Islamisme apatride et berbérisme racialiste : deux entités antinationales

militantes capitalisme industriel
Des militantes du parti islamiste d'Abderrazak Mokri. PPAgency

Contribution de Khider Mesloub – L’Algérie ne parvient pas à épouser la modernité pour bâtir son foyer national. Donc à bâtir son foyer national sur la modernité, entendu ici comme le capitalisme industriel, marchand, urbain, financiarisé et mondialisé, adossé à une société civile sécularisée et à des structures politiques modernes fortement implantées dans le paysage social caractérisé par l’alternance gauche-droite. Et pour cause. Outre le sous-développement du pays favorisé par les orientations économiques axées essentiellement sur la monoproduction pétrolière d’exportation, vectrice d’une économie rentière responsable de l’assoupissement et de la marginalisation des autres secteurs d’activité, deux forces rétrogrades complémentaires ont conjugué leurs efforts délétères pour freiner l’émergence de cette Algérie moderne sociologiquement capitaliste pleinement développée. En effet, deux entités archaïques ont contrecarré l’éclosion de cette modernité par leurs dissensions relatives à la question identitaire de l’Algérie.

Dès l’indépendance, tout s’était passé comme si l’échafaudage d’un fondement culturel et religieux était plus primordial pour légitimer historiquement la constitution du nouvel Etat-nation algérien que la construction de fondations économiques et politiques, pourtant plus prioritairement indispensables au développement et à la consolidation sociale du nouveau pays en gestation. De là s’explique la prééminence accordée par l’Etat aux superstructures idéologiques au détriment des infrastructures économiques. L’Algérie indépendante, prise en tenailles par les forces d’obédiences arabo-islamique et berbériste en concurrence sur les questions identitaires, s’était davantage prioritairement investie dans l’extraction des fossiles idéologiques archaïques, matérialisée par l’exploitation des sédiments culturels et religieux exhumés des profondeurs des âges préhistoriques, que dans le développement des forces productives et la modernisation des structures sociales et politiques de la société.

Force est de reconnaître que c’est l’apanage des pays décolonisés dépourvus de formations sociales et économiques solidement ancrées dans la société, contraints d’ériger leur nouveau pays sur et par les superstructures étatiques. C’est le nouvel Etat improvisé, propulsé sur la scène nationale par les contingences historiques, qui se dote d’une archaïque société civile bariolée, artificiellement constituée. Ce n’est pas une société civile homogène, une nation historiquement formée, qui se dote d’un Etat. On pourrait dire que l’Etat n’appartient pas au peuple, c’est le nouveau peuple, accidentellement créé, qui appartient au nouvel Etat, fortuitement intronisé. Aussi, dans la continuité du même esprit de domination coloniale, ce type d’Etat autoritaire, fondé sur le système d’allégeances et de clientélisme, recourt-il à des formes de domination patrimoniale pour imposer son pouvoir, et à la fabrication d’un récit national mythique pour assoir sa légitimité.

En Algérie, dès l’indépendance, dans un contexte idéologique marqué par le panarabisme et l’islamisme (l’arabo-islamisme), la question de l’identité parasita le débat politique. En effet, la question identitaire dévoya fondamentalement les orientations politiques du nouvel Etat-nation, acculé, sous la pression externe (les pays arabes, l’Egypte en tête) et interne (pour contrer les dissidences et orientations berbérisantes promues par certaines personnalités historiques), à imposer à l’Algérie des options réactionnaires en matière d’identité nationale, pour complaire à leurs maîtres du moment : les pays arabes. De fait, sans conteste, la construction de l’identité nationale algérienne s’appuya-t-elle sur des fondements idéologiques archaïques réactionnaires pour élaborer son récit national : l’arabo-islamisme.

Selon le dictionnaire, le terme réactionnaire désigne l’opposition au changement, le partisan d’un conservatisme étroit ou d’un retour à un Etat social ou politique antérieur (l’islamisme) ou la tentation de restauration du passé mythique (berbérisme). Aussi cette définition s’applique-t-elle parfaitement aux deux mouvements rétrogrades algériens rivaux mais complémentairement en congruence depuis l’indépendance : l’islamisme et le berbérisme. D’aucuns soutiennent que les mouvements berbéristes sont les seules forces d’opposition au régime algérien.

En vérité, les mouvements berbéristes ont toujours été les meilleurs alliés du régime algérien : par le dévoiement de la politique sur des revendications ethnico-linguistiques, ils ont amplement contribué à la sauvegarde et à la pérennisation du pouvoir. La radicalité militante (berbériste) n’est pas synonyme de conscience politique. L’activisme effréné gesticulatoire, à la politique à courte vue, n’engendre que des victoires à court terme, génératrices de désillusions et de désenchantements et, corrélativement, de renforcement du pouvoir établi.

Ainsi, dès l’indépendance, deux tendances passéistes s’affrontèrent pour se disputer la légitimité historique quant à l’identité nationale de l’Algérie. Le premier mouvement nationaliste, bien avant l’indépendance, plaça sa revendication identitaire sur la matrice religieuse de l’Algérie, son ancrage musulman orientalisé à outrance, délesté de sa spécificité culturelle et cultuelle nationale. L’islam, religion majoritaire en Algérie, fut élevé au rang de critère déterminant dans l’édification identitaire de la nation algérienne. Toute autre considération identitaire fut, au mieux reléguée au registre folklorique, au pire radicalement ignoré. L’histoire officielle elle-même, en convergence avec ce paradigme islamiste orientalisé, s’appliqua à retrancher du récit national tout un segment historique autochtone. Amputée d’une grande partie de son histoire spécifique nationale, l’Algérie «orientalisée» au forceps accoucha d’une nation idéologiquement abâtardie.

Dès lors, l’Algérie ne put avancer que de manière boiteuse, bancale. Pour assurer artificiellement sa marche «orientale», elle se bâtit des béquilles mémorielles mythologiques façonnée par l’Orient. Pour cette historiographie fabriquée dans les salons du pouvoir orientalisé et les salles des mosquées «wahhabisées», l’histoire de l’Algérie se confond et se fond avec (dans) l’islam. Elle démarre avec l’établissement de l’islam en Algérie. Aussi la personnalité (historique) de l’Algérien est-elle indissociable de la religion musulmane décrétée comme partie intégrante de son être social. Réduite à sa plus simple expression dans sa définition nationale désormais orientalisée, déterminée par son assignation forcée à la religion musulmane wahhabite, l’Algérie se décline ainsi que par son appartenance au «monde arabo-islamique» oriental.

Erigée en politique officielle, cette conception étriquée de la nation, impulsée officiellement au lendemain de l’indépendance dans un contexte historique marqué par la prégnance du panarabisme triomphant et de l’islamisme naissant, cette conception islamique orientale fut imposée comme feuille de route à l’ensemble des Algériens, contraints de l’emprunter. Excepté que, avec une telle feuille de route orientée vers l’Orient, l’Algérie perdit rapidement le sens du vent de l’histoire. Elle s’égara dans les sables mouvants du Désert persique responsable de la déperdition nationale. L’Algérie s’engagea dans un cul-de-sac politique. Une impasse idéologique. Une voie historique sans issue. Un bourbier économique. La construction à marche forcée de cette identité nationale orientalisée, importée clé en main, s’enraya aussitôt à force de marcher en arrière.

Accoudée sur l’érection effrénée des mosquées essaimées sur tout le territoire, épaulée par la généralisation de la langue arabe outrancièrement islamisée dans l’enseignement et l’administration, l’Algérie perdit rapidement sa personnalité culturelle et cultuelle spécifique millénaire. Transfigurée (défigurée) en banlieue de l’Arabie Saoudite, l’Algérie s’illustra par sa prodigieuse et performante industrie islamiste capable de produire en série des milliers de mercenaires salafistes près à tailler l’Algérie en pièces et à lui retailler un kamis idéologique, confectionné conformément aux normes de fabrication islamique du VIIe siècle oriental. Cette entreprise d’usinage massif salafiste culmina quand l’islamisme gagna le massif pour occuper les maquis avec l’objectif de répandre la terreur sur tout le territoire, de se désaltérer religieusement du sang des Algériens, de se nourrir de la chair déchiquetée d’hommes et de femmes sacrifiés, selon les rites barbares djihadistes.

Aujourd’hui, en résonance avec l’effondrement de certains pays arabes féodaux et le discrédit d’autres pays arabes en raison de leur soutien avéré à l’islamisme et de leur financement du terrorisme, la faillite de la construction identitaire algérienne fondée sur l’idéologie arabo-islamiste orientale est manifeste.

Mais à peine le modèle arabo-islamiste oriental (féodal archaïque) commence-t-il à s’effondrer qu’un autre courant réactionnaire autochtone émerge sur le même fumier putride et anachronique. En effet, à peine le pouvoir algérien entame-t-il la purgation de son modèle idéologique arabo-islamiste orientale de l’histoire algérienne que les mouvements bourgeois et populistes berbéristes de toutes obédiences, depuis les autonomistes jusqu’aux indépendantistes, en passant par les culturalistes et les communautaristes, jaillissent de leurs villages pour se livrer à l’exhumation d’ossements historiques amazighs en vue d’imposer à leur tour une historiographie fabriquée dans leurs chaumières des montagnes de la Kabylie.

Cette fois, on ne convoque plus le Livre sacré pour édifier et déifier une nation fantasmagorique orientalisée, mais on invoque les vestiges antiques «amazighs» pour reconstruire le pays à base de matériaux archéologiques fantasmatiques. Avec ces berbéristes, on enjambe deux mille ans d’histoire en arrière pour s’empresser de puiser des modèles identitaires mythiques. De toute évidence, leur situation de retrait millénaire dans leurs montagnes inexpugnables dans un total isolat leur a fait oublier le mouvement de l’histoire. Avec leur vision statique de l’histoire, ils ignorent ou feignent ignorer que l’Algérie a vécu de grands bouleversements culturels et a connu d’immenses mutations historiques depuis deux mille ans. La «Berbérie», cette entité mythique, s’est volatilisée, évaporée. Elle est passée sous les fourches caudines de l’impitoyable transformation historique, sous le rouleau compresseur de l’acculturation.

Au demeurant, cette Berbérie mythifiée n’a eu d’existence que dans le regard falsifié du berbériste intellectuellement ossifié, à la mémoire tribale momifiée. En effet, il est important de rappeler que, à l’époque antique glorifiée par nos historiens montagnards autoproclamés, il n’existait ni d’Etat berbère, ni de nation berbère, ni de peuple berbère (encore moins de peuple kabyle). Ni d’Etat-nation berbère. Notions émergeant au XVIIIe siècle en Europe à la faveur du développement du capitalisme. A cette époque tant magnifiée par les berbéristes en quête de construction identitaire imaginaire, il existait seulement des agrégats de peuplades berbères parlant des idiomes variés et variables d’une région à l’autre, des confédérations de tribus toujours en guerre les unes contre les autres. Quant au terme de «royaume» employé pour décrire les quelques rares pouvoirs numides, il s’agit d’un abus de langage. Au sujet de ces «royaumes», il serait plus approprié de les définir comme de simples confédérations tribales éphémères, coalisées occasionnellement dans certaines circonstances. Il ne faudrait pas leur conférer une conception étatique et une dimension nationale propres aux canons juridiques et sociologiques capitalistes contemporains. Pas de nation. Pas d’Etat. Mais une société archaïque fragmentée en de multiples tribus partiellement sédentarisées.

Au reste, la vision identitaire du berbère antique ne dépassait pas sa famille, son clan, sa tribu, son village. Il n’avait aucune conscience nationale, sentiment inexistant à l’époque. En outre, tous les rois berbères encensés par les contempteurs imazigihen étaient majoritairement de culture romaine ou gréco-romaine. Plus proches par leur mode de vie des classes aristocratiques opulentes romaines que des pauvres paysans berbères. Aussi, il n’y a aucune gloire ni fierté à tirer de ces quelques reliques de rois qui régnèrent sur la Numidie. Ces rois, célébrés et sanctifiés par les berbéristes contemporains, n’hésitaient pas à réprimer dans le sang les récurrentes révoltes des paysans berbères, acculés aux soulèvements par la misère, l’oppression et l’exploitation.

Une chose est sûre : tout comme l’approche identitaire islamiste orientalisée passe sous silence la période antérieure à l’établissement de l’islam en Algérie, la vision tribale berbériste évacue d’un revers de main la période postérieure à l’Antiquité berbère.

Tout cela s’explique historiquement. Arrachés tardivement à leurs montagnes sur lesquels ils étaient des siècles durant agrippés pour résister à toute pénétration étrangère, rançon de la survie de leur langue et de leur culture, les berbéristes sont persuadés que toute l’Algérie est demeurée figée encore à l’époque de Massinissa toute imprégnée du substrat «culturel amazigh». Emergeant à peine à l’époque moderne, ils se vivent comme des étrangers sur cette terre algérienne (il est vrai aujourd’hui orientalisée) qui a connu de multiples invasions et de nombreuses transformations. Profondément imbibés par la mentalité tribale, malgré leur profession de foi moderniste, ils vivent une profonde crise d’identité depuis qu’ils ont été soustraits à leur milieu ethnique d’origine par la puissance coloniale française d’abord, puis par leur émigration interne et externe massive pour s’immerger dans un espace géographique urbain élargi, imprégné par une culture relativement distincte et une langue différente.

Nous sommes ainsi confrontés à deux visions rétrogrades similaires, l’une religieuse, l’autre ethnolinguistique, dans la définition et la formation de l’identité de la nation algérienne. Ces deux modèles, qui plus est antagonistes, sont désuets, obsolètes. Surtout vecteurs d’affrontements anachroniques irréfragables, préjudiciables à l’unité de l’Algérie.

Or, sous le mode de production capitaliste avancée, le citoyen moderne (aliéné) ne définit pas son appartenance nationale sur la base de vieux vestiges historiques (racialistes), mais sur des fondements sociologiques, identitaires contemporains concrets, tangibles, évolutifs, appuyés sur des rapports sociaux, aujourd’hui majoritairement capitalistes.

A l’évidence, depuis son indépendance, l’Algérie s’est engagée dans une aporie quant à la question de la construction de son identité nationale. Comme on l’a analysé ci-dessus, deux courants politiques et sociaux antagonistes (islamistes et berbéristes) s’affrontent pour asseoir leur pouvoir de classe communautaire sur l’Algérie (car pour les deux protagonistes, il ne s’agit nullement de mettre un terme à la société d’exploitation et d’oppression, mais uniquement de conquérir le pouvoir pour assoir leur domination sur des fondements religieux ou ethnico-linguistiques). Jusqu’à présent, depuis l’indépendance, le courant arabo-islamique oriental était parvenu à s’imposer et à monopoliser le pouvoir. A dicter et prescrire son paradigme en matière historique, au plan de la définition de l’identité nationale algérienne. Cependant, la vision berbériste, à la faveur de l’effondrement des économies des pays arabes, tend de plus en plus à s’affirmer, à s’affermir. Ces dernières années, elle est même parvenue à convertir les dirigeants du défunt pouvoir algérien opportuniste bouteflikien, pourtant autrefois ennemis déclarés de l’amazighité, à la nouvelle conception historique berbériste, opportunément adoptée pour servir de moyen de chantage (et de dévoiement politique) dans la guerre de clans que se livraient les différentes factions du capital national algérien. Car, en vertu de la politique de division pour mieux régner, le régime moribond avait intérêt à maintenir et à entretenir les braises de la dissension identitaire et religieuse entre Algériens.

De surcroît, nul n’ignore que ces deux mouvements identitaires rétrogrades sont réciproquement des ennemis invétérés. Les islamistes vouent une haine farouche à l’endroit des berbéristes catalogués souvent de «mécréants». Pareillement, les berbéristes nourrissent une détestation proverbiale à l’encontre des islamistes (désignés sous le vocable arabo-baâthistes), qualifiés d’ennemis impénitents de l’identité amazighe. Avec ces deux forces tribales respectivement religieuse et ethnico-linguistique antagonistes, fortement répandues en Algérie, porteuses de revendications radicalement antinomiques pour l’intérêt du peuple laborieux algérien, le pays s’expose à l’éclatement. La première force ne jure que par l’islam fondamentaliste orientalisé qu’elle s’acharne, au prix d’une propagande violente, à imposer à tous les Algériens.

La seconde composante, pétrie d’un berbérisme doctrinaire revanchard et vindicatif, se livre à un prosélytisme conquérant dans le dessein de convertir tous les Algériens à ce nouveau dogme chauviniste linguistico-culturel amazigh envahissant. En effet, quoique le mouvement berbériste se pare d’un vernis moderniste notamment dans sa rhétorique pompeusement démocratique, il n’en demeure pas moins qu’il véhicule une vision archaïque et fantasmagorique à propos de la construction de l’identité de l’Algérie. Donc, en contradiction avec les postulats culturels contemporains identitaires novateurs censés favoriser la modernisation de l’Algérie. Prisonnier de sa vision antique de l’Algérie, le mouvement berbériste s’échine néanmoins à nous vendre son antiquité identitaire «amazighe» sous un emballage modernisé.

Mais personne n’est dupe de la caducité de sa marchandise : ce vestige culturel auréolé de tous les prestiges au point de provoquer parmi certains Algériens le vertige. Il ne faut pas être dupe : on ne bâtit pas un pays sur les ossements depuis longtemps ensevelis, exhumés opportunément de leur enfouissement à la faveur d’une époque plongée dans une crise sociale, économique et politique inextricable, pour dévoyer la colère du peuple algérien, meurtri par cette actuelle crise économique systémique. On ne fonde pas un pays moderne sur des revendications réactionnaires identitaires tribales. L’exhumation des reliques identitaires passéistes pour définir la nation algérienne doit être dépassée pour laisser place à l’adoption de caractéristiques nationales modernes, appuyées sur des catégories sociales. Les controverses idéologiques et archaïques habituelles sur la caractérisation de l’identité algérienne doivent disparaître.

Avec leurs critères identitaires anémiques, l’Algérie est vouée à une survivance anomique, et inexorablement à une désintégration fatidique.

K. M.

(Suivra)

Comment (22)

    Anonyme
    4 septembre 2021 - 18 h 10 min

    Le visionnaire Abane Ramdane a prévenu de cette déconvenue éthno-religieuse: « Nous ne somme pas des Arabes pour vivre comme des orientaux, ni des Européens pour vivre comme des occidentaux »

      anonyme
      4 septembre 2021 - 22 h 31 min

      nous sommes des kabyles tu veux dire?
      Que tu l’acceptes ou pas 75 pc de la population est arabe

      Samy
      6 septembre 2021 - 11 h 51 min

      @Anonyme 4 septembre 2021 – 22 h 31 min,parler arabe et être arabe ce n’est pas tout à fait la même chose car à part quelques centaines de pillards banou hillals venus du nadjd au 10°siècle la population algérienne et nord africaine est majoritairement amazighe.Tout le monde le sais mais l’idéologie islamo-baâthiste est passée par là pour faire des Amazighs en général et des Kabyles en particulier des boucs émissaires afin de faire de nous tous des arabes plus que les vrais arabes de la péninsule.

    Parler comme vous voulez mais Penser ALGÉRIEN
    4 septembre 2021 - 15 h 00 min

    Chacun a le droit de PARLER dans la langue de son Choix .
    Mais, chaque Citoyen a le Devoir de PENSER en ALGÉRIEN.
    Si il y avait une seule raison pour laquelle j’aime La langue Arabe, partis d’autres, ce serait du fait qu’elle me permet d’apprécier cette POÉSIE:
    https://m.youtube.com/watch?v=8mfF8_W2yic

    L’ALGÉRIE MA MAISON
    4 septembre 2021 - 11 h 36 min

    La MER et le DÉSERT sont mes HORIZONS
    La DIGNITÉ est ma RELIGION
    La FIERTÉ est mon ORAISON
    La LIBERTÉ est ma PASSION
    L’ALGÉRIE EST MAISON

    Samy
    2 septembre 2021 - 16 h 00 min

    Dans cette Algérie tourmentée certains de nos compatriotes rêvent d’un pays qui ressemblerait à l’Afghanistan et d’autres qui rêvent aussi de la voir ressembler à la Corée du Sud.Les uns et les autres semblent sincères et ne veulent que du bien pour leur pays.Mais ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions?Nous vivons une époque charnière pour l’avenir de toute l’humanité.Ne perdons pas notre temps à encenser telle ou telle idéologie par calculs étroits alors que la maison brûle à tous les sens du terme.Travaillons intelligemment pour sauver ce grand pays de la catastrophe qui s’annonce.

    Anonyme
    1 septembre 2021 - 9 h 50 min

    Contribution pleine de bon sens, à lire par le plus grand nombre d´Algériens.
    Rien n´est gravé sur le marbre quant à l´identité algérienne.
    Chacun est libre d´assaisonner sa soupe (substrat amazigh) à sa manière sans vouloir l´imposer à d´autres.
    L´essentiel c´est de se sentir Algérien avant toute autre considération

      Zenaty
      1 septembre 2021 - 10 h 57 min

      qu’on va sortir le pays de cette crise.

      Zenaty

      Solutions une évolution vers un débranchement du Religieux comme référence de société serait déjà une Révolution Culturelle mais aussi du Respect de l autre qui est différent dans le Comportement durant la Période du Ramadan… Ils faut Accepter que des Algériens ou des Algériennes, n ont pas Envies de pratiquer. Sans ce justifié par un motif Médical… La ont pourras discuter de Sociologie et de Philosophie dans le CALME…. VIVE L ALGERIE AVANT TOUT UNE DEUXIÈME RÉPUBLIQUE DE CITOYENNES ET DE CITOYENS DU Nord au Sud et de l Est à l’Ouest… VIVE L ALGERIE AVANT TOUT…..

    Anonyme
    1 septembre 2021 - 9 h 35 min

    .L Algerie est une et inseparable , forte de sa diversite et sa vaste culture…Nous sommes tous Algeriens et fiers de l etre…Notre histoire plusieurs fois millenaire le confirme et notre serment a nos Chouhadas restera notre guide eternel….Fiers d etre Algeriens..Qassaman..

    Anonyme
    1 septembre 2021 - 8 h 58 min

    Y.B. fait des émules. M.K a bien compris la leçon. Enfin. Vaut mieux tard que jamais. Il ne peut pas en être autrement, après que l’impasse est devenue un abime, où ne subsista qu’un Chachnaq soufflant sa flamme sur Djimi, tel un dragon sorti tout droit du monde des Ninjas. Il est temps de se dresser comme un seul homme pour une édification pérenne de la nation et défaire la fatalité qu’avait prédit inlassablement Y.B., celle de considérer que l’histoire de notre nation avance en reculant : « Après les fous de Dieu, place aux démons des ruines ».

    Abou Stroff
    1 septembre 2021 - 8 h 09 min

    « On pourrait dire que l’Etat n’appartient pas au peuple, c’est le nouveau peuple, accidentellement créé, qui appartient au nouvel Etat, fortuitement intronisé. » avance M. K..
    il me semble que cette sentence résume tout le « drame » que vit l’Algérie.
    en effet, si nous acceptons le fait observable et quantifiable que le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation est le système qui domine en Algérie, alors il nous faut admettre que les groupes sociaux (étant autonomes de la société qu’ils sont censés servir, ces groupes sociaux peuvent adhérer à n’importe quelle idéologie, c’est à dire un quelconque « prêt à porter » multifonctions) qui contrôlent la distribution de la rente, contrôlent et l’Algérie et les algériens.
    en termes simples, un système qui ne repose pas sur le travail en tant qu’activité et valeur, ne produit pas et ne peut pas produire une société civile composée de citoyens TRAVAILLEURS conscients de leurs droits et de leur devoirs et qui agissent pour que leurs institutions reflètent le fait incontournable qu’ils sont le point de départ et le point d’arrivée de toutes les actions de l’Etat qui se résume à une superstructure au service d’une base matérielle produit du travail en constante et perpétuelle évolution.
    ce genre de système, i. e. le système rentier, ne peut produire que des prédateurs d’une part et des tubes digestifs d’autre part. ce système tourne en rond et ne peut point évoluer car toute évolution (une « accumulation élargie ») saperait ses bases objectives et le détruirait en tant que système.
    en termes crus, La réalité de l’algérien du moment, qu’il soit prédateur ou tube digestif ambulant, transparaît pour autant qu’il exhibe des capacités (le trafic, le trabendo, la magouille, le vol (légal ?) généralisé..), des talents (la débrouillardise pour contourner la loi, le comportement de la girouette, l’à-plat-ventrisme, le beni-ouiouisme..) et des tendances (l’attente du messie pour le sauvetage général, le culte des apparences qui cachent l’être minable, les tartufferies..). Sans ces attributs, l’individu algérien du moment n’est rien, i. e. il est en dehors du système et est de ce fait irréel.
    en termes clairs, le monde de la rente et des rentiers (prédateurs ou tubes digestifs ambulants) ne pouvant guère exhiber « publiquement » les capacités, les talents et les tendances précédemment mentionnés doit construire ou se construire une culture ou une idéologie dont le rôle essentiel est de masquer l’essence de l’individu algérien du moment, c’est à dire un NON-CITOYEN en puissance).
    et ce « masquage » se traduit, dans les faits par le constat incontournable que: lorsqu’une société manque de perspectives à cause essentiellement de sa stérilité remarquable (lac formation sociale algérienne tourne en rond depuis des décennies), lorsque le présent est lugubre et lorsque le futur est sombre à cause du fait que la dite société subit l’histoire au lieu de la faire, alors la dite société regarde dans son « rétroviseur » et se met à s’inventer un passé mythique (l’arabo-islamisme ou le berbérisme) qui lui permet de ne pas sombrer dans une dépression sans fond. en d’autres termes , elle se met à pratiquer un onanisme qui ne dit pas son nom pour meubler la vacuité incommensurable de son vécu.

    Anonymement votre
    1 septembre 2021 - 2 h 14 min

    « L’Algérie indépendante, prise en tenailles par les forces d’obédiences arabo-islamique et berbériste en concurrence sur les questions identitaires. » Faux et archi faux. Depuis les années 60 et jusqu’a récemment, ca a toujours été les forces « d’obédience arabo islamique » qui ont été aux commandes de cette identité et ont conduit le pays droit au mur. Les amazighs (bérbéristes pour vous faire plaisir a vous et vos semblables) jusqu’a l’événement tres récent et « bizaroidement » fabriqué Ferhat n’ont jamais eu leur mot a dire sur cette identité. On ne leur a jamais demandé leur avis et ceux qui se sont aventurés a le faire n’ont pas été revu jusqu’a ce jour. Si vous parliez un tout petit peu tamazight (berbere pour vous faire plaisir) et connaissiez la beauté de cette langue developpée sur des milliers d’annees par vos ancetres et les miens, vous auriez plus de sympathie pour elle. Faute de la parler, vous la traitez comme un element étranger sur ses propres terres et qui ne mérite pour vous pas mieux qu’une mort accélérée et sure. Ca vous enleverait a vous et vos semblables une grande épine du pied. Malheureusement vous parlez d’un grand aspect de notre culture commune qui vous dépasse. N’est ce pas comme si on critiquait un livre qu’on n’a pas lu. Et je vous laisse en vous demandant de vous enquérir aupres de ces jeunes de Tkout (Aures) ce qu’ils pensent des sevices qu’ils ont vécu dans leur chair aux mains des gendarmes de Tkout et les gardes mobiles de Batna juste parcequ’ils ont osé réclamer leur véritable identité. L’un d’eux, un cousin, est toujours en cabale en europe avec son nom sur tous les postes frontieres algériens. Meme ceux qui ont délapidé les devises de l’Algérie n’ont pas connu pareil sort. Ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas. Ne parlez pas de choses qui vous dépassent.

    Anonyme
    31 août 2021 - 21 h 36 min

    Tout les Algériens, toutes les Algériennes, Sud-Nord ; Est-Ouest, ils doivent tous s’y mettre à fond dans la modernité. Les « gué-guér  » interethnique c’est pour reculez plusieurs siècles en arrière.

      Karim
      1 septembre 2021 - 2 h 44 min

      C’est quoi exactement la modernité?

        Anonyme
        1 septembre 2021 - 9 h 43 min

        C est d etre Algerien pur au passe glorieux et aux revendications qui embrassent l evolution et les changements dans ce monde complexe et complique…en un mot de suivre les changements technologiques car ce sera la haute technologie qui remplacera la geopolitique….c est long a expliquer mais profonedement important pour ne pas rester sur les quais une fois le train du 21 eme siecle et des siecles suivants aura pris sa vitesse de croisiere….Il faut accorder a Dieu ce qui appartient a Dieu (la spiritualite ) et a la patrie le developpement et l evolution dans la serenite et la stabilite..la religion est pour Dieu mais la Patrie est pour tous ses citoyens..restons unis

    L’Algerie
    31 août 2021 - 21 h 36 min

    Comme toutes les Nations, La Nation Algérienne est le Produit de L’HISTOIRE et de la Communauté de DESTIN et le partage de LUTTES.
    C’est cela qui produit le CIMENT de la SOLIDARITÉ NATIONALE et Nourrit L’INCONSCIENT COLLECTIF.
    SINON les Savoyards seraient Italiens, les Alsaciens des Allemands et les Ukrainiens seraient Russes…
    Ni Ethno, Ni Linguistico, Ni Culturalo. Ni Religio.
    Les mouvements qui Fantasment sur la Pureté que ce soit la Pureté Identitaire, Ethnique, linguistique, ect…ou une prétendue Pureté Religieuse sont juste les Matrices de l’Intolerance et des FASCISMES MORTIFÈRES.

    Sedrata
    31 août 2021 - 19 h 27 min

    En 1962 l’Algérie était au même niveau que la Corée du sud. Pourquoi celle-ci a su se développer très vite mais pas celle-là ? Une histoire de QI peut-être.

      Merrikh
      31 août 2021 - 20 h 29 min

      Entre celle-ci et celle-là, je conclus que vous n’êtes pas de Sedrata.

      Elephant Man
      31 août 2021 - 21 h 00 min

      @Sedrata
      Encore cet argument bidon franchouillard : la Corée du Sud n’a pas été colonisée par la France et la françaFRIC ça vous parle et n’a pas eu une guerre terroriste par procuration décennie noire …..
      La Corée du Sud n’a pas de pétrole et gaz à piller.
      La Libye ça vous parle :
      « Ainsi était démoli cet État qui, sur la rive sud de la Méditerranée, enregistrait « de hauts niveaux de croissance économique et de hauts indicateurs de développement humain » (comme le documentait en 2010 la Banque Mondiale elle-même), où trouvaient du travail environ deux millions d’immigrés pour la plupart africains.» Par Manlio Dinucci : géopolitologue et journaliste italien.
      Expliquez-nous les anciennes colonies anglaises et le Commonwealth et le Viêt Nam et les USA …..

        Sedrata
        1 septembre 2021 - 10 h 49 min

        La Corée du Sud aussi a été détruite par la guerre. Et puis les Coréens n’ont pas de pétrole mais idées.

    la france attaque médiatiquement l'algérie pour se venger du maroc. POUR LA FRANCE LE MAROC EST UNE DEMOCRATIE ET SILENCE ON TUE AU SAHARA OCCIDENTAL ET MEME AU MAROC DANS SES FRONTIERES INTERNATIONALEMENT RECONNUES
    31 août 2021 - 19 h 26 min

    la france attaque d’une manière agressive et absolument injustifiée sur, écoutez bien, sur les droits de l’homme en algérie. LA FRANCE VEUT RELANCER LE HIRAK A SA MANIÈRE C’EST A DIRE PAR LE MENSONGE ET LA DÉSINFORMATION.
    LE MAROC A CONDAMNE TOUS LES HIRAKISTES A 20 ANS DE PRISON ET ILS SONT TOUS TORTURES DANS LES PRISONS MAROCAINES, AUCUNE LIBERTE D’EXPRESSION AU MAROC ET MALHEUR A CELUI QUI CRITIQUE LA SEULE PERSONNE QUI DIRIGE LE MAROC : LE ROI DU MAROC, ET LA FRANCE NE DIT RIEN.
    LE MAROC TUE TOUS LES JOURS LES SAHRAOUIS QUI SONT DANS LES PRISONS MAROCAINES ET DEFIGURENT LES FEMMES SAHRAOUIS POUR LES MARTYRISER ET LA FRANCE CENSURE LES CRIMES MAROCAINS ET NE S’INTÉRESSE QU’ A DES AFFAIRES DE DROITS COMMUN ET FUTILES EN ALGERIE POUR DONNER UNE IMAGE D’UNE DICTATURE. LE JT DE ARTE EST UNE AGRESSION CONTRE L’ALGERIE. NOTRE AMBASSADEUR DOIT SE MANIFESTER POUR PROTEGER LES ALGERIENS EN FRANCE CAR ILS SONT VICTIMES DE LA SEGREGATION, DE LA DESINFORMATION POUR SALIR LES ALGERIENS ET DE RACISME.

      Elephant Man
      31 août 2021 - 22 h 40 min

      @ La France Attaque Médiatiquement L’algérie Pour Se Venger Du Maroc. POUR LA FRANCE LE MAROC EST UNE DEMOCRATIE ET SILENCE ON TUE AU SAHARA OCCIDENTAL ET MEME AU MAROC DANS SES FRONTIERES INTERNATIONALEMENT RECONNUES
      Rien de nouveau sous le soleil. PROPAGANDA. Les meRdias français sont anti-Algérie primaire par excellence on se rappelle le portrait du faux journaliste Drareni sur toutes les mairies de France et de Navarre alors que cette même France a refusé l’asile politique à Julian Assange toujours incarcéré à Londres sans portrait ni la smala meRdiaticopolitique au garde à vous.
      Sauf que c’est bientôt 2022 !!
      Encore une ÉNIÈME fois qu’attend l’État Algérien pour expulser TOUS les clandestins et TOUS j’insiste TOUS les naturalisés traîtres à la Patrie qui oeuvrent exclusivement j’insiste exclusivement pour leur narco-terroriste-monarchie.
      ALLAH YARHMOU L’ÉMIR ABDELKADER
      ALLAH YARHMEK SI EL.HOUARI BOUMEDIENNE ALLAH YARHMEK KASDI MERBAH
      Pour le reste encore une ÉNIÈME fois faux problème faux débat : le berbérisme est justement une création française Jacques Benet (OAS mossad) drapeau fourchitta après la nationalisation des hydrocarbures par notre Président défunt Si El Houari Boumedienne. Tout comme le QUI TUE QUI. Tous 2 les faces d’une même pièce.

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