Tous des pions ?

Par Kamel Moulfi – Dernièrement, une occasion en or s’est présentée à Ali Benflis pour monter, comme on dit, au créneau et occuper une scène politique qui semblait n’attendre que lui. Aux journalistes qui le pressaient de franchir ce pas et de se lancer dans la bataille, en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle de 2014, il leur a répondu de la façon la plus déconcertante en promettant une déclaration… ultérieurement. Quand ? Comme dans les carrefours, lorsque le feu sera au vert. Et qui actionnera ce changement de couleur ? Il n’est pas exagéré de dire que le candidat malheureux du printemps 2004 a été cette fois carrément décevant. En se positionnant dès maintenant dans la course à la présidentielle, comme l’a fait Soufiane Djilali, dont la candidature a été décidée par son parti Jil Jadid, il aurait contribué à donner une dynamique irréversible à un processus qui reste encore incertain. Soufiane Djilali a fait état de manœuvres tendant à reporter l’élection présidentielle prévue en avril 2004. Que ses craintes soient fondées ou pas, il a tenu à alerter l’opinion et particulièrement les candidats potentiels, dont Ali Benflis, pour qu’ils forcent les événements en se plaçant sur la ligne de départ. Le cas de l’ancien chef de gouvernement, rival de Bouteflika en 2004, est cité ici à titre illustratif d’une situation qui a de quoi intriguer les observateurs. En fait, Ali Benflis se mure dans un silence significatif. Il n’est pas le seul. Toutes les personnalités politiques se sont tues en même temps, comme si elles attendaient que quelqu'un donne le signal de départ. Les interrogations légitimes ne manquent pas de surgir. Allons-nous assister à un nouvel ersatz d'élection comme le pays en a tant connu ? On parle beaucoup de réformes politiques, mais quand sortirons-nous de ce système de cooptation qui touche tous les niveaux de représentation dans le pays, y compris le plus élevé?
K. M.
 

Comment (8)

    selecto
    1 octobre 2013 - 7 h 53 min

    A tout ceux qui critique
    A tout ceux qui critique l’armée, c’est qu’en même un général en l’occurrence Liamine Zeroual qui avait limité le mandat présidentiel à deux ans, et c’est un civil en l’occurrence Bouteflika qui l’a abrogé pour la rendre à vie, comme dans les royaumes.




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    NASSER
    30 septembre 2013 - 23 h 49 min

    A Anonyme
    .
    JE PENSE c’est

    A Anonyme
    .
    JE PENSE c’est vous qui êtes tombé sur un os. Une petite histoire: C’est un chien qui parle à un os : « je suis très dur vous ne pouvez rien me faire ! » et au chien de répondre « j’ai tout mon temps, car je n’ai rien à faire».
    A court d’idées vous ne faites que répétez en insistant sur vos tartufferies sous chaque article. Vous venez d’ »innover » en faisant parler même un mort. Vous allez jusqu’à, sans honte, attribuer à un président le pouvoir de « mater l’armée » et faire taire tous les « contre-pouvoirs ». Rien que ça ? Sans nous dire d’où il détient ce pouvoir incommensurable. Vous êtes capable de nous le dire ? Surement oui car l’humiliation chez vous, au regard de vos commentaires, n’est pas un sentiment. L’intelligent n’affirme jamais sur de l’aléatoire. (…)




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    Anonyme
    30 septembre 2013 - 22 h 46 min

    Avec Boutef, les algériens
    Avec Boutef, les algériens sont tombés sur un os dont il ne pourront se débarrasser de si tôt ! Larbi Belkheir, que Dieu ait son âme, s’est trompé lourdement en le ramenant(faute mortelle ?), malgré les avis conscients du danger . L’Armée est-elle définitivement matée ? Le proche avenir nous le dira quoique j’ai tendance à croire que les dés sont jetés et que l’homme soit solidement fixé sur son « koursi ». Tous les contre-pouvoirs ont fondu comme neige au soleil, la voie est largement ouverte vers de nouveaux mandats, à la Bourguiba quoi ! Alors buvez calmement votre thé, le cauchemar risque de continuer longtemps !!




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    NASSER
    30 septembre 2013 - 17 h 09 min

    ET LES ALGÉRIENS DANS tout
    ET LES ALGÉRIENS DANS tout cela? Peuvent-ils les dompter aussi facilement?
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    LU (Cheikh Si Mimoun)
    .

    De Gaulle en a donné une réponse sous forme de question.
    Recevant Amar le patron du cirque du même nom à l’époque pour lui remettre la légion d’honneur, il lui a demandé :
    – Expliquez-moi Monsieur Amar comment vous faites pour dompter des lions et des tigres au point de les faire passer par un cerceau en feu et nous, en 130 ans, on n’a pas réussi à dompter les Algériens et les faire marcher au pas ?
    un ex président algérien a fait cet aveu vers la fin de sa vie :
    – Les Algériens sont peut-être l’un des peuples les plus difficiles à gouverner !




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    Nadir.B
    30 septembre 2013 - 16 h 51 min

    je vous donne l’info AP et
    je vous donne l’info AP et vous pouvez vérifier qu’elle est vraie. une réunion a eu lieu récemment du comité d’organisation de Benflis à Alger5BABA hcen, le 1er novembre a été proposé comme date de l’annonce de sa candidature pour la symbolique. son directeur de campagne qui a présidé la réunion est l’ancien ministre Mohammed Alalou,il diffusera à cette occasion son programme qui est fin prêt. seul bémol, le projet de texte de révision de la Constitution qui risque de tout faire capoter est actuellement finalisé et on l’attend ces jours-ci au Conseil Constitutionnel, il y a une disposition qui met en avant une période transitoire de deux ans pour prolonger le mandat de Bouteflika, tout ceci a été négocié au sommet de l’Etat et avec l’Armée. une autre précision, les nouvelles restructurations des services secrets n’est pas une idée farfelue ou nouvelle, elle fait suite à la levée de l’Etat d’urgence , relisez l’ordonnance de celle-ci et vous y verrez plus clair!ce que veulent les décideurs c’est un changement en douceur, les dangers sont énormes et l’Algérie n’est pas une ile, elle est encerclée par des pays totalement déstabilisés!




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    Anonyme
    30 septembre 2013 - 12 h 56 min

    c’est une pression de plus
    c’est une pression de plus sur les fossoyeurs de l’Algérie




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    selecto
    30 septembre 2013 - 10 h 50 min

    C’est l’affolement chez les
    C’est l’affolement chez les escrocs qui ont profité du règne de Bouteflika, ils ne laisseront pas tranquille ce pauvre homme malade qui leur sert de paravent contre les poursuites a prendre sa retraite, ils constituent un danger pour la Nation qu’il faudrait neutraliser par tout les moyens.




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    raselkhit
    30 septembre 2013 - 10 h 35 min

    Décevant non pas le
    Décevant non pas le comportement de M.Ali Benflis connu pour son courage politique et surtout pour sesinconhérences ,Mais plutot l’ArticleC’est l’occasion idéale pour analyser notre classe politique tout parti confondu.encore une fois c’est le FFS qui arrive à s’entirer et à avoir une position répondant à son idéologie quand aux autres la position attentiste démontre laur manque de maturité politique et de leur incapacité de réflexion y compris le FLN et sa filliale le RND




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