L’Algérie au chevet de la Libye et de la Tunisie

L’Algérie, qui a été épargnée par la vague de soulèvements, parfois sanglants, qui ont secoué les pays voisins, se met aujourd’hui à leur chevet. Réussissant à maintenir un certain équilibre politique en enclenchant des réformes, même timides, et assis sur une manne financière qui lui permet de contenir la colère de la rue et de faire face à la crise économique mondiale, l’Etat algérien se retrouve désormais en position de force. Soutenue par les capitales occidentales en quête de stabilité dans une région fragilisée par les révoltes interminables et visiblement sans vision claire sur les véritables enjeux, l’Algérie va devoir jouer, désormais, le rôle d’infirmier. En Libye, Ould Kablia déclarait hier que l’Algérie était disposée à aider ce pays à construire une armée et une police (voir article par ailleurs). En Tunisie, l’ambassadeur Abdelkader Hadjar vient de rassurer les Tunisiens «qui traversent une conjoncture difficile» du soutien et de l’aide de notre pays. La période où l’Algérie était vouée aux gémonies, accusée tantôt de soutenir Kadhafi, tantôt de vouloir étouffer le soulèvement du peuple tunisien «par peur de contagion», est derrière nous. Les Libyens et les Tunisiens semblent être revenus à la raison, maintenant que l’ivresse de la «victoire sur les despotes» est passée.
Abdelkader Hadjar, qui a remis lundi au président Moncef Marzouki les lettres de créances l'accréditant en qualité d'ambassadeur d'Algérie à Tunis, a souhaité que cette révolution populaire «se poursuive dans le sérénité, la paix et la stabilité» afin de permettre aux Tunisiens de «réaliser les objectifs escomptés en termes de liberté, de démocratie, de stabilité et de bien-être». Il a en outre réaffirmé le soutien de l'Algérie à la Tunisie dans son «processus pacifique» vers l'élaboration d'une nouvelle Constitution dans l'esprit de garantir la stabilité après la «transition». Par ailleurs, une source diplomatique algérienne a affirmé que les discussions de l'ambassadeur algérien avec le président tunisien ont porté également sur les préoccupations de la communauté algérienne établie en Tunisie. Le président tunisien s'est engagé à cette occasion à trouver les solutions à ces préoccupations dans le courant de cette année notamment, pour ce qui a trait à la circulation, au travail, au séjour et à la propriété. Le développement des zones frontalières ainsi que le prochain sommet maghrébin ont été par ailleurs au centre des discussions entre les deux parties.
M. A.-A./Agence
 

Commentaires

    benmecheri yacine
    2 mai 2012 - 11 h 37 min

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