L’envers du message

Par R. Mahmoudi – Entre Alger et Paris, les relations n’ont pas vraiment évolué sur les dossiers essentiels, contrairement à ce que les responsables politiques des deux pays s’échinent à démontrer, à travers des formules protocolaires et des échanges officiels qui cachent mal un profond malaise. Dans son dernier message adressé à son homologue français, à l’occasion de la fête du 14 Juillet, Bouteflika écrit que les relations avec Paris «continueront à se développer, dans le cadre du partenariat d'exception voulu par les deux pays, dans l’esprit de la Déclaration d'Alger». Qu’est-ce qui a concrètement changé depuis cette visite «historique» de François Hollande en Algérie ? La perspective d’un partenariat stratégique – tel que voulu par Jacques Chirac – s’éloigne de plus en plus, le litige historique demeure un sérieux obstacle à tout effort de rapprochement, le niveau de coopération économique et de confiance entre l’Algérie et la France est plutôt en baisse, les conditions de livraison des visas aux Algériens se sont davantage corsées, les divergences de fond sur la question des rançons n’ont fait que s’accentuer depuis l’invasion du Mali, les Français ne font aucun pas sérieux dans le sens de la pénalisation du versement de rançons aux groupes terroristes, au Sahel notamment, pour la simple raison qu’ils en sont les principaux pourvoyeurs. Il faut aussi ajouter à cela les divergences sur la question du Sahara-Occidental qui se sont aggravées. Paris continue à cautionner aveuglement les démarches de son protectorat marocain au niveau international, utilise toujours le royaume chérifien pour exercer des pressions sur l’Algérie et apporte un soutien indéfectible au pouvoir islamiste de Tunis, comme le démontre la dernière visite d’Etat de François Hollande dans ce pays, tout en continuant à être à la pointe des campagnes de soutien au mouvement de subversion syrien que l’Algérie dénonce et condamne. Alors, sur quoi Alger et Paris sont-ils d’accord ?
R. M.
 

Comment (4)

    selecto
    14 juillet 2013 - 15 h 52 min

    La France est le premier
    La France est le premier fournisseur d’Algérie avec 7 milliards d’€/an, elle ne demande pas plus car le reste n’est que accessoires.

    En plus elle lient les responsables algériens par leurs biens mal acquis cachés chez elle et leurs proches installés en France.




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    Mohamad el Maadi.
    14 juillet 2013 - 15 h 07 min

    Vous ne comprendrez jamais
    Vous ne comprendrez jamais les Français ? Ils ont trop imbu de leur personne et un bicot ne peut pas ‘s élever, il lui faut un maître, c’est la pensé française de Jules ferry et oui !!




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    Amcum
    14 juillet 2013 - 14 h 00 min

    Le pseudo raprochement entre
    Le pseudo raprochement entre Alger et paris, est plus dicté du coté ALgerien par l’arret de la machine economique et le spectre d’une anarchie a la tunisienne ou a l’Egypcienne. Car,meme si politiquement et historiquement on est a l’abrit desordre de part la vigilence du peuple Algerien en ce qui concerne les affaires sensibles de son pays, Alger ne peut prendre le risque.
    Du coté du peuple Algerien, et de l’Algerien de tout les jours et de l’intelectuel egalement, la France n’est rien d’autre que lìncarnation du Diable. Ces histoire de visa et meme de Haragga cèst de la poudre aux yeux, lÀlgerien est genetiquement anti colonialiste, la france est lìncarnation du mal. Je crois avoir lu kun militaire Francais dòrigine Algerienne a reffusé de jouer contre son pays dòrigine, meme si cèst histoire est une rumeur, n’empche qu’elle est tres representative de ce kest lÀlgerien, car les exemples comme celui la ne maquent pas !

    Pour resumer le relation ALgero-Francais ne vas jamais se normaliser car les francais sont de tres tres mauvais élèves qui oublient vite leurs erreurs et qui croient etre le nombril du monde !




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    Anonyme
    14 juillet 2013 - 10 h 48 min

    L’occident par le biais des
    L’occident par le biais des « révolutions » et des prises d’otages finance les groupes les plus radicaux pour empêcher tout développement dans le monde musulman et ainsi les affaiblir face a Israël. Si des maghrébins se faisaient enlever en Corse ou au Pays Basque et que l’Algérie payait tout en sachant que cet argent servirait a acheter des armes qui tueraient des Français, a votre avis comment l’état français réagirait-il? Idem comment se fait-il qu’en Europe des jeunes, en général nouvellement convertis a l’islam soit recrutés dans certaines mosquées intégriste pour faire le djihad, non en Palestine mais en Syrie et tout ceci a la barbe des services secrets?




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