Histoire et mémoire : sortir de l’émotionnel pour aller vers le raisonnable

histoire mémoire
Le rapport remis par Benjamin Stora au président français. D. R.

Une contribution de Ferid Racim Chikhi – L’Algérien est-il condamné à apprendre son histoire seulement au travers de ce qu’écrivent les érudits des pays ennemis d’hier et adversaires d’aujourd’hui, alors que les règles et les normes de l’oralité, qu’il connaît depuis des millénaires, ont complètement été modifiées et réorganisées pour satisfaire les contrefacteurs du moment ? L’écriture de l’histoire est un acte patriotique qui se suffit à lui-même. Malheureusement, beaucoup d’historiens se sont érigés en experts.

Depuis quelques années, l’on assiste, incrédules et embarrassés, à des tentatives d’écriture de l’histoire de l’Algérie sans que l’avis de l’Algérien ne soit entendu et encore moins pris en considération. Même si quelques rencontres ont été organisées pour en parler, des séminaires ont été aménagés par suite de commandes décrétées et ordonnées, le tout s’est soldé par des dommages plus que par des avantages. Ce qui est singulier, c’est que l’écriture de cette histoire ne semble concerner que celle de la Révolution de Novembre 1954, et tout au plus quelques péripéties du Mouvement national, qui vont dans le sens des tendances d’une caste, donc sans aucun lien ni intérêt pour les périodes qui les ont précédées. Alors, demandons-nous, en quoi cela peut être utile ? Est-ce cohérent, pertinent, raisonnable ?

Pourquoi vouloir écrire et enregistrer des événements, des épisodes, des faits d’une période donnée tout en ignorant ceux du passé ? L’acte de résistance de l’Algérien face aux conquérants, aux envahisseurs et autres infiltrés date de la nuit des temps. C’est dire que si l’on sort un tant soit peu de l’émotionnel et que l’on fasse appel à la raison, les données et leur analyse seront certainement plus appréciables.

Sortir de l’émotionnel, c’est enregistrer les témoignages des acteurs ayant vécu de près ou de loin les différents actes, événements et épisodes d’un moment dont plusieurs parleront de leur vivant. C’est noter la mémoire vive pour en faire un libellé utile pour les générations futures. C’est aussi le premier niveau du raisonnement qui aide à séparer le bon grain de l’ivraie. Aux historiens de distinguer entre la mémoire perceptive, l’épisodique, la procédurale et la sémantique. Il reste que le travail de consignation des historiens ne suffit pas. Il faut y ajouter celui des sociologues, des philosophes, etc.

Les idéologies fallacieuses

L’intérêt de cette écriture est bien entendu et avant tout idéologique. Parce que parler et enregistrer les recherches sur tout ou partie de l’histoire millénaire, c’est remettre en question un discours ambiant fort dérangeant pour bien des personnes qui naviguent à vue et qui refusent de lever le couvercle du puits du savoir et de la connaissance. Elles sont convaincues que l’ignorance du peuple addict à la religiosité et au football est un facteur de cohésion. Or, elles ignorent qu’avec ou sans elles, l’histoire s’écrit d’elle-même, comme s’est écrite celles d’Athènes, de Bagdad, de Cordoue, de Damas, de Rome et de bien d’autres lieux prestigieux qui ont marqué les temps et les esprits.

Ce qui est grave, c’est que lorsque des dirigeants algériens se laissent assiéger par les codes, les conventions, les normes, les règles, les théories, et bien des usages des ennemis et autres adversaires qui ne veulent pas que l’histoire de l’Algérie soit écrite par des Algériens, ils convoquent des comités et des commissions pour faire oublier le vrai problème, celui de laisser les experts effectuer leur travail.

La méthodologie de l’ancien occupant ne convient pas

En fait, lorsqu’il est question de l’histoire, l’Occident a formé ses historiens, ses journalistes, ses sociologues, ses anthropologues et l’ensemble de ses érudits à écrire les témoignages de ceux qui ont vécu des événements, à les retranscrire et à en faire des ouvrages ou de nos jours des vidéos qui profitent à ses cultures, ses identités, ses civilisations et surtout à leurs citoyens, pour se souvenir et ne jamais oublier.

Ainsi sont officialisés par écrit des actions, des aventures, de entreprises, des événements, des faits, des incidents, des péripéties qui serviront de références aux analyses et aux commentaires des anthropologues, des historiens, des journalistes, des sociologues, pour d’autres écrits qui font par la suite l’histoire selon leurs auteurs.

Ce sont les Allemands, les Belges, les Britanniques, les Etatsuniens, les Français, les Grecs, les Italiens, les Turcs. Les Russes, etc., qui ont écrit et qui écrivent les histoires de leur pays. Pourquoi faut-il que l’histoire de l’Algérie soit écrite à deux mains : celle de l’ancien colonisateur indu occupant et celle de l’Algérien qui a libéré sa patrie ?

L’histoire et la mémoire de l’Algérie sont la propriété intellectuelle et patrimoniale des seuls Algériens, qu’ils partagent ou non avec ceux qu’ le veulent. Mais les vraies questions qui devraient nous interpeller sont l’authenticité et l’utilisation de l’instrument et le véhicule qui transmettront aux futures générations cette écriture par de vrais patriotes.

Parmi ces questions, demandons-nous :

1) Quelle sera la langue d’usage et de transmission ? Sera-t-elle la langue arabe ou celle d’un autre occupant ? Sera-t-elle cette langue mal enseignée et mal maîtrisée ? Sera-t-elle celle du dernier occupant qui pourtant a perduré un peu plus d’un demi-siècle après l’indépendance mais qui reste pour le moment la langue la plus fonctionnelle ?

2) Pourrait-on se défaire de la religiosité ambiante pour être critique et raisonnable sans que les émotions ne prennent le dessus ?

3) La recherche des informations fera-t-elle l’objet d’une méthodologie et d’une épistémologie spécifique ou sera-t-elle expérimentale ?

4) Ceux qui, dans les centres d’archives et de documentation, ainsi que ceux qui sont dans les universités prennent part à ce travail colossal sont-ils sincères ou se réfèrent-ils aux seuls écrits des indus occupants ou, au contraire, iront-ils chercher l’information sur le terrain ?

5) Quel sera le profil des membres des comités de rédaction et de synthèse ? Ces comités seront-ils indépendants ou «rattachés» à quelque instance ?

Les questions d’authentification exigent que les personnes en charge de cette histoire et de cette mémoire respirent impérativement l’honnêteté, l’intégrité, le patriotisme et soient absolument loin des cercles dominants.

Bien entendu, d’autres critères devront être définis pour que cette œuvre soit une véritable révolution pour le pays et qu’à travers sa lecture, la future société algérienne soit édifiée dans la transparence universelle.

F. R. C.

Comment (51)

    nourredine bourouba.
    15 février 2024 - 9 h 41 min

    Mr Chikhi, vous devriez rester dans vos domaines de compétence, et laisser les historiens travailler en toute liberté dans leur domaine.

    Vous gagneriez en crédibilité , que ce genre de prétention vous fait perdre.

    Vos fans vous enfoncent encore plus, car pétris d’une ignorance sans fond dans le domaine en débat.

    Cordialement.

      Ferid R Chikhi
      15 février 2024 - 13 h 32 min

      Mise au point

      À l’évidence un article sur l’Histoire et la Mémoire, dérange bien des lecteurs qui s’érigent en censeurs.

      Plus je lis certains commentaires et plus je suis convaincu que l’écriture de pans entiers de notre passé sera encore dictée par les faussaires et autres falsificateurs.

      En lisant des commentaires de lecteurs qui sous l’anonymat invectivent sans aucune considération et en total ignorance les auteurs qui abordent des sujets presque ‘’tabous’’, même si la liberté d’expression ‘’l’autorise’’ laisse songeurs bien du monde. Cependant, comme le dit le philosophe chinois : ‘’Je montre la lune et il ne voit que mon index’’. Grand bien leur fasse à ces ‘’influenceurs’’

      En général et dans l’absolu je ne réponds jamais aux commentaires des lecteurs. Je considère que leurs angles de lectures sont respectables et â respecter, comme leurs opinions et autres commentaires même si par endroit, ils sont désobligeants.

      M. Bourouba, puisque vous m’interpeler directement, je vous défie de trouver un seul lieu où je me suis exprimé comme historien. Je n’ai jamais eu cette prétention et encore moins celle de conseiller qui que ce soit de s’en tenir à ses domaines de compétences, sauf bien entendu si vous, et quelques autres donneurs de leçons, prétendez détenir la science infuse pour  »juger » les opinions exprimées, ici et là.

      Habituellement, comme contributeur (depuis plus de trente-cinq ans) j’aborde des sujets en posant des problématiques et en émettant des hypothèses validées ou à valider et je termine par des recommandations sans plus. Le reste pour ce qui me concerne est soit sans valeur soit à réfléchir.

      Salutations sans rancune à tous les lecteurs d’AP
      Ferid R Chikhi.

    vous faites grève?
    13 février 2024 - 20 h 00 min

    Ou c’est juste la censure?

    Message aux modérateurs
    13 février 2024 - 17 h 22 min

    Il semble qu’il y a un problème de connection. Il n’y a pas 42 commentaires à lire, alors que vous affichez leur nombre. Merci de les rendre accessibles.

    allo la modération
    12 février 2024 - 20 h 07 min

    il manque 9 commentaires avec celui-ci ce sera 10
    40-31= 9

    Un ministère de la moralité et de la tartufferie?
    12 février 2024 - 17 h 32 min

    « Les questions d’authentification exigent que les personnes en charge de cette histoire et de cette mémoire respirent impérativement l’honnêteté, l’intégrité, le patriotisme et soient absolument loin des cercles dominants. »

    Création d’une secte?

    Il n’y a pas assez avec l’islamisme étouffant et tous les interdits qui étouffent les citoyens pour rajouter un inimaginable ministère de la conscience?

    Tout ce que vous énoncez relève de l’irréalisable, donc du sophisme.

    Quel est le véritable objet de votre propos? Simple pub?

      Karima Mesbahi
      12 février 2024 - 19 h 25 min

      Vous croyez vous libre de dire ce que vous voulez !?

      C’est vrai que c’est la liberté d’expression qui le veut.

      Mais soyons sérieux avez vous bien lu le texte en question qui énonce une démarche d’authentification en mettant de l’avant des qualités que seuls, de nos jours quelques-uns possèdent, et à vous lire vous n’en faites pas partie.

      Personnellement, je tourve que la problématique que pose M. Ferid R Chikhi est loubale et surtout ordonnée. Je le connais pour apprtenir à plusieurs organisations d’analyses et de recherches hors de soupçon… Je l’ai toujours encouragé à nous offrir son opinion parce qu’elle relève de la raison et non de l’émotion contrairement à quelques commentateurs…

        "Je le connais..." K.M. garantie scientifique?
        14 février 2024 - 13 h 01 min

        K. Mesbahi, vous ne comprenez absolument rien à l’enjeu du débat en cours et aux problèmes qu’il soulève, car vous ne savez rien de ce que doit être une garantie scientifique.
        Instruisez vous donc avec la ‘Réfutation’ de Karl Popper.

        Votre argument « je le connais » rappelle ironiquement le proverbe : « qui t’a fait des compléments? » demande-t-on à une nouvelle mariée, elle répond  » c’est ma mère et il y avait ma tante! ».

        Par ailleurs, vous défendez Chikhi chaque fois q’il est critiqué par des lecteurs de AP.
        C’est votre droit, certes, mais ne vous enrobez d’aucune légitimité, sinon de celle d’être une fan ou une proximité de Chikhi.
        La censure est, entre autres, remise en cause dans le présent débat, et vous ne pouvez l’exercer sans suspicion.

        Mon commentaire s’adresse aussi à votre proximité et celle de Chikhi, le fan @Karim Lassel.

        En défendant ainsi Chikhi, vous l’affaiblissez.
        Mauvais marketing.

          Karima Mesbahi
          14 février 2024 - 13 h 57 min

          Le simple fait que vous ne vous nommez pas montre à quel point vous êtes malhonnête. Je ne défends pas M. Chikhi, je défends ses écrits, ses arguments, sa méthodolgie et son approche.

          Le reste, censure ou pas, n’est que verbiage, là ou vous semblez exceller.

    35 ou 31 commentaires?
    12 février 2024 - 13 h 00 min

    Vous affichez 35 commentaires mais il n’y sont pas tous.

    Mr Chikhi veut manager l'histoire?
    12 février 2024 - 9 h 55 min

    N’a-t-on le choix qu’entre une histoire patronnée par deux gouvernements, de circonstance par définition, et un management ignorant tout de la chose historique, charlatanesque, avec des velléités oppressives, angoissant par définition?

    Comme tous les citoyens, les historiens demandent la liberté, dans leurs recherches, leurs enseignements, leurs publications, pas un néo-boumédiennisme qui a l’air de nourrir Mr Chikhi.

    Nous avons des historiens libres, dont les travaux sont salués par leurs pairs, y compris par ceux qui ont engraissé la falsification boumédienniste, des travaux qui inspirent les jeunes historiens.

    Ces hommes et femmes libres ne feront partie d’aucune commission patronnée par quelque pouvoir, encore moins par un management réducteur par son ignorance.

    Les historiens soumis à un pouvoir ou un à manager sont dorénavant frappés de suspicion.

      Karim Lassel
      12 février 2024 - 14 h 24 min

      Vous commettez une confusion comme quelques précédents commentateurs. L’auteur ne semble pas être guidé par une quelconque appartenance partisane, ni Boumedienniste ni FLniste. Il appelle aussi crument que possible à laisser les historiens, les antrhopologues, les sociologues, les ethnologues et tous les intellectuels a écrire librement en faisant appel à des témoignages de ce qui sont vivants et aux vestiges depuis la nuit des temps.

      Oui, il veut que l’histoire et la mémoire, leur écriture soient un modèle de management comme elles le sont ailleurs mais écrites des m ains des seuls Algériens.

      Il met der l’avant l’obligation de plusieurs méthodologies du simple fait qu’écrire comme un sociologue est différent que le faire comme un Historien mais aussi comme un Anthropolgue.

      Le plus importnat nous dit il c’est d’éviter de se consacrer à la seule histoire de la période de 1954 à 1962 ou celle qui a débuté en 1830 sachant que la falsification a débuté au moement du coup d’éventail et qui était derrière ce coup ? Le plus grand falsificateur de l’histoire du monde.

      Oual Fehem Yefhem !

        "...un modèle de management..."
        14 février 2024 - 13 h 11 min

        Dans le mille!
        C’est juste ce qui lui est reproché.
        C’est aussi la preuve que vous ne comprenez rien au débat en question ni à ses enjeux.
        Ce faisant, vous ruinez toute compétence prétendue de Chikhi de parler des choses qu’il ne connait pas, et cela de par sa formation, qui peut être vérifier par tout un chacun sur le web.

          Samir Achoubi
          14 février 2024 - 19 h 09 min

          Et vous, dites nous : Qui êtes vous pour juger les autres ?L’auteur est sur le web, il ne s’en cache pas. Il ne cache pas ses origines, ses appartenances, ses écrits, ses réflexions … etc.
          Vous vous cachez sous le manteau de l’anonymat et cela montre que votre dénigrement est sans valeur.
          Que ce soit KM Lassel ou Karima M… qui défendent l’argumentaire qu’il présente, quel est le mal qu’ils commettent.
          Je les soutient fortement et M Ferid a ce qu’il faut pour se défendre mais vous, qui prend votre défense.
          Quel ignorant !

    Il manque des commentaires
    10 février 2024 - 20 h 16 min

    Vous affichez le nombre 27 commentaires mais ils n’y sont pas tous.

      Il Manque Des Commentaires
      12 février 2024 - 18 h 42 min

      38 ou 31 commentaires? Il en manque.

      Blème technique?

    vous ne publiez plus les commentaires?
    10 février 2024 - 18 h 19 min

    Pourquoi?

    Djazia
    10 février 2024 - 12 h 20 min

    De ma vie et de mémoire d’un être vivant et libre de surcroît je n’ai vu écrire l’Histoire d’un pays à la fois par le vaincu et son vainqueur.

    dz
    9 février 2024 - 21 h 15 min

    JE PENSE QUE LA FRANCE A LAISSE CES PIONS EN ALGERIE CECI EXPLIQUE CELA DONC UNE PURGE EST SOUHAITABLE ET PLUS Q URGENTE

    Jetez l’HISTOIRE dans la Rue et que le Peuple s’en Empare
    9 février 2024 - 8 h 16 min

    L’Histoire de l’ALGERIE y-compris pendant la COLONISATION appartient au Peuple ALGÉRIEN.
    A Chaque ALGÉRIEN
    – D’ENREGISTRER les TÉMOIGNAGES
    – De les RASSEMBLER
    – De les PRESERVER
    .
    Jetez l’HISTOIRE dans la Rue et que le Peuple s’en Empare

    Hassen
    9 février 2024 - 8 h 10 min

    La mémoire et l’histoire est très importante pour l’Algérie et ses enfants, une base de données, de la période concernées est symétrique à notre lutte de Libération nationale, la révolution algérienne connue et amputée de la réalité, tronquée en France à cause d’une du fait qu’elle rejette son horreur, en colonisateur, pas différents des autres pays colonisateurs à la même période et avant même en ce qui concerne l’Occident, une période pendant laquelle tout comme Israël est pour la Palestine ( mensonges, inustice ) tout comme la France était à la révolution Algérienne colinisée, la seule différence est que la France est n’est pas mieux alors que les anglo-saxon ne nient plus ou sont décomplexées, gros mensonges too toujours même progande sur les autres puisque toujours d’actualité, mais rien à voir avec l’Algérie colonisée par la France arrogante encore today en Afrique plus que les autres et le Marrok (…), l’histoire de l’Algérie, c’est pas le Marrok qui va nous la raconter ni l’écrire notre Histoire de l’Algérie av. JC Jusqu’à today.
    On va l’école tous plus qu’au Marrok et ailleurs dans le monde à savoir et même vous apprendre your own history.
    L’Algérie n’a pas de colonie.
    Tout le monfe, même les nouvelles générations le savent même le Marrok too you can’t escape anymore. The only one corcerned its Marrok and polisario, Algeria and Mauretania observers, even Mauretania is against your own shit even more now because your are making Mauretania a side
    yet the only border with Western Sahara obviously..
    La France a en gros une politique étrangère aussi importante à l’Intérieur aussi à savoir celle avec l’Algérie et Israël.
    Assez détails pour now tous tombent at best Time for Algeria for us now
    and our Future, On avance souverain multipolaire et neutre
    No one can stop us Forever !
    Algerians has to work to make it All together our Future defiinitly with all best from Todays to become..
    L’Algérie avance avec Tebboune, on est sur la bonne route c’est sûr en tous cas à plus que retrouvée sa place en diplomatie et une ère économique Où elle à toute sa place c’est très bien parti also step by step but surely sur les rails dans plusieurs domaines…etc
    J’ai suis sorti du sujet ou des complèments oubliés sur d’autres posts
    A +

    Questions à Ferid Racim Chikhi :
    9 février 2024 - 1 h 05 min

    1 – « L’écriture de l’histoire est un acte patriotique qui se suffit à lui-même. »
    – Qu’est-ce qu’un acte patriotique? Qui décide que c’en est ou pas?

    2 – « Depuis quelques années, l’on assiste, incrédules et embarrassés, à des tentatives d’écriture de l’histoire de l’Algérie sans que l’avis de l’Algérien ne soit entendu et encore moins pris en considération. »
    – Depuis 1962, Mr Chikhi peut-il nous indiquer un seul moment où « l’avis de l’Algérien », c-à-d. de tous les Algériens, a été sollicité, puis écouté et enfin ensuite entendu?

    3 – « Malheureusement, beaucoup d’historiens se sont érigés en experts. »
    – Par définition, un historien n’est-t-il pas expert? Si non, qui peut alors être expert en histoire?

    4 – « Aux historiens de distinguer entre la mémoire perceptive, l’épisodique, la procédurale et la sémantique ».
    – N’y-at-il pas contradiction avec la précédente sentence?

    5 –  » … l’histoire s’écrit d’elle-même, comme s’est écrite celles d’Athènes, de Bagdad, de Cordoue, de Damas,… ».
    – Comment doit-on comprendre cette autre sentence?

    6 – « Ce sont les Allemands, les Belges, les Britanniques, les Etatsuniens, les Français, les Grecs, les Italiens, les Turcs. Les Russes, etc., qui ont écrit et qui écrivent les histoires de leur pays. »
    – Un historiens doit-il n’écrire que l’histoire de son pays d’origine? Qui pourra apporter la contradiction aux historiens nationaux même quand ils sont faussaires comme c’est le cas de ceux qui écrivent leur histoire sous les ordres d’un pouvoir politique d’un moment ou simplement d’une influence idéologique, donc orientée, comme c’est souvent ou toujours le cas des nationalistes enragés?

    7 – « Mais les vraies questions qui devraient nous interpeller sont l’authenticité et l’utilisation de l’instrument et le véhicule qui transmettront aux futures générations cette écriture par de vrais patriotes. »
    – C’est quoi exactement « l’authenticité et l’utilisation de l’instrument et le véhicule »?

    8 – « 3) La recherche des informations fera-t-elle l’objet d’une méthodologie et d’une épistémologie spécifique ou sera-t-elle expérimentale ? »
    – Qui va décider  » …d’une méthodologie et d’une épistémologie spécifique… »?

    9 -« 4) Ceux qui, dans les centres d’archives et de documentation, ainsi que ceux qui sont dans les universités prennent part à ce travail colossal sont-ils sincères… »
    – Qui va décider qui est sincère et qui ne l’est pas, et des critères de la sincérité?

    10 –  » Les questions d’authentification exigent que les personnes en charge de cette histoire et de cette mémoire respirent impérativement l’honnêteté, l’intégrité, le patriotisme… »
    – Qui décide de ‘l’authentification…de l’honnêteté, l’intégrité, le patriotisme’?

    Un historien, ce que vous n’êtes visiblement pas et pardon si je me trompe, vous répondra, en substance, que l’histoire est une enquête qui se fait avec des méthodes universelles, c’est-à-dire que tous les historiens peuvent pratiquer, de manière à soumettre à la critique de leurs pairs leurs travaux, qui peuvent être réfutés ou pas.
    Ce n’est donc pas une question de méthode ou de nationalité qui dérange dans le cas cette mascarade en cours, encore une, mais c’est encore l’instrumentalisation de notre histoire par deux pouvoirs politiques de saison.

    Une histoire écrite sur commande d’un pouvoir d’un moment a tous les risques d’être orientée et donc falsifiée. Nous en savons quelque chose depuis Boumédiene qui a fait de nous des orphelins de notre histoire..
    Prenons juste l’exemple de notre histoire récente : celle écrite et publiée à l’étranger par l’exilé Mohamed Harbi est très différente de toutes celles écrites par nos historiens de l’intérieur. Aujourd’hui les écrits de Harbi dominent le champ de notre histoire récente.

    Pour conclure, un historien est un chercheur de vérité, et il ne peut la rendre qu’en tant que chercheur libre.
    Avec bien entendu toute la conscience de la charge idéologique qu’il porte comme tous les humains, mais qu’il doit soumettre à la critique vigilante et constante.

    Historien oui, mais libre de tout pouvoir.

      Arezki A.
      11 février 2024 - 12 h 54 min

      Bonjour,

      Je suis étudiant en histoire, et je veux vous remercier pour ce trop bref mais intense cours de méthodologie.

      Votre manière de déconstruire le texte de Mr Chikhi est instructive.

        Karim Lassel
        11 février 2024 - 22 h 33 min

        Désolé d’être en total déssacord avec vous deux.

        La technique tres rudimentaire consiste a prendre les questions que l’auteur pose aux gens sérieux, sans prétendre qu’il est ou non historien, et a y répondre selon ce qui lui convient. Elle est celle des flics de bas étages qui prennent un rpésumé coupable et l’interroge sans égards au texte mieux structuré que leurs questions.
        L’idéal aurait été de faire comme quelques commentaeurs en apportant leurs contributions pour aborder les mille et une questions qui tourne autour de la mémoire et l’histoire sachant pertinement que le débat est ancien puisqu’il remonte a l’antiquité et que cela reste des sujets sensibles. Toutefois, comme cela vous dépasse vous restez au nioveau primaire. A bon entendeur salut !
        A mon tour de saluer l’auteur pour son texte, son plan de travail, ses questions et ses assertions.

        Karim L.

          "flics de bas étages"
          14 février 2024 - 13 h 19 min

          A cours d’argument, vous passez aux insultes.
          Quelle crédibilité vous reste-t-il?

          Chikhi peut dormir tranquille, il est bien défendu……;

      Bonjour collègue @Questions...
      11 février 2024 - 18 h 21 min

      Connaissant la formation de CHIKHI, je n’avais pas la volonté à commenter sa contribution, étant moi-même enseignant d’histoire à la retraite, comme le sont je crois nombre de lecteurs de AP.

      Je guettais un commentaire de qualité, et le vôtre m’incite à mettre mon petit grain de sel.

      Je procéderai comme vous par point.
      Tous les points que vous soulevez et les questions qui les suivent montrent :
      1- Chikhi n’est pas historien, mais tout métier est honorable;

      2- Son texte est idéologique à souhait, voire métaphysique (ignorant le réel), et votre commentaire le montre largement, inutile de reprendre vos mots;

      3- Son texte est moralisateur et bien directif. Les mots clés renvoient à ceux des années 1965-1975 des discours de Boumédienne, mots qui suivaient le fameux ‘qararna’ (nous avons décidé) : « patriotique, l’authenticité, vrais patriotes, sincérité, authentification, honnêteté, lntégrité, patriotisme … » Mes petits enfants diraient LOL.

      4- Concernant les historiens de l’Algérie, quel historien Algérien ne s’est pas servi des travaux de C.A. Julien, de son élève C.R. Ageron et d’autres? Quel sociologue Algérien n’est pas redevable à P. Bourdieu et d’autres?
      Quel chercheur en sciences sociales dans le monde n’est
      pas redevable à l’empirisme de l’Ecole des Annales d’Histoire? Qui peut nier une continuité entre tous ceux-là et le directeur et formateur de M. Harbi Marc Ferro directeur des mêmes Annales? Harbi à qui Benjamin Stora doit tant et qui ne le nie pas? Quel historien peut nier la continuité entre tous ceux-là? Qui peut oublier ce que la lutte des Algériens doit à l’historien et militant P. Vidal-Naquet?
      Qui de nos jeunes historiens peut nier que les publications de leurs collègues Français sont déterminantes dans le savoir de l’histoire récente de l’Algérie? Ils ont accès aux archives.
      Arrêtons là.

      5- Certains étrangers (Anglais, Allemands, Américains …) qui étaient en poste en Algérie pendant la guerre, comme journalistes, espions, diplomates… qui ont accumulé des informations, puis sont devenus plus tard historiens, n’ont-ils pas le droit ou le devoir de témoigner? En quoi leurs témoignages auraient moins d’importance que ceux d’Algériens qui étaient exilés à l’étranger ou qui se sont nourris de faux témoignages partisans?

      6- L’histoire et TOUS les secteurs de la société Algérienne doivent être débattus dans des états généraux ouverts à tous les citoyens. Seuls les résultats qui y émaneront seront salutaires. C’est, n’en déplaise à certains pleutres, la seule voie salutaire.

      7- Mr Chikhi, si le management social est l’art d’optimiser le profit d’une entreprise capitaliste et seulement ça, l’histoire, tout comme la physique, la chimie ou la biologie, est la canne qui aide à dévoiler les chemins escarpés des faits humains, en interaction avec leurs environnements, ainsi que le hasard qui les organisent.

      8- Aucun manager, voire les pires (Hitler, Staline et leurs rejetons) ne peut ‘manager’ un peuple et son histoire en devenir, comme on manage une entreprise ou une caserne. Nous devons avoir à l’esprit continuellement ce qu’a fait de nous le clan d’Oujda.

      Merci à AP d’être si généreux, jusqu’à permettre de servir d’outil de marketing pour certains.

        Karim Lassel
        12 février 2024 - 19 h 38 min

        Je suis très intéressé par l’Histoire & La mémoire de l’Algérie malgré le fait indéniable que je ne suis ni historien ni anthropologue, etc… Mais savoir d’ou viennent mes ancêtres me sert d’aller dans le bon sens malgré les vicissitudes.

        Je viens de vous relire comme j’ai plusieurs relu le texte de M. Ferid Racim Chikhi, j’ai aussi relu les autres commentaires. Quelques-uns sont authentiques d’autres ne valent pas la peine de s’y arrêter et pour cause, l’auteur FRC n’a rien à voir avec son homonyme des archives nationales et désigné partenaires de BS. Ceci pour dire que la précipitation avec laquelle votre commentaire est énoncé montre que vous n’avez pas du tout lu la proposition de M. FRC.

        Il n’est pas historien et mieux encore vous ne savez pas de quelle formation il est réellement.

        Je vous suggère de le relire et de revenir à la raison.
        Karim

      Abdel
      12 février 2024 - 9 h 27 min

      On doit appeler l’école historienne de Boumedienne Ecole Historienne Révisionniste et Falsificatrice car elle ne repose que sur des mensonges que nous payons aujourd’hui.

    Les CHINOIS et les ALGERIENS
    8 février 2024 - 9 h 38 min

    Les CHINOIS ont des Débats sur l’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE et l’INDUSTRIE.
    .
    Les ALGERIENS se font EMBARQUÉS… dans des “DÉBATS” et des “COMMISSIONS” sur la Restitution des CANONS VOLÉS de l’Emir ABDELKADER..
    .
    Le Jour où on comprendra le Sens des PRIORITÉS, on pourra Avancer

      DZ
      8 février 2024 - 13 h 43 min

      l un n empeche pas l autre l histoire et le patrimoine est aussi important pour structurer l algerie il faut aussi comprendre qui nous sommes pour avancer l algerien ne peut rester dans l obscurite de sont histoire l algerie se cherche aussi mais a cote de cela ont peut composer avec le progres

        Faux
        8 février 2024 - 23 h 34 min

        Je cherche pas “l’HISTOIRE” , elle est connue.
        De la NUMIDIE de MASSINISSA à l’ALGERIE de Tebboune , c’est 2000 ANS.
        Tu crois sérieusement que “l’HISTOIRE
        de l’ALGERIE” c’est les 6% (130 ans) de COLONISATION ?
        Trouves autre chose

      Anonyme
      8 février 2024 - 16 h 47 min

      Les Chinois ont retrouvé les fondamentaux de leur IDENTITÉ , donc de leur Histoire Millénaire , qui n ont jamais disparu de la Mémoire Collective grâce à une Élite déterminée et CULTIVÉE . ET ce , malgré les apparences .
      Débattre de l IA , est à la portée de tout un chacun pour peu qu il s y intéresse et qu il ait un minimum de connaissance dans le domaine des Technologies y relatives ,. Ceci dit , l IA sera une Enieme arme de néocolonialisme si ceux qui sont censés en traiter les Contours et la Maîtriser pour les INTÉRÊTS EXCLUSIFS et bien Compris de notre Pays , continuent à faire dans le Psittacisme…..

    samir achoubi
    8 février 2024 - 3 h 02 min

    Merci ! Pour cette contribution Ya Si Ferid.

    Ce tu écrits est. la stricte vérité » La mémoire doit être e4nregisstrée tant que les témoins sont encore parmi nous et ce sera le début de l’écriture de l’histoire authentiqude. Pas celle 2ue les. harlatnas veulent nous écrire.

    Elephant Man
    8 février 2024 - 0 h 32 min

    Pour reprendre @Sprinkler :
    Quoiqu’on pense de ce « conclave » d’historiens appelés au « chevet » de notre Histoire « commune » dans la ville des ponts suspendus (tout un symbole…) -,
    il est incongru, malvenu dans le contexte géopolitique actuel…
    Est-il « décent » de « rouvrir » le « livre » de la colonisation française en Algérie alors qu’un autre colon de la même « souche » commet un génocide sous les caméras du monde ?
    Egrainer les crimes de Bugeaud à Bigeard alors que les bouchers de TEL AVIV trucident à tour de bras avec la complicité active du Monde libre…
    Je pense que nos autorités, solidaires de la cause Palestinienne, auraient gagné à remettre à de meilleurs jours ces palabres d’historiens auxquelles le « peuple » n’est pas convié…
    Je rajoute que c’est typiquement français de créer des commissions comités BIDONS de payés à rien foutre pour le folklore et entuber.
    Même dans le travail en France on peut constater des réunions de réunions de réunions de payés à rien foutre et pour que dalle et ne jamais avancer !
    Je reprends mon commentaire pour l’occasion :
    1)Tout d’abord L’État Algérien a l’OBLIGATION et le DEVOIR de légiférer et voter la loi criminalisant le colonialisme français.
    2) Encore une énième fois @Anonyme 13/07/2019 :
    « Un raciste restera toujours un raciste.Il est temps pour nous Algériens de changer notre politique envers cette France pour le bien de l´Algérie.
    Une des priorités de la nouvelle république….est de régler le contentieux historique avec la France!
    La France devra ou pas demander pardon pour ces crimes, c est son affaire: on ne peut pas exiger de la grandeur de celui qui n´en a pas.
    Mais on doit obligatoirement exiger des réparations pour 132 années de crimes et d´exploitation de pillage.
    C est meme une question d´estime de soi!».
    Sans omettre la guerre terroriste sioniste par procuration décennie noire.
    «Il n’est question ni de pardon ni d’oubli. Juste la justice, rien que la justice.»
    Ce qui mettra un TERME DÉFINITIF à toutes ces pérégrinations récurrentes.
    Et @Dz :
    Benjamin Stora qui a fait l’éloge de l’OAS :https://www.algeriepatriotique.com/2021/01/27/contribution-de-boualem-snaoui-rapport-stora-le-conte-nest-pas-bon/
    donne des leçons politiques anti-coloniales ?
    Et @Anonyme : 29/06/22 :
    ????Pourquoi continuer de parler de Stora. Il défend les siens et fait partie de ceux qui souhaiteront avoir un pied dans notre futur.
    Ils n’ont pas soutenu la décolonisation, inutile de faire appel à eux comme conseillers, intermédiaires ou futurs entrepreneurs. Ils vont toujours avec les puissants du moment, quitte à balafrer ceux qui les ont secourus.
    Donc stop. ARRÊTONS LES CONTES DE FÉES.????
    Le PRAGMATISME sur les INTÉRÊTS et le RÉALISME sur l’AVENIR.

    Le Chat Botté
    7 février 2024 - 23 h 10 min

    Ce n’est pas demain la veille qu’on connaitra la vraie Histoire de la guerre d’Algérie tant et aussi longtemps que les résidus laissé par l’envahisseur après l’Independence du pays comme le disait De Gaule;
    C’est vrai que nous avons perdu la guerre en Algérie mais nous avons laissé derrière nous une poignée de gens à nous pour finir le sale boulot.
    Tant et aussi longtemps que ces résidus la ne seront pas éjecté de la sphère gouvernementale, on ne saura jamais ce qui était réellement passé durant les 7 années de souffrance alors fermons le volet Guerre d’Algérie pour au moins se concentrer sur l’avenir de la nation en mode de déperdition depuis la disparition du ZAIM Rahimahou Allah.

    lhadi
    7 février 2024 - 15 h 57 min

    Les propos semés par des agents de l’ennemi ne nous détourneront pas de la seule tache qui mérite adhésion et rendue nécessaire par les circonstances actuelles : oeuvrer à désensabler l’Algérie et la mettre à la taille des géants qui cornaquent ce monde de globalisation politiquement dangereux et économiquement injuste.

    Aujourd’hui, je ne fais que formuler d’une manière générale ce que chacun des algériens, dans les différentes parties de l’Algérie est en situation de constater. C’est qu’il faut faire la guerre à tous les maux inhérents au sous développement, c’est qu’il faut avoir notre pensée tournée vers l’édification d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie apte à faire face aux défis et aux enjeux qui l’assaillent et tout sacrifier aux règles qui nous mettraient d’accord dans l’avenir si nous pouvons réussir à assurer le triomphe de l’Algérie.

    Je vais vous dire toute ma pensée : le citoyen algérien que je suis n’est pas pour une politique d’abdication proclamée et décidée. Bien au contraire, son désir ardent est d’aider, dans la mesure de ses forces, son pays à sortir de la situation où il se trouve.

    « Les nations, au temps où nous sommes, ne sont grandes que par l’activité qu’elles développent »

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    Abou Stroff
    7 février 2024 - 14 h 27 min

    je pense que F. R. C. souligne clairement que l’histoire et la mémoire de l’Algérie ne peuvent guère être écrites et transmises via la contribution et/ou l’association d’une entité tierce (i. e . l’ex puissance coloniale).

    ceci étant dit, je me permets, malgré la modestie qui m’étouffe, de répondre aux questions posées par l’auteur.

    1) je pense que la langue d’usage et de transmission devrait être l’anglais puisque, parait il, l’anglais est la langue de la science par excellence. ceci étant dit, en utilisant l’anglais que personne ne maîtrise, « ils » (ceux qui vont nous raconter des histoires -avec un petit h-) auront tout le loisir de nous raconter des bobards.
    2) je pense que la religiosité ambiante a atteint son paroxysme lorsque un certain ahmed taleb el ibrahimi, sévissant en tant qu’idéologue du régime, imposa la contre-vérité (enseignée au lycée) que l’association des oulémas avait déclenché la guerre de libération nationale.
    au regard de la religiosité ambiante du moment, il y a un fort risque de retrouver cette falsification de l’histoire au goût du jour (après tout, n’a t on pas récemment entendu parler d’une certaine « novembria-badissia »)?.
    3) je pense que la méthodologie qui sera suivie pour la recherche de l’information sera choisie de telle sorte à ne pas gêner ceux qui, au moment présent, ont les rênes du pouvoir (tout doit être entrepris pour que la fausse histoire qui est enseignée, au moment présent, ne soit pas remise en cause).
    4) je pense que ceux qui prendront part au travail colossal de documentation seront choisis, par nos augustes dirigeants, sur la base de « qui brosse le mieux dans le sens du poil ». en effet, n’ont « ils » pas nommé abdelmadjid chikhi comme coprésident de la « commission sur le travail mémoriel » alors que ce dernier n’est pas historien, n’a jamais écrit quoi que ce soit sur l’histoire et n’a été, jusqu’à preuve du contraire, qu’un serviteur zélé du « système, sans plus?
    5) je pense que ces « comités » seront nécessairement rattachés à quelque chose et je parie un doro qu’ils seront rattachés à la présidence de la république et termineront leur « travail » en remerciant le président pour tous les encouragements qu’ils reçus de sa part et pour toute l’attention qu’il aura portée à leur « travail ».
    moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que l’honnêteté, l’intégrité et le patriotisme n’étant pas les valeurs dominantes du moment, je parie que cette histoire d’écriture de l’Histoire se terminera en queue de poisson et finira dans les poubelles de l’Histoire.
    wa el fahem yefhem.

    Ecrire l'histoire à deux mains ?
    7 février 2024 - 10 h 25 min

    Nous savons que les vainqueurs ont toujours écrit l’histoire après la guerre. De cette manière, ils ne peuvent que charger la partie adverse de tous les maux. La France coloniale n’a cessé de chercher des subterfuges pour noyer son histoire coloniale dans des considérations qui la dédouanent du moindre crime commis contre le peuple algérien.
    Pourquoi cette attitude des pouvoirs français ? sont-ils réellement les vainqueurs de la guerre d’Algérie ? Dans ce cas pourquoi ont-ils abandonné un pays stratégique pour leur survie et leurs intérêts économiques ?
    Comme dans ces événements compliqués et complexes depuis 1830, il y a eut moult épisodes aussi dramatiques les uns que les autres, du coup d’éventail et l’occupation d’Alger en passant par les enfumades génocidaires des grottes, les exécutions sommaires et les disparitions forcées, pour aboutir à la révolution salutaire qui a aboutit à l’indépendance des territoires mais pas des individus qui restent plus où moins sous influence de l’idéologie et du mode de vie de l’ancien colonisateur.
    Pour étayer ce propos, il suffit de relever le nombre de candidats à l’émigration (légale ou illégale) depuis 1962.
    Ceci dit, très succinctement, nous pouvons nous considérer comme les vainqueurs. Bien que de l’autre coté de la méditerranée on se considère comme les véritables vainqueurs !!
    Dans ce cas, faisons abstraction de ce quiproquo qui risque d’entraver l’objectif essentiel et retarder aux calendes grecs l’écriture de Notre Histoire.
    Sans rentrer dans les détails, domaine privilégié des historiens et des sociologues, IL EST IMPÉRATIF QUE CHAQUE PARTIE DE CE CONFLIT FRANCO-ALGÉRIEN ÉCRIVE SON HISTOIRE COMME BON LUI SEMBLE. Ce n’est qu’à partir de là que commencera la confrontation des faits et des analyses des experts, loin de toute idéologie mais seulement en considérants les faits avérés.
    De cette façon l’histoire commune sera dépoussiérée et apte à constituer une base de recherche des solutions tant attendues par les deux antagonistes. Par honnêteté intellectuelle, NUL n’est autorisé à écrire l’histoire de l’autre.²²²²

    Vert
    7 février 2024 - 9 h 22 min

    Je suis Désolé
    Des milliers d ouvrages ont été produits depuis 1962 par des Algeriens sur le colonialisme et produit par des maisons d édition Algerienne
    Le problème n est pas la…
    La vraie question c est
    A t on abordé tous les aspects de la question ??
    Aucun ouvrage ni film ni documents ne pouvait sortir sans l l’aval d une commission au niveau du ministère des moujahid qui parfois censurait..
    Ceux qui censurent Avaient des choses à cacher
    C est pour ça que le président TEBBOUNE a enlevé ce dossier des mains des politiques

      DZ
      7 février 2024 - 20 h 29 min

      @vert j abonde dans votre sens il y a eut une censure sur les archives de la part certains soi disant moudjahid aux commandes en algerie il y en a qui vont tomber de haut tebboune a eut raison pour mettre a jour les faux moujahids du fln et le pourquoi le pays a galere ca doit trembler chez les traitres

    ZZ
    6 février 2024 - 23 h 00 min

    en algerie la memoire ils s en tape comme leur dernieres chemises eux c est le fric le visa paris ou marseille le bizness les enfants dans les universites francaises pourquoi pas la bi nationalite pour facilite les choses et peut etre avoir un pied a terre a paris le reste c est pour la consommation interieure quel cinema

    Raïs
    6 février 2024 - 22 h 05 min

    Si vous êtes des algériens alors ne laisser pas cet expert juif de la mensongerie juif écrire notre histoire, si non je vais essayer tout mon possible pour le confronter physiquement, le juif il doit s’occuper de sa mensongerie royal et son trou… de la thora

    GHEDIA Aziz
    6 février 2024 - 21 h 38 min

    Je vous donne, ici, un petit paragraphe concernant l’écriture de l’histoire telle que je la conçois personnellement. Ce paragraphe est tiré d’un travail personnel qui entre dans le cadre d’une biographie d’un ami. Dites-moi ce que vous en pensez. Votre avis m’importe beaucoup.

    Il n’est pas nécessaire d’être historien pour relater avec objectivité les faits d’armes de nos Moudjahidine. Par ailleurs, il est de coutume de dire que l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Dans cette guerre de libération, qui opposa le peuple algérien à ses anciens colonisateurs, et aux forces militaires mobilisées en grand nombre à partir de la métropole lorsque la France s’était rendu compte que l’Algérie française lui filait entre les doigts, les Algériens furent les vainqueurs incontestés. Il nous appartient donc, aujourd’hui, à nous, intellectuels algériens d’écrire cette Histoire. Même à partir de faits historiques minimes tels que ceux que je tiens de personnes de bonne foi, à l’exemple de mon père, et que je rapporte ici. Parfois avec tout le sérieux qu’impose cette écriture et parfois sous forme anecdotique mais sans que cela ne soit de simples racontars. Sans que cela ne diminue de l’importance des faits relatés. Mais, en disant cela, loin de moi l’idée de me vanter de faire, ici, œuvre d’historien. Mon père nous narrait souvent des faits qui émanaient directement de son vécu quotidien durant cette période. Et, je ne fais donc que rapporter ces faits sous forme d’anecdotes que je tiens de lui qui, je le répète encore, était une source d’information fiable. Sans oublier le fait qu’il nous inculqua les valeurs morales comme le fait de ne dire que la vérité et rien que la vérité et de respecter la parole donnée entre autres. Alors, il n’ ya aucune raison à mentir ou à pervertir des faits qui s’étaient réellement déroulés dans notre village lors de la guerre de libération. Quel intérêt aurai-je à écrire n’importe quoi ? Quel intérêt aurai-je à présenter les faits sous une forme enjolivée et donc loin de la réalité ?

    dz
    6 février 2024 - 21 h 08 min

    LES VRAIS PATRIOTES NE SONT PLUS DE CE MONDE CEUX QUI SONT VENUS APRES N ONT PAS TIRES UNE SEULE CARTOUCHE FALLAIT LE DIRE

    Pour la mémoire de nos Chouhadas.
    6 février 2024 - 18 h 45 min

    Monsieur Ferid Racim Chikhi c’est tout à vôtre honneur d’avoir éclairés la lanterne de certains de nos décideurs.
    Bientôt les violeurs seront les seuls à donner leurs versions des faits pour que les magistrats puissent enfin se prononcer sur leurs jugements et cela aux détriment des victimes.
    Nous algériens et algériennes.
    Nos parents, nos grands parents et bien au-delà, nous ont relatés les faits de ce que fut leurs souffrances, persécutions, venant des colonisateurs.
    Et bien, je vous supplie, chacun au sein de sa famille doit raconter à ces enfants, petits enfants, etc…etc…ce que nos parents grands parents, arrière grands parents nous ont racontées par la transmission de pères en fils, et de mères en filles.
    Les mensonges de nos bourreaux venant de France d’Espagne, et de Turquie est à proscrire et à jeter à la poubelle les livres qui en relateront ces mensonges.
    Ne laissons pas travestir la vérité.
    Nos 5.300 000 Chouhadas depuis 1830 nous leurs devons bien ça.
    Car ce serait les tuées une seconde fois.
    Même si nous savons que les Chouhadas vont directement au vaste paradis de ALLAH.

    Anonyme
    6 février 2024 - 18 h 03 min

    « ………Ce qui est grave, c’est que lorsque des dirigeants algériens se laissent assiéger par les codes, les conventions, les normes, les règles, les théories, et bien des usages des ennemis et autres adversaires qui ne veulent pas que l’histoire de l’Algérie soit écrite par des Algériens……… »
    CQFD ..!!!!!!
    Pour imager cette vérité, c est comme si on entre dans un Cercle dessiné par celui qui a tenté de vous éliminé de la RÉALITÉ et qui vous dit : « …tu vois t?…tu peux faire ce que tu souhaites en restant dans les ………..limites de ce Cercle « « « 
    L Exemple de l Autorité Palestinienne de Abbas et Cie née des Accords d Oslo est plus que Parlant .

      Elephant Man
      7 février 2024 - 23 h 27 min

      @Anonyme
      Parfaitement dit et excellemment conclu pragmatique perspicace et PERCUTANT.
      Comme si L’Histoire s’écrivait avec le VAINCU à savoir la France.
      La France a-t-elle fait appel à l’Allemagne pour écrire son histoire ??!!! Ou même la France a-t-elle fait appel à l’Algérie pour écrire son histoire ??!!
      Cette France qui a reconnu le génocide arménien a-t-elle fait appel à la Turquie pour écrire cette histoire ??!!
      Gloire à nos martyrs !
      Allah Yarham EL CHOUHADAS AL ABRAR
      TAHIA EL-DJAZAÏR
      ALLAH YERAHMEK YA SID ERDJAL !!! ALLAH YERAHMEK YA SI L’HOUARI BOUMEDIENNE POUR L’ETERNITE !!!

    Recel de Vol , Vassalisation Mémorielle et Dépendance Intellectuelle
    6 février 2024 - 17 h 47 min

    Toute cette histoire vise à Dédouaner du RECEL de Vol D’Artefacts et poursuivre une Opération de VASSALISATION MÉMORIELLE.
    Le plus Important n’est pas là…
    .
    Note ;
    Le vrai Sujet c’est le Pourquoi de la DÉPENDANCE INTELLECTUELLE ??
    A mon Avis c’est de la HAINE de SOI qui produit une Forme de COLONISABILITE MENTALE.
    Faites le Test :
    Une Contribution Signée par Un “BERNARD” CHIKHI
    , suscitera plus d’intérêt que celle signée
    FERID RACIM CHiKHI
    .
    Allah Ghaleb
    , Mazalna B3ad
    Un Gros Travail de Fond est à mener depuis l’ECOLE et à dans les ESPRITS.
    A mon avis

      Anonyme
      7 février 2024 - 11 h 34 min

      Il n’y a jamais eu de vassalisation de l’Algérie à la France, jamais. Il y’a eu invasion et occupation c’est très différent. Quand à la dépendance intellectuelle, c’est le monde entier qui est concerné.

        Ah bon
        8 février 2024 - 9 h 23 min

        La VASSALISATION MÉMORIELLE c’est quand tu es CONVOQUÉ à une Commission pour “écrire” ta propre histoire…
        Le VIETNAM a pas fait de Commission avec les USA , car Personne aux USA n’oserait parler de BIENFAITS de l’occupation Américaine
        pas plus que le PALESTINIEN n’en fera une avec l’ISRAELIEN car il y a la Cour Internationale de Justice.
        .
        ADENAUER a pas fait de Commission avec DE GAULE pour la RECONCILIATION car il y a bien eu un TRIBUNAL à NUREMBERG.
        .
        Les Commissions c’est pour noyer le Poisson jusqu’au moment où tous les Témoins auront disparu…

          Elephant Man
          8 février 2024 - 11 h 39 min

          @Ah Bon
          Nous sommes sur la même longueur d’onde, voir mes commentaires dont réponse à @Anonyme pkus haut.
          Bien à vous,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.