Grève des postiers : le Snap dément la reprise du travail

Dans un communiqué adressé à Algeriepatriotique, le Syndicat national autonome des postiers (Snap) dément des informations reprises par certains médias, notamment l’ENTV qui a annoncé dans son dernier journal télévisé la reprise du travail par les postiers en grève illimitée depuis mercredi dernier. Auréolé d’un verset coranique décrivant «les calomniateurs», mis en exergue, le communiqué qualifie ces informations de «pure tentative de désinformation» et d’«expression de soutien direct à une administration corrompue et noyée dans des scandales financiers». Les rédacteurs du communiqué réitèrent, à la même occasion, leur «détermination à aller jusqu’au bout de leur action», menaçant de maintenir les bureaux de poste fermés tant que leurs revendications socioprofessionnelles ne seront pas satisfaites. Hier, le ministre de la Poste et des TIC avait dépêché le secrétaire général du ministère pour amorcer un dialogue avec les représentants de ce syndicat non agréé. Mais ce dernier communiqué indique clairement que cette démarche de Benhamadi n’a fait qu’envenimer la situation. Des centaines de milliers de fonctionnaires risquent de se voir privés de leur salaire du mois d’août si les grévistes ne mettent pas fin à leur mouvement de protestation. Par ailleurs, dans ce climat délétère où d’innombrables affaires de corruption sont étalées sur la place publique, le silence de la tutelle et de la justice devant les accusations de malversations lancées par le Snap étonnent plus d’un. Ceci, alors que les citoyens qui sont pris en otage dans ce conflit qui oppose les travailleurs de la Poste à leur directeur général ne cachent pas leur écœurement et dénoncent, de leur côté, la très mauvaise qualité de service fournie par cette institution qui gère les comptes de plusieurs millions de fonctionnaires insatisfaits.
R. Mahmoudi

Comment (3)

    Ryad S
    20 août 2013 - 15 h 20 min

    La solution de fond à ce
    La solution de fond à ce problème récurrent passe par la refonte du statut juridique d’Algérie poste. Cette refonte pourrait se faire soit via la transformation de l’institution en une banque postale (le projet existe mais reste bloqué on ne sait où ni par qui), soit par la démonopolisation de l’activité, autrement dit par l’externalisation de certains segments (distribution du courrier + et surtout domiciliation du paiement des pensions de retraite au niveau des banques commerciales).
    Il faut donc démonopoliser pour réduire à néant l’odieux chantage généralement exercé par les syndicats pour faire plier les pouvoirs publics, alors que les 3 millions de retraités restent, comme toujours, des otages complètement déroutés et désarmés.




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    Anonyme
    20 août 2013 - 10 h 47 min

    Les tuteurs ne se penchent
    Les tuteurs ne se penchent jamais sur les problèmes sociaux de leurs employés pour anticiper toute grogne revendicative. C’est pour cette raison qu’un employé qui déploie plus la menace est le mieux écouté et ainsi bénéficie de tous les avantages qu’il obtient avec force et ce qui démontre la spirale du degrés d’effervescence des travailleurs. Si les responsables gèrent leur structures subordonnées avec sérieux et compétences au lieu de s’accommoder seulement des avantages que leur postes leur confèrent, nous serons pas arrivés là, il faut que chacun demande à faire valoir ses droits mais s’engage à assumer ses devoirs au risque de se voir rappelé à l’ordre par sa hiérarchie.
    En l’absence de tous ces critères, les employés n’ont que la gréve pour obtenir leur droits quitte à prendre en chantage, malgré eux, leurs autres concitoyens.




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    Lyes48
    20 août 2013 - 8 h 27 min

    D’accord pour le droit de
    D’accord pour le droit de greve ! Mais les textes le regissant doit etre appliqué, c’est a dire ; les journees de greve ne sont pas payes (sinon c’est trop facile) et greve sur le lieu de travail et non pas a la maison ou a la plage !




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