Yennayer : hommage à la diva de la chanson kabyle Nouara à Tizi-Ouzou

Nouara kabyle
La chanteuse d'expression kabyle Nouara. D. R.

Un hommage a été rendu mardi au théâtre régional de Tizi-Ouzou à la Diva de la chanson nationale d’expression kabyle, Nouara, à l’occasion de la célébration de Yennayer, en présence d’une panoplie d’artistes.

Un grand moment d’émotion a régné sur la salle de spectacle lorsque la Diva fit son entrée sous un tonnerre d’applaudissements. Vêtue d’une robe kabyle et visiblement enchantée de cet hommage qui intervient à cette occasion de Yennayer.

D’une voix émue, elle rappela son parcours artistique, notamment, ses débuts à la radio nationale ponctués par la réticence de sa famille et son combat pour exercer ce métier.

La radio dira-t-elle, «était une école de formation et une seconde famille pour moi» en énumérant certains de ses collègues, aujourd’hui disparus, auxquels elle a rendu hommage, dont le tout récent est Mohamed Hilmi, disparu cette semaine.

Beaucoup d’artistes présents ont salué cette initiative d’organiser cet hommage du vivant de l’artiste. «C’est une louable initiative de rendre hommage de son vivant à une si grande dame» ont-ils souligné.

Salem Kerrouche, chef d’orchestre qui a longtemps accompagné la Diva sur scène, a considéré lui qu’elle est «une voix éternelle qui mérite tous les égards» saluant, lui aussi, l’organisation de cet hommage de son vivant.

Nouara, qui a interprété 2 de ses chansons à l’occasion de cet hommage, se prépare, également, à mettre sur le marché un best of de ses chansons et un CD live produit il y a quelques années qu’elle compte offrir comme cadeau à son public, dira, en outre, Kerrouche.

L’ancien réalisateur de radio, Saïd Zanoun, a souligné, pour sa part, que Nouara était, également, «une grande comédienne humoristique et tragédienne, qui a interprété différents rôles grâce à sa voix qu’elle a eu comme don».

Cet hommage a été organisé par le théâtre régional en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) et L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), la maison de la culture Mouloud Mammeri et la direction de la culture et des Arts, rapporte l’APS.

R. C.

Comment (3)

    Merrikh
    12 janvier 2022 - 9 h 26 min

    On fêtait ce jour (le 12 janvier) depuis toujours en famille (y compris les grands parents qui disaient que cette fête simple et conviviale -envoi de plats aux voisins et réciproquement- comme dans les villages, datait des anciens. A mon grand étonnement dans les années 60, j’ai remarqué que beaucoup d’ado et leurs familles ne la connaissaient pas. Maintenant il y a des perroquets qui viennent répéter et décrire cette fête qu’ils n’ont jamais connu. Ils seront toujours les 1ers de la classe désignés. Souvent des « gens » d’importation qui disent « Yennayer » alors que dans « ma » région (et villes) on a toujours dit « Yennar » (je continuerai à dire cela). Les personnes concernées se reconnaitront.( « rechta bel fermes » et cannelle | – chakhoukha-nâama reguigua -, poulet, fruits secs, …) et pourront confirmer du moins, j’espère. Bonne année.
    Je rejette le folklore établie autour de la date « actuelle » de ce calendrier fabriqué à partir d’un « pharaon » d’origine LIBYENNE qui aurait régné sur l’Egypte (ce mot est d’origine grecque qui a donnée de nombreux pharaons que tout le monde connait).

      Chez nous
      17 janvier 2022 - 18 h 20 min

      Dommage que cela sit été Politisé.
      Il y a beaucoup de Variantes Locales méconnues mais qui ont été préservées malgré tout dans les Familles.
      Je suis d’accord sur la date qui reste discutsble.
      Chez nous (Sud des Aures) on ne l’appelle pas Yennayer,
      On fait référence au mois de Jamber.
      Il y avait aussi des précautions et des rituels avant de boire de l’Eau. J’en cherche toujours le Sens…
      La veille et le jour dit, les enfants collectaient des melanges de dattes, karmous, fruits secs…
      Les mères préparaient des plats comme le Cherchem au Ble et legumes Secs.
      Il semble que chez certaines familles ce seraient plutôt Chakhchoukha, Mesfouf…
      L’après-midi c’était plus des choses comme le Khfef pu leGhraief..,
      Beaucoup de travail pour nos Chercheurs Algériens en Algérie.
      Ils pourraient en écrire des Dizaines de Livres…

    Anonyme
    11 janvier 2022 - 20 h 43 min

    Que dire , rien d autres que j aime cette Algérie de Tlemcen à Tizi Ouzou , ces différentes cultures qui forme le pays ce beau pays l Algérie et cette région la Kabylie sait le montrer et le fait bien .Ça se respecte et je suis ds l admiration en tant qu algérien et ça n engage que moi . … Vive notre beau pays et nos différentes régions et leurs habitants qui le constitue et constitue notre peuple .

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