Dehors, les filous !

Par A. Zakad – J'étais militant du FLN dès 1969 (carte n°16.221), kasma II, cellule 1, Alger-Centre. M. Boumehdi était alors avec nous, gentil, timide, mignon. Nous croyions à ce FLN composé de petites gens de La Casbah (dockers, ouvriers, travailleurs des quelques entreprises nationales). On y discutait de socialisme et de la Révolution agraire. Les villages socialistes étaient alors lancés. On assurait le service d'ordre lors des manifestations culturelles, brassard au bras, on allait planter les arbres à Larbatache. Nous étions jeunes, nous étions crédules, nous étions beaux. Un jour de 1973, Kaïd Ahmed, le responsable de «l'appareil du parti» pénètre dans la salle de réunion et nous annonce : «Les frères, je vous quitte, j'abandonne. Chacun pour soi !» Depuis, le FLN est devenu une boîte à musique où les chefs d'orchestre qui se succèdent manipulent la baguette pour diriger les tambours, les barytons et les cors de chasse. Chasse à l'argent s'entend. Ou étiez-vous, chefs et cadres du FLN d'aujourd'hui, sinon en train de sucer votre pouce ou de voir d'où viendrait le vent ? Et c'est ce vent que vous attendiez qui vous emportera. Foi d'un vieux militant qui croit toujours à l'Algérie heureuse et à son FLN propre qu'il convient de sauvegarder dans une cassette, comme un bijou transmis de mère en fille. Dehors, les filous, vous n'êtes pas dignes de nous, nous les premiers militants crédules, sincères et qui croyons toujours à ce pays.
A. Z.
 

Comment (3)

    Larbi Ben M'Hidi
    31 août 2013 - 2 h 16 min

    Monsieur,
    Vous avez dit dans

    Monsieur,

    Vous avez dit dans un de vos commentaires, que les années cinquante étaient les meilleures de votre vie, et je rejoins Melimelo qui vous demandait comment se fait-il que vous vous souveniez de cette époque comme étant la plus heureuse, alors que le pays vivait une guerre atroce. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

    Cordialement,

    Larbi Ben M’Hidi




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    Anonyme
    30 août 2013 - 16 h 21 min

    jadis le FLN etait une ecole
    jadis le FLN etait une ecole de nationalisme ,de citoyennete compse d’humbles gens.Ce n »est plus le cas aujourd’hui ou la rapine,la cupidite sont matre’sse de la maison.Dailleurs pourquoi accorder tant d4IMPORTANCE à un parti devenu comme les autres.




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    Anonyme
    30 août 2013 - 15 h 15 min

    on a tendance à penser que la
    on a tendance à penser que la décennie noire a été plus difficile à vivre que cette dernière décennie dont le bilan est très lourd sur le plan humain ,économique et financier ; l’histoire nous dira ,le moment venu, que le prix payé ,en termes de violences , est plus lourd encore ;l’arrêt de la violence a entrainé une multitude de violences aussi dommageables que la première;




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