Panne d’idées

Par Kamel Moulfi – Comme chaque année, à la veille du mois de Ramadhan, le ministère le plus mobilisé est celui du Commerce. Les mêmes promesses sont faites pour l’approvisionnement des marchés afin de répondre à la demande exceptionnelle en produits alimentaires frais qui explose à cette occasion. Pour les prix qui ont tendance à s’envoler, c’est la loi du marché sauf pour les produits subventionnés (le lait, le sucre, l’huile, la semoule et le pain). On pourrait s’en tenir à ce scénario classique du Ramadhan, s’il n’y avait pas une autre crise plus sérieuse qui s’installe et qui touche un produit aussi sensible que le pain. Il s’agit du carburant. Les files de voitures devant les stations d’essence sont plus impressionnantes que les plus longues chaînes aux portes des boulangeries. Le spectre de la pénurie d’essence sème la panique chez les automobilistes. Cela a commencé à l’ouest pour s’étendre, insensiblement, vers le centre du pays. Le spectacle de stations d’essence assaillies par les véhicules n’est pas rare. En dehors de la contrebande aux frontières, les premières hypothèses situent la cause dans la combinaison des faibles livraisons en quantités et d’une forte demande estivale. En été et en période de vacances, les gens sortent plus souvent en véhicule, font beaucoup de route et consomment donc des quantités plus élevées d’essence que d’habitude. Cette donnée est sans doute parfaitement connue au niveau des responsables de la société Naftal qui est chargée de veiller au bon approvisionnement en carburants. Mais ce qui semble leur avoir échappé, c’est l’inconnue concernant la taille du parc automobile national. Les embouteillages monstres à toute heure de la journée, quasiment partout dans les grandes villes et sur certains itinéraires, sont dus principalement au nombre de voitures qui circulent. Les capacités de nos prévisionnistes dans ce domaine, comme en d’autres d’ailleurs, paraissent bien limitées et dépassées, en tout cas inadaptées à la situation réelle du trafic routier dans notre pays.
K. M.
 

Comment (3)

    AL
    3 juillet 2013 - 20 h 01 min

    permettez moi de vous inviter
    permettez moi de vous inviter à lire cet article de
    El-Houari Dilmi Mentir… de bonne foi !
    Le quotidien d’Oran 27 juin 2013

    (…)A un jet de pierre du mois de tous les soucis, le poulet reprend son envol et navigue si haut qu’un aigle dévoreur y laisserait toutes ses plumes.
    La situation est si psychédélique que le pays paraît vivre sur deux planètes différentes : l’une vivant derrière le dos de l’autre. L’on nous serine, à crever nos tympans, que des quantités «pantagruéliques» de poulet sont stockées dans les entrepôts, sous l’ombrelle de l’Etat, alors qu’en même temps et sous les cieux du même pays, le foie d’agneau culminant,- sauf votre respect !- à 2.300 dinars le kilogramme, de quoi donner à la ménagère «dévidée» l’envie de jeûner toute sa vie durant…
    Les chiffres «balancés» d’en haut nous parlent d’un cheptel ovin et bovin parmi les plus importants d’Afrique du Nord, sans que personne ne sache qui en est (sont) réellement le (s) propriétaire (s) ni qui contrôle un marché à enjeu capital, dans la gestion de la paix tout court…
    Il y a trop longtemps que le pays racle le fond de ses caisses dans l’entretien permanent de la chaîne alimentaire nationale. Il y a, aussi, un bon bout de temps depuis que le pays ne s’est plus nourri … de son propre pain, avec une baguette la moins chère de toute la Terre. Avec, justement, pour seul sursis une baguette de pain bon marché garantie à tous, qui va récolter les «fruits pourris et les légumes» de cette «bouhbouha» qui donne tant le tournis, sinon que ce sont toujours les «grosses légumes» qui sont servies en premier ?! Importation ou pas, qu’elle vienne d’Inde, du Soudan ou même de Jupiter, lors du mois des «crémeux», la viande, halal ou pas, boucanée, faisandée, braisée, panée, hachée ou surgelée, ne sera pas mangée par le peuple des «édentés», mais juste «déchiquetée» par ceux qui ont des crocs… si gros, qu’ils ont une envie féroce(insatiable )de bouffer(sans mâcher) tout le pays(…)




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    B.H.
    3 juillet 2013 - 19 h 47 min

    et rebelote! vous continuez
    et rebelote! vous continuez dans les élucubrations et émotions pour traiter des situations. à quoi vous jouez? on vous a déjà dit des milliers de fois ne pas vous mettre à ce que font les prédateurs de la plume des autres journaux. vous n’avez pas le droit de cautionner leurs dérives et de vouloir y exceller vous également. jusqu’à quand allez vous continuer à faire votre cirque intellectuel? où va t’on comme ça? regardez vous dans la glace.




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    00213
    3 juillet 2013 - 18 h 03 min

    Que dire de mon brillant ami
    Que dire de mon brillant ami statisticien qui avait postulé pendant 2 ans à la Sonatrach, l’ENIE et Naftal sans jamais avoir eu, ne serait ce qu’une réponse négative.
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    Il a tout simplement terminé à Genève où il a pu poursuivre des études doctorales pour finir chez Nestlé.
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    A mon avis, chez Naftal ils ont du recruter le voisin du gendre au cousin du patron qui a réussi sa formation de pâtissier, et qui doit s’occuper maintenant de la prévision logistique à l’échelle nationale.




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