La riposte des jeunes

Tahar Belabès a très opportunément clarifié la position du mouvement dont il est le porte-parole, en dénonçant les tentatives de manipulation du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC) et qui s’apparentent en fait à de grossières provocations visant à détourner la lutte des jeunes chômeurs et à les exploiter pour des objectifs antinationaux. Le mouvement social autour de l’emploi des jeunes ne plaît pas à ceux que Tahar Belabès désigne par «des cercles occultes dans les wilayas de Ouargla ou Laghouat» et sans doute d’ailleurs aussi. Ces cercles font tout pour amener les pouvoirs publics à tomber dans le piège de la répression d’un mouvement porteur de revendications légitimes et pour isoler les jeunes chômeurs du reste de la population. Dans ce but, toutes les accusations sont bonnes : «séparatistes ou communistes ou chiites ou agents étrangers». La meilleure riposte pour le mouvement des jeunes chômeurs est celle qu’a utilisée leur porte-parole : la clarification. «Nous ne sommes pas intéressés par le printemps arabe», a-t-il lancé à l’adresse de ceux qui veulent éloigner le mouvement de sa lutte sociale et l’entraîner dans l’impasse des manœuvres politiciennes qui ne servent ni l’intérêt des jeunes ni celui du pays. Il est bon de savoir que les membres du mouvement ont chassé plusieurs députés et dirigeants politiques qui avaient fait le déplacement dans la région de Ouargla, pour tenter de manœuvrer et détourner le mouvement de ses revendications sociales, liées particulièrement à l'emploi. Les jeunes chômeurs ont pris conscience de cette situation. Non pas qu’ils soient apolitiques, au contraire, quand ils exigent du gouvernement d’inscrire l’emploi des jeunes comme priorité, ils font, à leur manière, de la politique, la vraie, celle qui va dans le sens de l’intérêt général.
Kamel Moulfi
 

Comment (3)

    axelpanzer
    31 mars 2013 - 22 h 08 min

    l’algerie est un pays dont
    l’algerie est un pays dont l’amazighité est trop profonde pour
    sombrer facilement dans les reveries de la poesie arabe des contes des mille et une nuits!!!si jamais le probleme se corse ,la tunisie et le maroc fondront pour que vive l’algerie éternelle!!!!!!




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    B.H.
    31 mars 2013 - 16 h 36 min

    encore ce tahar bellabès, je
    encore ce tahar bellabès, je vous ai déjà expliqué à maintes reprises, que ce charognard n’est pas un incarnateur des aspirations de la jeunesse, vous n’avez tjrs pas compris qu’il ne faut pas faire confiance à ce gamin. je ne cesse de vous répéter que ce type est un félon agissant pour le compte d’officines otpor et canvas, suivant un agenda machiavelique. ses declarations où soi-disant il pratique le patriotisme, ne sont que du bluff pour piéger les vrais patriotes, les entraîner dans un chemin aventureuse à l’issue incertaine et sans lendemain. alors pour l’amour du ciel, lâchez nous les burnes avec ce tahar bellabès, cessez de lui servir de porte-parole. ce type est un félon et non un patriote, il ne représente pas la jeunesse algerienne qui elle ne tolére pas les charlatans à ses côtés.ce bellabès n’est pas un chômeur puisque ce traître travaille pour otpor, par conséquent il est très bien payé. les revendications d’emplois ne sont qu’un pretexte pour cet opportuniste de bas étage. la majorité des algeriens rejettent en bloc tahar bellabès et ses semblables.il faut que la jeunesse evince ces félons et menent leurs actions revendicatives sans ces energumènes.




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    Wahid
    31 mars 2013 - 14 h 15 min

    Merci pour cet édito.
    A mon

    Merci pour cet édito.
    A mon humble avis, la balle est dans le camp des pouvoirs publics.

    Il s’agit d’opter immédiatement pour des solutions concrètes et visibles immédiatement pour l’emploi des jeunes et leur bien être dans la société.

    La question des jeunes chômeurs fait l’objet de tentatives de récupérations politiques.
    – il est à noter l’esprit de responsabilités des jeunes chômeurs de Ouargla lors de leur dernières marche. Ce qui n’est pas le cas à Ghardaïa.
    – malgré le haut esprit de responsabilité des forces de maintien de l’ordre avec l’utilisation de la technique de Gestion Démocratique des Foules (un grand bravo au professionnalisme de ce corps), des dérapages sont possibles.
    – il devient grand temps de désamorcer la situation. Nous ne sommes pas à l’abri d’un Deraa syrien en Algérie. Et un saupoudrage financier ne suffit pas. Il s’agit de proposer des emplois productifs et non des places dans des bureaux.
    – les pouvoirs publics se doivent de réunir des groupes de réflexion s’inspirant des moyens humains et financiers dont nous disposons afin d’offrir de nouvelles opportunités aux jeunes.

    Quelques pistes de réflexion pour agir VITE:
    – ouvrir des centres de formation professionnelle pour adultes (CFPA),
    – reconvertir des locaux étatiques en CFPA ou annexes de CFPA,
    – créer des stages d’une semaine:
    — initiation à la soudure à l’arc, à la plomberie, à la menuiserie,
    — initiation à de nouvelles techniques,
    – mobiliser comme formateurs permanents ou ponctuels:
    — des cadres d’entreprises étatiques,
    — des enseignants d’universités,
    — utiliser les cadres du service national (envoi d’ingénieurs, médecins dans des CFPA),
    — utiliser le cadre du service national: après la journée de travail, ouvrir des « cours du soir » dans les casernes: menuiserie, soudure, mécanique, plomberie, initiation à l’informatique, …

    Amélioration des conditions de vie des jeunes:
    – instaurer des « tarifs jeunes » exemple: billets de train, d’avion, de bus, …
    – développer des auberges de jeunes. Des cantines et dortoirs de lycées, CEM, écoles pourraient être utilisés pendant les vacances scolaires pour recevoir des jeunes avec des tarifs très bas. Cela avec un encadrement de jeunes du service militaire ou un encadrement civil.
    – il est quand même regrettable que des jeunes du Sud ne puisse pas voir la mer en été alors qu’il y a des établissements scolaires en bordure de mer (exemple à Djidjel). L’inverse vers le Sud en hiver ou au printemps serait possible.
    – créer des piscines publiques dans le Sud ( on peut penser à des bassins de 1,50 mètres pour réduire le risque de noyade). Avec un aménagement des plus simples: cabines de vestiaires, wc, buvette, parasols. Les jeunes qui ne peuvent monter à la mer en été doivent pouvoir gouter des plaisirs de la baignade.

    – wallah, si des mesures simples créatrices d’emplois et permettant l’amélioration du cadre de vie ne sont pas prises, on peut craindre le pire pour l’Algérie. Et pas besoin de projets grandiose genre maison de la culture fermée 50% du temps. Mais des locaux pour jeunes dans les communes et quartiers et animés par des éducateurs ou des membres du service national.




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