Ce que cherche Abassi

Par Kamel Moulfi – En lisant entre les lignes la déclaration de l’ancien chef du FIS dissous, Abassi Madani, on comprend que celui-ci pense qu'il y aura une phase de transition après la présidentielle. En tout cas, il compte sur cette phase pour relancer le FIS à partir de ce qui lui reste d'anciens militants et avec des nouveaux qui rejoignent ses idées. Il se prépare pour l'après-17 avril. Certains lui auraient promis de lui faire une place sous un autre nom, alors que la Charte sur la réconciliation ferme la porte à cette éventualité. D'autres voix reprennent le refrain sur l'existence réelle de ce courant dans la société et répètent qu'il faut lui faire une place, alors qu'il a été balayé, une grande partie de ses éléments se retrouvant dans les autres partis et ayant perdu leur identité FIS. Mais si une nouvelle «chance» était donnée à ce parti extrémiste et qu'on l'aidait à rebondir, il réussirait à remobiliser, mais de façon très limitée, sur la base du discours qu'il tient dans sa déclaration et qui n'est pas différent de celui des boycotteurs et du mouvement Barakat, par exemple. Le FIS pense peut-être que le DRS va relâcher la prise et que les islamistes radicaux pourront bénéficier de l'impunité comme à la fin des années 80. L'obstacle majeur au FIS, ce sont les services de sécurité et l'armée surtout ; Abassi Madani souhaite qu'elle retourne dans les casernes et qu’elle le laisse faire. Autre obstacle majeur au FIS dissous : les dirigeants de ce parti ne savent pas ou feignent de ne pas savoir que la décennie noire est mise globalement sur le compte de leur parti et que les Algériens ne veulent plus la revivre. Cela, Abassi Madani n’en parle pas dans sa déclaration. Le clan présidentiel peut profiter de cette déclaration pour se présenter comme le rempart contre le FIS. Abassi Madani le dit : 22 ans ont passé depuis janvier 92, la société n'est plus la même. C'est pour cela qu'il cherche des alliés.
K. M.

Comment (30)

    Anonyme
    2 avril 2014 - 9 h 25 min

    Lettre d’Ali Benouari à José
    Lettre d’Ali Benouari à José Manuel Durão Barroso et à OBAMA demandant une ingérence !
    __

    COMMENTAIRES LUS
    .
    Monsieur Benouari se trompe lourdement en croyant que l’Europe puisse avoir un jour même dans ses rêves les plus fous, l’idée, même pas l’intention, de venir en aide à l’Algérie pour y asseoir la démocratie et en faire ainsi un état fort.
    Non Monsieur Benouari, le voeux profond de l’Europe, c’est, un pays déchiré par la guerre civile et en régression sociale et économique pour pouvoir aisément le dominer de nouveau et profiter de ses richesses.
    C’est dans les gènes des occidentaux, et personne n’y peut rien. C’est aux seuls Algériens de compter sur eux-mêmes pour bâtir une nation forte et traiter ainsi de plain pied avec les Européens qui ne comprennent que ce langage.
    M. Barroso doit rire sous cape en lisant l’appel pathétique de m° Benouari, appel dont le ton n’est pas en l’honneur de la personnalité rebelle de l’Algérien digne héritier du comportement d’Abdelkader, de Ben M’hidi et de Djelloul Baghdi un simple Chahid d’un simple quartier ou Douar parmi les milliers de Chouhadas des milliers de quartiers et de Douars d’Algérie.
    .
    J’ai entendu dire que l’ex candidat qui n’a pas réussi à rassembler les signatures nécessaires pour devenir candidat, a écrit à l’UE pour l’exhorter à intervenir dans notre pays, au début je n’avais pas cru, mais maintenant, puisque la lettre est publiée, les choses sont claires et les masques sont tombés. C’est honteux ce que vous avez fait binational que vous êtes, Vous vivez loin des réalités du peuple c’est pour cela vous n’avez pas pu collecter les signatures et en guise de conclusion vous appelez l’intervention des étranger ??Vous qui voulez devenir président de tous les algériens, des algériens qui n’ont jamais accepté l’intervention étrangères dans des pays voisins, encore moins dans leur pays. Est ce que vous savez que même les prisonniers de la tragédie nationale ont refusé l’ingérence des étrangers et les visites des organisations étrangères dans les prisons. Tout simplement vous ne connaissez pas le peuple algérien et vous ne le connaîtrez jamais assez car vous êtes loin, très loin de lui.




    0



    0
    Anonyme
    1 avril 2014 - 22 h 36 min

    Pourquoi ces résidus du FIS
    Pourquoi ces résidus du FIS ont-ils appelé à boycotter l’élection présidentielle s’ils avaient reçu de Benflis la promesse d’une réhabilitation du FIS ?
    Et puis sincèrement quelle force a vraiment l’ex-FIS aujourd’hui, à part quelques éléments disparates avec à leur tête Ali Belhadj qui réalise les « exploits » de faire tout seul son cirque dans certaines rues d’Alger, sans soutien, sans accompagnement au point où il devient ridicule ou gueuler sur La télé El Maghribia qui donne une importance démesurée à un « parti » fantôme, qui n’a plus de militants.




    0



    0
    Anonyme
    1 avril 2014 - 22 h 20 min

    « Il a dit vouloir «
    « Il a dit vouloir « approfondissement la réconciliation nationale pour en finir définitivement avec la crise politique qui secoue l’Algérie depuis 25 ans. Comment ? Par un dialogue sans exclusion. CITATION : « Je m’engage d’organiser un dialogue national auquel prendront part tous les partis et la société civile sans exclusion et sans marginalisation afin d’arriver à un règlement consensuel de la crise politique ». »

    Où voyez-vous qu’il déclare réhabiliter le FIS, un parti dissous définitivement ?
    « Un dialogue sans exclusion » a commencé avec Bouteflika, « la concorde nationale », et avant lui, avec les tueurs de l’AIS qui ont été assurés d’une impunité qui a soulevé l’indignation du monde.
    On voit l’arrogance de Madani Mezrag actuellement.
    Pour le reste, tous les candidats promettent d’organiser un dialogue national, Sellal l’a promis hier à Tebessa.
    Cessez donc de prendre vos désirs pour de la réalité.
    Benflis sera élu le 17 avril à condition qu’il n’y ait pas de fraude.. C’est certain.




    0



    0
    Sawt
    1 avril 2014 - 21 h 44 min

    extrait de l’article : « …Le
    extrait de l’article : « …Le FIS pense peut-être que le DRS va relâcher la prise et que les islamistes radicaux pourront bénéficier de l’impunité comme à la fin des années 80. L’obstacle majeur au FIS, ce sont les services de sécurité et l’armée surtout… »
    – pour le moment l’armée est essaimée à travers monts et vallées pour » veiller à la stabilité » et surtout le confort d’une minorité privilégiée car en vérité elle n’a absolument rien à craindre – elle le sait parfaitement – des autres 35 millions de citoyens (le véritable peuple )qui sont profondément pacifistes et qui comptent sur elle pour le protéger véritablement à l’image de celle d’Egypte !
    NB: nous sommes de ceux qui étaient à l’avant garde de la lutte contre le terrorisme et à ses cotés quand elle l’a permis mais comme le dit le slogan : ça c’était avant !
    s’ils étaient lecteurs de AP ils sauraient depuis longtemps qu’il s’est fait notre porte voix et je tiens, à cette occasion, à lui renouveler ma reconnaissance au nom de milliers de camarades « omis »!




    0



    0
    Afalou
    1 avril 2014 - 21 h 25 min

    « Abassi Madani le dit : 22
    « Abassi Madani le dit : 22 ans ont passé depuis janvier 92, la société n’est plus la même. C’est pour cela qu’il cherche des alliés  »
    – mais lui et ses coreligionnaires sont restés les mêmes !




    0



    0

Les commentaires sont fermés.