Posture démagogique

Par Meriem Sassi – 8 600 000 élèves des trois paliers scolaires reprendront le chemin de l'école ce dimanche, annoncent les responsables en charge du secteur de l’éducation. D’autres chiffres sont également égrenés, pour ne pas déroger à la règle, par les pouvoirs publics qui ont toujours délibérément choisi d’asséner des nombres, en quantité, censés donner de l’ampleur à leur action et marquer les esprits des citoyens. Des chiffres concernant le nombre d’écoles réceptionnées, de manuels scolaires édités, de recrutements de personnel enseignant, de trousseaux scolaires offerts aux démunis… sont communiqués par les responsables à chaque rentrée scolaire. Cette année encore, rien n’a changé. Il est désormais clair que la propension à privilégier la politique des chiffres est toujours de mise malgré les changements intervenus à la tête du ministère de l’Education nationale. L’espoir suscité par les nouvelles nominations s’estompe à mesure que les mois passent. Au lieu de repenser en profondeur les programmes scolaires et les méthodes d’enseignement, régler le problème de la surcharge des classes et casser une fois pour toutes le tabou de la médiocrité qui s’est installée depuis plusieurs années à tous les nouveaux de l’enseignement, les nouveaux responsables du secteur clé de la formation dans notre pays se contentent de replâtrages et d’effets d’annonces outrancièrement ornés de chiffres. Le malaise est pourtant grand et les parents d’élèves sont démunis face aux mesures de façade annoncées, telles que l’allégement du cartable ou l’interdiction des pantacourts en classe. Rien de tout cela n’a pourtant de sens, tant les dégâts occasionnés par vingt ans de gestion catastrophique de l’école sont énormes. Malgré cela, le gouvernement se complaît dans une posture démagogique qui va finir par causer la désintégration pure et simple de l’école algérienne.
M. S.
 

Comment (8)

    zyriab
    7 septembre 2014 - 10 h 38 min

    Selecto comme son maitre à
    Selecto comme son maitre à penser vient étaler ici son ignorance Mme Benghebrit est bien de la famille de l’éducation nationale il lui aurait suffit de taper sir internet son nom pour voir toutes ses publications scientifiques et en particulier le nombre d’années ou elle a dirigé le CRASC Mais il lui suffit de répéter les âneries de sa direction la DCRI .Sa haine de l’Algérie est telle que il est prêt à vomir n’importe quoi .




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    mellah hocine
    6 septembre 2014 - 18 h 48 min

    8 600 000 élèves des trois
    8 600 000 élèves des trois paliers scolaires reprendront le chemin de l’école ce dimanche, mais ces responsables n’annoncent pas combien de nouveaux diplômés sortent des Universités ?
    Un cursus normal de l’éducation et universités cumulées est de l’ordre de 18 années d’études pour celui qui fait son Master.
    Combien sont ils dans tout ce « processus  » à faire ces 18 années ?
    Ceux qui ont fait ces 18 années, sont ils tous restés en ALGERIE ? Ont ils trouvé du travail facilement, eux qui sont considérés comme l’élite ?.
    Autant de questions sans réponse pour démontrer la faillite de notre système éducatif.
    Mais Meriem Sassi ce n’est surement pas une posture démagogique, car c’est une pratique de tout pouvoir oligarque.




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    ABDEL
    6 septembre 2014 - 14 h 06 min

    si cette information
    si cette information concernant les manuels scolaires,est confirmée,cette initiative est criminelle et va dans le sens de détruire cette école déja sinistrée !!!si la ministre actuelle a ete mise devant le fait accompli,et si elle est honnète ,elle devrait démissionner!!!!




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    Ahmed/Anonyme
    6 septembre 2014 - 13 h 00 min

    Actuellement il se pavane en
    Actuellement il se pavane en Chine!!




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    Ahmed/Anonyme
    6 septembre 2014 - 12 h 44 min

    Notre système est gangréné
    Notre système est gangréné par la corruption et l’incompétence. Il doit à tout prix changer au risque de conflits graves
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    L’Université algérienne (et l’école) en fait partie.
    Ce sont les meilleurs élèves qui sont écartés des avantages que leur accorde l’État au profit des médiocres qui ont du piston. C’est toujours ainsi. Bien sûr que l’on n’écarte pas les majors de promotions ce serait trop flagrant, mais c’est les derniers que l’on reclasse au détriment de mieux qu’eux.
    .
    Mon fils ( 25 ans)a eu toutes les peines pour faire son 3ème cycle en Algérie. En vain !
    Il décide alors de passer son service national en retard qui lui vaut le grade de sergent au lieu d’officier avec son Master.
    Parallèlement, il se débrouille seul pour préparer un dossier afin de faire un doctorat « à l’étranger » à défaut de le faire dans son pays pour les raisons citées plus haut.
    .
    Résumons :
    C’est la Chine, récemment, qui l’accepte pour poursuivre ses études (pour un PHD). Tous frais payés !!
    Nourri, logé avec bourse du Gouvernement chinois.
    Qui dit mieux ?




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    karimdjazair
    6 septembre 2014 - 12 h 04 min

    Il faut attendre au moins un
    Il faut attendre au moins un an, avant de pouvoir juger du travail du nouveau ministre, nous n en sommes qu à quelques mois. Attendons de voir ce qu il ressortira du projet de réformes pour savoir où l on va. Colmatage pour l heure, que pouvait faire d autre le nouveau ministre ?




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    selecto
    6 septembre 2014 - 10 h 41 min

    Au lieu de nommer un ou une
    Au lieu de nommer un ou une responsable de la famille de l’éducation nationale au poste de ministre dans ce secteur stratégique le pouvoir préfère nommer ses protégés et marginaliser les cadres de la Nation qui sont très nombreux dans tout les ministères a commencer par le ministère de l’éducation nationale.
    Même le MDN le MAE n’échappent pas à cette règle.




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    Abou Stroff
    6 septembre 2014 - 9 h 34 min

    parlant de la démagogie qui
    parlant de la démagogie qui caractérise les discours de nos augustes dirigeants, quelqu’un peut il confirmer l’information (voir http://www.kabyle.mobi/breves/tenue-islamique-exigee-manuels-scolaires-algeriens-23557#sthash.1GLP6h4J.dpuf) selon laquelle, des figures féminines emblématiques de notre histoire viennent d’être « hidjabizée » dans les nouveaux manuels d’histoire de l’école primaire?
    PS: quant à la « désintégration pure et simple de l’école algérienne » à laquelle fait référence M. S., il faudrait plutôt, souligner la désintégration certaine de l’Algérie en tant qu’Etat et Nation à cause des zombies que n’a cessé de former l’école algérienne depuis des décennies.




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