Impérative réussite

invess transition énergétique
La croissance a un prix que l'Algérie doit supporter. D. R.

Par Abderrahmane Mebtoul – Pour des raisons de sécurité nationale, l’Algérie n’a pas d’autre choix que de réussir les réformes dont celle du numérique et de la transition énergétique, qui seront douloureuses à court terme mais porteuses d’espoir à moyen et long terme pour les générations présentes et futures. L’Algérie a besoin d’une autre vision évitant ces slogans dépassés que le moteur du développement quand le bâtiment va tout va ou les matières premières, les industries mécaniques classiques, dont celle des voitures en grande partie des montages de très faibles capacités, fortement capitalistique où l’Algérie supporte tous les surcoûts avec la règle des 49/51% dont la révision s’impose.

La politique industrielle doit tenir compte des engagements internationaux de l’Algérie et évaluer, sans passion, les impacts des accords de libre-échange avec l’Europe, avec le monde arabe avec le continent Afrique, ainsi que les déséquilibres de la balance commerciale avec d’autres pays comme la Chine et la Russie, accords qui nécessitent des dégrèvements tarifaires progressifs ne pouvant pénétrer les marchés mondiaux où règne une concurrence acerbe qu’avec des entreprises publiques et privées performantes, innovantes.

La forte croissance peut revenir en Algérie, mais elle suppose la conjugaison de différents facteurs : une population active dynamique, un savoir, le goût du risque et des innovations technologiques sans cesse actualisés, le combat contre toute forme de monopole néfaste, une concurrence efficace, un système financier rénové capable d’attirer du capital et une ouverture à l’étranger. Ces réformes passent fondamentalement par une démocratie vivante, une stabilité des règles juridiques et l’équité, les politiques parleront de justice sociale.

Les actions coordonnées et synchronisées dans le temps exigent le courage de réformer vite et massivement, non des replâtrages conjoncturels mais de profondes réformes structurelles à tous les niveaux en ayant une vision stratégique pour le moyen et le long terme, devant donc réhabiliter la planification et le management stratégique.

L’avenir est entre les mains des Algériens qui devront vouloir le changement et partager une envie d’avenir, d’apprendre davantage, de s’adapter, de travailler plus et mieux, de créer, de partager, d’oser.

Pour s’inscrire dans la croissance mondiale, l’Algérie doit d’abord mettre en place une véritable économie de la connaissance, développant le savoir de tous, de l’informatique au travail en équipe, de l’arabe, du français, du chinois à l’anglais, du primaire au supérieur, de la crèche à la recherche. Elle doit ensuite faciliter la concurrence, la création et la croissance des entreprises, par la mise en place de moyens modernes de financement, la réduction du coût du travail et la simplification des règles de l’emploi.

La justice sociale ne signifiant pas égalitarisme source de démotivation n’est pas l’antinomie de l’efficacité économique. Mais toute nation ne peut distribuer plus que ce qu’elle produit annuellement, si elle veut éviter la dérive sociale.

A. M.

Comment (5)

    COMMENT, QUI et QUAND !?
    28 novembre 2022 - 14 h 48 min

    Personnellement, je suis fatigué des
    “IL FAUT ..”
    “ON DEVRAIT …”
    Tout le Monde sait QUOI FAIRE…pour moi…
    Maintenant les QUESTIONS qu’il faut se poser c’est :
    COMMENT FAIRE ?
    QUAND ?
    QUI ?

    NAVIGUER cela ne suffit pas et Il n’y aura jamais de VENT FAVORABLE si on ne Remet pas le CAP sur des OBJECTIFS CLAIRS avec 1 ÉQUIPAGE et 1 CAPITAINE RESPONSABLE.

    La rente nous a déstructuré
    27 novembre 2022 - 17 h 48 min

    Nous avons appris a dépenser en regardant le prix des hydrocarbures mais pas à gérer, a investir et a avoir un retour sur investissement. La valeur travail a été négligé ainsi que la méritocratie en méprisant les talents. Un changement de paradigme est nécessaire en revenant aux fondamentaux de gestions et financiers. Un pays qui lorgne tout les matins sur le prix des hydrocarbures, le square du port Said (le change //), les prix de la pomme de terre, l’huile, la semoule et jute sur par l’importation font que la situation devient insupportable et cela met le pays @risk! Ceux qui freinent le changement sont des traitres à la Nation, des anti Patriotes. La gestion du changement.necessite du courage et de l’abnégation de la part de nos gouvernants,. L’Algerie doit être au dessus de tout calcul politique partisan et personnel. Oui, les nouvelles technologies, la transition énergétique et écologique sont et doivent être des causes nationales car il y va de la pérennité de la Nation Algerienne. Nous devons à la fois combler notre retard tout en accélérant notre vitesse d’exécution et comme dans toute restructuration et gestion du changement, il y aura de la casse. Quelle en sera le niveau, cela dépendra de notre modèle social qui doit revoir les subventions et les cibler sur ceux qui ont ont vraiment besoin. Les challenges nous attendent mais nous avons les ressources humaines, financières et matériels, l’énergie, la volonté pour y parvenir. Ya plu ka!!!

    lhadi
    27 novembre 2022 - 12 h 57 min

    La pensée sociale, du système algérien, qui veut nous faire croire que le passage d’un type de société à un autre est entrain de se faire, a constamment confondu la question du changement, mêlant analyse synchronique et analyse diachronique, problèmes de changement et problèmes du fonctionnement.

    Comment les héritiers de ce système d’un autre âge peuvent-ils intérioriser le changement, en faire une valeur, un mode de réalisation de soi et le produit d’une action volontaire si en même temps ils se noient dans la mer agitée de l’ambiguité et la confusion ?

    N’en déplaise aux groupes qui résistent à tout changement menaçant leurs équilibres, leurs traditions, leurs intérêts ou tout au moins, préfèrent la sécurité des positions établies fussent-elles reconnues injustes et peu efficaces, le changement, avec ou grâce aux élites modernisatrices ; celles qui s’identifient au progrès, à la science, aux forces productives et à la rationalité, est inéluctable.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    La Mains d'œuvres pas chères est un avantage à tirer profit.
    24 novembre 2022 - 13 h 15 min

    Personnellement je suis contre la réduction du coûts du travail.
    En aucun ca cela ne doit pas se faire au détriment des salariés.
    L’Algérie à déjà des avantages important sur certains points, qui sont des atouts non négligeable.
    L’Algérie a une monnaie non utilisable sur le plan international, et un coup de main d’œuvre à ras les pâquerettes, quant ont convertis le salaire moyen des salariées algériens basées sur le prix des matieres premières énergétiques et du coûts de la main d’œuvre des pays développés.
    Nous avons une plus un coût de main d’œuvre au minimum de 5 fois moins cher, sur les pays développés occidentaux.
    Qui eux les pays développés occidentaux payent chère les matières premières, pétrole, gaz, les différents minerais qu’elles importe, et qui est nécessaires a toutes leurs productions diverses et variées, et que l’ont rajoute en plus leurs niveaux de vie très élevées.
    Tout cela les rends moins compétitives par rapport à l’Algérie.
    Et les prix de revient de leurs produits manufacturer ne sont pas bons marchés pour les acheteurs.
    De ces faits, cela ne nécessite pas de réduire les coûts de la mains d’œuvres algérienne.
    Mais plutôt de donner du pouvoir d’achat aux salariés algériens, ce qui leurs permettront d’augmenter leurs consommation interne indispensables pour beaucoup d’entre eux, et apaisées les tensions par une misères silencieuse qui n’est jamais bonne d’ignorer trop longtemps.

    Abdelkrim dz
    24 novembre 2022 - 11 h 23 min

    la douleur en est nee avec et en moura avec l’agriculture.et les nouvelles technologie c’es claire que c’est indispensable pour l’avenire de notre patrie des homme capable d’anticipee les defie avenire sont aussi indispessable que le reste

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