Gaz : experts et officiels algériens ne sont pas d’accord

L’Algérie est appelée à peser de tout son poids pour revoir la tarification du gaz naturel, indexé sur le prix du baril du pétrole. Selon des experts en énergie, si le prix du gaz reste durablement inférieur à 10 dollars – comme c’est le cas actuellement –, l’Algérie n’aura pas de quoi financer les lourds investissements prévus dans le secteur. L’alerte a été lancée par l’expert international Nordine Aït Laoussine au cours d’une session du 4e symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz. Une session dédiée exclusivement à l’analyse du prix du gaz sur les marchés internationaux. «Une analyse sommaire des fondamentaux du marché nous montre qu’un niveau de prix du gaz sur les principaux marchés importateurs durablement inférieur à 10 dollars par million de BTU en Europe, ou à 12 dollars en Asie, compromettrait lourdement l’économie de tous nos grands projets d’exportation», a-t-il soutenu, invitant ainsi le gouvernement à chercher le moyen de revoir ses contrats gaziers à long terme. Pour cet expert, le prix du gaz ne doit pas rester durablement bas. Il estime que cette situation a été engendrée par le manque de convergence entre les différents marchés. Un manque de convergence qui provoque des disparités dans les prix qui peuvent frôler les 18 dollars MBTU en Asie et descendre à moins de 10 dollars en Europe et dégringoler à 4 dollars en Amérique du Nord. M. Aït Laoussine appelle à une globalisation du marché international du gaz. Autrement dit, il estime nécessaire de créer une sorte de bourse du gaz pour unifier le prix et le maintenir à un niveau acceptable à la fois pour les producteurs et les consommateurs. Cette vision ne semble cependant pas partagée par le gouvernement. Pour Youcef Yousfi, ministre de l'Energie et des Mines, il n’est pas question de remettre en cause les contrats gaziers à long terme. Pour lui, le faire, c’est déstabiliser totalement le marché international du gaz et mettre en péril la sécurité des approvisionnements et par ricochet la rentabilité des projets gaziers. Les contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur les prix du pétrole depuis plusieurs années. Mais de nombreux pays réclament la renégociation des contrats, jugeant excessive la différence entre le cours international et le prix pratiqué. Pour les Etats comme l’Algérie, il est impératif de maintenir la rentabilité des sites gaziers pour ne pas mettre en danger les investissements futurs dans ce domaine et dans d’autres secteurs, tant le gaz reste l’une des principales ressources financières du pays avec le pétrole.
S. Baker
 

Comment (2)

    Inspektor Tahar
    25 février 2013 - 7 h 18 min

    Gaz : experts et officiels
    Gaz : experts et officiels algériens ne sont pas d’accord ..Si les producteurs arabes de pétrole et de gaz avaient quelque chose entres les oreilles ils auraient fait comme le Venezuela implanter des raffineries en Amerique du Nord et en Europe pour distribuer eux même leurs produits. les profits auraient été beaucoup plus importants….




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    syriano
    19 février 2013 - 20 h 41 min

    Il est temps d’augmenter les
    Il est temps d’augmenter les prix
    D’autant plus qu’il est plus que plausible de le faire,etant donné le partenariat développé avec le geant GAZPROM russe.
    Sonalgaz-gazprom ont tous les outils necessaire pour se faire entendre.
    je rappelle que Gazprom est la plus grande entreprise au monde.
    Depuis 50ans Gazprom russe est le premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde.Son chiffre d’affaire est environs de 120 milliard de dollars/an .
    Avec un partenaire de ce niveau,on peut hausser le ton.
    Je pense qu’il est tout a fait possible d’augmenter (sensiblement)les prix tout en le laissant s’endosser sur le prix du petrol




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