Farouk Ksentini : «Personne ne peut être privé du principe de la présomption d’innocence»

La présomption d'innocence est un «principe constitutionnel du bénéfice et la protection duquel personne ne peut être privé», a rappelé, aujourd’hui mercredi, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini. «L'Etat de droit ne s'accommode nullement du lynchage médiatique et la présomption d'innocence est un principe constitutionnel du bénéfice et la protection duquel personne ne peut être privé», a souligné M. Ksentini dans un communiqué. M. Ksentini réagissait au mandat d'arrêt international lancé contre l'ancien ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, et huit autres personnes par la justice algérienne dans le cadre de l'affaire très médiatisée en Algérie et en Italie de pots de vins dite «Sonatrach 2». «L'honneur de notre pays est celui d'être et de se comporter comme un Etat de droit et même plus comme une société de droit dont la caractéristique essentielle se ramène au respect de l'individu quels que soient l'enjeu et les circonstances», a-t-il estimé. «Mais il sera observé qu'aujourd'hui à l'occasion de ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Sonatrach 2, un ancien ministre est médiatiquement malmené avant même que cette personne n'ait été entendue dans ses explications quant aux faits qui lui sont imputés et avant qu'elle n'ait été confrontée à ses accusateurs», a ajouté le président de la CNCPPDH. Il a considéré que l'image de la justice algérienne devant être transmise est celle d'une «institution sereine», «scrupuleusement respectueuse» de la présomption d'innocence, des règles de la procédure pénale qui commandent en l'occurrence la transmission du dossier à la Cour suprême «en vertu du privilège de juridiction institué par la loi elle-même». «Nous devons refuser les condamnations hâtives fondées sur la rumeur persistante et parfois sur la malveillance», a conclu M. Ksentini.
R. N.

Comment (31)

    ayoub
    16 août 2013 - 18 h 30 min

    [email protected]
    si pour

    [email protected]
    si pour vous, on est coupable sans même un procès contradictoire,procédures, juges ect.
    pourquoi se prendre la tête.au moindre doute zigouillons le coupable (…)




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    [email protected]
    16 août 2013 - 0 h 36 min

    LORS DE SON PASSAGE  » Débat
    LORS DE SON PASSAGE  » Débat de la semaine  » SUR LA CHAINE 1″ où il a appelé à l’application de la peine capitale dans des cas exceptionnels QU IL N OUBLI SURTOUT D EN RAJOUTE LE CRIME ÉCONOMIQUE ET INTELLIGENCE AVEC PAYS TIERS, SI IL A LE COURAGE DE LE DIRE QU IL LE FASSE AVANT DE DIRE DE CONNERIES COMME PRÉSUME INNOCENT; IL NE VA PAS CONTREDIRE CE QUE TOUT LE MONDE SAIT DANS L ENTOURAGE DE TOUT LE SECTEUR DE L ÉNERGIE concernant LE SUPER MINISTRE .




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    [email protected]
    15 août 2013 - 23 h 54 min

    CE CHER MAITRE IL EST JUSTE
    CE CHER MAITRE IL EST JUSTE EN MANQUE DE PUBLICITÉ ET C ÉTAIT POUR LUI L OCCASION A NE PAS RATER POUR BRILLER DANS LES FEUX DES PROJECTEURS.




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    KAMAL
    15 août 2013 - 18 h 57 min

    ELLE EST CACHEE OU KHALTI
    ELLE EST CACHEE OU KHALTI LOUISA HANOUNE ,VA T’ELLE DEFENDRE
    L’AMI DE BOUTEFLIKA ,ON VEUX BIEN L’ENTENDRE COMME ON A
    L’HABITUDE ,ON CROYAIENT QUE C’EST ELLE LE PORTE PAROLE DE LA PRESIDENCE ,NOUS SAVONS QU’ELLE VA SE JOINDRE AUX IDEES
    DE KSENTINI ,LE CERCLE VENTRISTE.




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    Anonyme
    15 août 2013 - 13 h 23 min

    Dans un pays démocratique
    Dans un pays démocratique dont la justice fonctionne bien, le premier responsable d’un secteur économique ou d’un ministère, est le premier à être visée, quand il y a supçons de corruption. Dans le cas de Khellil les preuves de sa responsabilité dans la gigantesque corruption fusent de partout, il avait la main mise dans tous les dossiers, ce type a trahi l’Algérie en voulant brader nos richesses pétrolières aux américains, il est aussi responsable du scandalde de BRC, les preuves sont accablantes contre ce (…)




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    ayoub
    15 août 2013 - 13 h 18 min

    présomption oui mais pas
    présomption oui mais pas irréfragable.
    donc Ksentini ne vient que nous rappeler la règle fondamentale de toute société dite civilisée.c’est un homme bien cet homme.babay




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