Supporters contaminés : la commission d’enquête annoncée par Boudiaf situera-t-elle les responsabilités ?

Les conséquences sanitaires du déplacement des supporters algériens au Burkina Faso, au mois d’octobre, font enfin réagir le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf. Ce dernier vient d’affirmer, à partir d’Adrar, que les résultats d’une enquête diligentée par ses services autour des cas de malaria ayant touché plusieurs personnes seront connus ce jeudi. Les conclusions seront données par une commission d'enquête qui vient d’être constituée pour définir les causes des cas de malaria enregistrés récemment dans plusieurs régions du pays. La réaction du ministère n’aura de sens, cependant, que si les responsabilités sont clairement situées et des sanctions décidées. Le précédent est très grave, car en plus des cas recensés, un risque de contagion plane et il appelle des réactions fermes. Manque d’information, indisponibilité des médicaments, négligence, absence de réactivité après la déclaration du premier cas de paludisme sont autant de causes à rechercher et à expliquer aux citoyens. Une commission d’enquête ne signifie pas toujours, au vu des expériences passées, une mise en lumière des causes et des responsabilités. C’est au nouveau ministre de prouver le contraire et de rendre publiques toutes les données. Il est à noter qu’Abdelmalek Boudiaf n’a parlé que de «six cas de malaria enregistrés». A partir d’Adrar, où il se trouve en compagnie du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre de la Santé a estimé qu'il était difficile «de maîtriser cette maladie quand elle provient d'un autre pays». Les services épidémiologiques «sont appelés actuellement à redoubler d'efforts en matière de prévention contre ce type de maladie», a-t-il encore affirmé. Six supporters ayant fait le déplacement au Burkina Faso sont hospitalisés actuellement à l’hôpital d’El-Kettar à Alger, alors que plusieurs autres cas ont été signalés à Batna, à Ghardaïa et dans d’autres wilayas. Deux malades sont décédés, le premier à Batna, sans que les raisons de sa contagion soient connues, alors qu’un autre, caméraman à l’ENTV, est décédé après son retour d’une mission au Burkina Faso où il était chargé de couvrir le match aller Algérie-Burkina Faso.
Meriem Sassi

Comment (3)

    lyes Anonyme
    6 novembre 2013 - 22 h 38 min

    Tjs ces histoires de
    Tjs ces histoires de commissions d enquêtes pour absorber la colère et l indignation des gens honnêtes . Commission suite a la mort de supporters au 5 juillet .




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    selecto
    6 novembre 2013 - 21 h 38 min

    C’est des innocents qui
    C’est des innocents qui payeront à la place des salopards comme d’habitude, dans d’autres pays c’est le ministre qui aurait présenter sa démission.




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    Nenuphar
    6 novembre 2013 - 20 h 39 min

    Hahahaha, une commission
    Hahahaha, une commission d’enquête et puis quoi encore ?

    On voit bien que la hiérarchisation des urgences n’est pas prise en compte.

    Alors que le secteur de la santé est sinistré (manques de médocs, malades dans des mouroirs, défauts de matériels, incompétences et faits du prince …) on met en place une commission pour déterminer quoi donc ? Quels sont les moustiques qui sont responsables des piqures ayant occasionnés le paludisme de quelques supporters ! Soyons sérieux.

    Les seuls responsables sont les supporters eux mêmes qui ne savent pas se renseigner avant de voyager, il faut toit leur mâcher comme à des incultes, surtout dans des zones à risques de maladies et/ou n’ont pas pris avant, pendant et après leur traitement préventif consistant en la prise de comprimés de quinine par exemple étant entendu qu’il n’existe pas de vaccin contre la malaria.

    Pure perte de temps et d’argent donc !




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