La lutte anticoloniale des Palestiniens phagocytée par l’idéologie islamiste

Palestine islamisme
L'idéologie arabo-islamiste a dénaturé la lutte anticoloniale des Palestiniens.. D. R.

Par Mesloub Khider – Notre époque est cernée de toute part par les forces réactionnaires. Qu’elle s’exprime sous la forme religieuse, nationale, raciale ou ethnico-linguistique, la réaction a le vent en poupe. Parmi les mouvements rétrogrades les plus revendicatifs, vindicatifs et actifs, apparus ces dernières décennies sur la scène internationale, l’islamisme occupe le haut du podium dans le classement des forces obscurantistes. L’idéologie archaïque islamiste s’est mise à s’agiter frénétiquement comme une bête blessée, au moment où les sociétés semi-féodales, semi-coloniales des pays musulmans étaient bousculées dans leurs fondements. Au moment où leur base sociale s’étiolait, à la faveur de l’introduction de nouvelles structures économiques, sociales, politiques et idéologiques. Autrement dit, au moment de la mutation de leur formation sociale, de l’implantation du capitalisme, de la modernisation balbutiante de ces régions.

Cependant, le surgissement de l’islamisme dans les pays musulmans a été impulsé et favorisé également par la domination impérialiste, par la multiplication des conflits transplantés dans ces pays par les puissances capitalistes en lutte pour le contrôle de ces régions stratégiques et pétrolifères. Ces tensions impérialistes se sont particulièrement exacerbées et accentuées après la disparition de L’URSS. En effet, au lendemain de l’effondrement du bloc soviétique, la nécessité de la redistribution de la carte du monde s’est posée avec acuité et invitée avec brutalité.

De manière insistante, tout le monde soutient, y compris les prétendus experts, que le mouvement islamiste est la résultante de la radicalisation de la religion islamique. C’est une explication purement idéaliste du phénomène islamiste. Une chose est sûre : ce n’est pas la conscience qui détermine l’être, c’est l’être social qui détermine la conscience. En d’autres termes, l’esprit ne guide pas le monde. Ce sont les conditions socio-économiques qui impriment leurs marques à l’évolution d’une société. Pour preuve, ce phénomène des mouvements islamistes apparaît dans une phase de domination mondiale capitaliste corrodée par la déliquescence. Il n’a pas surgi à l’époque de sa glorieuse croissance, ou à une tout autre période antérieure de l’histoire. Notre époque décadente favorise toutes les déviances sociales et réactions politiques, toutes les formes de violences à connotations criminelle, sexuelle, politique ou religieuse.

En fait, dans ses manifestations archaïques, l’islamisme n’exprime phénoménologiquement que la forme et non le fond de l’opposition que ce courant représente. Dans son expression politique, la réaction intégriste islamiste est la forme ultime qu’a prise la résistance nationaliste chauvine dans ces pays économiquement et industriellement arriérés, en proie à une crise systémique profonde (en Algérie, cette expression de la crise de la société est portée par l’islamisme et le berbérisme irrédentiste, produits d’une Algérie en plein bouleversement socioéconomique et politique, en transition historique entre l’ancien monde qui peine à mourir et le nouveau mode production qui regimbe à naître pleinement). De fait, l’islamisme, expression religieuse d’un combat en réalité politique, traduit la résistance de ce monde ancien, produit du mode de production archaïque féodal, à la pression du mode économique libéral moderne.

Pareillement, dans les pays occidentaux avancés du point de vue des forces productives et des moyens de production, confrontés à la crise économique systémique, on assiste à l’émergence du nationalisme chauvin patriotique, exprimé sous la forme du populisme.

Ces deux idéologies superficiellement rivales et virales (l’intégrisme islamique versus l’intégrisme d’extrême-droite) mènent en réalité un même combat d’arrière-garde dans un contexte de crise économique structurelle du capitalisme. L’intégrisme d’extrême-droite se développe dans tous les pays du monde, aux Etats-Unis, en Europe, et particulièrement en Israël.

C’est dans cette perspective de décadence du système capitaliste mondial, vecteur d’extrémismes religieux et populistes, qu’il faut inscrire, de manière générale, la maladie chronique du monde arabe, affecté par la propagation pestilentielle de l’islamisme. Et, corollairement, la crise profonde du combat du peuple palestinien, tout à la fois pollué par le radicalisme islamique et abandonné par le monde entier, notamment par l’Arabie Saoudite et la majorité des pays arabes, ralliés officiellement au sionisme.

De manière générale, le repliement hystérique identitaire et le déploiement religieux terroriste, dans leurs versions islamique et judaïque (partiellement chrétienne circonscrite à l’Amérique) caractérisent notre époque affligée de dérélictions protéiformes.

De fait, le projet d’émancipation social ayant brûlé ses vaisseaux, le monde, emporté par de multiples naufrages économiques, en proie aux tempêtes guerrières, aux noyades sociales, au tsunami du chômage endémique, aux pandémies virales létales, au suicide collectif de la morale complètement à la dérive, le monde donc navigue à vue, sans capitaine vertueux salvateur au gouvernail, sans boussole politique libératrice, sans promesse d’accostage un jour à bon port, à la faveur d’un sursaut révolutionnaire. Partout, dans de nombreux pays, les deux formes d’expression réactionnaires populistes (identitaires) et religieuses (islamistes) prennent en tenaille les populations soumises à leurs délétères influences idéologiques.

Pour revenir à la Palestine, il faut se rendre à l’évidence : la Palestine n’est pas près de recouvrer son indépendance. Par la faute des Arabes, en particulier, et des musulmans, en général, la cause palestinienne est discréditée, disqualifiée, dévoyée. La cause palestinienne, problème colonial par essence, a été métamorphosée en guerre de religion entre juifs et musulmans, en combat intra-ethnique (entre la même population sémitique, déchirée uniquement par une dissension religieuse). La cause palestinienne a perdu son caractère politique. Indubitablement, ces trente dernières années, à la faveur de l’expansion de l’islamisme, la question palestinienne a été totalement phagocytée par ces entités réactionnaires islamistes. Elle s’est diluée en combat religieux. De problème colonial international, la question palestinienne, par la faute des islamistes, a été fondamentalement dévoyée, transformée en guerre confessionnelle entre musulmans et juifs. Aussi a-t-elle perdu, aux yeux de l’opinion publique internationale, son caractère politique, sa matrice colonialiste. Les Arabes, en particulier, et les musulmans, en général, sont responsables de cette désaffection du soutien de l’opinion publique au peuple palestinien, pourtant victime d’occupation coloniale par les sionistes. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler que 95% des fervents sionistes à l’échelle planétaire ne sont pas juifs. Ironie de l’histoire, naguère, jusqu’aux années 1980, à l’époque progressiste du combat anti-impérialiste et anticapitaliste, avant l’émergence des mouvements islamistes, la cause palestinienne était portée aux nues. Elle constituait le ticket d’entrée de l’engagement politique. Tous les partis de gauche, socialiste et communiste, étaient pro-palestiniens. Même au sein des formations politiques de droite s’exprimait une sympathie pour la cause palestinienne. On peut affirmer que la majorité de la population mondiale soutenait la cause palestinienne.

Aujourd’hui, ces dernières décennies, la donne a changé : l’idéologie arabo-islamiste a dénaturé cette lutte anticoloniale des Palestiniens. Elle a sapé la cause palestinienne. Elle a réduit la question coloniale palestinienne à une revendication religieuse islamique. Rendant ainsi service à Israël, cette entité sioniste raciste basée sur la religion. Dès lors, aux yeux de l’opinion publique internationale, le «conflit israélo-palestinien» revêt désormais un caractère religieux. Il s’inscrit dans un affrontement confessionnel entre juifs et musulmans, un «schisme religieux séculaire», une «controverse théologique», une «querelle de clocher». La dimension coloniale du conflit territorial est totalement obscurcie, escamotée, éclipsée.

Aussi, en raison de la discréditation du monde musulman, pollué par l’islamisme, confronté à un terrorisme meurtrier massif, accablé par des guerres sanguinaires, accusé (à tort ou à raison) de répandre le terrorisme partout dans le monde, l’opinion publique internationale, du fait de la transformation de la question coloniale palestinienne en un conflit religieux, s’est-elle détournée et détachée de la cause palestinienne. Pour l’opinion internationale, le sionisme ne représente pas un problème de dépossession des terres palestiniennes, d’occupation territoriale, de déplacement de la population palestinienne, mais une guerre de religion.

Aussi n’est-il pas surprenant que la majorité de l’opinion publique internationale, favorisée par la propagande sioniste, ait fini par se rallier à la cause d’Israël, érigé en victime – dans cette guerre de religion où ce pays juif est encerclé par les pays islamiques (sic) – et, par extension, à adhérer au sionisme.

C’est dans ce contexte qu’il faut inscrire la manipulation opérée par les sionistes sur l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, désormais imprimé dans les consciences. Effectivement, c’est à bon escient que le sionisme exploite cette dénaturation du projet de lutte anticoloniale du peuple palestinien pour l’assimiler à de l’antisémitisme. En particulier quand la lutte est portée par des non-Palestiniens, surtout des musulmans, immédiatement taxés d’antisémitisme. La réduction de la lutte du peuple palestinien à un conflit interconfessionnel entre musulmans et juifs a favorisé grandement cette machination sioniste, orchestrée notamment en France où l’antisionisme est en voie de criminalisation par son association à une forme d’antisémitisme, dans le prolongement de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), entérinée par plusieurs pays et défendue par Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Aussi, pour ce qui de la France, l’«étape importante (qui) a été franchie le mardi 3 décembre 2019, avec le vote à l’Assemblée nationale d’une résolution, déposée par le député La République En Marche (LREM) Sylvain Maillard, et soutenue par le gouvernement, assimilant toute critique à l’égard de l’Etat d’Israël à de l’antisémitisme», dixit Boualem Snaoui, s’inscrit-elle dans cet effritement de la cause palestinienne, impulsé par les mouvements réactionnaires islamistes, responsables de la dénaturation du combat anticolonialiste palestinien, converti en conflit interconfessionnel. En effet, désormais en France, depuis la loi du 3 décembre 2019, l’antisionisme est caractérisé comme une forme d’antisémitisme. Et pour cause !

Ce n’est pas la puissance du lobby sioniste qui a permis le vote de cette résolution, mais l’affaiblissement de la cause palestinienne, phagocytée par les mouvements islamistes. Ainsi, le lobby sioniste est parvenu à étendre l’épouvantail de l’antisémitisme, favorisé par les islamistes, pour mieux subvertir la lutte antisioniste, à stigmatiser l’antisionisme. Par une forme d’inversion accusatoire, les sionistes deviennent les victimes. Leur loi, confectionnée sur mesure et dans la démesure de leur domination impérialiste des consciences malheureuses, permet de criminaliser désormais toute critique du sionisme.

Plus globalement, il ne suffit pas de fustiger les islamistes. Les dirigeants palestiniens sont également responsables de cette dérive, coupables de la désagrégation de la cause palestinienne. Assurément, à observer la compromission des principaux représentants officiels palestiniens, le président Mahmoud Abbas en tête, avec l’entité sioniste, pays théocratique et raciste, on saisit mieux les motifs de cette désaffection de la cause palestinienne. En vérité, la Palestine a toujours représenté un jeu politique pour les dirigeants bourgeois palestiniens, uniquement intéressés par le pouvoir ; et un enjeu idéologique pour tous les dirigeants des pays arabes et musulmans pour détourner l’attention de leurs populations respectives des problèmes socioéconomiques et politiques internes. En réalité, tous ces dirigeants, valets de l’impérialisme, après avoir implicitement œuvré des décennies durant à la perpétuation de l’occupation de la Palestine, pour mieux pérenniser leur maintien au pouvoir par l’instrumentalisation, entre autres, de la question palestinienne, aujourd’hui, ils se sont explicitement résolus à s’allier à Israël pour obtenir leur aide en vue de consolider leur régime vacillant contesté.

Au final, l’islamisme constitue le meilleur soutien de l’Etat d’Israël, du fait de son alliance et de sa collusion avec l’impérialisme, et le meilleur garant de la conservation des structures rétrogrades traditionnelles des pays arabes, pays par ailleurs incapables de rivaliser avec la haute technologie israélienne et la supériorité militaire sioniste. Qui plus est, l’islamisme considère tout juif comme un sioniste. Or, c’est exactement ce que tente d’accréditer le sionisme. Ainsi, l’islamisme renforce davantage son alliance objective avec le sionisme. En fait, le sionisme et l’islamisme constituent l’avers et le revers de la même médaille réactionnaire, nuisible et pour les juifs et pour les citoyens de confession musulmane.

Incontestablement, la déconsidération et l’éclipse de la cause palestinienne (favorisée par l’idéologie réactionnaire islamiste) s’inscrivent globalement dans le déclin du combat progressiste, le reflux mondial de la lutte du prolétariat international, la régression de la conscience de classe, le dépérissement des partis révolutionnaires, l’abâtardissement du marxisme ; en un mot, dans l’affaissement du projet d’émancipation humaine.

Seule la reprise de la lutte radicale du mouvement ouvrier international, des peuples opprimés, du prolétariat mondial, dans une perspective de renversement du capitalisme, pourra redonner ses lettres de noblesse au combat du peuple palestinien, combat conduit dans une optique à la fois anticapitaliste et anticolonialiste contre l’entité sioniste, loin des scories religieuses islamistes réactionnaires.

M. K.

 

L’idéologie arabo-islamiste a dénaturé la lutte anticoloniale des Palestiniens. Elle a sapé la cause palestinienne. D. R.

Comment (21)

    OufOufOuf
    27 juillet 2020 - 14 h 03 min

    Merci au journaliste de faire un retour sur les années 60, 70 et 80 pendant lesquelles la lutte pour la création de l’Etat palestine était un point « central » de la lutte anti-colonialiste et anti-impérialiste à l’échelle mondiale.
    Les personnes âgées de 40 ou de 50 ans (ou même de 60 ans) ne comprendront jamais cela et ne situeront jamais cette période sans sa « grandeur », ses perspectives et son but.
    Dans certaines manifestations pro-palestiniennes début des années 2000, en France, on a vu des barbus crier « allahou akbar » au grand dam des organisateurs ou des « djihadistes » assassiner des juifs pour « manifester leur solidarité avec les palestiniens ».
    Malheureusement, des attentas contre des juifs et des institutions juives ont été commis auparavant (années 70 et 80) par des individus se réclamant de la résistance pro-palestinienne.
    Dans ce cas, en France et Europe, on a imposé le visa à un tas de pays (Chirac) et depuis les grosses affaires de Merah, Kouachi …la loi criminalisant l’antisionisme.
    C’est un monde nouveau dans le quel l’identité fait un retour en force (y compris en Algérie) au risque de provoquer des dégâts.
    Pour beaucoup d’algériens à l’époque, le soutien était réel (je ne parle pas de celui des états) en aide matérielle, logistique, propagande, intervention au niveau des partis de gauche en France … de nombreux algériens militants de la « cause palestinienne » sont morts sous les coups du Mossad.
    Les algériens aujourd’hui (la « relève » ) est préoccupée par la polémique et les échanges stériles et vides ou alors prétentieux. Beaucoup d’entre-eux devraient arrêter de polluer ce site (et venir seulement pour déverser leur venin contre d’autres algériens ).
    Lire des articles gratuits parfois bien écrits et trouver le moyen de critiquer sans fondements est un comble. Vous n’êtes pas à la hauteur … mais il est vrai que l’épopée de la révolution algérienne est terminée depuis longtemps. « Le feu donne la cendre », dicton algérien.
    Le fils d’un héro de la révolution (en même temps criminel) lance un mensonge sur Ben Badis et le traite de harki. Qu’aurait fait Ben Badis au lancement de la révolution ? Je n’en sais rien, mais je doute qu’il aurait maintenu son point de vue des années 20 et 30. Ferhat Abbès était dans ce cas avant de changer de point de vue, on a oublié cela. Mais il y en a d’autres comme lui. Quel pays !

    missa
    26 juillet 2020 - 19 h 34 min


    Ce journal bien fait expose des faits afin de nous permettre de donner nos avis.
    Essayez de trouver l’équivalent chez le voisin avant de faire des remarques mal placées.
    Il est rare et courageux de pouvoir donner son avis sans laisser ses vraies coordonnées! alors on se calme!
    On devrait être fier de notre journal quand on voit les désastres destabilisateurs causés par la presse et TV de fafa…

    Anonyme
    26 juillet 2020 - 18 h 45 min

    Trop long pour rien;surtout quand on met au même niveau le berberisme (que l’on soit pour ou contre sur le plan philosophique) qui n’a produit aucun MORT et l’islamisme au bilan macabre,c’est l’incarnation de la plus haute malhonnéteté intellectuelle.

      [email protected]
      27 juillet 2020 - 4 h 31 min

      Il n’ est pas le seule à faire preuve de la plus haute malhonnêteté intellectuelle concernant la berberité de l’ Algérie, il y a aussi son acolyte benzatat. Je dirais que c’ est le propre des panarabo- baathistes résiduels qui sont, eux, véritablement un danger pour l’ Algérie.

    Belveder
    26 juillet 2020 - 18 h 29 min

    MONSIEUR certains vous diront que les défaites les plus récentes de l armée TSAHAL l ont été contre le HEZBOLLAH… le gosse plaléstinien ne se nourrit peut étre pas de leur idéologie (comme pour le HAMAS) mais applaudis et s accroche a la moindre intincélle ….la Nature ayant horreur de vide on sait que les autres parties paléstiniennes sont a occupé a quoi…(fructifié leur argent au Golf)

      OufOufOuf
      27 juillet 2020 - 13 h 13 min

      Même s’il est proche des palestiniens, le Hezbollah libanais défend d’abord le Liban et toutes les fois qu’il y a eu « guerre » avec Israël, c’est ce dernier qui a déclenché les hostilités pour pour mettre fin aux relations privilégiées entre le Hezbollah et l’Iran !!! Le Hezbollah a fait une résistance à l’occupation par Israël d’une série de villages libanais occupés par Israël et laissés sous le contrôle de l’ALS , milice à la solde d’Israël !!!

    Samir
    26 juillet 2020 - 17 h 41 min

    Ya Si Khider! Votre haine viscérale contre les Amazighs qui revendiquent leurs droits linguistiques, culturels, et identitaires domine toute réflexion ou écrit émanant de vous. Au premier regard sur l’article le titre est une chose et le contenu est autre. En quoi le berbèrisme est responsable de la cause palestinienne? Ces attaques contre une partie du peuple algérien est irresponsable de votre part. Ayez le courage de le dire tel qu’il est. Les pouvoirs successifs algériens ont utilisé la cause palestinienne contre les berberistes ont poussant des propagandes comme celles des islamistes Appelant toute partie de la société algérienne El Yahoud El zouaf ect…
    En usant de qualificatifs comme ceux là un psychologue vous l’expliquera facilement qu’on crée chez le reste des algériens une barrière de haine et de xénophobie contre les berbérophones. La revendication berberiste même si des fois peut être extrémiste dans son articulation s’est garder d’être violente au sens de mettre le peuple en peril. Même le MAK qui revendique la séparation s’est garder d’oser parler d’utiliser la violence comme moyen d’appliquer son plan. Si vous parler de récupération ou d’utilisation de la cause palestinienne il y en a plein d’examples partout dans le monde dit arabe. Vous pourriez vous étaler plus sur des anecdotes des chefs Arabes comment ils se sont poignarder dans le dos pour se rapprocher d’Israel. L’islamisme est responsable des massacres des années 90 et aujourd’hui on assiste à des analyses et un révisionnisme ou les kabyles sont responsables de ces massacres et cela vient de gens qui vivent sur le territoire national sans qu’ils soient inquiétés. Alors sommes nous aussi dans la récupération et l’utilisation de cette tragédie pour affaiblir plus la kabyle? Qui sont derrière ça et qui est responsable? Lorsque les services secrets de notre pays concoctent un plan diabolique avec le chef de l’armée nationale et les autres arabobathistes contre toute une région du pays alors qui est victime et qui est responsable? Quand une chaîne nationale,durant son journal télévisé, permet un dérapage sans les moindres règles de l’éthique journalistique le mot Zouaf contre toute une région dites moi qui sont les responsables de tout ce chaos?
    A tous ces gens muent par leur haine et leur racisme l’histoire a montré que ça ne vaincra jamais.

      loklan
      27 juillet 2020 - 4 h 26 min

      Exactement Samir, quand vous dites :  » Quand une chaîne nationale,durant son journal télévisé, permet un dérapage sans les moindres règles de l’éthique journalistique le mot Zouaf contre toute une région », j’ aurais fini par dire que oui le MAK est dans la bonne direction.

    Kahina-DZ
    26 juillet 2020 - 17 h 07 min

    La Palestine a été offerte gratuitement par les pays qui se disent musulmans plus que les autres…Sans oublier les monarchie aux béquilles.
    Merci Trump d’avoir dénudé ces pays intégristes qui ont vendu la Palestine !!!

      Anonyme
      27 juillet 2020 - 8 h 08 min

      Merci Trump? De mieux en mieux!! Celui qui a offert Jérusalem comme comme capitale à Israël??

    Inconnu
    26 juillet 2020 - 15 h 18 min

    On dirait que l’auteur nous présente l’ exposé d’un ensemble de formulations politiques ou encore un alignement de titres de manchettes de journaux!

    jugez-en ! forces réactionnaires, mouvements rétrogrades , forces obscurantistes, ‘idéologie archaïque islamiste, les sociétés semi-féodales, nouvelles structures économiques, sociales, politiques et idéologiques, l’implantation du capitalisme, la domination impérialiste, puissances capitalistes , radicalisation de la religion islamique. phénomène islamiste, la réaction intégriste islamiste etc.

    Un alignement de formules usées, ressassées, vieillies qui ne font que refléter la vacuité de cet écrit qui ne fait que reprendre des mots et des phrases qui appartiennent à des discours et à des théories vides de sens , éculées qui appartiennent à un passé révolu. Peut-être ce discours est toujours d’actualité en Corée du Nord !

    Pour ce qui est de l’islamisme nous savons tous que là où il passe il fait des ravages et il laisse son emprunte fait de mal et de massacres mais de là à dire qu’il a phagocyté la lutte anticoloniale palestinienne c’est aller vite en besogne.Nous sommes tous solidaires avec les Palestiniens , mais je pense que peu importe la voie qu’aurait choisi les Palestiniens pour récupérer leur territoire dont ils ont été spolié , Ils échoueront de nos jours et quelle que soit cette voie ,pacifique, armée, démocratique, socialiste .L’enjeu stratégique primera sur cette partie très sensible du monde et les Palestiniens seront sacrifiés même par leur soi-disant frères arabes qui leur ont tourné le dos et qui ne cherchent que leurs intérêts et à plaire aux États-Unis et à l’entité sioniste pour avoir la paix .Ah ! Si les Arabes avaient écouté le président Bourguiba, le plus pragmatique et le plus intelligent du monde arabe , de loin et de tous les temps qui avait conseillé à Nasser , à Hussein et à leurs acolytes de faire la paix avec l’entité sioniste en 1965 et s’ils l’avaient écouté , tout le monde aurait gagné .Notre pays aussi avait en Ferhat Abbas un homme de la trempe (peut être plus ) de Bourguiba mais le duo Ben Bella -Boumedienne ont confisqué la révolution algérienne(dixit Ferhat Abbas lui même) et nous ont mené droit dans le mur .Cet axe avait empêché l’Algérie de bien démarrer et si la démocratie avait été appliquée il n’y aurait pas que Ferhat Abbas mais beaucoup d’autres grands hommes auraient émergé …Hélas …

    Djurdjura
    26 juillet 2020 - 14 h 38 min

    Un jour de passage à Paris, j’ai croisé un palestinien lors d’une conférence consacrée au 50e anniversaire du massacre des algériens le 17 octobre 1961 à Paris où je l’ai entendu de dire à quelques algériens à la fin de la conférence avec un bon français en ces termes, ‘’ si nous les palestiniens nous avons suivi l’exemple du peuple algérien dont la conduite de sa guerre qu’il a mené contre le colonialisme français, les palestiniens seraient libres dans leur État indépendant est souverain ‘’

    Monsieur, Mesloub Khider,

    Pour faire un résumé de ce que vous avez rédigé : l’islamisme c’est un destructeur des États républicains et un frein pour les peuples désireux de se libérer de toutes formes d’oppression et d’archaïsme…Malheureusement, la cause palestinienne piétinée par le paternalisme du panarabisme idéologique est noyautée par cet islamisme sectaire et moribond qui empêchent les palestiniens (otages entre panarabisme et de la idéologie islamiste) de prendre leur destin en main.
    Je me suis posé cette question si notre révolution (1954-1962) était noyautée par ce poison de l’islamisme? nous serions aujourd’hui encore sous la botte du colonialisme…Mais heureusement la révolution avait ses hommes charismatiques et prévoyants qui ont compris d’avance : mêler le combat révolutionnaire à l’idéologie islamiste, c’est étouffer cette révolution dans l’œuf…

    Je rappelle à certains qui vont lire et mal interpréter mon commentaire, que le Congrès de la Soummam de 1956, qui fut une bréviaire de la révolution algérienne, ses concepteurs, Abane Ramdane, Laarbi Ben M’hidi et Krim Belkacem, ils avaient déclaré en ces termes,
    ‘’L’indépendance nationale
    La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes ISLAMIQUES ‘’. Ok !

    Mais,

    ‘’Avec le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de RACE et de CONFESSION ‘’.
    Ce qui explique que l’islam nord africain celui de nos aïeux, tolérant, propre à nos traditions et qui fait partie de l’identité et les valeurs du peuple algérien n’a pas été bafoué, mais mis en avant et valorisé. Et en même temps la révolution ne fait pas différence entre les races (quelles soient, nord-africaine ou européenne) et de confessions (chrétienne, juives ou athée), c’est à dire tout le monde est le bienvenu dans le combat révolutionnaire contre le colonialisme et pour un projet de l’édification d’un État républicain souverain, démocratique et social.

    Mais malgré tout, ces deux lignes principales et introductives du congrès elles n’ont pas été réalisées dans le jeune État indépendant, elles ont été bafouées par les planqués d’Oudjda qui ont confisqué par la force des mitraillettes l’indépendance du peuple algérien chèrement acquise en introduisant dans un premier temps le virus ???? de l’idéologie du panarabisme par la mainmise de nos écoles par l’Egypte nasserienne et ensuite l’endoctrinement de la société algérienne par l’introduction du second virus ???? de la secte wahhabiste dans nos foyers qui a empoisonné trois générations post-indépendance… Résultats : 60 ans après, le pouvoir s’est féodalisé, l’école est dévastée et la société elle s’est clochardisé, islamisée qui a engendré une guerre fratricide de la décennie noire des années 90 et déviée de l’islam local de ses aïeux, traditionnel tolérant.
    ……………………………………………………………………………………………………………………………………………. le cauchemar continue

    Anonyme
    26 juillet 2020 - 14 h 32 min

    Berberisme irredentiste? Vous l’avez vu où l’irrédentisme du « berberisme »?? J’aimerais bien savoir ce que vous appelez berberisme?? C’est quand même curieux de voir qu’après 40 ans les préjugés arabo-baathistes ont la vie dure!! Le « berberisme » n’a jamais dépassé le stade de la revendication de la reconnaissance officielle de la langue berbère sous toutes ses variantes, ce qui en fait une revendication nationale. Le berberisme c’est uniquement ça et rien d’autre. Les revendications autonomistes puis indépendantistes d’une petite minorité de kabyles ne sont plus du berberisme.

    Apulée de Madaure
    26 juillet 2020 - 12 h 41 min

    Excellent Article Mr Mesloub Khider. En donnant ce coup de pied dans la fourmilière, vous me permettrez surement, d’ajouter un autre volet de la question :

    Le 21/12/2016 Mr Marouen Achouri (Business News) dans “La Palestine, cet inépuisable fonds de commerce », il écrit en conclusion :
    « … Les Palestiniens n’en ont cure de nos contestations et de nos gesticulations. Ils savent que leur cause est récupérée, utilisée et employée depuis des dizaines d’années pour des raisons politiciennes inhérentes à chaque pays arabe. Dans l’exemple tunisien, il est facile de s’en assurer : demandez à ces politiciens de dénoncer le fait que le Qatar entretient des relations normalisées avec Israël, vous aurez la réponse à la question … »

    Cela me rappelais dans les années début 80, déjà, au cours de nos fréquents jeux d’échec avec un ami Palestinien (que je n’ai jamais réussi à battre) m’avoua spontanément :
    « Tous les pays arabes sans exception ont fait de notre cause un fond de commerce, ils nous ont fait autant de mal que les Israéliens ».

    Etc, etc, etc …

    Mohend
    26 juillet 2020 - 12 h 15 min

    Pendant la décennie 1960 et 1970, une clique de dirigeants arabes ont voulu construire un monde arabe laïc, Gamal Abdel Nasser à juste titre disait que les arabes au lieu de se soucier d’Israël doivent en premier commencer par se débarrasser de la menace Saoudienne, les laïcs arabes ont perdu le combat, faute de stratégie, faute de positionnement idéologique avec l’URSS, faute de moyens militaires et financier et surtout faute d’unité, l’égo des uns et des autres empêché toute possibilité d’union, sans compter les traitrises internes, les islamistes se sont alliés avec l’occident ils ont vu juste et ils ont gagné.

      Argentroi
      26 juillet 2020 - 16 h 38 min

      Mais qu’ont-ils gagné les islamistes ? Leur constat est pire que les nationalistes laïcs arabes. Le Hamas peut-il se targuer du centième des luttes et des avancées de l’OLP du temps de Arafat ? Rien de tout cela, rien que du blabla, des mensonges et une perte de tous les soutiens traditionnels. Le Hamas palestinien est allé jusqu’à trahir la Syrie puisque les services secrets syriens ont trouvé du matériel qu’il avait fourni au Hamas pour creuser les tunnels chez les terroristes en Syrie.

    Mourad
    26 juillet 2020 - 12 h 09 min

    Quand on n’avance pas, on recule.
    Le monde dit arabo-musulman étant en décadence se cherche une échappatoire en s’accrochant à son passé civilisationnel notamment l’âge d’or de l’islam.
    Aul lieu de construire sa propre destinée correspondant à l’époque actuelle , en se mettant au travail , ils fuient les réalités en se cachant derrière un passé révolu a l’image de certaines grandes civilisations disparues à jamais.

    Anonyme
    26 juillet 2020 - 11 h 24 min

    “ en Algérie, cette expression de la crise de la société est portée par l’islamisme et le berbérisme irrédentiste“
    L article parle de l islamisme, que vient faire le berbèrisme la de dans !!!
    Mais il est clair que l arabisme aveugle ne laisse pas le choix à ses adeptes de mieux voir la source de nos problèmes. Le berbèrisme est un rempart contre l islamisme qui se nourrit de l arabisme, soyez honnêtes.
    Ps je ne suis pas kabyle, alors pas de préjugés gratuits.

    loklan
    26 juillet 2020 - 11 h 20 min

    Encore un panarabiste marxiste qui vient nous pondre un roman pour nous dire que l’ Islam n’ est pas bien, que l’ affirmation et la revendication légitime identitaire quand elle est faussée, importée et falsifiée n’ est pas bien, que l’ arabité mêlée à l’ Islam ( arabo- islamisme) n’ est pas bien ( là je suis d’ accord) mais qu’ il n’ y a que l’ arabité racialiste non mêlée à l’ Islam qui est bien. Une connexe entre benzatat et kaddour naimi, ça vole de plus en plus haut ici dites donc… Nous sommes dans le siècle identitaire, ouvrez les yeux, dans le retour à la norme naturelle opposée à la contre nature. La berbérité que vous appelez berberisme comme l’ appelèrent aussi vos prédécesseurs arabistes planqués des frontières, n’ est autre qu’ une affirmation identitaire National propre à l’ Algérie non hybridée, elle n’ est ni totalitaire ni totalisante et n’ est pas du tout expansionniste contrairement à l’ arabisme qui lui, est expansionniste par le fait que depuis l’ arabie, ils veulent arabiser les peuples musulmans non arabes ni de près ni de loin à travers leur valets. Que des valets, des valets arabistes, des valets erdoganistes à quand des souveranistes Algéro- Algérianistes ?? Pour avancer, il faut être nous même, il n’ y a que l’ authenticité identitaire pour y parvenir car si vous n’ êtes pas vous même réellement comment construire sa fierté racinaire qui elle émane particulièrement d’ un particularisme identitaire ? Espérons un article sur le sujet de la part de Benferhat.

    Farid
    26 juillet 2020 - 10 h 31 min

    POURQUOI NASSER ,BOUMEDIENNE, KHADAFI, ASSAD,HASSAN2 ,ET LES AUTRES QUI NE SONT PAS ISLAMISTES N´ONT PAS LIBERER LA PALESTINE DONC LA SOLUTION ELLE EST DANS LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE AUX PEUPLES ESSAYER DE NOUS DIRE LA VERITE SALAM AZUL.

      Anonyme
      26 juillet 2020 - 16 h 06 min

      @Farid
      C’est le maroc sioniste par essence qui a vendu la Palestine aux israéliens.

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