Foutaises, M. Tebboune !

Par Karim Bouali – Par certains aspects, l’opération AADL et les autres formules «logement» financées par le budget de l’Etat ressemblent aux matches truqués dont la FAF veut se prémunir après avoir constaté que cette pratique de la fraude non seulement corrompt mais fausse tous les résultats. Il en est de même pour les investissements publics dans la construction de logements. Voilà une démarche qui est inscrite dans l’action sociale de l’Etat pour aider une large frange de la population, aux moyens limités, à acquérir un toit, mais qui se trouve détournée et dénaturée par une faune de spéculateurs qui profitent de leur position dans l’administration. Ces personnes se trouvent là où il faut pour se servir et servir ceux qui les couvrent et les soutiennent. Car il s’agit, dans les faits, de véritables réseaux qui agissent en parasites et s’enrichissent grâce à une rente de situation, comme on l’appelle. A la télévision, le ministre en charge de ces programmes nous gave périodiquement de chiffres mirobolants, des centaines de milliers de logements programmés, des dizaines de milliers prêts à être livrés, des dizaines de milliers d'autres lancés, etc., bref, des chiffres à donner le vertige à un danseur de corde. Hier, sur Canal Algérie, il a insisté sur ce qui semble être un fait nouveau : le fichier national qui permettra de démasquer les fraudeurs et d'instaurer une justice dans la distribution des différents types de logements – et d'énumérer une panoplie d'initiales : AADL, LPP, ex-LSP, ex-EPLF, etc. Tout ceci est bien, mais ce fichier national n'a aucune valeur tant que les centaines de milliers de logements sociaux OPGI affectés par les pouvoirs publics et dont une partie a été détournée par de hauts fonctionnaires (APC, daïras, wilayas, ministères, etc.) et revendus illégalement ne sont pas recensés et les auteurs de ce marché parallèle du logement ne sont pas traduits en justice. Des logements OPGI ont été vendus sans même que leurs revendeurs sachent où ils se trouvent exactement, d’autres ont été revendus plusieurs fois, etc., tout ceci grâce aussi à la complicité de notaires véreux. Tout le monde le sait. Faut-il instaurer une déclaration à faire signer aux hauts fonctionnaires concernant les logements acquis dans l’exercice de leur fonction ? Encore faudrait-il que les personnes chargées de contrôler la véracité de cette déclaration soient intègres, ce qui n’est pas évident.
K. B.

Comment (7)

    bait bait
    27 novembre 2013 - 4 h 53 min

    pourquoi ne pas imposer un
    pourquoi ne pas imposer un impot sur l’immobilier ( specialement pour les residences secondaires) comme ca tt ces detenteurs de plusieurs apartements devront soit louer ou vendre ces apart et le marche retrouvera son equilibre. c’est d’ailleurs ce qui se fait partout au monde.




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    memona
    27 novembre 2013 - 3 h 56 min

    c’est grave ce qui se passe
    c’est grave ce qui se passe ,ces administrateurs fraudeurs ont-ils une conscience ???




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    AL
    26 novembre 2013 - 17 h 19 min

    une grande partie des
    une grande partie des demandeurs de logement serait réglée en accordant un prêt équivalent au prix d’un F4 économique; ainsi que les éternelles et sempiternelles contraintes y afférentes à savoir entre autres localisation, concentration, spéculation, paperasse (toujours un dossier et une commission et les mémés problèmes récurrents , jamais de responsable véritablement responsable ! )ainsi les villes se décongestionneront car l’Algérie ne se limite plus aux grandes agglomérations !
    Merci AP car malgré ce qu’on voudrait dire on ne le fera pas avec votre qualité et modération voulue qui vous caractérise particulièrement en abordant des sujets brulants qui suscitent généralement plus que de la colère même de la part des gens les plus civilisés !




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    algerois61
    26 novembre 2013 - 15 h 12 min

    MOI JE SOUHAITERAI AUSSI
    MOI JE SOUHAITERAI AUSSI QU’ON LEVE LE VOILE SUR LES SOI_DISANT LOGEMENTS DE LA C.N.E.P. QUI A ENGLOUTIE DES MILLIARDS DES EPARGNANTS SANS VRAIMENT LES SATISFAIRE ET CETTE OPERATION FORMULE CNEP S’EST ETIREE SUR DES ANNEES SANS AUCUN RESULTAT OU PRSQUE.




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    Bazbouza
    26 novembre 2013 - 12 h 53 min

    Merci AP pour cet édito !
    Merci AP pour cet édito ! yberred el guelb même s’il ne me donne pas un logement 🙂




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    Djaffar
    26 novembre 2013 - 11 h 54 min

    Il y a aussi le scandale des
    Il y a aussi le scandale des veuves de chouhada excluent arbitrairement des logements sociaux, les pauvres sont victimes de l’arbitraire sans pouvoir se défendre.




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    Anonyme
    26 novembre 2013 - 10 h 55 min

    Mr K B vous mettez le doigt
    Mr K B vous mettez le doigt sur la plaie ! en effet ,les détournements de logements dans tous les types proposés par le ministère de l’habitat sont légions car ces responsables et fonctionnaires véreux sont bien au fait des procédures et arrivent à les contourner de manière efficace;
    de plus ,des « familles » dans les bidonvilles se sont spécialisées aussi dans le marché du logement social en revendant le logement acquis et reprenant leur « place » dans le bidonville suivant ;c’est aberrant !
    il faut donc de bonnes enquêtes avant d’attribuer des logements
    les services spécialisés devraient prouver leur compétence et éradiquer ce phénomène ;
    on peut dresser un fichier des fraudeurs pour les agents et responsables de l’Etat,pour les faux cas sociaux et les intermédiaires de ce marché florissant;




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