La Compagnie des infrastructures de télécommunications est née

La Compagnie des infrastructures de télécommunications d'Algérie (CITA), une société nationale publique de gestion des réseaux de la fibre optique, a été créée dimanche à Alger. La CITA a été fondée par quatre actionnaires publics, à savoir Algérie Télécom (AT, 55%), Sonatrach (20%), Sonelgaz (20%) et la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF, 5%), avec un capital social de 500 millions de dinars. L'acte de naissance de cette compagnie a été signé par les PDG Azouaou Mehmel (AT), Abdelhamid Zerguine (Sonatrach), Noureddine Bouterfa (Sonelgaz) et Mourad Slimane Benameur (SNTF), lors d'une cérémonie présidée par le ministre de la Poste et des Technologie de l'information et de la communication, Moussa Benhamadi. La création d'une société publique d'exploitation et de développement de capacités de fibre optique d'opérateurs de réseaux alternatifs a été préconisée dans la stratégie nationale de haut et très haut débit, selon un document du MPTIC. La nécessité de créer cette entité a été rappelée, en 2010, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a appelé, dans une directive, à la mutualisation des ressources en matière d'infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC), d'après la même source. La CITA a résulté de la réorganisation de la filiale des télécommunications, lancée en 2007 par la Sonatrach et la Sonelgaz, et qui a enregistré l'arrivée de nouveaux actionnaires (AT et la SNTF) et la définition de nouvelles missions. Gérer les ressources disponibles de fibre optique, développer les capacités en la matière, mettre en œuvre la stratégie de mutualisation des réseaux alternatifs et contribuer à l'aménagement numérique du territoire, sont les principales missions assignées à la nouvelle entité, indique-t-on. AT met à la disposition de la CITA un réseau de fibre optique long de 44 000 km. La Sonatrach dispose de 22 000 km de lignes en exploitation, la Sonelgaz de 11 000 km et la SNTF de 700 km. De plus, le secteur de l'énergie ambitionne de porter ses capacités à 34 000 km en 2017, alors que la SNTF a prévu une extension de 4 500 km d'ici 2015. «Le gouvernement attend beaucoup de cette entreprise publique afin de développer le réseau de fibre optique par l'exploitation rationnelle, notamment des réseaux électriques de la Sonelgaz, et introduire les TIC dans les zones isolés», a déclaré M. Benhamadi. «Nous souhaitons que d'autres secteurs rejoignent cette société», a-t-il ajouté. Le ministre a, à ce titre, lancé un appel aux ministères des Travaux publics et des Ressources en eau pour rejoindre la CITA. Pour lui, les multiples routes et autoroutes en chantier et les grands transferts d'eau sont des infrastructures susceptibles de contribuer «efficacement» au développement des TIC. «Toutes ces infrastructures doivent être utilisées pour permettre à tous les citoyens sur tous les points du territoire national d'accéder progressivement à l'internet à haut et très haut débit», a soutenu le ministre. A travers le lancement de CITA, a expliqué M. Benhamadi, «nous voulons également donner l'exemple que l'entreprise algérienne, publique ou privée, peut changer de configuration en touchant plusieurs secteurs d'activités à la fois». Jusqu'en décembre 2012, l'Algérie comptait 1,5 millions d'abonnés à l'internet sur une population de 37 millions d'habitants. Le taux de couverture des ménages était de 15,6%. Pour améliorer ce taux, la stratégie nationale du haut et très haut débit table sur le développement d'un réseau national de fibre optique de qualité et sur les nouvelles technologies comme la 3G+. L'objectif est d'arriver à connecter 85% des ménages à l'horizon 2015.
A. Sadek
 

Comment (4)

    4Algeria
    9 juillet 2013 - 8 h 44 min

    @ 00213
    c’est grâce à

    @ 00213

    c’est grâce à l’internet que tu as pu écrire ce commentaire débile ..




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    Professeur
    8 juillet 2013 - 16 h 15 min

    C est ce genre de discours
    C est ce genre de discours qui va renforcer la conviction des gouvernants que nous gouvernés on est toujours là à se plaindre et que comme des immatures rien ne nous satisfaits, oui fait arrêter de pleurnicher et donner des solutions avec des evidences-bases et non pas critiqués juste pour critiquer.




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    Anonyme
    8 juillet 2013 - 15 h 03 min

    Bravo, Bravo, Bravo, c’est
    Bravo, Bravo, Bravo, c’est une idée géniale !




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    00213
    8 juillet 2013 - 12 h 10 min

    La charrue avant les
    La charrue avant les bœufs…
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    On veut mettre internet chez tout le monde alors qu’on a même pas encore d’égouts, d’électricité ou de réseaux d’eau fonctionnels.
    Quelques milliards dépensés futilement (sans compter la tchipa) et qui aurait pu être placer dans des projets utiles et vitaux.
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    Il faut que les bras cassés et aveugles qui ont pensés à cette lumineuse idée (sortie tout droit de leurs cerveaux bridés), sachent qu’il y a encore des émeutes aux 4 coins du pays pour avoir juste 1 heure d’eau dans le robinet par jour.
    Et qu’à la moindre pluie la moitié des trémies de la capital (du plus grand pays d’Afrique) sont impraticables.
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    Le 16éme arrondissement de Paris fait parfois oublié la réalité du terrain…




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