Des chiffres amusants

Par Karim Bouali – Quinze, dimanche, puis 27, lundi, et 42, mardi. Ces chiffres qui portent sur la progression du nombre de candidats à la candidature à l’élection présidentielle, ayant retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles ont amusé ceux qui s’y sont intéressés et qui sont curieux de savoir jusqu’où ira ce nombre et ce qu’il en restera, le 4 mars à minuit, après l’épreuve des 60 000 signatures réparties sur 25 wilayas selon les conditions fixées par la loi. Mais les questions les plus sérieuses concernent les candidatures de poids, d’abord celle du président Bouteflika : briguera-t-il un quatrième mandat ? Si oui, pourquoi laisse-t-il les autres parler à sa place ? Sinon, cela peut signifier que ces «autres» agissent de leur propre gré et qu’il y aurait donc une sorte d’abus de faiblesse. Et que pense d'un quatrième mandat la rue, qui est le «corps électoral», ne l'oublions pas ? N’est-ce pas cette grande inconnue qui alimente les incertitudes ? Résultat : à ce jour, personne ne peut se prononcer sur l’intention du Président. Le suspense est savamment entretenu, mais jusqu’à quand ? Dans tous les cas, il met dans une très mauvaise posture les partis – FLN, RND et autres – qui se déclarent favorables à un «quatrième mandat». Car en cas d’abandon de cette option, ont-ils prévu un plan B avec une candidature «alternative» à celle du président sortant et auront-ils le temps suffisant pour suivre les procédures légales de dépôt des dossiers ? Encore faut-il que le choix qu’ils décideront soit consensuel, ce qui n’est pas évident du tout. En dehors du soutien, sincère ou tactique, au «quatrième mandat» pour Bouteflika, les partis au pouvoir, c’est bien visible pour les deux principaux, le FLN et le RND – pas totalement sortis de leurs crises, d’ailleurs – semblent avoir penché pour le «chacun pour soi», d’autant plus que le «système», pour la première fois, paraît divisé sur le candidat à promouvoir et faire passer, à quelques semaines du scrutin.
K. B.

Comment (5)

    Adel
    23 janvier 2014 - 14 h 33 min

    La question n’est pas le
    La question n’est pas le nombre.
    la question se présenter pour faire quoi de mieux que le président actuel.
    C’est une bande de charlot qui n’a même pas le talent de charlot.
    Ils ont du toupé d’oser critiquer Monsieur Bouteflika et se mesurer à lui, oser dire que rien n’est fait en algérie.
    Qui des candidats en course a prouvé qu’il sait faire fonctionner une entreprise, qui d’entre eux peut se targer d’avoir créé des emplois. Lamentable




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    zyriab
    23 janvier 2014 - 10 h 11 min

    Toujours ce débat stérile qui
    Toujours ce débat stérile qui ne peut mène absolument à rien de productif Notre société est vari est à un grand tournant . Toute la génération qui a vécu la guerre de libération est en vois d’extinction et la génération post indépendance ou plus communément appelé « génération Facebook » veut arriver au pouvoir sans se poser la question de fonds .Que devons nous vivre une société conservatrice et attardée vivant selon un code moyenâgeux ou évoluer et instaurer un mode de vie plus moderne une jeunesse qui se poserait des questions sur la nanotechnologie ,l’Hyperespace ou comment faire ses ablutions en commençant par la main droite ou la main gauche ?Les vrais questions ne sont pas posées alors que le Président soi X ou Y cela fondamentalement ne changera rien tant que nous n’avons pas décidé quelle société nous voulons vivre Après définir des programmes politiques et le choix des hommes en découlera




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    Anonyme
    23 janvier 2014 - 9 h 55 min

    BOUTEFLIKA ATTENDRA LE 04
    BOUTEFLIKA ATTENDRA LE 04 MARS 23H59 POUR DECLARER SA NON CANDIDATURE POUR UN 4EME MANDAT AINSI LES DEUX PARTIS FANTOCHES FLN ET RND SE RETROUVERONT PIEGES SANS AUCUN CANDIDAT NI MEME UN CONSENSUEL ET LA A L’AUBE DU 5 MARS ILS ENTAMERONT LEUR PHAGOCYTAGE LENTEMENT MAIS SUREMENT.ET AU MATIN DU 18 AVRIL LES NOMS DE FLN ET RND AURONT DISPARUS DU VOCABULAIRE DES ALGERIENS AINSI QUE DU CHAMP POLITIQUE ET D’UNE MANIERE DEFINITIVE.CE CENARIO ET LE SEUL POUR ERADIQUER CES DEUX PARTIS QUI RALENTISSENT LE DEVELOPPEMENT DU PAYS ET L’EPANOUISSEMENT DE SA JEUNESSE. MALIN BOUTEFLIKA ET IL SORTIRA VICTORIEUX PAR LA GRANDE PORTE ET SIGNERA D’UN GRAND « B » SON NON DANS L’HISTOIRE MODERNE DE L’ALGERIE.




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    Abou Stroff
    23 janvier 2014 - 9 h 45 min

    « le «système», pour la
    « le «système», pour la première fois, paraît divisé sur le candidat à promouvoir et faire passer, à quelques semaines du scrutin. » dixit K. B.. cette phrase « sublime » résume le dilemme dans lequel se débat, au moment présent, la marabunta qui nous gouverne . en effet, il n’y a que les naïfs invétérés qui ont cru ou qui croient que les « électeurs » algériens avaient ou ont leur mot à dire concernant une quelconque élection (du maire de la commune de yellel au président de la ripou-blik). en fait, dès que les grosses légumes (civils et militaires), qui dirigent (à découvert ou voilés) la marabunta qui nous gouverne, auront trouvé le candidat idoine pour pérenniser le système basé sur la distribution de la rente, il n’y aura plus de suspense et le nouveau (ou l’ancien?) fakhamatouhou sera présenté au public pour qu’il soit acclamé. quant à ceux (si amar le drebki qui pratiquait la danse du ventre avant de se lancer en « bou-litik », entre autres) qui chauffent le bendir pour occuper la place, ils continueront à le chauffer après l’élection car ils sont « payés » pour ce travail.
    PS: avez vous remarqué l’asthénie qui caractérise, au moment présent, la société algérienne dans son ensemble? n’est ce pas là le signe que la « plèbe » a compris, depuis longtemps, que les dés étaient (et le sont encore) pipés et qu’il ne servait à rien de s’exciter pour un non-évènement (l’élection du parrain de la marabunta qui nous gouverne, à l’insu de notre propre gré)?




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    00213
    23 janvier 2014 - 9 h 36 min

    Cette nouvelle course à la
    Cette nouvelle course à la richesse est à l’image de l’état délétère de notre classe dirigeante.
    Ni maire, ni député, ni parlementaire, ni wali, ni ministre, ni chef de daïra ne représentent le peuple algérien !!
    Ce sont juste des représentants commerciaux qui font du lobbying au service de sociétés privés étrangères ou de grosses fortunes locales.
    Les intérêts servis ne sont pas ceux de la nation mais avant tout ceux de la rechwa et du clientélisme, qui sont entrain de causer l’immense fracture entre population et institutions publiques.
    L’état représente l’ennemi de la majorité des algériens qui se battent pour avoir quelques morceaux de viande dans leurs assiettes quand la noblesse étatique fait ses courses à Genève ou Monaco.
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    La situation est telle que lorsque nous avions organisé une opération de nettoyage dans mon quartier, nous avions réussi à réunir 6 personnes sur une zone qui en compte au moins 4000.
    Après avoir questionner mes voisins, ils me répondirent : « …nous allons bosser pendant que ces gros porcs se reposent et qu’ils sont payés pour ça… »
    Même chose pour la collecte de l’orphelinat qui permit de réunir seulement 2500 dinars, et leur réponse fut tout autant furieuse : « …nous ne donnerons jamais un dinar à ces vautours, ils l’enlèveront de la bouche de ces pauvres enfants pour la mettre dans celle de leurs progénitures déjà bien engraissés… »
    Voila à quoi sert aujourd’hui toute cette nomenklatura inutile : Enlever le peu de rahma qui restait dans nos cœurs.
    D’ailleurs nous les tenons personnellement responsables de la perte de confiance en l’avenir de notre jeunesse et donc indirectement de la monter récente du terrorisme.
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    Le constant est alarmant et les mesures doivent être prises au plus vite car nous sommes en train de transformer un outil d’intérêt commun en une machine à destruction de la nation.
    Le réveil s’impose et le gouvernement (du moins le peu d’hommes intègres qui l’en reste), doit savoir qu’aujourd’hui beaucoup de patriotes œuvrent pour une Algérie meilleure sans qu’ils n’aient aucune attente pécuniaire ni volonté de pouvoir.
    Ils le font au nom des idées qui ont bâti notre état mais ils sont malheureusement les cibles à abattre, car ils mettent en porte-à-faux les voleurs et les fainéants qui régissent le pays.
    Ces fameuses ordures qui pourrissent nos tentatives de développement et que l’on doit éliminer tel des mycoses sous peine de les voir se propager.
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    Nous répandons nous-même l’essence sur toute l’Algérie, et les impérialistes n’auront plus qu’à allumer une petite flamme au bon moment…




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