De la tutelle religieuse

Ghlamallah ordre religieux
Abdallah Ghlamallah, président du Haut Conseil islamique. PPAgency

Par Nouredine Benferhat – Une société close est une société soumise à une tutelle d’ordre religieux ou sectaire. L’individu se trouve dépossédé de son libre arbitre, le corps social s’en trouve dissous et le politique soumis. Elle est le produit d’hommes prétendument savants et sages qui imposent leur seule exégèse.

Certains de leurs oukases sont éloignés des préoccupations du moment. En l’occurrence, la situation sanitaire qui prévaut dans notre pays et où il aurait été souhaitable que certaines de leurs décisions tiennent compte de l’avis de nos experts. Car la vérité est à chercher dans les recommandations de nos scientifiques en dehors de toutes autres considérations de quelque origine ou essence qu’elle soit.

Comme dit Ibn Rochd – plus connu en Occident sous son nom latinisé d’Averroès –, «la vérité appelle à pratiquer l’examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité, alors, nous musulmans savons de science certaine que l’examen de la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le texte révélé, car la vérité ne peut être contraire à la vérité mais s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur».

A son opposé, dans la société ouverte se développe une forme de coexistence humaine dans laquelle la liberté des individus et la protection des faibles sont essentielles. Elles sont celles de la démocratie qui sait tirer des expériences difficiles les enseignements qui contribuent à définir un mode de penser anti-autoritaire.

Ces valeurs apprennent aux personnes à s’écouter et à exercer leur sens critique en les mettant à l’abri des influences infantilisantes.

La démocratie et la tutelle religieuse sont difficilement conciliables.

N. B.

Comment (11)

    DZLander
    25 juillet 2020 - 14 h 49 min

    L’opération de conditionnement idéologique entamée de longue date par l’ex parti-Etat dit FLN post indépendance, l’antithèse même du FLN canal historique d’avant 1962, autrement dit le cancer actuel de l’Algérie, relayé par son ex FIS et ses clones qui en sont la métastase, cette opération donc a fini par porter, non ses fruits, mais les vers dans les fruits. Autrement dit le virus vert est à présent bien ancré dans les frêles consciences faussement citoyennes. Et qu’observons-nous par voie de conséquence ? Une attitude ostentatoire fréquente, chez l’algérien lambda, qui consiste, hélas, à n’appréhender la réalité qui l’entoure qu’à travers le prisme religieux, avec une tendance pharisienne à la sacralisation irraisonnée du divin. Résultat des courses, le référent religieux se trouve exagérément privilégié au détriment du profane, à telle enseigne que l’on est en droit de se demander si, à la limite, nous sommes encore en Algérie républicaine ou déjà en Algéristan théocratique…Tout cela est d’autant gravissime que, pour tout dire, nous nous trouvons aussi face à l’existence par défaut d’un ministère des Affaires religieuses et d’une soi-disant autorité de la Fetwa qui se comportent de façon outrancière, exactement comme l’aurait fait n’importe quel clergé en religion alors que le clergé n’est pas censé exister en islam. En revanche, ce qui aurait été assurément plus censé, c’est que ce ministère et l’autorité de la dite fetwa soient réformés pour ne devenir, ensemble, qu’une simple direction centrale des affaires religieuses et des Habous au sein du ministère de l’Intérieur. C’est à cette condition-là, entre autres, que l’on se départira de l’immobilisme salafiste néfaste qui jusque-là s’est emparé sans retenue d’une frange de plus en plus importante de notre société

    galou
    23 juillet 2020 - 13 h 41 min

    Ne soyons pas prisonniers de rites inventés pour la prospérité des puissants.
    Ceux d’avant et ceux de nos jours (c’est les mêmes!) .
    le vital (corps) est malmené par les rites et les besoins
    L’affectif (âme) est tiraillée par la peur et l’émotion
    Le Vrai (esprit) est désorienté par tant de voies, alors que chaque individu possède en lui son propre chemin.
    Depuis que le premier homme s’est mis à « méditer » (se questionner) chaque humain ayant trouvé un sens à Sa vérité l’a proposé (sans arrières pensées) comme seul chemin pour la perfection !
    La religion c’est le bon sens et les raccourcis ce sont les conseils des autres, parfois mauvais, car toute serrure a sa propre clef.
    Tu peux la tourner toi-même quand tu veux ou attendre que quelqu’un le fasse à ta place …

    sahh
    23 juillet 2020 - 13 h 20 min

    L’Humain ne veut pas se prendre en main.
    Il a toujours eu besoin d’un plus puissant, même factice pour le diriger.
    Dès qu’il s’apercoit (très rare) que son « protecteur » est défaillant il s’en fabrique un autre.
    Il pleure sur une statue, une idée (fable), une idôle (chanteur, sportif…) ça le rassure.
    En s’occupant de son estomac avec parcimonie on l’infantilise.
    Il est convaincu d’être faible face aux évenements le dépassant.
    Ne me dîtes surtout pas que ma croyance n’est pas la plus vraie !
    Même ceux qui se croient libres ont pour divinité leur idéologie opposante, leur illusoire Démocratie.
    Pourtant on lui suggère d’ésperer, d’attendre l’eternelle Apocalypse le jour de la grande punition!
    Alors qu’il peut agir simplement : Manifester, Boycotter, se révolter…
    Qui decide des programmes scolaires, de l’écriture de l’histoire, d’interpreter les dires des sages (religions), de diffusion médiatiques …
    Les plus malins sont ceux qui depuis l’antiquité savent que « l’Argent » est le vrai pouvoir et qu’il provient du travail : Alors faisons travailler les autres en leur faisant peur…la suite est connue !
    Libérer la femme pour l’emprisonner dans de plus grosses chaînes (objet futile de marketing).
    Libérer les moeurs ( contre-nature) pour mieux diviser.
    Remplacement des populations repues devenues trop embarassantes (anti-complotisme) par des plus naïves…
    Avant on colonisait les territoires avec des Armées, aujourd’hui on colonise les dirigeants…
    Dès que les pays SOUS- développés commencent à fabriquer par eux-mêmes des produits au lieu de les acheter chez les riches, on modifie les modes de consommation, on rend obsolète puis on crée de nouveau besoins .
    Où passent les brevets des pays pauvres ?
    Normal que les plus grand agresseurs veulent interdire aux autres de detenir (FABRIQUER) des armes éfficaces.
    Je ne peut m’empêcher de secouer la tête en soupirant quand je lis : tel pays sous-dev a envoyé une sonde sur telle planète ! RIEN QUE CA ! No comment.
    Celui qui croit que les trois religions monotheiste ne sont pas complices (au sommet de la pyramide) se trompe lourdement ! Voilà le jeu qui vous a été offert et que vous appréciez tant.

      RAYES AL VHOUR
      25 juillet 2020 - 15 h 24 min

      …. tu discours comme
      Barouch Spinoza..
      On a comprit…

    Karamazov
    23 juillet 2020 - 11 h 55 min

    We3lech ya akhi Don Diego ?

    Elum yelène afuchène arantid af ouyazid, on dit à Guezgata. Au lieu de blâmer le chacal on se venge sur le Coq .

    Pourquoi pas un poisson ? Oula crevettes en sauce pour tout le monde ?
    Ayavava , les crevettes en sauce de la Pêcherie d’Alger, accompagnées d’un « pelure d’oignons » , dans les années swassatdis. Oula elbaw wesak 3lih ?

    Mais je parle d’un temps que les mioches de maintenant n’ont pa pu connaitre.

    ZORO FIDEL AU SERMENT DE JUGURTHA
    23 juillet 2020 - 10 h 38 min

    ET SI CHACUN DE NOUS SACRIFIAIT UN COQ A LA PLACE D UN MOUTON NOURRIS AVEC DES HORMONES ET DES GRAISSES ANIMALES. TOUT LE MONDE EST AU COURANT DES PASTEQUES ARROSEES AVEC DU FUOL .NOS MOUTONS VIENNENT D AUSTRALIE ET EN AUSTRALIE C EST UNE CATEGORIE DE BETAIL NOURRIS AVEC DES ALIMENTS DOUTEUX. ALGERIENS FAITES COMME MOI UN COQ FERMIER ME SUFFIT. 0 CHOLESTORAL 0 MATIERE GRASSE ..N ECOUTEZ PAS CE CHARLATAN DONT LES ENFANTS ETUDIENT EN FRANCE

      Voilà
      23 juillet 2020 - 13 h 23 min

      Dieu n’a pas besoin de sacrifices !
      Il ne vend pas des moutons dans le desert, Lui…
      Balivernes !

    Anonyme
    23 juillet 2020 - 9 h 56 min

    La démocratie et la tutelle religieuse sont difficilement conciliables.

    Comment difficilement conciliable? Mais non, notre pays montre que c’est tout à fait possible et depuis longtemps. Nous avons une démocratie religieuse comme d’autres ont une démocratie parlementaire ou présidentielle. De l’école à l’Université notre jeunesse est complètement imprégnée de religiosité. Les mosquées, les tenues vestimentaires, le physique, la mentalité, l’aspect des rues de beaucoup de quartiers, l’apparence de certaines petites villes montrent un pays écrasé par une ambiance lourde de religiosité.

    Pour celui qui a connu Alger dans les années 1962-1970, il a vite fait de mesurer le bouleversement social et mental de ce pays. Et ce qui est plus grave, est que la racine de ce changement, concerne l’Ecole. Cette Ecole de la république qui devait construire l’Algérie d’aujourd’hui a complètement failli tant du point de vue linguistique que dans l’initiation du jeune algérien dans son tôle de futur citoyen, maître de sa destinée.

    L’imam a remplacé l’instituteur, le médecin, le scientifique, le juge, le droit. Le citoyen est redevenu un sujet qui doit obéir aux lois divines sous peine d’être sanctionné par la loi des hommes inspirée par la religion.

    Pourquoi nous rappeler les réflexions philosophiques de Ibn Rochd? Les grandes idées de ces penseurs d’une autre époque n’ont plus court depuis longtemps et ont été bannies à jamais par les hauts responsables musulmans eux-mêmes. Le monde musulman de ce début du XXI° siècle ne produit que du terrorisme, des dictatures, des répressions car il lui est impossible de s’adapter à l’époque actuelle, technologique, scientifique et libertaire. Il lui est impossible, à cause de dogmes établis à une période qui n’ont plus court en ce moment.

    Notre société régresse, c’est un fait établi. Les élites intellectuelles continuent de quitter le pays pour un ailleurs qu’ils espèrent plus ouvert pour eux et surtout pour leurs enfants. Certains médias n’hésitent pas à afficher sur leur écrans des scènes dégradantes d’une femme algérienne embrassant les pieds de son soi disant mari. D’autres dégradent des statues sous prétexte de seins nus. Enfin cette jeune institutrice de la ville de Barika a résumé à elle toute seule le problème de l’Algérie et du débat qui en a découlé et dont on peut rappeler le dialogue avec ses élèves. Cela se passait en 2016 et c’est encore d’actualité.

    – « C’est la volonté de Dieu »
    – « Quelle est la langue la plus riche ? »
    – « C’est l’arabe »
    – « Cette année ma langue de travail sera… ? »
    – « L’arabe ! »
    – « Quelle est la langue aimée de Dieu ? »
    – « C’est l’arabe »
    – « Quelle est la langue des gens au paradis ? »
    – « C’est l’arabe »

    Que dirait donc Ibn Rochd de ce dialogue pédagogique?

    Karamazov
    23 juillet 2020 - 9 h 48 min

    Je crois que aussi vous faites partie de la secte des trayeurs de boeuf. Longtemps après Averroes Arkoun s’est luxé les synapses pour nous vendre un islam éclairé à la lumière du rationalisme. Ou est-ce plutôt un rationalisme assombrit par les ténèbres de l’obscurantisme ? Et plus près de nous Saint Qeddour apostasiant en un moment d’égarement son bœuf s’est mis à vouloir édulcorer la religion, avec sa théologie désaléniante : « avec beaucoup de vaseline éléphant encugule fourmi », disait Céline.

    Copernic qui était chanoine ( un ecclésiatique , un religieux pour les incultes) n’avait pas défroqué parce qu’il a découvert l’héliocentrisme et l’Eglise n’a pas corrigé d’une virgule ses croyances. Et Averroes pouvait continuer à dire : « nous musulmans savons de science certaine que l’examen de la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le texte révélé ». Comprendre que si Copernic n’avait pas lu le Coran , il aurait continué bêtement à croire que la terre est le centre de l’univers.

    Awah, inna lillahi wa illayhi radji3oun quoi qu’on qu’on fasse !

    Belveder
    23 juillet 2020 - 8 h 31 min

    pour L Aid sous COVID ce n est pas du Tout une quéstion religieuse d ailleurs le sacrifice n est pas une obligation mais surtout sociale culturelle et BEAUCOUP de «  »m as tu vu » » »
    Un pére de Famille raisonnable peut expliqué a ses enfants le fait de ne pas faire ce rituel
    Se cacher derriere des injonctions ou des avis pour prendre des risques c est une affaire personnel
    aprés si Le pratiquant est lui méme «  »UN MOUTON » » suiviste c est une autre Histoire

    Anonyme
    23 juillet 2020 - 8 h 10 min

    la tutelle religieuse en algerie est désormais un fait de soi puisque 99 % des fideles ne connaissent pas la direction du 9abla

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.