poule!..

        DZDZ
        24 avril 2020 - 14 h 56 min

        [email protected]
        24 avril 2020 – 12 h 38 min

        Pas de problème. Ne l’impose surtout pas aux autres. Car ton dieu n’est pas arabe , il est universel , créateur de la diversité au sens propre et large du terme.

          Anonyme
          26 avril 2020 - 18 h 20 min

          Bonjour,
          peut être les amazighs d’Egypte sont partis de l’Afrique du nord ;de la Libye c’est pas trop loin de la vallée de Siwa (un autre complexe…) ; de toute façon quand Omar ibn el as a brulé la bibliothèque d’Alexandrie , ils étaient déjà la .le premier homme au double céphalées (homo sapiens) a laissé ses ossement a BIR EL ATTER mais bons puisque c’est amazigh ca doit être fou . Othmane Saadi disait que le chien est importé du Yémen vers l’Afrique du nord au 6eme siècle bien sur ; ARGAZ qui veut dire un homme en tamazight vient du mot arabe errakiza bien sur ramené par les arabes et qui fait référence au pilier centrale de la tente , avant je sait pas comment imazighen disent un homme!!!!! peut être rajel!!!!!
          L’Algérie est très vaste et peut contenir tout le monde , chacun a le droit de se dire qu’il est le premier sur cette terre et cultiver sa culture et ses origines mais a partir du moment ou on commence a imposer aux autres d’êtres ceux qui ne sont pas ,la cohésion et le contrat social seront rompus ;donc ce qu’on doit faire pour bien avancer il faut éliminer l’intime c’est a dire la religion qu’il faut laisser de coté , chacun est libre de croire ou non et puis en avant vers le savoir et les sciences et la recherche et sortir des carcans du passé qui pèse lourd sur la société algérienne au point de rendre la population tellement nostalgique et inerte impuissante et incapable d’entreprendre quoi que ce soit .

        anonyme
        24 avril 2020 - 20 h 29 min

        Vous faites bien de commenter, mais vous répondez à côté. On vous dit : « je suis berbère », vous répondez « je suis musulman ». L’origine ethnique est la religion ne sont pas la même case à cocher … Idem pour les Israélites, qui se disent un peuple, alors qu’ils ne sont que les fidèles d’une église et qu’ils ont pour origine ethnique le « yemen », le sud du Hijaz (région de l’Assir).

        Anonyme
        24 avril 2020 - 22 h 11 min

        c’est clair que tu pratique l’hypocrisie en double
        1- tu opposes le mot musulman (pour désigner toi) a l’autre (pour désigner un « zouave » enemi de l’islam)
        2- tu veux insinuer que musulman = arabe
        vous nous avez fait perdre beaucoup de temps avec votre fausse culture d’arabité, avec votre ignorance de l’Islam universel que vous essayez de faire égaler à une race (l’arabe)
        laissez les algériens vivre comme bon leur semble, (…) beaucoup d’algériens sont fiers de leur algérianité

    Anonyme
    24 avril 2020 - 11 h 38 min

    Le mot Zouaoui ou Zwawi vient du mot arabe Zaouia (confrérie). Il ne faut pas oublier que la Kabylie fût une région où s’installaient volontiers les confréries, qui venaient même du Sahara Occidental (Sakia Elhmara ou le ruisseau rouge). D’ailleurs le père de Ait Ahmed (Allah yarhmou) était à ma connaissance un chef de Zaouia.

    À Oran, où j’habitais au début des années 1970, mes copains et mon prof d’arabe, me nommaient Zouaoui ou de lieu de Jijeli, bien que je ne parlais que quelques mots kabyles. Jamais je n’ai senti ce mot comme une offense. Bien au contraire.

      Anonyme
      24 avril 2020 - 13 h 57 min

      Ça n’a rien à voir avec Zaouia, tous les historiens sans exception disent que zwawa provient d’Agawa/Igawawen

      Lacan
      24 avril 2020 - 15 h 15 min

      Tous ces termes ont disparu, sauf dans la tete des nostalgiques. Il est connu maintenant que la parole est propre a l’Humain. Les animaux ne font qu’emettre des pulsion, dont seul la chimie est responsable. Ce s’applique meme au plus articule’ des animaux, le peroquet.
      Concernant les turques et les francais meme, en Kabylie, la grande particulierement. Les Zawiyas ne sont ni plus ni moins que leurs equivalents modernes les Ambassades et dont les fonctions sont reduites a ramasser la taxe. Le deal est une guarantie, surtout pour les envahisseurs, qui n’allaient rien recuperer autrement, sinon un harcelement continu et insoutenable a la longue.
      Cela etant l’essentiel de l’affaire, on installe alors les protocole secondaires, genre qui va ramasser cette taxe, etc. A des endroits on indiquera meme les plus demunis, pour cette fonction et ils serviront meme d’Imams pour ceux que ca interesse. Helas personne biensur, meme pas ceux-la que les dieuseries arabish intriguent. Apres les Turks, ils feront la meme basse fonction aupres des francais. Bref, chacun y trouve sont compte, quand a la relativisation de des FAITS ESSENTIELS – qu’ils soient Arabes, Turks, Francais, ou Martiens. Ce sont des etrangers, avec qui on trouve des compromis et accomodations languagieres, etc. Des protocoles, un encadrement autour de la soumission. Que le violeur rentre par la porte ou la fenetre, de jour ou de nuit, il vient pour asouvir un besoin…

      Se sont la les origines et les comment les risidus de tous les villages a travers pas, seulement l’Algerie, mais l’Afrique entiere, les compromissions se sont installe’es et leurs residus s’habillerent d’influences et autorite’s renforce’es, voir guide’es par les envahisseurs.

      Tous les chamaillements des nos jours qui se produisent sont de meme nature. Il y en a qui disent il faut table-rase et commencer a zero, et il y en a qui trouvent moyen de trafiquoter l’histoire dans les recits des conquerants meme, pour trouver une forme d’explication ou connection quelconque imaginaire… pour se projeter dans un role, qui ne dit son nom. Quelque chose comme
      « j’ai cire’ suffisemment de chaussures de sultans arabes, et tellement longtemps que ma place est nulle ailleurs, que parmis eux. » – dixit boutesrika a son cadre et sa soeur. Personne d’autre pour l’ecouter, meme pas son frere, qui connait bien et la chanson et son refrain.
      Ce confinement me tape sur les nerfs.
      Ni ramdane, ni salat, mais m’accomoderais bien d’une Aicha assortie de Malika et genre…

      Inisi
      24 avril 2020 - 17 h 14 min

      @_Anonyme:24 avril 2020 – 11 h 38 min.

      Je cite : « Le mot Zouaoui ou Zwawi vient du mot arabe Zaouia (confrérie). »

      Voici un autre Σalem parmi tant de Σulama , version 2020, successeur des Oulémas. Pourvu qu’on arrime
      Les « Igawawen » à l’islamisme.

      Que du bonheur à lire ce genre de monstruosité. C’est tout le monde qui s’invente savant, pardon Σalem.
      Les réseaux sociaux vous donnent la possibilité d’être « virtuellement », ce que vous n’avez et ne seraient jamais être dans la vie « réelle », sinon comment oser, sans sourciller un petit instant, avancer une monstruosité pareille : « azwaw » VIENRA du lexème « zawiya » !
      Même une thèse la plus irréfutable qui soit, par mesure de précaution, fera usage du conditionnel (« viendrait » au lieu et place de « viendra »).

      Mais notre Σalem d’aujourd’hui, successeur des Oulémas algériens d’hier n’a cure, sinon, comment expliquer le passage du phonème « W » de la racine lexicale amazighe, un bilitère de type *ZW < AZWAW au « Y » de la racine lexicale (arabe ?) « *ZWY », trilitère du lexème « ZAWIYA-TU », le « TU » est une désinence, ici un affixe (suffixe féminin singulier).

      Par manque de temps, je me restreins à la seule comparaison linguistique de ces deux lexèmes et laisserai l’argumentaire sociolinguistique, historique, …

      Comme vous le constatez, c’est à ca que se résume l’effort des islamistes actuels, les successeurs des Oulémas, pour la réhabilitation de tamazight : l’arabiser en faisant usage de l’islam.

      AYLAN
      26 avril 2020 - 18 h 39 min

      Les confrérie ne s’installées pas volontiers en pays kabyle , c’est la politique expansionniste des différents courant musulman a l’époque, c’est un peut comme les qasmas du FLN a ses années d’or ( c’est les relais du pouvoir) il faut pas ignorer que des années post islamisation de l’Afrique du nord , Imazighen livraient au moins un guerre par mois (12 insurrections par an) a l’occupant Arabo-musulman , du coup les confrérie ont contribuaient a asseoir le pouvoir sur l’arrière pays . même politique des turc avec leurs baylek et la France avec les SAS.

    Fellahi
    24 avril 2020 - 11 h 15 min

    De tous les corps de l’armée française créés à ce jour, il n’existe AUCUN corps officiel articulé exclusivement sur l’ethnie régionale ou culturelle.
    Mais les Harkis de ce pouvoir, (…) de l’histoire coloniale essaient de salir une région qui a donnée les meilleurs de ses fils pour qu’enfin, cette engeance puisse perdurer dans cette Algérie tourmentée. Mais toute chose a une obsolescence. Histoire de temps. Personne n’aurait parié un dinar qu’on verra un jour Said Boutef’ et toute sa cour civile et militaire faire la queue à El Harrach pour une soupe de lentilles. Patience.

    Anonyme
    24 avril 2020 - 11 h 12 min

    Les (…) boukharouba, benbadis et leur Emir adelkader ont tous été au service de la France, paradoxalement on les fait passer pour nationalistes. Ainsi abdelkader touchera 150 000 francs – anciens- contre le traité de Tafna, une traitrise, benbadis vouera la superiorité du colonialisme et s’est offert comme Kapo de la oumma au service du bureau arabe, boumediene offrira le peuple algérien comme chair à canons des essais nucléaires. L’Algérie arabe est la continuité naturelle du colonialisme autrement

      Krimo
      24 avril 2020 - 11 h 43 min

      Anonyme 24 avril 2020 – 11 h 12 min

      A votre propre jeu, juste un exemple :
      Je vous confirme dans le Larousse edition 59, partie nom propre : Abdelkader ……… et il devint un ami fidele de la France.
      Dans le meme Larousse edition actuelle, partie noms propre au sujet de Abdelkader le « il devint un ami fidele de la France » n’y apparait plus.

      Pourriez-vous me l’expiquer ?

        Aoristo
        24 avril 2020 - 12 h 49 min

        Élémentaire mon cher Watson, les Français ne sont pas bêtes , leurs intérêts priment avant tout.
        Si la distinction “ami de la France” a été supprimée aujourd’hui, elle n’absout aucunement un fait historique avéré.
        Cette “correction” n’a uniquement pour objet de ne pas titiller la fibre sensible de ceux (les auteurs du Hold Up révolutionnaire de 1962) qui ont érigé la figure de l’Emir comme symbole fondateur de “l’Etat moderne” (excusez du peu) algérien, avec qui on fait de gros profits, tout comme on désigne pompeusement la flotte de pirates turcs de “Marine Algérienne”.
        Quand on veut se mentir à soi, on peut toujours se bercer d’illusions.

          ss
          24 avril 2020 - 23 h 15 min

          magistrale. 1000 bravo.

          Krimo
          25 avril 2020 - 1 h 55 min

          Aoristo

          “Si elementaire mon cher Holmes que votre perspicacite s’enrobe de vanite et ferait place a l’illusoire. Desole Holmes, je ne pourrai le conter aux lecteurs si friands de vos exploits, ce serait une insulte a leur intelligence”

          Aoristo
          25 avril 2020 - 15 h 27 min

          @Krimo
          Désolé mon cher Watson d’avoir froissé votre fibre sensible, parfois la vérité est bien cruelle.
          Quand à la vanité évoquée, due à un argumentaire en sécheresse, d’abord elle ne tient nulle part aucune vitrine d’apparat, ni aucun musée de reliques sacrées, puis ce n’est quand même pas elle qui a renvoyé paître le Prussien Bismarck qui a proposé à l’Emir de fournir une aide en armement pour reprendre la guerre contre la France et créer ainsi deux fronts, un en Algérie et l’autre avec la Prusse, ce qui affaiblirait certainement les forces françaises.
          La réponse de l’Emir a été sans équivoque : “Je suis fidèle à la parole donnée , quant à toi que Dieu te pulvérise toi et tes armées.”
          Par ailleurs, s’il a constaté qu’il a été abusé par les français après le traité de la Tafna, pourquoi s’était-il résolument opposé à toutes les révoltes après lui, en maudissant leurs instigateurs ? Avec la précision “suprême” que si la France occupe notre pays, c’est parce que Dieu l’a voulu ainsi, on ne peut aller contre la volonté divine !
          Il y a comme une ironie dans ce sort implacable que même une “vanitas vanitatum” ne peut terrasser.
          Sans rancune mon cher Watson, ce n’est qu’un débat, les opinions peuvent certainement diverger, en toute liberté.

          Krimo
          25 avril 2020 - 22 h 06 min

          Aoristo,

          La verite est bien cruelle, je ne vous ferai pas l’affront de le nier vos ecrits sont la. Vous avez beaucoup de devoirs a faire pour corriger l’incurie qui vous habille.

          Celle-la elle est bien bonne : l’Emir et Bismark, entre la redition de l’un et l’avenement de l’autre c’est 20 ans qui les séparent. Comme on dit chez nous “rak emkhalet l’avance maa retard. “

        Anonyme
        24 avril 2020 - 12 h 53 min

        Mehri avait déclaré ceci  » c’est De Gaulle qui nous a imposé l’arabisation »!

      Dubitatif
      24 avril 2020 - 12 h 55 min

      En voila encore un qui ignore que Benbadis était kabyle des sanhadja !

      Smail
      24 avril 2020 - 22 h 27 min

      Les ancêtres de notre région ne se sont pas attribués eux memes les différents noms qu’on leur a donné au fil de l’histoire: Berbères (par les romains), africains (par les pheniciens devenus carthaginois), kabyles (tribus) par les arabes, enfin algériens par les français. Donc Zwawa ou autre n’est qu’un terme de plus attribué par les en envahisseurs
      Pour revenir aux zouaves, les autochtones (kabyles et autres) n’étaient pas aussi nombreux, de telle sorte que l’armée Française était obligée de recruter des français nouveaux débarqués, des français de France (surtout des condamnés et des bandits) et des étrangers venus avec les colons (espagnols, italiens, maltais..).
      Pour information, le père du célèbre écrivain français (Albert Camus, né pres de Annaba), qui s’appelle Lucien Camus (né à Ouled Fayet) faisait partie d’un régiment des zouaves.
      Et aussi, il y a un régiment des zouaves (zouaves pontificaux) qui veille sur le Vatican et le pape … mais il n’y a pas de kabyles !

      Arabe et fier
      25 avril 2020 - 8 h 03 min

      Pendant que le Grand Emir Abdelkader livrait une bataille farouche contre l’armee colonialiste, le Bachagha Ahmed El Mokrani , le pere , etait le chouchou de Napoleon iii a qui il rendait souvent visite a Paris. Pendant que le peuple algerien brulait dans les grottes, Ahmed El Mokrani assurait le libre passage de l’expedition colonialiste des Portes de Fer. La France lui avait permis de garder ses terres et de relever les impots. En 1845 il perd son statut d’allie et devient subordonne et perd ses prerogatives . Il meurt en 1853 a Paris au cours d’une visite a l’invitation de Napoeon iii.
      Ses deux fils Mohand et Boumezrag en tant que bachaghas se sont souleves en 1871, un peu tard pour , pour protester leurs pertes de privileges mais pas pour l’Algerie.

    Ayweel
    24 avril 2020 - 10 h 56 min

    J’aimerais juste préciser, comme vous l’avez dit,:, 《dans ce bataillon étaient admis tous les indigènes …., 》effectivement parmi eux y’a eu Un nombre impressionnant de cavaliers issus de la région de biskra, et dont les descendants se sont établis depuis, dans les quartiers antiques d’alger. C’est très dommage que certains algériens prefabriquent des qualificatifs tels que zwave chaoui, kabyle… et les utilisent pour créer de la zizanie entre le peuple algérien. Ces gens sont entrain d’appliquer un programme de destruction de l’Algérie , reste à savoir pour qui ils travaillent ??? Et comment ils arrivent â le faire sans s’inquiéter.?? Alors que d’autres sont conduits aux cachots pour avoir hissé l’emblème culturel algérien. C’est grave, très grave lorsque, sur les plateaux des différentes tv, et sur le sol algérien, on invite des gens à verser dans les insultes d’algeriens, en utilisant dans leur langages des qualificatifs importés je ne sais d’où, zwaves, zwawa, chaoui, kabyle… et parmi eux, certains siègent dans l’hémicycle de l’APN !!!!!!! Et c’est là la reponse de qui cherche à allumer la mèche. En terminant j’aimerais bien dire à ceux qui qui jouent avec un scorpion en le prenant pour une crevette, que ce qui s’est passé en Espagne, malgré les sept siècles, peut se reproduire en Afrique du Nord, malgré les quatorze siècles, et cette fois ci les refoulés ne trouveront pas un pays pour les accueillir. Donc le mieux pour nous tous c’est d’accepter notre diversité , de s’sccepter mutuellement dans le respect de notre identité et le respect de cette terre bénie par le sang de tous nos chouhadas de l’epoque de massinissa â celle Djamila Bouhired.

    Dubitatif
    24 avril 2020 - 10 h 27 min

    Mes ancêtres (coté mère et coté père) viennent de l’arrière pays immédiat de Jijel (Gigeri) mais appelé Jeljel autrefois par les gens du pays !!!!. Depuis toujours. Tout est oublié, malaxé par les historiens de pacotille pour des questions de propagande, mais pour quelle finalité ?
    Adieu l’Algérie de mon enfance et ma jeunesse, la bataille fait rage entre gens obtus.

    Qui se sent morveux se mouche !
    24 avril 2020 - 10 h 19 min

    « Tongue in cheek » Naïma Salhi and Co… Bien fait pour vos g… (poliment), ennemis de mon pays L’ALGERIE. Magistrale contribution. Merci Monsieur Mouanis Bekari.

    Dubitatif
    24 avril 2020 - 10 h 19 min

    Quelques explications ne sont pas faites pour aller dans le sens de l’article.
    Gigeri désigne la ville de Jijel actuelle … ce livre je l’avais lu il y a plus de 20 ans.

    Azwaw mot arabe ?
    Il faudra nous le préciser, on ne le trouve ni en Tunisie ni dans le reste des pays arabes.
    Peut-être même pas au Maroc.
    C’est peut-être de l’arabe algérien !!! Comme nighass ?
    Et si oui d’où vient-il ?

      Ayweel
      24 avril 2020 - 11 h 24 min

      Une petite précision : nighass, n’à rien à voir avec l’arabe, nighass veut dire en langue amazigh : je lui ai dit. Ex, nighass adyasse athikal mani thakhlath thamourth oumazigh. Ou en arabe algérien 《goultlou ou koltlou ou koltou lahou, de venir voir où en est arrivée la terre de mazigh》

        Algerien Pur Et Dur
        24 avril 2020 - 15 h 09 min

        Je vois d’ou emergent tes sources maintenant. Inass athieqal gher thamourth eniemethnegh dihiya.

          Ayweel
          24 avril 2020 - 19 h 05 min

          thamourth eniemethnegh dihiya, azenzentene, ouatchintine,outhadjine this ghir arrouabis thaellkifanes, oussindine flasse amibourkhanes thatmorghi.

      Mouanis
      24 avril 2020 - 14 h 39 min

      Tous les géographes arabes ou même les visiteurs de passage, à commencer par Ibn Batouta, font référence aux « Zwawa », pour désigner la population qui occupait le territoire compris entre Bejaia et Dellys (Tedellis). Mais la plus importante source reste Ibn Khaldoun (Histoire des Berbères, T1, pages 175 et 204, Ed Berti, Alger) qui a vécu longtemps à Bejaia et qui, non seulement donne toutes sortes d’informations sur la population qu’il appelle « Zwawa » mais les rattache sans hésitation à la confédération des Ketama, en se prévalant de l’autorité de Ibn Hazm (Xème et Xième siècle), dont les travaux sur la généalogie des « Berbères » était la référence. Il est important de garder à l’esprit que ces populations que l’on appelait « Zwawa », ne se désignaient pas par ce nom, mais par celui de Igwawen (ou Igouaouene dans les études françaises du 19ème) ou encore Gwawa. C’est le phénomène universellement connu de corruption des appellation locales par des langues allogènes. Permettez-moi 2 exemples : Les Tagarins et Soustara. Aucun habitant d’Alger n’aurait su à quoi correspondait le terme de Tagarins avant la venue des Français (enfant nous l’appelions « Tagara ») , et la plupart des habitants de Soustara ont oublié l’origine du nom de ce quartier.
      En ce qui concerne Gigeri, il s’agit bien du livre de B.Bachelot, « l’expédition de Gigeri, 1664 ». Malheureusement, les notes de bas de page n’ont pas été préservées.

    El Vérité
    24 avril 2020 - 10 h 18 min

    L’Algérie est la nation la plus gatée de ce monde,elle est léguée de toutes les richesses,un pays aussi vaste avec les quatre saison,ou il manque de rien sauf des dirigeants de bonne famille honnète et travailleurs,si comme on vous offre un délicieux plats mais on vous coupe les mains,il faut des assistants pour manger à sa faim

    C'est de coûtume en Algérie...
    24 avril 2020 - 10 h 07 min

    …d’affubler les Kabyles de noms d’oiseaux à chaque soulèvement contre le régime, justifiant de la sorte leur répression gratuite. Mais malheureusement, au travers de Doubabs ou doubabate (genre Naïma S) ça continue toujours de façon impunie. Le régime ne tient qu’à un fil de grossièreté et de vulgarité, hélas !

    Moh.abbas
    24 avril 2020 - 9 h 24 min

    Je choisis 2 exemples ; ali haddad et abdelmajid sidi said qui soit dit en passant, espère le voir en pyjama rayé avec ces potes. Ce sont 2 Algériens, on va dire kabyle afin de rester dans cette aliénation « ethno culturel » et Bein ce sont 2 criminel de la pire espèce mais ce ne sont pas des zwaves. Il existe des bons et mauvais partout.., il en à été toujours ainsi et ça le sera toujours comme ces fouteurs de brun auquel nous les voyons arrivé de très loin d,avec leur sabots.

      Hmed hamou
      24 avril 2020 - 11 h 20 min

      @ Moh.abbas,

      « Il existe des bons et mauvais partout.. »
      T’ en es sûr ?
      Parceque d’après tes exemples on dirait pas.
      Et oui, tu dis qu’il existe des bons et mauvais partout
      Mais, pourtant t’as bien pris le soin de chercher tes deux mauvais exemples uniquement chez les igawawen ! Même pas un seul petit bon exemple à se mettre sous la dent dans ce coin du pays ?

        Moh.abbas
        24 avril 2020 - 12 h 00 min

        @Hmed Hamou,
        Je vous demande de vous arrêter..lol,
        Si ça peut vous faire plaisir Hmed hamou ;
        Saïd boutef..abdelaziz boutef natif d,oujda, Chadli bendjedid (el tarf), Sarkozy(france), George w bush(Etats-Unis), mustapha berraf( plaide pour le prix Nobel à Bouteflika), diaspora sahraoui,hassan 2 (maroc), saadani (Tunisie), Dominique Strauss-Kahn (france), Ahmad ghoul (Aïn defla)…etc etc.., maintenant si ça vous amuse Hmed hamou, vous avez tout le loisir de chercher la petite bête dans le côté obscur de la force d,une éventuelle erreur dans ce com et vous faire une autre idée « soupsonneux » sur ma personne.
        Ps: il existe bien évidemment des bons dans toute les zones cité, KABYLIE comprise.

          Compréhension ?
          26 avril 2020 - 20 h 38 min

          Malheureusement vous ne répondez pas à sa question.
          Voila la question posée : « Même pas un seul petit bon exemple à se mettre sous la dent dans ce coin du pays ? »
          Donc de cette partie de la kabylie berbérophone.

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