Où est l’Etat ?

Par R. Mahmoudi – Les graves développements que connaît la crise politique liée à la présidentielle du 17 avril et la violence urbaine qui continue à endeuiller la population de la vallée du M’zab sont autant d’indicateurs alarmants d’une situation d’impuissance, voire de non-Etat. Une situation inédite depuis l’indépendance, où l’on ne sent plus l’existence de l’autorité et où tout le monde peut faire ou dire ce qu’il veut, sans craindre d’être interpellé, ni même d’être dissuadé. Les déclarations hérétiques d’un Amar Saïdani, portées par cette permissivité ambiante, les accusations infâmes lancées par un ancien moudjahid contre ses frères (et sœurs) de combat et le rappel de tous les anciens proscrits de la République dans ce débat débridé sont symptomatiques de cette déliquescence d’un Etat pris en otage par des dignitaires plus préoccupés par leur survie et celle de leur caste que par l’honneur des institutions de la République. L'Etat est chaque jour bafoué par des aventuriers politiques, dont l’apparition montre le degré atteint par ce processus de régression qui s’accélère aujourd’hui. L’autre grande plaie qui ronge la République et qui commence à se transformer en gangrène fatale : le drame qui se joue dans la région de Ghardaïa. Là encore, l’absence de l’autorité, aggravée par l’échec du gouvernement, fait craindre le pire au moment où des observateurs avisés mettent en garde contre un basculement irréversible dans ce conflit qui n’aurait jamais atteint une telle proportion si l’Etat, à travers ses représentants au plus haut niveau de la responsabilité, avait su réagir pour parer à cette dérive. Le retour à «la solution sécuritaire», avec un déploiement exceptionnel des forces combinées dans cette région livrée au chaos, peut être un remède momentané, mais ne saurait suppléer à la présence pérenne de l’Etat, y compris sur le plan symbolique. Le gouvernement, par incompétence, par cécité politique ou par volonté de manipuler, croyait pouvoir rétablir le calme en prodiguant sa vieille recette bureaucratique qui n’aura fait qu’envenimer la situation. Heureusement, dirait-on, que les forces de sécurité sont encore là pour empêcher que l’Algérie devienne un Etat failli. Parce qu’on en est effectivement là.
R. M.
 

Comment (12)

    Anonyme
    13 février 2014 - 19 h 18 min

    l’unique raison qui justifie
    l’unique raison qui justifie cette absence de l’Etat est la suivante :
    « nous( le ^pouvoir) voulons simplement rester au pouvoir ,faites (le reste du peuple) ce que vous voulez »
    pourquoi?
    *parce que la Justice ne nous épargnera pas pour les détournements ,la fraude ,la corruption et autres crimes
    *le sectarisme qui a été imposé a causé beaucoup de hogra et d’exclusion qu’il est difficile de faire oublier
    *beaucoup de décisions de justice ont été ordonnées au détriment d’honnêtes citoyens qui sont prêts à faire rouvrir leurs dossiers
    *sans nous (le pouvoir ) ,il est impossible de maintenir en poste le personnel politique ,administratif ,judiciaire et autres tant l’incompétence et la médiocrité se sont substituées à l’engagement vis à vis de la patrie, l’intégrité et la compétence;
    un 4 ème mandat nous serait vital pour nous permettre de trouver une issue honorable et bénéfique pour une retraite dorée et sereine dans des pays libres;




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    Lyes Oukane
    11 février 2014 - 8 h 47 min

    @ Boudiaf
    Votre cauchemard

    @ Boudiaf

    Votre cauchemard serait plausible sauf pour le dernier paragraphe . La France ,les Usa et les pays voisins seraient impuissants au suicide de l’Algérie ? Impossible .

    Perso ,j’imaginerais plutôt la scène suivante .
    Les USA ont condamné DZ à la pendaison . La France apporte la corde ,les libyens nous la passe au cou et les marocains poussent la chaise ( roulante ); Dz gigote dans un râle …

    Soudain ,Dz se réveille en sursaut ,s’éponge le front ,tâte sa nuque ,descend du lit et finit par se diriger vers les rideaux de la chambre pour ouvrir les rideaux sur un soleil resplendissant en ce beau mois d’Avril 2014 . AMINE !!!




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    Boudiaf
    11 février 2014 - 0 h 11 min

    Un pays au bord de

    Un pays au bord de l’anarchie

    Ma vision de ce qui va arriver dans les prochains mois

    Une rivalité politique entre le clan du président Algerien et le DRS éclatait dans les rues d Alger une semaine apres les elections qui ont ete remporte par le president Bouteflika, represente par son frere Said grace a une procuration. Depuis, le pays a sombré dans la « vraie » guerre civile. 400 000 personnes ont fui les zones de combat. Les pourparlers qui se tiennent à Club des pins n’avancent guère et le pays est au bord de l’anarchie.
    Le dimanche 21 Avril 2014, des combats éclatent à Alger entre des soldats de la garde nationale et d’autres de la garde présidentielle. Depuis quelques mois, l’agitation politique était à son comble entre le clan du président et une frange de contestataires au sein du DRS.

    Ce qui est d’abord présenté comme un incident isolé entre deux groupes armés devient dans la version officielle une tentative de coup d’État orchestrée par le DRS. Celui-ci dément et accuse le président de vouloir éliminer les contestataires. Le president et son frere s’enfuient dès le 22 avec quelques dizaines d’hommes pour gagner la France.

    Dans les jours qui suivent, plusieurs hauts responsables militaires se rallient aux contestataires et des combats éclatent dans la ville de Batna, Ghardaia, Tlemcen et Alger qui devienent l’épicentre de la rébellion. En moins de 48 heures, l Algerie bascule dans la guerre civile. De nombreuses casernes et garnisons se déchirent. Des dizaines de milliers de personnes fuyant les combats se regroupent aux frontieres.

    Les pays voisins et les grands parrains franco-américain assistent impuissant au suicide de l une des plus jeune Nation du continent. 53 ans après le putsch des généraux du 21 avril 1961, également appelé putsch d’Alger, l Algerie est en plein chaos.

    Mahmoudi
    10 février 2014 - 21 h 03 min

    « Oeil pour oeil, dent pour
    « Oeil pour oeil, dent pour dent et celui qui a commencé en porte la responsabilité ».
    Mus par une haine et une vengeance odieuses, fondées sur un népotisme et un régionalisme qui frisent le racisme, le président Bouteflika et son clan d’Oujda et Tlemcen n’ont cessé, depuis 1999 notamment, de détruire les ressources humaines du pays en usant et abusant de leur pouvoir de nomination pour les lerus siens et de limogeage des autres, de brader les ressources naturelles non renouvelables du pays et de dilapider ses ressources financières avec une corruption généralisée, dont les principaux bénéficiares sont les membres de sa famille et de son clan de prédateurs.
    Aujourd’hui qu’il est dans l’incapacité physique, mentale et morale d’exercer ses lourdes fonctions, Bouteflika, qui va certainement sortir par les caniveaux, récolte ce qu’il a semé car jamais Président algérien n’a été aussi détesté et vomi par le peuple algérien, lui qui a érigé l’arrogance et le mépris en mode de gouvernance.
    Il en paie le prix lourd aujourd’hui en devenant la risée du monde à cause de sa cupidité et de sa folie du pouvoir.




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    Mohamed el Maadi
    10 février 2014 - 20 h 02 min

    [email protected]
    Merci pour l’Info.

    [email protected]

    Merci pour l’Info. Cela en dit long sur l’individu en question qui sort de lui-même d’un consensus national et historique sur la question palestinienne, car je rappelle à ce sieur que la règle Algérienne (L’Algérie est avec la Palestine en victime ou en oppresseur) est un point essentiel et un axe de politique très fort qui ne doivent en aucun cas être soumis à l’opprobre par opportunisme (car cette déclaration est un appel du pied a Tel Aviv) et engage toute une nation fière d’un combat d’un peuple colonisé comme cela fut le cas pour nous. Devrions-nous lui rappeler les fondamentaux de nos lutte passé ? À ce stade, il se décrédibilise et représente la négation même de notre histoire, mais en t-il conscient ?
    Je n’irais pas pour ma part lécher la dalle Yad vashem en aucun cas !




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    Mohamed el Maadi
    10 février 2014 - 18 h 58 min

    les forces de sécurité sont
    les forces de sécurité sont encore là pour empêcher que l’Algérie devienne un Etat failli. Parce qu’on en est effectivement là.

    Malheureusement je crains bien que cela soit voulu . Oui, il n’y a pas d’État, car plus d’autorité ferme et républicaine.Depuis plus de dix ans et c’est un constat relevé par les observateurs internationaux l’Algérie vit dans l’anarchie la plus complète et cela est inquiétant . Le fondement même des nos institutions a été corrompu,la mémoire bafouée,l’autorité absente, la morale citoyenne effacé et si cela continue la disparition totale de notre pays mais qui s’en souci ? Très peu de gens et c’est cela qui est triste!!




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    salim
    10 février 2014 - 13 h 51 min

    De graves révélations faites
    De graves révélations faites par un ancien cadre du FLN Abdelkrim Chebbah au journal Echourouk. Est-ce vrai?

    Abdelkrim Chebbah: Saadani a appelé à la normalisation des relations avec Israël!

    L’ex-leader du FLN, Abdelkrim Chebbah a provoqué un violent séisme en déclarant que Saadani avait tenu des propos hostiles à la question palestinienne et appelé en revanche à la normalisation des relations avec Israël.
    L’interlocuteur a dit que lors d’une session du Comité central du parti tenue à l’hôtel Mouflon d’Or, Amar Saadani a appelé lors de son allocution les autorités du pays de se détacher de la question palestinienne et naturaliser leurs relations avec Israël. En effet, toute l’assistance a été surprise par les déclarations de Saadani et a fortement agi en battant sur les tables exigeant de l’orateur de cesser ses déclarations irresponsables.   
    « Saadani a dépassé les bornes lorsqu’il a annoncé qu’il était préférable que l’Algérie prenait ses distances de la question palestinienne qui ne lui rapporte rien et de naturaliser ses relations avec Israël, ce qui lui rapportera beaucoup pour le pays », selon lui.
    Interrogé par Echorouk pourquoi il a observé un mutisme tout ce temps, Chebbah a dit avoir été irrité par les accusations de Saadani contre les institutions de l’Etat et dit qu’il assume toues ses responsabilités de ce qu’il avançait. Pour étayer ses dires, il a indiqué qu’il fallait vérifier les enregistrements de ladite session tenue à huis clos.
    En outre, il a condamné les déclarations de Saadani  contre le DRS et insisté sur le fait qu’il devait être traduit en conseil de discipline. 




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    salim
    10 février 2014 - 13 h 13 min

    Il y a une bande de vautours
    Il y a une bande de vautours qui veulent un 4° mandat pour Bouteflika.

    Et leur insistance prouve qu’ils tiennent à l’avoir encore au pouvoir pour continuer à piller sachant qu’il est arrivé à un stade ou son incapacité est criarde.

    Et ici son frère doit être tenu pour complice sachant qu’il est courant de ce qui se passe et laisse faire.

    Vous voulez que l’on vote pour Bouteflika,

    « AMENEZ LE DEVANT LA TV QU’IL S’ADRESSE AU PEUPLE »

    Que l’on puisse voir et juger de son état.

    Il est incapable d’articuler correctement. Il est diminué physiquement et psychiquement.

    C’est une honte ce que vous faites, laissez le reposer il est malade.

    Votre comportement rappelle celui des importateur de SETIF, frauduleux qui utilisent des prêtes noms de malade mentaux pour constituer les dossiers d’importation.

    Ainsi vous faites vous utilisez un malade pour continuer vos magouilles.

    Même si vous liquidez les cadres dirigeants du DRS, il y aura toujours quelqu’un pour vous poursuivre et mettre à jour vos magouilles.




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    ALLEL
    10 février 2014 - 11 h 55 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 10. février 2014 – 11:11

    ENTIEREMENT DE VOTRE AVIS ET PAR CONSEQUENT, UNE SEULE PRIERE « VIVEMENT CETTE 2ème REPUBLIQUE ALGERIENNE » GEREE PAR SES AUTHENTIQUES ENFANTS HONNETES ET INTEGRES AVANT QUE CA NE SOIT TROP TARD




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    Abou Stroff
    10 février 2014 - 11 h 01 min

    « le Président Zeroual a été
    « le Président Zeroual a été contraint de déposer sa démission pour être remplacé par si kouider el mali, lequel a été imposé au peuple algérien par, entre autres, le marquis de frenda (larbi belkheir) et par l’armée (et donc le DRS). que chacun mesure sa responsabilité concernant la crise que nous vivons et prenne la ou les décisions idoines. comme le dit si bien l’adage populaire: on ne cache pas le soleil avec un tamis. de toute manière, l’Algérie est en danger et il est inutile de tergiverser quand il s’agit de sauver NOTRE Pays!




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    Anonyme
    10 février 2014 - 10 h 11 min

    L’ETAT VA AGIR D’UNE MAIN DE
    L’ETAT VA AGIR D’UNE MAIN DE FER » LA FAMEUSE PHRASE QU’ON A ENTENDUE UNE DOUZAINE DE FOIS CHAQUE FOIS QU’UN PRBLEME PERSISTE DANS LA SOCIETE ALGERIENNE ET PAS PLUS TARD DANS L’AFFAIRE DE GHARDAIA MAIS HELAS RIEN N’EST FAIT LA SITUATION S’EMPIRE CHAQUE JOUR ET ON VOIT REIN VENIR DE COTE DE L’ETAT. ON FORME DES MILLIERS DE POLICIERS ET DE GENDARMES POUR QU’A LA FIN LE BANDITISME MONTE CRESCENDO,LA VIOLENCE PHYSIQUE-VERBALE EST DEVENUE LE LOT QUOTIDIEN DES CITOYENS:LES VIOLS,LES KIDNAPPINGS,LES HOMICIDES,LES AGRESSIONS AVEC ARMES BLANCHES SONT DEVENUS SYSTEMATIQUES. MAIS QUE FAIT LA POLICE ET LA GENDARMERIE???LA CAPITALE QUI FERME SES PORTE A 17H ET LAISSE SES RUES DES ENGEANCES SANS SCRUPULE ET GARE AUX FEMMES SI ELLE S’AVENTURENT SEULES.LE TRAFIC DE LDROGUE EN NETTE AUGMENTATION,DES RECORDS DE SAISIES QUOTIDIENNES ET RIEN N’EST FAIT. LE MEKHZEN QUI A DECLARE LA GUERRE DE DESTRUCTION MASSIVE CONTRE LE PAYS PAR SES LIVRAISONS DE TONNES DE DROGUE VIA LA FRONTIERE ET RIEN N’EST FAIT. STYLE MAD MAX LE MEKHZEN AVEC LE SIONISME QUI LE DIRIGE ONT PROGRAMME LA DESTRUCTION DE TOUTE LA SOCIETE ALGERIEN ET RIEN N’EST FAIT. ET J’EN PASSE OUI L’ETAT EST ABSEBT ET CA FAIT UNE BELLE LURETTE QU’IL EST.




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    Abou Stroff
    10 février 2014 - 9 h 47 min

    et dire que certains
    et dire que certains laudateurs de leur bienaimé fakhamatouhou national crient à tue tête qu’ils veulent que leur bienaimé fakhamatouhou national, cloué sur une chaise roulante et incapable d’articuler le moindre mot, rempile pour un quatrième mandat! si kouider el mali n’est pas destitué dans les jours qui viennent, le peuple algérien admirera, en spectateur, l’arrivée en force d’armées impérialistes (et sionistes?) pour sécuriser les champs d’hydrocarbures conventionnels et non-conventionnels AMERICAINS situés (???) sur le sol algérien.
    PS: l’idée qu’il n’y a plus d’Etat en algérie ne date pas d’hier. tous les algériens lambda vous diront que l’Etat a réellement disparu dès que le Président ZEROUAL a été contraint de déposer sa démission pour être remplacé ; que ceux qui ont ramené boutef sur leur char pour l’IMPOSER au peuple algérien prennent leur responsabilité au lieu de la jouer respectueux du droit dans un Etat de NON-DROIT!




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