Algérie : le taux d’inflation a doublé en 2012

Le taux d'inflation en Algérie a atteint 8,9% en 2012 contre 4,5% en 2011, a-t-on appris auprès de l'Office national des statistiques (ONS). Cela est dû à une hausse «relativement importante» des prix des biens alimentaires (12,22%), avec notamment 21,37% pour les produits agricoles frais et 4,67% pour les produits alimentaires industriels, explique l'Office. Les produits manufacturés ont également augmenté passant de 5,51% en 2011 à 6,60% alors que ceux des services ont évolué de 3,28% à 5,02% en 2012.Tous les produits agricoles frais ont connu des augmentations en 2012, les plus prononcées ont concerné la pomme de terre (36,03%), les autres légumes frais (14,93%) ainsi que les fruits frais (7,33%). Les produits du «panier» des biens et services, représentatif de la consommation des ménages, ont tous connu des hausses, la plus remarquable a concerné le groupe «alimentation, boissons» (13%), les produits «divers» (matériel d'entretien et nettoyage, produits de cosmétiques, dépenses des restaurants, cafés et hôtels…) avec 11% et «habillement et chaussures» (8%). D'autres produits ont aussi connu des hausses de moindre importance, il est question notamment des groupes «meubles et articles d'ameublement» (5,3%), «santé et hygiène» (5,8%), «transport et communication» (4,6%) et enfin celui de l'«éducation, culture et loisirs (3,5%).
Pour le seul mois de décembre dernier et par rapport au même mois de 2011, l'indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 9,03%. L'indice national des prix, qui se compose de 261 articles représentés par 791 variétés sélectionnées sur la base des plusieurs critères (dépense, utilité…) est élaboré à partir de l'observation des prix auprès d'un échantillon de 17 villes et villages représentatifs du territoire national et répartis selon les strates géographiques de l'enquête sur les dépenses de consommation.
R. E.
 

Commentaires

    Anonyme
    23 janvier 2013 - 13 h 45 min

    Prévisible;
    Massive

    Prévisible;
    Massive augmentation des salaires par des politiques incompétents + dévaluation du dinars Algérien par la banque d’Algérie qui prend pour comptant les recommandations du FMI et les soi-disant financier (pilleurs en col blanc) = inflation et pauvreté.
    Le riche éternellement riche et le pauvre éternellement pauvre.




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